3877 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
420 critiques spectateurs
5
49 critiques
4
118 critiques
3
111 critiques
2
74 critiques
1
49 critiques
0
19 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Henrico
233 abonnés
1 461 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 31 juillet 2026
Le « Réalisme Merveilleux », ce genre littéraire consistant à mélanger le fantastique à la critique sociale, a été popularisé par plusieurs auteurs latino-Américains, à la tête desquels était Gabriel Garcia-Marquez. Kleber Mendonça Filho a épousé cette approche stylistique. De manière évidente dans « Bacurau », de manière moins flagrante dans « L’Agent Secret ». Le fantastique n’apparaît qu’à un court moment dans son scénario, et ce, de manière fort subtile, par une scène transposant un incident raconté dans les journaux. Mais la satire n’est pas loin. Le propos du réalisateur Brésilien était de montrer à quel point les politiciens véreux n’hésitaient pas à instrumentaliser les croyances populaires, en référence au Candumble, l’équivalent de la Santeria à Cuba, ou du Vaudou à Haïti. Le scénario est ainsi truffé de passages dénonçant la corruption tout en faisant des références aux us et coutumes brésiliens. Ce qui rend film extrêmement intéressant d’un point de vue culturel. En revanche, plusieurs défauts d’ordre stratégiques le rendent un peu ennuyeux. Par exemple, la mise en place du pourquoi du comment. Beaucoup trop longue ! On ne comprend l’identité du héros et les motivations du contrat établi sur sa tête qu’après 45 minutes. En outre, le déroulement fluide du suspense est gêné par quelques éléments de l’intrigue décrits comme essentiels mais qui ne sont pas traités en fin de compte. Quelles sont les vraies raisons du décès de l’épouse ? Quelle est très exactement le domaine professionnel de la chercheuse ? Qui exactement était à l’origine du réseau des bons samaritains protecteurs ? Pourquoi «l’agent » secret, puisque d’agent il n’y en a pas ? Autant de questions que Mendonça Filho laissent en suspens, laissant un sentiment gênant de frustration dans le cœur des cinéphiles qui n’ont pas été insensibles à son propos.
La critique a été vraiment très généreuse avec ce film qui possède certes de vraies qualités de cinéma (une belle reconstitution du Brésil des années 70, une ambiance de suspicion pesante, une scène d'ouverture bien poisseuse, l'interprétation de Wagner Moura...) mais qui s'empêtre dans une histoire complexe avec des incursions dans le présent parfaitement inutiles. On finit même par se demander quelle histoire ce film voulait raconter au départ...
Film que j’ai visionné entièrement mais que je n’ai pas compris, du moins je n’ai pas apprécié les subtilités évoquées par les critiques. Le film démarre bien mais devient d’une lenteur ennuyante.
Long, violent dans certaines scènes nutilement.. Le message du film ? Je sais pas , c'est brouillonspoiler: et le mm acteur pour jouer père et fils c'est pas plausibke . Vraiment décevant
Voilà un très mauvais film, qui veut avoir l’air, mais n’a pas l’air du tout, comme le chantait autrefois Jacques Brel. Le titre est-il une erreur typographique, une provocation militante, ou un simple gag ? On cherche vainement la moindre correspondance avec 007 (alias Bond, James Bond). Les critiques à une étoile ont déjà tout dit, pourquoi en rajouter ? Les auteurs de notations supérieures n’ont pas du voir le même film que moi.
Magnifique découverte que ce film foisonnant qui révèle tout l’amour que son réalisateur porte au cinéma L’univers de la dictature au Brésil dans les années 70 est restitué dans toute sa cruauté….certaines scènes sont dures à supporter ….l’acteur principal est bluffant ! et le mérite de ce film est peut-être et surtout de souligner que le glissement vers la corruption et la dictature peut être insidieux autant qu’irréversible ! A méditer pour nous aussi en ces temps de préélection présidentielle où certains peuvent être tentés par les extrêmes….la démocratie est un bien rare et précieux …..préservons là !!!
