L'Agent secret
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429 critiques spectateurs

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 Leygues
Leygues

17 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2026
Il faut probablement connaître le Brésil et son contexte pour comprendre l'histoire....sinon bien des points restent obscurs.
Il y a quelques scènes touchantes mais globalement ça reste un film très classique dans la manière de filmer et assez longuet.
Personnellement j'ai peu accroché sans doute trop loin de notre culture.
Nanar B.
Nanar B.

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2026
Un très beau film qui ne lasse pas malgré la durée et la singularité de sa narration. Une atmosphère brésilienne 70's réjouissante et une mise en scène qui ne lésine pas avec la fantaisie. Revigorant !
Racoon at movies
Racoon at movies

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2026
Personnages vivants sous fausse identité, policiers participants à des rixes, bâtiments transformés en planques, fonctionnaires agissant en hommes d’affaires, brésiliens grimés pour le Carnaval, allemands – ou juifs allemands – vivants cachés, mythes et vérités qui cohabitants dans les conversations et jusque dans les journaux... Tout est trouble, tout est double, dans le Brésil des années 70 sous dictature décrit par Kleber Mendonça Filho. Dans ce monde mouvant, on s’adapte, on se cache, on se réinvente sous une autre forme, on avance à petits pas. Le film épouse cette forme, et c’est sa grande singularité : histoire dans l’histoire, acteurs jouant plusieurs rôles, mélange des genres – mémorable scène autour d’une jambe tueur -, sautes dans le temps… il faudra un moment au spectateur pour appréhender l’arène où l’histoire – les histoires - se déploient. Le film d’agent secret promis par le titre finira par advenir, tout en tension, en scènes de traque et en règlements de comptes sanglants, mais ellipsant des moments clés et laissant ouverts quelques pans de l’intrigue.

D’une grande ambition et d’une sidérante maitrise, L’agent Secret fait également de Recife un cadre à la fois attirant et glaçant, où dialoguent présent et passé (dans la continuité des films précédents du réalisateur) : jeu du montage et jeu – double - de Wagner Moura. « Le brésil des années 70 est semé d’embuches », comme nous l’annonce un carton avant l’impressionnante scène d’introduction du film, et Kleber Mendonça Filho semble ici les enjamber toutes.
Jean-marc B.
Jean-marc B.

19 abonnés 308 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2026
Bon film sur la période sombre que traversa le Brésil durant la dictature militaire.
Le film apporte un nouvel éclairage sur cette période et retranscrit à merveille la vie et le quotidien de cette période.
Bonne mise en scène et excellente interprétation portée par Wagner Moura.
Film attachant même si l'action est un peu lente les 2 tiers du film.
A découvrir.
Arnaud Hudelot
Arnaud Hudelot

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2026
Long et laborieux, un Pulp Fiction brésilien au ralentit. A bout de 2h, on n' a toujours rien compris au film et à la fin, on comprend qu'il n'y avait pas grand chose à ok, musiques, décors, bagnoles,etc etc. Mais est-ce suffisant ? Une seule utilité à ce long fleuve ennuyeux par les temps qui courent, rappeler ce qu'est un pays dirigé par des fascistes mis en place par les USA. Mais la démonstration est plus fluide dans l’excellent "I'm Still Here"
Theo
Theo

49 abonnés 1 102 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2026
J’ai beau aimer quand un film me prend par la main pour m’emmener ailleurs, j’aime encore plus quand il me fait sentir physiquement le sol sous mes pieds, la moiteur de l’air, le bruit d’une ville qui respire… et qu’ensuite il commence à déplacer les murs, à trafiquer les couloirs, à rendre chaque porte suspecte. L’Agent secret fait exactement ça. On arrive à Recife comme on arrive dans un souvenir trop vif : une fête qui déborde, des couleurs qui claquent, des visages qui sourient un peu trop fort, et derrière tout ça une inquiétude qui ne dit pas son nom. On comprend vite que le personnage principal, Marcelo, est venu pour quelque chose de simple au départ — retrouver son fils, essayer de se reconstruire — mais le film, lui, n’a aucune intention de rester simple. Il installe une menace à hauteur d’homme, presque banale dans sa manière de se fondre dans le quotidien, et c’est précisément ce qui la rend terrifiante : pas besoin de grands discours, l’époque (le Brésil de 1977) est déjà un piège, et chaque geste semble enregistré par quelqu’un, quelque part.

