Le Dernier vrai samouraï
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traversay1

4 500 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2026
Production indépendante et succès inattendu du cinéma japonais, Le dernier vrai samouraï, troisième long métrage de Jun'ichi Yasuda pourrait bien être également son dernier, puisqu'à la mort de son père, fidèle à sa promesse, il a repris l'entreprise familiale de riziculture. Sabre et kimono, le film commence à l'ère Edo avant de voir l'un de ses protagonistes catapulté à l'époque moderne. Un remake des Visiteurs à la sauce nippone ? Vous n'y êtes pas du tout, même s'il s'agit d'une comédie très singulière qui ne joue qu'un bref moment sur la sidération temporelle de son héros. L'idée est plutôt de rendre hommage à un genre qui a eu son heure de gloire dans le cinéma japonais et qui tombe peu à peu en désuétude, à savoir le célèbre jidai-geki. Avec ses mises en abyme, son côté volontairement outré, son sentimentalisme délicieux, Le dernier vrai samouraï est assez irrésistible, avec une jolie surprise en son mitan, qui crée de nouveaux enjeux et une émotion tout à fait inattendue, avec de vrais morceaux de valeurs ancestrales et honorables à l'intérieur. Très habilement construit, avec quelques personnages croustillants, le film se permet même un ultime gag de toute beauté. Une suite serait presque envisageable si Yasuda n'avait pas décidé, au moins dans l'immédiat, de mettre sa carrière cinématographique entre parenthèses.
lenferre
lenferre

12 abonnés 218 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2026
Vu en avant-première, cette comédie, sorte de Visiteurs version samouraï, est assez amusante. Par contre, le jeu des acteurs est parfois exagéré, et la réalisation ne casse pas 3 pattes à un canard. Mais le visionnage reste agréable.
selenie

7 460 abonnés 6 688 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2026
Les 15-20 premières minutes où Shinzaemon/Yamaguchi se perd dans les méandres du 21ème siècle sont un peu trop longues, si on savoure plusieurs moments qui reposent sur le choc temporel le rythme reste toutefois très lent, presque trop contemplatif alors que dans le même temps on s'étonne que le samouraï soit si stoïque et apathique, en effet ni angoisse réelle, ni peur ou panique il est d'un calme étonnant. Par là même, Shinzaemon/Yamaguchi est un samouraï, un guerrier, il n'est pas très crédible ou vraisemblable qu'un chevalier accepte aussi facilement d'être une doublure à qui on apprend à se battre comme... un samouraï ?!! Mais petit à petit le charme opère, plus que des effets gags on savoure les petits décalages fantaisistes et/ou nostalgiques. Le film décolle enfin avec un twist bien amené qui amène à de nouveaux enjeux et des émotions, le rythme se fait aussi plus soutenu, les enjeux offrent soudain plus d'opportunités ou plus de possibilités, plus de sourires mais aussi plus d'émotions pures pour finir en beauté avec un ultime gag final assez génial. A défaut d'être un grand film Jun'Ichi Yasuda signe une comédie singulière et originale très plaisante avec en prime une réflexion sur le cinéma et le genre du Jidaigeki passionnante.
Site : Selenie
Yves G.

1 856 abonnés 4 062 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juillet 2026
Shinzaemon Kosaka est un samouraï du clan Aizu qui se bat à la fin de l’époque Edo pour le shogun. Lors d’un épique combat au sabre, Kosaka est mystérieusement projeté dans le temps à l’époque contemporaine. Il débarque sur le tournage d’un film historique où son accoutrement et sa pratique du sabre lui donnent une crédibilité étonnante.

Ce film japonais a connu un étrange destin. Réalisé avec trois bouts de ficelle par une bande d’amis sous la direction d’un réalisateur néophyte, il a dépassé le milliard de yens de recettes en salles, soit quarante fois son budget. Ce succès national a entraîné sa sortie à l’étranger, aux États-Unis d’abord, sous le titre "A Samurai in Time", puis en France dans quelques salles. Un public nombreux et enthousiaste s’y presse. J’ai bien failli ne pas trouver de places dans la salle 37, comble, de l’UGC des Halles.