Un très beau film qui nous fait vivre la sombre période de la dictature qui régna sur le Brésil. Sans didactisme et avec un humour, souvent noir, particulièrement savoureux. On se perd parfois un peu dans le récit, mais le scénariste retombe toujours sur ses pieds. Les personnages principaux sont très attachants et le réalisateur sait les faire vivre. Quant aux "méchants", à la fois sordides et truculents, ils sont le produit d'une société corrompue jusqu'à la moelle où tout se règle par paquets de Cruzeiros et coups de flingue. Ne manquez pas cette plongée dans le Brésil des seventies.
En 2025, le réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho signe un long-métrage dominé par une atmosphère oppressante à défaut d’une intrigue palpitante. En effet, l’histoire de cet homme (Wagner Moura) pris au piège dans une affaire politico-criminelle reste extrêmement confuse. Seul le dénouement tardif apporte un léger soubresaut. Néanmoins, la reconstitution stylisée du Brésil des années 1970 (photographie et bande-son notamment) retranscrit parfaitement la paranoïa que devait vivre la population soumise aux persécutions de la dictature militaire de l’époque. Sans jamais dénoncer directement ce régime, l’auteur crée une ambiance singulière mais dépourvue d’émotions. Bref, une œuvre atypique tout autant saisissante qu’ennuyeuse.
Kleber Mendonça Filho signe avec *L'Agent secret* (2025) un thriller politique labyrinthique sur la mémoire des traumatismes de la dictature brésilienne (1977), où le protagoniste veuf Marcelo, fuyant un passé mystère, cherche la quiétude à Recife. Point fort majeur, la réalisation crée une tension suffocante dès la première séquence et réussit une reconstitution esthétique et musicale flamboyante du Brésil des années 1970. Mais le scénario, ambitieux mais bien trop long (2h40), qui explore la résistance et de la soumission dans un système oppressif, est vraiment trop labyrinthique pour nous accrocher malgré la pression ambiante. Wagner Moura, quand à lui, est renversant, remportant le prix d'interprétation masculine à Cannes, et nous pouvons nous régaler des trognes des seconds rôles qui rappellent les castings de Sergio Leone ! La faiblesse du film reste sa durée et la complexité narrative qui ralentissent le rythme, distraient notre attention et limitent l’impact émotionnel.
J’avoue ne pas comprendre les critiques élogieuses autour de ce film. Le récit est long, l’histoire décousue, ce qui rend l'ensemble particulièrement laborieux. Le film possède tout de même quelques qualités, comme son ambiance très réussie ; d'ailleurs, on reste jusqu'à la fin par simple curiosité, pour enfin comprendre le dénouement. Malheureusement, cela reste beaucoup trop ennuyeux pour convaincre.
Pittoresque, corrompu, le carnaval, le sexe facile, l'homosexualité travestie ou pas, les règlements de compte, c'est l'envers de la carte postale touristique du Brésil qu'on nous fait visiter dans les rues Recife. Qui est ce Marcelo, un homme d'apparence ordinaire, bon père de famille, mais repenti de quoi ? Il se retrouve quand même caché en tant que réfugié, soutenu par un réseau clandestin pas si discret que ça. Qui fuit-il ? Sa tête est mise à prix et deux tueurs à gages sont à ses trousses. Plus le film avance plus le mystère semble se désépaissir … Elsa, journaliste, enquêtrice de l'époque, lui promet de le sortir de là. Mais voilà, le film s'enlise et s’embarrasse d’éléments disparates plus ou moins superflus, et devient long, dense et lent. Vous allez apprendre que Marcelo ne s'appelle pas Marcelo, que ce sont les plus honnêtes qu'on accuse en premier de corruption, qu'on exécute les gens juste par intérêt … Toute une fresque nostalgique, politique, baignée dans le cliché des années 70, pour rien nous apporter de nouveau. Un Brésil désenchanté marqué par son passé pas très glorieux, on aurait tellement voulu voir notre héro se bouger le cul !! Mais non lui, il se laisse mener, se faisant passer pour un soi-disant un grand chercheur, qui n' a même pas un soupçon de révolte par rapport à tout ce qu'il voit. Même son fils au micro de la jeune journaliste étudiante d'aujourd'hui qui a retracé l'histoire de cet homme d'après l'écoute de bandes sonores, n'a aucun souvenir de lui !! C'est pour vous dire la résistance n'est pas prête de gagner avec de tels lourdauds
Salut à tous Je vais faire simple comme d'habitude. Tout ça pour ça ? C’est bien filmé point à la ligne. C’est une coquille vide. La presse est payée ? Un film prétentieux acclamé par qui ? 2h30 de perdu. On vous vend cette bouze avec une bande annonce, un titre ....enfin passez votre chemin, circulez car il n’y a rien à voir... A bon entendeur cher cinéphiles. Cela n'engage que moi évidemment !
