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Laurent B.
22 abonnés
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3,5
Publiée le 6 août 2026
Contrairement au conte dystopique Bacurau, L’Agent Secret fera donc de la confusion son premier moteur narratif, en mettant le spectateur à rude épreuve durant sa première heure. Les motifs et le passé des personnages restent mystérieux, et les pièces du puzzle peinent à se joindre, dans un récit qui nécessite une extraction par fragments. La présence en surplomb d’une temporalité contemporaine, elle-même peu expliquée dans un premier temps, éclaire cette approche, où les archivistes tâtonnent, récoltent, classent, lisent, écoutent et enquêtent sur une période qui garderait volontiers ses secrets honteux.
J'ai bien ressenti l'atmosphère brésilienne, à la fois très chaleureuse avec la Dona Sebastiana, très dansante avec le carnaval, mais aussi très fragmenté avec la corruption des élites et de la police, la délinquance et la violence...
C’est une petite déception pour ma part. J’avais entendu beaucoup de bien de la part de ce film, mais je n’ai jamais réussi à être véritablement dedans. Si le casting et l’histoire s’avère être intéressants, la mise en scène n’est pour moi pas assez bonne et le film devient trop long et trop lent, ce qui nuit à la qualité globale du film pour moi.
Une image très réussi, des acteurs qui n’en sont probablement pas, une ambiance tout à fait crédible … mais un scénario qui n’en ai pas un. Au final c’est raté et par pitié n’appelez pas Monsieur David Lynch à la rescousse.
Le « Réalisme Merveilleux », ce genre littéraire consistant à mélanger le fantastique à la critique sociale, a été popularisé par plusieurs auteurs latino-Américains, à la tête desquels était Gabriel Garcia-Marquez. Kleber Mendonça Filho a épousé cette approche stylistique. De manière évidente dans « Bacurau », de manière moins flagrante dans « L’Agent Secret ». Le fantastique n’apparaît qu’à un court moment dans son scénario, et ce, de manière fort subtile, par une scène transposant un incident raconté dans les journaux. Mais la satire n’est pas loin. Le propos du réalisateur Brésilien était de montrer à quel point les politiciens véreux n’hésitaient pas à instrumentaliser les croyances populaires, en référence au Candumble, l’équivalent de la Santeria à Cuba, ou du Vaudou à Haïti. Le scénario est ainsi truffé de passages dénonçant la corruption tout en faisant des références aux us et coutumes brésiliens. Ce qui rend film extrêmement intéressant d’un point de vue culturel. En revanche, plusieurs défauts d’ordre stratégiques le rendent un peu ennuyeux. Par exemple, la mise en place du pourquoi du comment. Beaucoup trop longue ! On ne comprend l’identité du héros et les motivations du contrat établi sur sa tête qu’après 45 minutes. En outre, le déroulement fluide du suspense est gêné par quelques éléments de l’intrigue décrits comme essentiels mais qui ne sont pas traités en fin de compte. Quelles sont les vraies raisons du décès de l’épouse ? Quelle est très exactement le domaine professionnel de la chercheuse ? Qui exactement était à l’origine du réseau des bons samaritains protecteurs ? Pourquoi «l’agent » secret, puisque d’agent il n’y en a pas ? Autant de questions que Mendonça Filho laissent en suspens, laissant un sentiment gênant de frustration dans le cœur des cinéphiles qui n’ont pas été insensibles à son propos.
La critique a été vraiment très généreuse avec ce film qui possède certes de vraies qualités de cinéma (une belle reconstitution du Brésil des années 70, une ambiance de suspicion pesante, une scène d'ouverture bien poisseuse, l'interprétation de Wagner Moura...) mais qui s'empêtre dans une histoire complexe avec des incursions dans le présent parfaitement inutiles. On finit même par se demander quelle histoire ce film voulait raconter au départ...
Film que j’ai visionné entièrement mais que je n’ai pas compris, du moins je n’ai pas apprécié les subtilités évoquées par les critiques. Le film démarre bien mais devient d’une lenteur ennuyante.