"Le Dernier Vrai Samouraï" joue sur le voyage dans le temps, façon "Hibernatus" ou "Les Visiteurs", et la stupéfaction qu’il crée chez ceux qui en font l’expérience déroutante. Bien évidemment, la situation est l’occasion de quelques scènes cocasses où on partage la stupéfaction et l’incompréhension de Kosaka quand il découvre le Japon du XXIème siècle, cent-quarante ans après la chute du shogunat à la défense duquel il avait consacré sa vie.

Mais l’essentiel du film n’est pas là. Il s’agit plutôt d’un hommage rendu à un genre bien précis, le "jidaigeki", un lointain cousin japonais de nos films de cape et d’épée, mettant en scène des samouraïs pendant la période Edo. Le "jidaigeki", longtemps populaire, est un genre en désaffection. Et Kosaka, qui est recruté comme cascadeur sur le tournage de plusieurs séries, en est à la fois l’acteur et le témoin.

On aurait volontiers imaginé que le film joue sur l’idée de la perte des valeurs portées par les samouraïs et de leur nostalgie. Mais, cette idée là restera à l’arrière-plan au détriment d’une bifurcation dans le scénario avec le tournage d’un grand film avec le plus célèbre acteur de "jidaigeki", Kyoichiro Kazami, dont Kosaka découvrira bientôt le secret des origines. La seconde moitié du film est l’histoire de la relation entre les deux hommes et de leur complicité grandissante jusqu’au combat final qui les oppose devant les caméras.

Le film est trop long – il dure plus de deux heures. L’exotisme de ses débuts se dissipe bien vite. Certes, on passe un moment distrayant devant ce film original. Mais la mise en scène et le scénario sont trop sages pour laisser une marque durable.
islander29

1 036 abonnés 2 687 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2026
Très culturel, ce film, sur le cinéma Japonais et la caste des samouraïs, C’est assez intelligent, que ce soit le scénario, la mise en scène et l’hommage au cinéma de genre… L’histoire de ce pays, fascine le monde entier et pour cause….Depuis Kurosawa, les samouraïs ont prouvé que l’honneur au japon, n’est pas un vain mot….D’où les hara-kiri. Ce n’est pas un film d’action, mais un film parodique qui nous gratifie de nombreux combats. L’histoire nous gratifie aussi, de voyage dans le temps , à 140 ans d’intervalle….C’est subtil, et l’on ne comprend le but du réalisateur, qu’avec l’arrivée d’un second personnage emblématique. Tout s’éclaire. Je répète le scénario est intelligent, le jeu d’acteurs parfait et il y a quelques notes d’humour….Bref de quoi passer une bonne après midi...Je conseille. Vraiment.
Pierre842
Pierre842

42 abonnés 492 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juin 2026
Un film assez originale à la suite d’un éclair où un samouraï se retrouve dans un Japon contemporain. Mais après j'étais dans une sorte d'ennui, c'était répétitive. Mais l'humour japonais était bonne.
Maperrinx
Maperrinx

36 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2026
Film en abime. La fin d'une époque, comme nous avons eu la fin des westerns ou des films de cape et d'épée. Traitée sur un ton de comédie nostalgique. Merveilleusement joué.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

34 abonnés 312 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juillet 2026
«Samouraï Visiteur»
Voyage dans le temps d’un vrai samouraï qui débarque de nos jours sur un plateau de cinéma filmant du « Jidai-geki » ce cinéma volontairement outré de combats et de sentimentalisme.
Au début on se demande ce qu’on fait là à assister à ces scènes exagérées où le héros essaie de s’en sortir en devenant acteur lui-même. Mais petit à petit on s’attache aux personnages et de vraies valeurs sont mises en avant (honneur, amitié…).
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