O Agente Secreto compose un savant trompe-l’œil, et cela dès son titre – puisque d’un agent secret il ne saurait être question ici – qui annonce le genre du spoiler: film d’espionnage tout en raccordant son protagoniste aux deux mots constitutifs du syntagme figé : en effet il est « agent » au sens où il agit, ne cesse de se déplacer en voiture ou à pied, traverse des frontières, s’interroge sur les modalités d’accès à d’autres pays, et le « secret » constitue l’état dans lequel il doit vivre, spoiler: troquant son prénom contre un autre, cachant son fils chez des beaux-parents qui le tiennent encore responsables de la disparition de leur fille . Kleber Mendonça Filho brouille les pistes, joue différentes cartes génériques de façon à constamment déjouer nos attentes, va jusqu’à densifier son récit par une mise en abyme au moyen de laquelle nous comprenons que les séquences vues et à voir constituent autant de projections à partir des voix enregistrées sur cassettes et écoutées par deux jeunes femmes enquêtrices. Ce jeu s’observe aussi et peut-être surtout dans le vibrant hommage rendu au cinéma de genre du milieu et de la fin des années 70, Jaws (Steven Spielberg, 1975) en tête : les télégrammes placés entre chaque empan dessinent la main de Wolverine (à partir de 1974), un calendrier est un produit dérivé du remake de King Kong (John Guillermin, 1976), une projection de The Omen (Richard Donner, 1976) dégénère… sans oublier les zombies de Romero. Une telle omniprésente du blockbuster, majoritairement hollywoodien, participe évidemment du discours tenu par le cinéaste sur le statut paradoxal de l’immigration au Brésil, terre d’accueil du soft power américain mais spoiler: territoire de chasse pour les personnes issues d’autres cultures et regardées comme dangereuses pour la sécurité nationale . Et si c’est Jaws version Tiburon qui revient sans cesse, leitmotiv cité et visible par clins d’œil géniaux, c’est pour le symbole de la morsure qu’il applique aux personnes déplacées, qu’un plan explicite dès l’arrivée de Marcelo à Recife en reproduisant l’encadrement par une mâchoire – ici un élément du portail métallique – placée floue au premier plan de la grand-mère, elle nette ; en cela, la longue et éprouvante séquence de mise au ban de l’université par un mania de l’industrie équivaut à la traque des marins spielbergiens par le squale géant. L’espionnage conçu par O Agente Secreto devient ainsi méta, procède par reprises du geste esthétique et politique des autres, digestion de références ayant alimenté la cinéphilie et suscité la vocation de Kleber Mendonça Filho qui construit ici son Cinema Paradiso (Giuseppe Tornatore, 1988) spoiler: porteur des traumatismes de générations d’orphelins contraints d’enquêter sur les ombres que furent père et mère respectifs. La tonalité comique, des plus délectables, participe de la théâtralité présentée comme unique façon d’exister au sein d’une société paranoïaque, spoiler: comme l’atteste la séquence de fausse arrivée matinale du personnel du commissariat pour « faire semblant » et ainsi permettre à une femme bourgeoise d’effectuer sa déposition . La peur réside ainsi dans la représentation, et non dans la réalité, dans les cauchemars que suscite Jaws qui disparaissent pourtant après visionnage. Un chef-d’œuvre.
Un peu survendu … ce n est pas James bond évidemment néanmoins le rythme lent et le style verbeux a sans doute nuit au résultat à mon goût, c est bien sans être magistral