Un film original qui met un peu de temps à se mettre ne place, mais le suspens est là. Belle photo, acteurs se croirait vraiment dans le brésil de la fin des années 70.
Film très long à démarrer, scénario incompréhensible. Je ne vois pas du tout où ils veulent en venir, on comprend mieux vers la fin. En gros il y a aucun scénario, je ne vois pas le rapport avec le titre du film, ce film est ridicule est sans que ni tête et en plus il est très long.
Epoustouflante réalisation. Étonnamment, c'est le deuxième film traitant de la dictaure brésilienne du début des années 80 qui sort sur les écrans français. Plus sobre, "Je serai toujours là" (de Walter Salles) évoquait l'histoire d'Eunice Paiva, député enlevé et assassiné par le régime au pouvoir. Sur le même sujzt, "L'agent secret" offre une approche plus lyrique. Le film est très politique mais fait de belles embardées dans le second degré et l'inattendu. C'est un stress-movie très réussi, décalé mais subtil.
Ce film nous plonge dans le Brésil de 1977. Ce film se trouve entre secret, pauvreté, corruption et l’on apprécie tellement l’univers brésilien si bien reconstitué. On retrouve aussi l’atmosphère du Brésil actuelle et les acteurs sont géniaux : Mention très spéciale à Wagner Moura qui joue à la perfection ! Il mérite largement toutes ses distinctions, et n’aurait pas eu à rougir de prendre l’Oscar du meilleur acteur. Bref, un vrai bonne réussite.
Il est des œuvres qui, sous couvert d’une plastique irréprochable, cachent une vacuité narrative d'un ennui sidérant. Si l'on ne peut nier que la photographie est superbe — chaque cadre étant composé avec une précision chirurgicale et une lumière souvent envoûtante — le plaisir purement visuel s'évapore rapidement face à une structure incompréhensible. Le principal grief réside dans cette fâcheuse tendance à compartimenter le récit. C'est très long et très chiant !
Un absolu chef d’œuvre du Brésil ! Un cadavre aux mouches étendu au sol. Voici la scène initiale de l’Agent Secret. Qui était-il ? Qu’a-t-il fait ? Est-ce que c’était un mauvais moment présage ? Porté par une mise en scène magistrale, le film de Kleber Mendonça Filho plonge au Brésil des années 1970, proposant un thriller politique où la mémoire affronte l’effacement. De main de maître, le film fait écho aux menaces d’hier comme à celles d’aujourd’hui, exposant la corruption, les rouages du pouvoir et l’élimination des opposants. L'œuvre honore également Recife, rendant hommage à sa poésie et à sa culture locale. Sorti en 2025, ce chef-d’œuvre du cinéma brésilien compte avec un casting impeccable et tire sa force de l'interprétation magistrale de Wagner Moura, dont le talent éclate. Il joue le personnage de Marcelo, un homme qui arrive à Recife sous une fausse identité et rêve de vivre avec son fils. On remarque également le second rôle de Tânia Maria, qui interprète à merveille « Sebastiana ». Accumulant plus de soixante dix récompenses à travers le monde et quatre nominations aux Oscars 2026, le film fait un parcours exceptionnel. Les décors sont magnifiques : des couleurs, des costumes et des mœurs parfaitement fidèles aux années 1970. La bande-son est éclectique, transite entre des classiques comme If You Leave Me Now et des compositions d’Ennio Morricone (Guerra e Pace, Pollo e Brace), mais c’est dans la culture de Pernambouc que le film rayonne, exaltant en particulier le carnaval. Le brega de Waldick Soriano (Eu Não Sou Cachorro Não) et la musique d’Ennio Morricone confèrent à l’œuvre une atmosphère d'originalité et mystère. Au moyen des analogies et d’une structure fragmentée, riche en silences et en non- dits, le scénario se déroule. Au début du film, une jambe est trouvée à l’intérieur d’un requin. Une métaphore parfaite pour parler de l’histoire « engloutie » du Brésil. En effet, Kleber Mendonça Filho fait un superbe parallèle entre les requins de Recife et les grands entrepreneurs « requins du crime ». Puis, un chat à deux visages est apparu, peut-être un symbolisme pour la double identité des dissidents politiques, stratégie de survie imposée en ces temps de persécution. L’œuvre s’inspire également d’une légende urbaine de la ville : A Perna Cabeluda. En la voyant, le spectateur s’interroge : s’agit-elle d’un simple mythe ou d’une stratégie délibérée pour contourner la censure ? Enfin, en explorant des éléments typiques de la région, le réalisateur révèle les traditions à travers une intrigue captivante qui évite de réduire la violence à un simple spectacle de divertissement. La trame présente des lacunes délibérées : qu’est-il arrivé à Marcelo ? Et à sa femme ? En effet, je suppose que telles omissions sont intentionnelles, cohérentes avec les silences dans la reconstruction de l’histoire du Brésil. Voilà un film intelligent que je vous recommande vivement !
