L'Agent secret
Note moyenne
3,8
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392 critiques spectateurs

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46 critiques
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garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 janvier 2026
Ce film ne dit rien (nommément) d'une époque qu'il filme pourtant pendant 2h45. Exception faite des Coccinelles de Volkswagen, de la langue portugaise (très mal sous-titrée soit dit au passage) et du film Les Dents de la Mer de 1975 (qui est presque un personnage secondaire), Ces exceptions ne précisant rien (nommément) de la situation du pays en 1977.

En ce temps-là, l'Amérique du Sud avait entièrement basculé dans la dictature militaire, avec la bénédiction des USA et l'Opération Condor. Mais le film est le contraire d'un cours d'histoire. On n'en parle pas du tout. Du début à la fin, c'est indirectement qu'on le voit et qu'on l'entend, par les scènes parfois abracadabrantes, et ceci dès l'introduction de façon magistrale (ne pas louper le début inénarrable du film) : personnages patibulaires et multiformes ; corruption à tous les étages ; assassinats ordinaires ; compensations ordinaires dans le candomblé ; compensations dans le sexe débridé.

Le film est un amoncellement d'images qui en disent long, sans besoin d'en dire plus. Ces images, du début à la fin, sont effarantes, écœurantes, mais délicatement mises en scène dans leur normalité, de l'époque et du lieu... C'est tout l'art de l'œuvre. Des gens du cru (qui représentent l'espoir) sont étouffés partout par des personnages qui suintent la corruption des âmes et l'abrutissement. Les médias ne sont pas en reste (ils abrutissent le peuple avec des histoires invraisemblables - que le film s'amuse à recréer dans leur vraisemblance).

Cette mise en scène en fait-elle un film original pour autant ? Non. La chose vraiment originale est le générique de fin, où chaque acteur est nommé en même temps qu'on montre une scène où on l'a vu jouer. C'est vraiment remarquable.

Côté immersion du spectateur dans le film, émotions, mais aussi entrain, suspense, histoire proprement dite, on commence à comprendre l'enjeu plus d'une heure après le début. Après, on se lasse tout simplement, tellement l'histoire est réduite, et la progression confuse. Le recours à des flashforwards pour tenter de ranimer l'intérêt n'y change absolument rien (au contraire, ils sont presque néfastes, même s'ils nous renseignent finalement sur la fin de l'histoire qu'on regardait).
Eleni
Eleni

19 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 janvier 2026
Belle idée d'avoir choisi la forme d'un thriller pour ce film éminemment politique. Ce n'est pas la dictature qui est abordée de face, mais l'emprise à laquelle elle soumet la vie de tous qui fait l'objet du film. "L'agent secret" n'observe pas ce terrifiant régime et ses mécanismes. Il se contente de suivre des gens dans leur vie quotidienne, notamment le personnage d'Armando/Marcelo dont l'interprète a été justement récompensé à Cannes.
Du coup, on ne comprend pas tout d'emblée. On sent bien qu'il y a des événements bizarres, mais c'est la vie. Ce n'est que peu à peu que le contexte apparaît et éclaire le comportement et les destins des uns et des autres.
La réalisation originale, tant dans le scénario que dans le montage, donne un rythme et un souffle intenses à ces gens que l'on suit avec une grande d'empathie.
Béa ciné
Béa ciné

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 janvier 2026
Je me suis endormie plusieurs fois. Belle ambiance du Brésil des années 70. Mais le scénario est brouillon, une multitude de personnages. On a du mal à garder le fil du récit et à s intéresser à la trame. Dommage, un sujet pourtant essentiel!
wellbec
wellbec

9 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 janvier 2026
Quel ennui !! 2h37 de supplice avec une intrigue parasitée par des scènes sans intérêt et des second rôles qui ne s'incarnent pas à l'écran. Film encensé par la critique et le jury de Cannes donc je suis mal placé pour le critiquer. Un montage dont les plans semblent avoir été tiré au sort. Il paraît que cela fait fait "travailler" le spectateur, mais c'est d'une prétention qui est agaçante. Il n'y a aucune beauté beauté dans ce film qui se veut politique, drôle, gore, polar et en définitive, rien de tout cela si ce n'est un film qui traine en longueur.
Caro Cinéma
Caro Cinéma