Ce qui m’a saisi en premier, c’est la façon dont Kleber Mendonça Filho filme l’angoisse sans la réduire à une mécanique de suspense. Oui, il y a du thriller, du néo-noir, une impression de traque, de paranoïa, de fils qu’on remonte en tremblant. Mais la mise en scène ne cherche pas seulement à “tenir en haleine” : elle construit un climat, un écosystème. La ville n’est pas un décor, c’est un organisme. Les rues, les intérieurs, les lieux publics ont tous une personnalité, une mémoire, une épaisseur. On sent le cinéaste amoureux des salles, des images, des sons, et cette obsession de l’archive (au sens large : ce qui reste, ce qui enregistre, ce qui témoigne) irrigue le film jusque dans ses détails les plus discrets. Par moments, j’avais l’impression de voir un polar qui aurait été tourné par quelqu’un qui a passé sa vie à scruter comment l’Histoire s’imprime sur les murs.

Wagner Moura porte tout ça avec une intensité très particulière : pas une bravoure démonstrative, plutôt une tension contenue, un corps qui se tient droit parce qu’il n’a pas le droit de flancher. Il y a quelque chose de profondément mélancolique dans sa présence, comme si Marcelo était déjà fatigué avant même que le récit ne commence, et que cette fatigue devenait une stratégie de survie. Le film est très fort pour montrer un homme qui essaie de rester digne alors que le monde autour de lui lui répète qu’il n’a aucun contrôle. Et c’est là que L’Agent secret devient plus intéressant qu’un simple jeu de pistes : ce n’est pas tant “qui fait quoi” qui compte que ce que la peur fait à un individu, comment elle lui apprend à parler à moitié, à regarder de côté, à se méfier de la gentillesse, à se demander si la vérité est une arme ou une faiblesse.

J’ai aussi adoré l’audace de la matière, cette manière d’oser l’hybridation sans s’excuser. Mendonça Filho mélange les textures comme un DJ un peu fou : une scène peut être presque documentaire dans son sens du réel, puis le film glisse vers quelque chose de plus étrange, parfois franchement inquiétant, parfois satirique, parfois proche d’une série B assumée. La référence aux Dents de la mer n’est pas un gadget “cinéphile”, elle devient un motif, un écho, une manière de parler des prédateurs sans forcément les nommer, de rappeler qu’à certaines époques la société entière se met à fonctionner comme un océan où l’on guette l’aileron. J’ai trouvé ça brillant parce que c’est à la fois très ludique et très sombre : on sourit à une idée de cinéma, puis on se rend compte que cette idée décrit quelque chose d’absolument réel.

Visuellement, c’est superbe sans être “carte postale”. L’image est soignée, colorée, parfois presque trop nette — comme si la beauté servait à rendre la violence plus dérangeante, parce qu’elle s’infiltre dans un cadre qui devrait être rassurant. La reconstitution d’époque ne crie pas “regardez comme on a bien travaillé”, elle existe naturellement : une voiture, une affiche, une lumière, un rythme de rue, et on y est. Le carnaval, en particulier, est utilisé avec une intelligence cruelle : la fête n’annule pas la peur, elle la masque, elle la recouvre de musique et de foule, ce qui la rend plus insidieuse encore. Le film a ce talent rare de faire cohabiter l’exubérance et l’oppression sans que l’une “annule” l’autre : au contraire, elles se nourrissent.