Les différentes strates narratives et le mélange des genres créent des ruptures surprenantes dans le récit. Mais la virtuosité formelle de cette reconstitution historique ne se fait jamais au détriment du fond : au Brésil, le souvenir de la dictature a laissé des traces dans la société. J'ai bien aimé aussi les clins d'oeil à Jaws de Spielberg et au Magnifique de Philippe de Broca.
J'ai beaucoup aimé ce film, qui est un vrai voyage dans le temps dans le Brésil des années 70. Une ambiance lourde et noire, malgré la lumière qu'amènent Wagner Moura, Maria Fernanda Cândido et les autres actrices et acteurs, tous très bons. La dictature militaire, la violence et la corruption sont omniprésents, une vie humaine ne pèse pas grand-chose... Sans démonstration excessive de violence, ce film, beaucoup plus politique qu'il n'y parait, relate avec une grande précision la vie Brésilienne d'alors. En ce sens, je pense que c'est une œuvre mémorielle majeure.
Incompréhensible, il ne se passe rien, c'est décousu et le fait que ce soit plutôt bien joué, que les personnages sont bien trempés, qu'on ressent une ambiance particulière, tout ça ne compense pas. Je ne suis pas rentrée dans le film et je me suis ennuyée tout du long.
J’étais curieux de voir ce film après l’avalanche de récompenses qu’il a reçues : prix de la mise en scène à Cannes, prix d’interprétation masculine pour Wagner Moura au même festival, puis Golden Globe du meilleur acteur dans un drame, puis nommé aux Oscar. C'est vrai qu'il est très convaincant et que c'est mérité, sans doute le seul gros atout du film, et Golden Globe du meilleur film étranger.
Le film est plutôt bien mis en scène, rien à dire là-dessus. Mais au final, je dois dire que je me suis assez ennuyé. Le scénario est assez nébuleux, on ne sait jamais vraiment quels sont les tenants et les aboutissants, et il ne vaut mieux pas décrocher une minute sous peine d’être complètement perdu. Et puis c'est lent, long, beaucoup trop long (2h40). Peut être avec une heure de moins...
Bref, malgré toutes les louanges autour du film, je ne comprends pas vraiment tout cet engouement. Comme pour Marty Supreme ou Une bataille après l’autre, ça me paraît un peu surcoté. Déception donc...
un peux déçu comme meme avec les avis qui me disait que c'était super.. je peux comprendre que l'acteur soit au oscar mais je ne croit pas qu'il gagne.. je m'attendait a mieux peut etre
Ce film signé Kleber Mendonça Filho nous offre une incroyable plongée dans le Brésil des années 70, alors en pleine dictature militaire (1964-1985). D’une densité impressionnante, L’agent secret brasse moult thématiques et brosse le portrait de nombreux personnages mais nous décrit d’abord et surtout un pays gangrené par la corruption à tous les étages, qui charrie une violence sourde mais omniprésente, malgré une mode de l’époque aux cheveux longs et aux pattes d’eph. Volontiers opaque dans son intrigue, mélangeant les genres et les styles (policier, fantastique, horreur, comédie…) ce film dont il ne faut pas attendre de résolution toute faite nous offre 2h40 qui passent comme une lettre à la poste.
Plonge admirablement dans l'ambiance du Brésil de la fin des années 70, grâce aux costumes décors et ambiance savoureux. Certaines scène notamment la première sont excellentes. Le scénario lui vous laisse sur votre faim, se finit en eau de boudin. On en garde donc surtout la vibe et la critique de cette société corrompue et absurde