Ce film est présenté en sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2025.
Pile ou face est le troisième long-métrage réalisé par le tandem Alessio Rigo de Righi et Matteo Zoppis après Il Solengo (2015) et La Légende du Roi Crabe (2021).
Le film a été tourné à l’automne 2024 en Italie, dans la région du Latium (notamment dans la ville de Vejano) ainsi qu’en Toscane.
Le comédien américain John C. Reilly prête ici ses traits au légendaire Buffalo Bill. Par le passé, ce dernier a été incarné sur grand écran par des acteurs tels que Charlton Heston (Le Triomphe de Buffalo Bill de Jerry Hopper – 1953), Michel Piccoli (Touche pas à la femme blanche de Marco Ferreri – 1974), Paul Newman (Buffalo Bill et les Indiens de Robert Altman – 1976) ou encore J.K. Simmons (Hidalgo – 2004).
Comme cela est souvent le cas dans leur travail, Alessio Rigo de Righi et Matteo Zoppis sont partis d’une légende. En l’occurrence, celle autour de Buffalo Bill et sa tournée en Europe avec le Wild West Show. Il est venu deux fois à Rome. Au cours de sa visite, il y a eu un concours de rodéo entre les cow-boys et les vachers italiens pour savoir qui pourrait dompter le cheval le plus sauvage. La légende dit que les Italiens auraient gagné le duel. De cette légende, Alessio Rigo de Righi et Matteo Zoppis ont imaginé le scénario de Pile ou Face.
Dans le film, le personnage du vieux Rupe, le méchant, est interprété par Gianni Garko. Il s’agit d’un vrai clin d’œil au genre du western puisque le comédien est une véritable légende des westerns spaghetti. Parmi ses rôles les plus iconiques, il y a notamment Sartana dans le film du même nom de Gianfranco Parolini (1968).
Avec Pile ou Face, les réalisateurs retrouvent le comédien Gabriele Silli qui tenait le rôle principal de leur précédent long-métrage, La Légende du Roi Crabe (2021).
De manière à créer différentes couches et différentes atmosphères, les réalisateurs ont essayé d’expérimenter différents formats en fonction des besoins de chaque scène. Ainsi, certaines scènes ont été tournées en Super 16 lorsque d’autres l’étaient en numérique. Le Super 16 a été privilégié pour les scènes les plus réalistes, dans lesquelles le spectateur peut ressentir le grain de l’image. En revanche, le numérique a été utilisé pour d’autres séquences, plus douces et plus nettes.