Et puis il y a la structure. Le récit se déploie avec une ambition évidente, en prenant le temps d’ouvrir des portes, de planter des personnages secondaires qui existent vraiment (pas juste des fonctions), de faire sentir des rapports de classe, de région, de pouvoir, sans transformer ça en exposé. On sent une volonté de fresque, une envie de relier l’intime et le politique, de faire circuler la mémoire d’une génération à l’autre. Quand le film fait ça, il est passionnant : on n’est pas devant un simple “film sur la dictature”, on est devant un film sur ce que la dictature laisse comme résidus dans les gestes quotidiens, dans les familles, dans les récits qu’on se transmet, dans les silences aussi.

Là où je suis plus partagé, c’est sur la manière dont cette richesse finit parfois par peser sur le rythme. Il y a une générosité indéniable, une envie de tout embrasser, et je respecte énormément ça. Mais sur près de 2h40, certains détours m’ont semblé un peu trop amoureux d’eux-mêmes : des séquences brillantes prises isolément, mais qui, mises bout à bout, étirent la tension au lieu de la densifier. J’ai senti par moments un léger déséquilibre entre le plaisir du cinéaste à bifurquer (à ouvrir une parenthèse, à changer de registre, à faire surgir une idée) et mon besoin, en tant que spectateur, de rester accroché à une colonne vertébrale émotionnelle. Ça ne casse pas le film, loin de là, mais ça crée une sensation de “grand film imparfait” : une œuvre qui impressionne, qui marque, qui déborde, mais qui aurait gagné à resserrer certaines transitions pour que l’hypnose soit totale.

J’ai aussi trouvé que l’accumulation de motifs et de signaux (tout ce qui renvoie à la surveillance, au double fond des identités, aux histoires qu’on réécrit) frôle parfois le trop-plein. Le film est tellement intelligent qu’il n’a pas besoin de se répéter, et pourtant il arrive qu’il insiste, comme s’il ne voulait pas qu’on passe à côté. C’est paradoxal : ce qui fait sa singularité — sa densité, sa gourmandise, son côté protéiforme — est aussi ce qui peut empêcher l’émotion de s’installer complètement sur la durée. J’étais souvent admiratif, souvent captivé, parfois un peu à distance, comme si je regardais un mécanisme très travaillé au lieu de le vivre entièrement. Et c’est dommage, parce que quand L’Agent secret choisit la simplicité d’un regard, d’un silence, d’un geste de protection, il devient bouleversant sans forcer.

Malgré ça, je ressors avec beaucoup d’images en tête, et surtout avec une sensation rare : celle d’avoir vu un film qui fait confiance au cinéma. Pas seulement à l’histoire qu’il raconte, mais à ce que le cadre, le son, la durée, les références, la mémoire des lieux peuvent raconter à leur tour. Mendonça Filho a cette façon de faire exister des personnages secondaires en quelques touches, de rendre une pièce inquiétante avec une simple disposition d’objets, de faire monter un malaise par la circulation d’un bruit, d’une rumeur, d’un regard. On sent une maîtrise impressionnante, et une ambition qui dépasse le simple “bien faire”. C’est un film qui veut laisser une trace, qui veut dialoguer avec l’Histoire et avec le cinéma, et qui y arrive souvent.

Au final, je le conseillerais sans hésiter à ceux qui aiment les thrillers qui ont du fond, les films qui osent la digression, les récits politiques qui ne se contentent pas d’illustrer une époque mais qui la font sentir dans la peau. Il m’a manqué ce petit degré de resserrement, cette fluidité absolue qui aurait transformé l’admiration en évidence. Mais même avec ses aspérités, L’Agent secret reste une expérience dense, parfois vertigineuse, et sacrément stimulante : le genre de film qu’on a envie de digérer, d’en reparler, et dont certaines scènes continuent de tourner dans la tête comme un projecteur qui refuse de s’éteindre.
Dslim
Dslim

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2026
Un vrai cinéaste et une belle photo en couleurs pastels.
Plongée surréaliste dans le Brésil des années 70, ce film de l'année 2025 est à ne pas rater
Emmanuelle FORESTIER
Emmanuelle FORESTIER

