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pat4poufzouz
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3,0
Publiée le 13 janvier 2026
J'ai adoré passer du temps dans le Bresil des années 70, et ce film manie l'absurde a merveille. Mais je suis restée un peu en-dehors, pas transcendée du tout par l'intrigue ou la réalisation.
Malgré un sujet lourd (dictature, corruption, criminalité) le réalisateur réussit à faire un film sympathique et agréable, avec un petit brin de magie. Je regrette juste le dernier quart d'heure, dont l'atmosphère trop réaliste et moderne casse l'enchantement.
J’avais peur de regarder ce film après les commentaires que j’avais lus ici. Mais il est vraiment génial, je l’ai adoré ! Il mérite amplement tous les prix qu’il est en train de remporter.
Je n’ai pas décroché une seule seconde. Cela dit, il est vrai que les spectateurs habitués au cinéma plus classique risquent de ne pas apprécier la forme très originale de sa réalisation. Le film raconte l’histoire de Marcelo/Armando, qui cherche à se mettre en sécurité après avoir provoqué un riche homme blanc du sud du Brésil, représentant d’une grande industrie publique de l’énergie. Le récit est divisé en trois parties et se déroule à trois époques : le présent (2025) et le passé (1977), avec des flashbacks plus récents par rapport à 1977, qui permettent de comprendre pourquoi le personnage principal est en danger.
Il y a effectivement beaucoup de personnages secondaires, mais cela n’est absolument pas dérangeant : ils sont tous captivants et essentiels à la dimension émotionnelle du film. On n’a pas besoin de connaître leur histoire en détail ; on les découvre comme le personnage principal les a découverts lui-même. Il ne s’agit pas d’histoires secondaires à proprement parler.
Le film regorge également de références à des faits divers brésiliens, comme spoiler: l’histoire de la « jambe poilue », utilisée pour combler le vide laissé par la censure militaire dans un journal de Recife, ou encore le cas récent de cette femme riche qui a placé l’enfant de son employée de maison dans un ascenseur parce qu’il pleurait pour sa mère, partie acheter quelque chose, et qui en est mort. J’ai même repéré une référence à Bolsonaro et à son fils.
On y trouve aussi de nombreux hommages à de grands films des années 1975-1976, tels que Les Dents de la mer, La Malédiction ou King Kong. Il faut souligner que Recife est la ville du Brésil où l’on recense le plus d’attaques de requins (peut-être la seule), et le film fait clairement écho à cet imaginaire : c’est la ville des requins. Au-delà du contexte de la dictature militaire (qui constitue le minimum à connaître sur le Brésil de l’époque, sans être indispensable à la compréhension du film), l’œuvre évoque aussi la corruption, la violence et les préjugés des Brésiliens du Sud (souvent blancs, riches et descendants d’Européens) envers ceux du Nord, des préjugés encore très présents aujourd’hui.
Enfin, ce n’est pas un film réservé aux Brésiliens : il permet aussi bien aux étrangers qu’aux Brésiliens (notamment du Sud) de mieux connaître le pays, et à ceux qui le connaissent déjà de s’en souvenir. C’est un film remarquable, qui mêle comédie, drame, action et thriller, et qu’il faut absolument voir.
Une sensation de gâchis, la première scène est exceptionnelle et peut nous permettre d'envisager un film d'une qualité certaine. Cependant, a vouloir nous montrer que le réalisateur est capable de changer de style d'oeuvres toutes les 25 minutes on s'y perd. Toute l'oeuvre essaye de nous monter en pression pour l'acte finale qui ne dure finalement que 20 min avec une énorme sensation de gâchée.... Obligé de faire du gore à la fin pour nous capter.
Dans un Bresil en déliquescence de debauche et de corruption l'histoire universelle de la soumission des hommes par les hommes se répète. La menace plane. Infatigable. Jusqu'à la mort infailliblement. Une bonne piqûre de rappel. Le film est tout de même un peu long
un grand film tant par sa forme que par le fond. Une mise en scène exeprionnelle, par son découpage, ses mouvements de caméra élégants et précis. Un Brésil provincial qu’on connait peu. Une dictature qu’on connaît de plus en plus. Des zcteurs remarquables. Un scénario émouvanr jusqu’au bout avec des plages d’humour complettement déjantée qui illuminent ce drame.
