Très bon film sur un Brésilien dans les années 1970 qui est poursuivi par des bandits. Un réel suspense tient en haleine le spectateur pendant tout le film. L'intrigue s'étend sur plusieurs générations et la construction du film est intéressante avec de très bons plans et une bonne musique. Très bonne interprétation de Wagner Moura.
J’ai beaucoup aimé ce film, qui est à la fois plaisant esthétiquement, servi par des comédiens de haut niveau et très intéressant.
L’agent secret offre en effet une plongée passionnante au sein du Brésil de la fin des années 70 et permet ainsi d’explorer tant ce pays singulier, ses rapports de classe et son métissage, que les tourments, universels, d’une dictature.
La durée ne m’a aucunement ennuyé mais a au contraire permis à l’intrigue, très prenante, de pleinement se développer.
Certains personnages sont attachants tandis que d’autres sont profondément détestables, sans pour autant sonner faux.
Ce film rappelle combien les périodes sombres sont de nature à révéler le pire comme le meilleur de l’homme : à l’abjection d’un régime répond l’engagement, admirable, d’une minorité.
Ce film allie ainsi une réelle qualité cinématographique et un profond intérêt historique. Et résonne douloureusement, à l’heure où l’autoritarisme réactionnaire se réinstalle dans différents pays d’Amérique du Sud…
Au delà de ses qualités évidentes de mise en scène, d'interprétation ou de reconstitution de l'époque, ce qui pèche vraiment dans ce film c'est son timing. On a vraiment tous le tenants et les aboutissants uniquement dans le dernier tiers du film. Du coup les enjeux, la tension et l'identification sont remisées au second plan par rapport à la description faite du Brésil de la fin des années 70. Une phase d'exposition (beaucoup) moins étalée aurait permit de vivre plus intensément cette traque d'un homme dont on comprend tout à la fin qu'il est incapable de se défendre. Dommage, mais j'ai passé un bon moment quand même.
La scène d’ouverture est mémorable, d’abord par la qualité de la mise en scène, mais aussi par la spécificité de la situation. Elle immerge le spectateur dans le contexte, celui d’un état policier où la violence et la corruption relèvent du fonctionnement quotidien (le Brésil en 1977). Sa puissance tient à l’ambiance, ce qui sera la force principale du film, qui développe pour ce faire des interrogations et mystères variés dont on ne sait s’ils sont convergents ou divergents. Car le film est « dispersé », au sens où il ne suit ni la logique d’un discours construit sur un thème donné ni, encore moins, d’une narration au sens traditionnel du terme, tout en mêlant nombreuses correspondances et quelques fausses pistes. De plus il revêt des formes de genres cinématographiques différents : comédie, romance, thriller, et même série B horrifique. Sur ce dernier aspect, surprenant, il est bon de savoir sa justification historique : la Jambe Poilue (l’une des correspondances précitées, ici avec plusieurs éléments du film) est une légende urbaine emblématique de la ville de Recife, qui a été ensuite utilisée en métaphore de la police dans sa répression des marginaux, entre autres et en particulier des homosexuels ; ce qui participe à l’immersion dans une culture locale, à laquelle le cinéaste est profondément attaché. Le miracle du film, c’est que, malgré cette « dispersion », il reste constamment passionnant, chaque scène l’étant, tant en soi-même que par les questions que l’on se pose sur ses relations avec les autres. Cerises sur le (délicieux) gâteau : tous les nombreux personnages ont quelque chose d’extraordinaire (bravo au casting pour les « gueules » trouvées) ; l’hommage au cinéma de fiction populaire est aussi sincère que mesuré ; et la seule scène « d’action » vaut cent fois plus que celles des films « spécialisés » en la matière. Si l’on rajoute que l’œuvre, conçue lors du pouvoir de conception totalitaire de Bolsonaro, peut être d’une certaine utilité, il ne fait pas de doute que Kleber Mendonça Filho (dont j’avais déjà énormément apprécié « Aquarius » et « Bacurau ») est l’un des grands cinéastes contemporains.
Je n’ai pas du tout accroché et fait rare dans ma longue vie de cinéfile, je suis parti au bout d’1h. J’ai peut-être raté quelque chose qui se développe dans la durée mais ces 60 minutes plutôt fades, sans rythme, sans véritable direction, rendent assez incompréhensible les critiques et la note de 4,6 que je vois de la parts des critiques professionnels. Désolé.
D’accord le sujet est intéressant mais par contre c’est ultra long et la première partie est très plate presque inutile, le rythme vient seulement à partir de la deuxième et troisième partie, c’est très dommage. Puis encore une fois on nous fait des films sur des sujets interessants où l’on veut nous en dire mais pas assez…
Quelle claque ! Le plus beau film de mise en scène vu cette année et de loin. Tout est au cordeau, tout est tendu et plaisant, tout est récit, tout est mise en scène, et la construction dramatique et des personnages est d'une précision à faire palier un lion. Vive le Brésil et son cinéma !
Je recommande vivement de passer votre chemin 2h40 pour un scénario de 1h30 grand maximum. Beaucoup de scènes dont on peut se passer et qui n'apporte rien au film. La demi-étoile est pour l'acteur principal qui n'a même pas été à son meilleur niveau. Une fois de plus on peut s'interroger sur les c'est toi du festival de Cannes.
Submergé par le flot de bonnes critiques, je découvre avec stupeur les premières minutes du film : étonnant et inquiétant… sentiment confirmé au bout d’une quarantaine de minutes où perdu dans un scénario alambiqué je me prends à bailler pris d’une soudaine envie de me lever et de partir … finalement pour rester respectueux de cette œuvre originale , bien castée et bien réalisée, je suis resté jusqu au bout et j ai bien fait car le final m’a quelque peu réconcilié. Je sors de ce film avec un goût amer !
Il faut TOUJOURS se méfier des critiques dytirambiques de la presse parisienne ( qui a placé ce film dans le summum de l'art ). Et effectivement le film met un temps fou à démarrer et ensuite l'action se déroule lentement, très lentement...Je me suis endormi plusieurs fois ! L'essentiel du film est dans la bande annonce...
A l'actif du film, une restitution assez saisissante du Brésil d'avant les BRICS, et deux, trois bonnes scènes. Sinon, ça sent l'attape-critique néo-cinéphilique de base: récit interminable pour pas grand chose, "méchants" grossièrement antipathiques, dialogues assez lourdement explicatifs pour pallier la faiblesse de l'image, des à-côtés ineptes (la jambe coupée), plus une fixette sur "Les Dents de la Mer" qui donne furieusement envie de revoir le film de Spielberg au lieu de ce pensum prétentieux (2h40, c'est prétentieux). Wagner Moura, monolithique, prix d'interprétation à Cannes (incompréhensible).
J'ai trouvé ce film un peu long et surtout très confus dans l'ensemble. la fin en forme de thriller sauve le film. plusieurs scènes paraissent incompréhensible car il n'y a pas vraiment de lien avec l'histoire centrale.