80 abonnés 366 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2026
Un film où il faut s’accrocher
à la fois pour la VO et parce que tout n’est pas donné tout de suite. On découvre l’histoire petit à petit, au fil du récit.
Cela peut sembler confus à certains moments mais c’est un drame qui reste intéressant et qui dénonce l’oppression brésilienne des années 70.
La reconstitution est bien faite et certaines scènes sont marquantes.
laetitia le blavec
laetitia le blavec

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 janvier 2026
2h40 interminables ! Quelle déception après toutes les critiques ditirembiques lues ou entendues au Masque et la plume. Annoncé comme un thriller dont les pièces du puzzle se reconstituent à la fin, mais quel puzzle ? On ne comprend rien, il ne se passe rien, je ne comprends toujours pas cet enthousiasme …à part la photo et la reconstitution du Brésil des années 70 je n’ai rien aimé de ce film !
lepaon75
lepaon75

6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 janvier 2026
Très déçu. Belle photo, costumes, ambiance, etc
Mais l’histoire !! Qu’est ce que c’est long pour une fin totalement bâclée.
Hélène B
Hélène B

7 abonnés 57 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 janvier 2026
Incompréhensible, il ne se passe rien, c'est décousu et le fait que ce soit plutôt bien joué, que les personnages sont bien trempés, qu'on ressent une ambiance particulière, tout ça ne compense pas. Je ne suis pas rentrée dans le film et je me suis ennuyée tout du long.
 Leygues
Leygues

14 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2026
Il faut probablement connaître le Brésil et son contexte pour comprendre l'histoire....sinon bien des points restent obscurs.
Il y a quelques scènes touchantes mais globalement ça reste un film très classique dans la manière de filmer et assez longuet.
Personnellement j'ai peu accroché sans doute trop loin de notre culture.
Nanar B.
Nanar B.

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2026
Un très beau film qui ne lasse pas malgré la durée et la singularité de sa narration. Une atmosphère brésilienne 70's réjouissante et une mise en scène qui ne lésine pas avec la fantaisie. Revigorant !
Racoon at movies
Racoon at movies

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2026
Personnages vivants sous fausse identité, policiers participants à des rixes, bâtiments transformés en planques, fonctionnaires agissant en hommes d’affaires, brésiliens grimés pour le Carnaval, allemands – ou juifs allemands – vivants cachés, mythes et vérités qui cohabitants dans les conversations et jusque dans les journaux... Tout est trouble, tout est double, dans le Brésil des années 70 sous dictature décrit par Kleber Mendonça Filho. Dans ce monde mouvant, on s’adapte, on se cache, on se réinvente sous une autre forme, on avance à petits pas. Le film épouse cette forme, et c’est sa grande singularité : histoire dans l’histoire, acteurs jouant plusieurs rôles, mélange des genres – mémorable scène autour d’une jambe tueur -, sautes dans le temps… il faudra un moment au spectateur pour appréhender l’arène où l’histoire – les histoires - se déploient. Le film d’agent secret promis par le titre finira par advenir, tout en tension, en scènes de traque et en règlements de comptes sanglants, mais ellipsant des moments clés et laissant ouverts quelques pans de l’intrigue.

D’une grande ambition et d’une sidérante maitrise, L’agent Secret fait également de Recife un cadre à la fois attirant et glaçant, où dialoguent présent et passé (dans la continuité des films précédents du réalisateur) : jeu du montage et jeu – double - de Wagner Moura. « Le brésil des années 70 est semé d’embuches », comme nous l’annonce un carton avant l’impressionnante scène d’introduction du film, et Kleber Mendonça Filho semble ici les enjamber toutes.
Jean-marc B.
Jean-marc B.

16 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2026
Bon film sur la période sombre que traversa le Brésil durant la dictature militaire.
Le film apporte un nouvel éclairage sur cette période et retranscrit à merveille la vie et le quotidien de cette période.
Bonne mise en scène et excellente interprétation portée par Wagner Moura.
Film attachant même si l'action est un peu lente les 2 tiers du film.
A découvrir.
Arnaud Hudelot
Arnaud Hudelot