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 janvier 2026
Ma première sortie ciné de l'année et Grosse déception !
Inutile de dépenser de l'argent et du temps pour ce film.
Je n'ai pas réussi a rester jusqu'à la fin.
Ne pas se fier aux critiques élogieuses de Télérama et consœurs telle est ma devise pour cette nouvelle année.
jeff78800
jeff78800

11 abonnés 109 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2026
est-ce un thriller ? non.... un film politique ? non, on en est très loin. Un film comique ? non plus...bien que cela soit la seule qualité que je reconnaisse à ce film, j'ai ri assez souvent, d'ou la note d 2 étoiles. 2h40 pour ça !! non, non, non ! je n'ai rien compris au sujet du film, je suis passée à côté et qu'est-ce que je me suis ennuyée !
tuco-ramirez
tuco-ramirez

170 abonnés 1 813 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 janvier 2026
L’année cinématographique 2025 est enchâssée deux films brésiliens encensés par la critique et qui traitent tous deux des années de plomb. En début d’année ce fut « Je suis toujours là », film plutôt réaliste et frontale sur l’arbitraire du régime totalitaire brésilien. Beau film. Ici, c’est un anti-film d’espionnage, plutôt en mode méditation sur le passé sanglant d’un pays, un beau film (esthétiquement et dans sa mise en scène) mais hermétique à souhait. Le premier quart d’heure est captivant, par la suite ce n’est bien trop souvent que déception. La première scène voit Marcelo (Wagner Moura) se faire contrôler par la police militaire dans une station essence au milieu de la campagne brésilienne, elle donne le la. La solennité des longs travellings qui accompagnent la Coccinelle jaune, l’atmosphère poisseuse (le cadavre d’un voleur abattu par un employé de la station croupit depuis deux jours sous un morceau de carton) et la tension amorcée par la fouille de la voiture paraissent alors augurer un véritable thriller. Mais les policiers ne cherchaient pas à démasquer un ennemi du pouvoir, seulement un type à racketter. C’est la première leçon du film : dans une dictature militaire, pas besoin d’être un espion pour avoir peur. Et si Marcelo est bien fugitif, comme on l’apprend plus tard, il ne doit à l’origine ce statut peu enviable qu’à une altercation avec un homme d’affaires proche du régime. Jamais je ne suis rentré dans cette fable politique dans laquelle des récits parallèles se combinent si mal et où une jambe mystérieuse vient donner tout à coup un autre ton au film ; mais dans quel objectif ? A bien chercher aucun ; les critiques du « Masque et la Plume » (sur France Inter) y trouve des explications à foisons. Ce film regorge de détails aussi anodins que singuliers. L’accumulation de ces derniers, deux heures quarante durant, permet aux aventures pourtant modestes de Marcelo de prendre des allures d’odyssée. Le film obéit certes parfois à une logique inflationniste, s’embarrassant d’éléments disparates plus ou moins superflus. Donc on trouve le temps long devant un film qui a si peu à dire même si c’est avec beaucoup d’élégance.
Déception devant un film pourtant considéré pour bon nombre de critique comme étant le film de l’année.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

83 abonnés 293 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2026
N’allez pas croire que L’Agent Secret, parce qu’il accumule les prix à Cannes et les nominations aux Golden Globes, et sans doute bientôt aux Oscars, soit un film qui s’offre facilement au regard du spectateur Il se mérite, car l’intrigue est mystérieuse, tout comme son personnage principal dont on ne commence a connaître l’histoire qu’après plus d’une heure de projection. C’est un récit pourtant minutieux et passionnant sur la répression des opposants au régime en vigueur au Brésil dans les années 70. Mais un récit sous forme de puzzle dont il appartient au spectateur de placer les morceaux. Plusieurs très grandes scènes ( l’ouverture notamment, très Hitchcockienne, et la course poursuite du tueur à gages) et une très inventive mise en scène, qui excelle dans le non dit, voire dans le non montré. Pour preuve la manière dont le réalisateur filme, ou plutôt refuse de filmer la mort du héros. C’est du grand art mais, je le répète , il faut un peu s’accrocher. Pour finir, un immense bravo à l’ensemble du casting et à la composition de Wagner Moura ; qu’il soit fort ou fragile, déterminé ou perdu, combattant ou simple papa, à tous les âges et dans toutes les scènes il est magnifique.
Francis E.
Francis E.