Long, violent dans certaines scènes nutilement.. Le message du film ? Je sais pas , c'est brouillonspoiler: et le mm acteur pour jouer père et fils c'est pas plausibke . Vraiment décevant
Voilà un très mauvais film, qui veut avoir l’air, mais n’a pas l’air du tout, comme le chantait autrefois Jacques Brel. Le titre est-il une erreur typographique, une provocation militante, ou un simple gag ? On cherche vainement la moindre correspondance avec 007 (alias Bond, James Bond). Les critiques à une étoile ont déjà tout dit, pourquoi en rajouter ? Les auteurs de notations supérieures n’ont pas du voir le même film que moi.
Magnifique découverte que ce film foisonnant qui révèle tout l’amour que son réalisateur porte au cinéma L’univers de la dictature au Brésil dans les années 70 est restitué dans toute sa cruauté….certaines scènes sont dures à supporter ….l’acteur principal est bluffant ! et le mérite de ce film est peut-être et surtout de souligner que le glissement vers la corruption et la dictature peut être insidieux autant qu’irréversible ! A méditer pour nous aussi en ces temps de préélection présidentielle où certains peuvent être tentés par les extrêmes….la démocratie est un bien rare et précieux …..préservons là !!!
Un très beau film qui nous fait vivre la sombre période de la dictature qui régna sur le Brésil. Sans didactisme et avec un humour, souvent noir, particulièrement savoureux. On se perd parfois un peu dans le récit, mais le scénariste retombe toujours sur ses pieds. Les personnages principaux sont très attachants et le réalisateur sait les faire vivre. Quant aux "méchants", à la fois sordides et truculents, ils sont le produit d'une société corrompue jusqu'à la moelle où tout se règle par paquets de Cruzeiros et coups de flingue. Ne manquez pas cette plongée dans le Brésil des seventies.
En 2025, le réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho signe un long-métrage dominé par une atmosphère oppressante à défaut d’une intrigue palpitante. En effet, l’histoire de cet homme (Wagner Moura) pris au piège dans une affaire politico-criminelle reste extrêmement confuse. Seul le dénouement tardif apporte un léger soubresaut. Néanmoins, la reconstitution stylisée du Brésil des années 1970 (photographie et bande-son notamment) retranscrit parfaitement la paranoïa que devait vivre la population soumise aux persécutions de la dictature militaire de l’époque. Sans jamais dénoncer directement ce régime, l’auteur crée une ambiance singulière mais dépourvue d’émotions. Bref, une œuvre atypique tout autant saisissante qu’ennuyeuse.
Kleber Mendonça Filho signe avec *L'Agent secret* (2025) un thriller politique labyrinthique sur la mémoire des traumatismes de la dictature brésilienne (1977), où le protagoniste veuf Marcelo, fuyant un passé mystère, cherche la quiétude à Recife. Point fort majeur, la réalisation crée une tension suffocante dès la première séquence et réussit une reconstitution esthétique et musicale flamboyante du Brésil des années 1970. Mais le scénario, ambitieux mais bien trop long (2h40), qui explore la résistance et de la soumission dans un système oppressif, est vraiment trop labyrinthique pour nous accrocher malgré la pression ambiante. Wagner Moura, quand à lui, est renversant, remportant le prix d'interprétation masculine à Cannes, et nous pouvons nous régaler des trognes des seconds rôles qui rappellent les castings de Sergio Leone ! La faiblesse du film reste sa durée et la complexité narrative qui ralentissent le rythme, distraient notre attention et limitent l’impact émotionnel.
J’avoue ne pas comprendre les critiques élogieuses autour de ce film. Le récit est long, l’histoire décousue, ce qui rend l'ensemble particulièrement laborieux. Le film possède tout de même quelques qualités, comme son ambiance très réussie ; d'ailleurs, on reste jusqu'à la fin par simple curiosité, pour enfin comprendre le dénouement. Malheureusement, cela reste beaucoup trop ennuyeux pour convaincre.