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2026
Long et laborieux, un Pulp Fiction brésilien au ralentit. A bout de 2h, on n' a toujours rien compris au film et à la fin, on comprend qu'il n'y avait pas grand chose à ok, musiques, décors, bagnoles,etc etc. Mais est-ce suffisant ? Une seule utilité à ce long fleuve ennuyeux par les temps qui courent, rappeler ce qu'est un pays dirigé par des fascistes mis en place par les USA. Mais la démonstration est plus fluide dans l’excellent "I'm Still Here"
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2026
J’ai beau aimer quand un film me prend par la main pour m’emmener ailleurs, j’aime encore plus quand il me fait sentir physiquement le sol sous mes pieds, la moiteur de l’air, le bruit d’une ville qui respire… et qu’ensuite il commence à déplacer les murs, à trafiquer les couloirs, à rendre chaque porte suspecte. L’Agent secret fait exactement ça. On arrive à Recife comme on arrive dans un souvenir trop vif : une fête qui déborde, des couleurs qui claquent, des visages qui sourient un peu trop fort, et derrière tout ça une inquiétude qui ne dit pas son nom. On comprend vite que le personnage principal, Marcelo, est venu pour quelque chose de simple au départ — retrouver son fils, essayer de se reconstruire — mais le film, lui, n’a aucune intention de rester simple. Il installe une menace à hauteur d’homme, presque banale dans sa manière de se fondre dans le quotidien, et c’est précisément ce qui la rend terrifiante : pas besoin de grands discours, l’époque (le Brésil de 1977) est déjà un piège, et chaque geste semble enregistré par quelqu’un, quelque part.

Ce qui m’a saisi en premier, c’est la façon dont Kleber Mendonça Filho filme l’angoisse sans la réduire à une mécanique de suspense. Oui, il y a du thriller, du néo-noir, une impression de traque, de paranoïa, de fils qu’on remonte en tremblant. Mais la mise en scène ne cherche pas seulement à “tenir en haleine” : elle construit un climat, un écosystème. La ville n’est pas un décor, c’est un organisme. Les rues, les intérieurs, les lieux publics ont tous une personnalité, une mémoire, une épaisseur. On sent le cinéaste amoureux des salles, des images, des sons, et cette obsession de l’archive (au sens large : ce qui reste, ce qui enregistre, ce qui témoigne) irrigue le film jusque dans ses détails les plus discrets. Par moments, j’avais l’impression de voir un polar qui aurait été tourné par quelqu’un qui a passé sa vie à scruter comment l’Histoire s’imprime sur les murs.

Wagner Moura porte tout ça avec une intensité très particulière : pas une bravoure démonstrative, plutôt une tension contenue, un corps qui se tient droit parce qu’il n’a pas le droit de flancher. Il y a quelque chose de profondément mélancolique dans sa présence, comme si Marcelo était déjà fatigué avant même que le récit ne commence, et que cette fatigue devenait une stratégie de survie. Le film est très fort pour montrer un homme qui essaie de rester digne alors que le monde autour de lui lui répète qu’il n’a aucun contrôle. Et c’est là que L’Agent secret devient plus intéressant qu’un simple jeu de pistes : ce n’est pas tant “qui fait quoi” qui compte que ce que la peur fait à un individu, comment elle lui apprend à parler à moitié, à regarder de côté, à se méfier de la gentillesse, à se demander si la vérité est une arme ou une faiblesse.

J’ai aussi adoré l’audace de la matière, cette manière d’oser l’hybridation sans s’excuser. Mendonça Filho mélange les textures comme un DJ un peu fou : une scène peut être presque documentaire dans son sens du réel, puis le film glisse vers quelque chose de plus étrange, parfois franchement inquiétant, parfois satirique, parfois proche d’une série B assumée. La référence aux Dents de la mer n’est pas un gadget “cinéphile”, elle devient un motif, un écho, une manière de parler des prédateurs sans forcément les nommer, de rappeler qu’à certaines époques la société entière se met à fonctionner comme un océan où l’on guette l’aileron. J’ai trouvé ça brillant parce que c’est à la fois très ludique et très sombre : on sourit à une idée de cinéma, puis on se rend compte que cette idée décrit quelque chose d’absolument réel.

Visuellement, c’est superbe sans être “carte postale”. L’image est soignée, colorée, parfois presque trop nette — comme si la beauté servait à rendre la violence plus dérangeante, parce qu’elle s’infiltre dans un cadre qui devrait être rassurant. La reconstitution d’époque ne crie pas “regardez comme on a bien travaillé”, elle existe naturellement : une voiture, une affiche, une lumière, un rythme de rue, et on y est. Le carnaval, en particulier, est utilisé avec une intelligence cruelle : la fête n’annule pas la peur, elle la masque, elle la recouvre de musique et de foule, ce qui la rend plus insidieuse encore. Le film a ce talent rare de faire cohabiter l’exubérance et l’oppression sans que l’une “annule” l’autre : au contraire, elles se nourrissent.