16 abonnés 66 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 janvier 2026
Je me suis ennuyé, j'ai trouvé ça long, trop long. Ok on est plongé dans le Brésil des années 70 et c'est parfaitement réussi. Mais 2h40 pour un scénario aussi mince, ça plaît aux critiques de cinéma, mais moi je regrette mon choix.
Manon Dos santos
Manon Dos santos

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 janvier 2026
Film à l'histoire et au denoument très très très lent.
Les difféérentes directions prisent ne concordes pas toujours en une fin cohérente.
J'ai aimé le jeu d'acteur et cette ambiance Brésilienne. Peut-etre ce film etait l'opportunité de montrer une réaliter bien torp ignorée ? Il aurait fallut pour ca nous attraper, mais on m'a totalement perdue.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 janvier 2026
L’agent secret : de Kleber Mendonça Filho.
Quel magnifique travail de réalisation. Les scènes de rue, de foules carnavalesques sont à savourer. Je suis en général peu sensible aux décors, je refuse même d’en faire un élément positif quand cela sent trop la reconstitution soignée. Je pardonne tous les anachronismes pour une jolie scène bien jouée et bien réalisée. Mais dans ce film la qualité de la reconstitution des années 70 au Brésil est essentielle au récit et à l’atmosphère du film. Jusque dans les gestes des personnages, leurs mimiques ou dans leurs looks. On pense pour ce soin apporté au décor au travail des frères Cohen ou à Tarantino. Il faut que les personnages soient « dans leur jus » et dans leur temps.
Il faut du talent pour ne pas perdre le spectateur dans le dispositif choisi qui multiplie les ouvertures et les personnages. Il faut attendre bien après le milieu du film pour comprendre, incomplètement encore, ce qui inquiète le personnage central. Le film est un puzzle et jusqu’au bout les pièces se mettent en place, jusqu’au bout avec l’apparition du personnage de Flavia en 2025. Le spectateur ne s’ennuie pas malgré les 2h40. Surtout que la galerie de portrait est particulièrement riche et vivante. Mention pour la vieille femme qui accueille dans une sorte de collectif les naufragés de l'époque.
Un film puzzle et un film d’ambiance. Le scénario nous perd dans les histoires de chacun, et le film prend le temps d’installer chaque personnage dans sa psychologie et surtout de sous-entendre les menaces qui pèsent sur chacun. Même les policiers véreux et violents sont sous la menace d’un cadavre gênant dont il ne reste que la jambe. Chaque personnage participe à la tension que vivent les brésiliens pendant la dictature du maréchal Castello Branco dont les tableaux au mur ferment plusieurs scènes (« Fondu au tableau » comme on dit « fondu au noir »).
Tout finit dans le sang (et dans une banque du sang !) et dans le non-dit et le non vu. La mort du personnage principal est juste évoquée par un gros titre et une photo dans un journal. C'est le personnage saillant et tardif de Flavia qui donne la clé et la morale du film. Elle aussi est inquiète, inexplicablement. Elle qui vit au XXI siècle et semble ne manquer de rien avec un travail intéressant, un bébé et un mari que l'on voit dans un appartement cossu. La morale : les peuples qui oublient leur histoire sont condamnés à la revivre. L'ignorance est en elle-même une menace. En cela "l'agent secret" est un film politique .
Souf9213
Souf9213

15 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 janvier 2026
Belle réalisation mais je suis déçu du contenu.

Le film parle d'opposants politiques ou moraux de la dictature militaire au Brésil, c'est intéressant mais je m'attendais à de l'espionnage.
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