Un grand film à tous les sens du terme… par son humanité sur les personnages avec un grand Walter Moura, j’aime cet acteur, par son thème, la dictature brésilienne des années 70s et par son scénario centré sur la narration et la mémoire.. à voir absolument
J'avais vu Bacurau à sa sortie et avais trouvé ce film formidable. L'agent secret ne dément pas le talent du réalisateur. D'aucun l'ont mal noté, prétextant une incompréhension due aux changements de l'histoire; je trouve pourtant que tout est très clair et qu'on ne voit pas le temps passer. J'ai eu l'impression que le film durait 1h30 alors qu'il dure presque le double.
Trop long ! Avec tout ça on aurait surement pu faire un bon film de 90min. Les deux premiers tiers manquent de rythme, même s'il s'agit de restituer l'ambiance de ces années là au Brésil. Des personnages sympathiques, des situations intéressantes mais pourquoi le changement de style et de rythme et le délire de la "jambe poilue" à la fin ?
L’image est magnifique, la reconstitution d’époque brillante, les acteurs formidables mais l’hybridité revendiquée du projet rend peu lisible le message politique sous jacent. Dommage.
Assez déçu par la vision du film par rapport aux critiques dithyrambiques lues ça et là. Le film est confus mais surtout que veut nous dire le réalisateur ?
Ce film ne dit rien (nommément) d'une époque qu'il filme pourtant pendant 2h45. Exception faite des Coccinelles de Volkswagen, de la langue portugaise (très mal sous-titrée soit dit au passage) et du film Les Dents de la Mer de 1975 (qui est presque un personnage secondaire), Ces exceptions ne précisant rien (nommément) de la situation du pays en 1977.
En ce temps-là, l'Amérique du Sud avait entièrement basculé dans la dictature militaire, avec la bénédiction des USA et l'Opération Condor. Mais le film est le contraire d'un cours d'histoire. On n'en parle pas du tout. Du début à la fin, c'est indirectement qu'on le voit et qu'on l'entend, par les scènes parfois abracadabrantes, et ceci dès l'introduction de façon magistrale (ne pas louper le début inénarrable du film) : personnages patibulaires et multiformes ; corruption à tous les étages ; assassinats ordinaires ; compensations ordinaires dans le candomblé ; compensations dans le sexe débridé.
Le film est un amoncellement d'images qui en disent long, sans besoin d'en dire plus. Ces images, du début à la fin, sont effarantes, écœurantes, mais délicatement mises en scène dans leur normalité, de l'époque et du lieu... C'est tout l'art de l'œuvre. Des gens du cru (qui représentent l'espoir) sont étouffés partout par des personnages qui suintent la corruption des âmes et l'abrutissement. Les médias ne sont pas en reste (ils abrutissent le peuple avec des histoires invraisemblables - que le film s'amuse à recréer dans leur vraisemblance).
Cette mise en scène en fait-elle un film original pour autant ? Non. La chose vraiment originale est le générique de fin, où chaque acteur est nommé en même temps qu'on montre une scène où on l'a vu jouer. C'est vraiment remarquable.
Côté immersion du spectateur dans le film, émotions, mais aussi entrain, suspense, histoire proprement dite, on commence à comprendre l'enjeu plus d'une heure après le début. Après, on se lasse tout simplement, tellement l'histoire est réduite, et la progression confuse. Le recours à des flashforwards pour tenter de ranimer l'intérêt n'y change absolument rien (au contraire, ils sont presque néfastes, même s'ils nous renseignent finalement sur la fin de l'histoire qu'on regardait).
Belle idée d'avoir choisi la forme d'un thriller pour ce film éminemment politique. Ce n'est pas la dictature qui est abordée de face, mais l'emprise à laquelle elle soumet la vie de tous qui fait l'objet du film. "L'agent secret" n'observe pas ce terrifiant régime et ses mécanismes. Il se contente de suivre des gens dans leur vie quotidienne, notamment le personnage d'Armando/Marcelo dont l'interprète a été justement récompensé à Cannes. Du coup, on ne comprend pas tout d'emblée. On sent bien qu'il y a des événements bizarres, mais c'est la vie. Ce n'est que peu à peu que le contexte apparaît et éclaire le comportement et les destins des uns et des autres. La réalisation originale, tant dans le scénario que dans le montage, donne un rythme et un souffle intenses à ces gens que l'on suit avec une grande d'empathie.