Et puis il y a la structure. Le récit se déploie avec une ambition évidente, en prenant le temps d’ouvrir des portes, de planter des personnages secondaires qui existent vraiment (pas juste des fonctions), de faire sentir des rapports de classe, de région, de pouvoir, sans transformer ça en exposé. On sent une volonté de fresque, une envie de relier l’intime et le politique, de faire circuler la mémoire d’une génération à l’autre. Quand le film fait ça, il est passionnant : on n’est pas devant un simple “film sur la dictature”, on est devant un film sur ce que la dictature laisse comme résidus dans les gestes quotidiens, dans les familles, dans les récits qu’on se transmet, dans les silences aussi.

Là où je suis plus partagé, c’est sur la manière dont cette richesse finit parfois par peser sur le rythme. Il y a une générosité indéniable, une envie de tout embrasser, et je respecte énormément ça. Mais sur près de 2h40, certains détours m’ont semblé un peu trop amoureux d’eux-mêmes : des séquences brillantes prises isolément, mais qui, mises bout à bout, étirent la tension au lieu de la densifier. J’ai senti par moments un léger déséquilibre entre le plaisir du cinéaste à bifurquer (à ouvrir une parenthèse, à changer de registre, à faire surgir une idée) et mon besoin, en tant que spectateur, de rester accroché à une colonne vertébrale émotionnelle. Ça ne casse pas le film, loin de là, mais ça crée une sensation de “grand film imparfait” : une œuvre qui impressionne, qui marque, qui déborde, mais qui aurait gagné à resserrer certaines transitions pour que l’hypnose soit totale.

J’ai aussi trouvé que l’accumulation de motifs et de signaux (tout ce qui renvoie à la surveillance, au double fond des identités, aux histoires qu’on réécrit) frôle parfois le trop-plein. Le film est tellement intelligent qu’il n’a pas besoin de se répéter, et pourtant il arrive qu’il insiste, comme s’il ne voulait pas qu’on passe à côté. C’est paradoxal : ce qui fait sa singularité — sa densité, sa gourmandise, son côté protéiforme — est aussi ce qui peut empêcher l’émotion de s’installer complètement sur la durée. J’étais souvent admiratif, souvent captivé, parfois un peu à distance, comme si je regardais un mécanisme très travaillé au lieu de le vivre entièrement. Et c’est dommage, parce que quand L’Agent secret choisit la simplicité d’un regard, d’un silence, d’un geste de protection, il devient bouleversant sans forcer.

Malgré ça, je ressors avec beaucoup d’images en tête, et surtout avec une sensation rare : celle d’avoir vu un film qui fait confiance au cinéma. Pas seulement à l’histoire qu’il raconte, mais à ce que le cadre, le son, la durée, les références, la mémoire des lieux peuvent raconter à leur tour. Mendonça Filho a cette façon de faire exister des personnages secondaires en quelques touches, de rendre une pièce inquiétante avec une simple disposition d’objets, de faire monter un malaise par la circulation d’un bruit, d’une rumeur, d’un regard. On sent une maîtrise impressionnante, et une ambition qui dépasse le simple “bien faire”. C’est un film qui veut laisser une trace, qui veut dialoguer avec l’Histoire et avec le cinéma, et qui y arrive souvent.

Au final, je le conseillerais sans hésiter à ceux qui aiment les thrillers qui ont du fond, les films qui osent la digression, les récits politiques qui ne se contentent pas d’illustrer une époque mais qui la font sentir dans la peau. Il m’a manqué ce petit degré de resserrement, cette fluidité absolue qui aurait transformé l’admiration en évidence. Mais même avec ses aspérités, L’Agent secret reste une expérience dense, parfois vertigineuse, et sacrément stimulante : le genre de film qu’on a envie de digérer, d’en reparler, et dont certaines scènes continuent de tourner dans la tête comme un projecteur qui refuse de s’éteindre.
Dslim
Dslim

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2026
Un vrai cinéaste et une belle photo en couleurs pastels.
Plongée surréaliste dans le Brésil des années 70, ce film de l'année 2025 est à ne pas rater
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