L'Agent secret
Note moyenne
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429 critiques spectateurs

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Arthur Bradol
Arthur Bradol

1 abonné 148 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2026
Ahh le cinéma, quel plaisir de découvrir de tels films sur grand écran dans ce silence prenant mais éloquent, ce calme si rare de nos jours mais si important. Cette ambiance sud américaine est si puissante et si explosive, la BO de cette oeuvre est unique et rafraichissante, c'est incroyable. J'ai sincèrement adoré chaque musique de ce film, accompagné de ces paysages colorés, de ce soleil et cette vie si passionnelle, un mixte incroyable qui nous permet d'apprécier la lenteur du film, une lenteur qui devient contemplative, on a hâte de découvrir la prochaine scène, la prochaine partition.

Néanmoins, ce film aborde un sujet extrêmement délicat et assez peu connu, en tout cas de moi. Un sujet qui évoque répression, privation, arrestation, exécution et terreur. On parle de la dictature des années 60-80 au Brésil, un régime basé sur l'autorité, sur la violence et qui bénéficiait du soutien de ce magnifique gouvernement américain qui répand paix et liberté sur la planète...

J'ai particulièrement adoré la prestation de Wagner Moura. Je l'avais découvert dans Narcos qui est l'une de mes séries préférés et qui m'avait marqué de part sa richesse et son réalisme. Encore ici, l'acteur nous livre une prestation humaine et sensible, il n'hésite pas à dévoiler ses peurs, ses craintes, tout en se battant et en résistant férocement. L'ambiance secrète et le calme du film m'ont notamment impacté. J'aime ce groupe de personnes qui risque leur vie pour une cause plus grande, un devoir collectif qui dépasse leur personne. J'apprécie voir évoluer de tels personnes, de me représenter leur courage, leur dévotion mais surtout leur passion et leur bienveillance. Le contraste entre les "révolutionnaires" et les forces de polices est saisissant, les seconds représentant tout ce qu'il y a de plus néfaste dans nos société, cette haine permanente, se mépris constant et ces préjugés chroniques.

Bref, une oeuvre longue mais singulière, qui nous plonge dans un duel entre soleil, joie, bonheur et drame et deuil. Vraiment ce qui ressort c'est cette capacité à juste apprécier l'oeuvre, on se laisse porter par cette intrigue magnifiquement illustrée, bravo !
Florian Taillibert
Florian Taillibert

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2026
Un film qui nous plonge dans le Brésil des années 70. Une belle histoire et des personnages marquants !
gimliamideselfes

3 467 abonnés 4 022 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2026
Cela fait longtemps que j'entends parler du cinéma de Kleber Mendonça Filho (Bacurau, Aquarius) et je n'avais jusque là encore jamais franchi le pas. Je suis très content de l'avoir fait avec l'Agent secret, thriller anti spectaculaire, qui se permet de longues errances absolument inutiles à l'intrigue dans le Recife des années 70. Et quel plaisir !
On suit donc un mec, dont on ne sait pas grand chose, retrouver son fils, faire des recherches sur sa mère et se faire pourchasser (de loin) par des mecs qui veulent sa peau le tout dans une ambiance mi-carnavalesque festive, mi-angoissante. Le ton du film est assez unique, les séquences de thriller s'enchaînent avec des séquences de vie quotidienne, ce qui permet de rendre le tout tangible et de sentir la menace de la corruption dans le Brésil des années 70 dans la vie de tous les jours.
Le procédé est excellent. On voit la présence de la police et l'absurdité de son fonctionnement dès la séquence d'ouverture où les flics sont plus pressés de racketter quelqu'un que s'occuper d'un cadavre qui pourrit sur la route.

En plus le film se permet même un petit intermède totalement délirant et bien dégueu, qui sort un peu de nulle part... Que demande le peuple ?

Et si le réalisateur finit par offrir au spectateur ce qu'il est venu voir en allant voir un film qui s’appelle l'Agent secret, à savoir une fusillade et une course-poursuite, on notera qu'elle ne concerne que des personnages secondaires dont on se fout un peu... Ce qui est osé pour un climax de film. Le destin du personnage principal quant à lui est scellé hors champ, sans même que ça soit raconté, alors qu'on a passé presque 2h30 à raconter plein de non événements de sa vie. Tout ça confère au film une certaine radicalité dans sa narration, où on sent le côté thriller, mais plus par son ambiance que par une intrigue tarabiscotée.

C'est donc un film surprenant, qui va là où on ne l'attend pas et d'une manière avec laquelle on ne l'attend pas, ce qui est toujours intrigant et propose donc quelque chose d'assez inédit et passionnant.
Cadreum
Cadreum

91 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2026
Qui est le film ?
Après la frontalité rageuse d’Aquarius et la fureur allégorique de Bacurau, Kleber Mendonça Filho déplace son champ d’impact. Il ne s’agit pas d’un film d’espionnage au sens balisé du terme mais plutôt, peut-on dire, de la radiographie d’un étouffement : celui d’une dictature militaire brésilienne envisagée comme une force continue qui trouble les gestes, brouille les mots, dérègle les liens. L’intrigue se dissout volontairement dans cette opacité. Marcelo avance, conscient que chercher à comprendre trop nettement revient déjà à se mettre en danger.

Par quels moyens ?
L’Agent secret est un labyrinthe, un dédale construit à partir de deux mots seulement, agent, secret, comme si toute l’architecture du film tenait dans leur frottement. Nous sommes en fin de dictature, dans un entre-deux où le régime vacille sans disparaître, où la question n’est déjà plus seulement comment survivre, mais que léguer ensuite. C’est un véritable film d’espionnage déplacé vers l’infra-ordinaire, centré sur un homme qui prétend être ce qu’il n’est pas, et dont la survie se joue dans l'économie de mouvements.

Le spectateur est placé dans une position strictement analogue à celle des personnages. Toujours en léger retard. Toujours avec une information manquante. Le film ne se perd jamais mais il refuse obstinément de baliser son chemin. On avance à tâtons, attentif, méfiant, dans une dérive contrôlée qui transforme chaque détail en menace potentielle. Cette sensation est redoublée par une construction éclatée, faite de ruptures de temporalités, de fragments, d’une constellation de personnages qui densifie le monde mais en complique l’accès. Le film aurait sans doute gagné en lisibilité à resserrer certains fils, mais cette opacité participe aussi de son geste. Comprendre trop vite serait déjà une erreur.

La dictature, ici, n’est jamais iconographiée. Aucun grand discours, aucune scène-symbole. La violence est banalisée, intégrée au quotidien, aux procédures, aux métiers. Elle circule comme une norme et c’est ce qui la rend si terrifiante. Le langage devient alors un champ miné. Les dialogues avancent par détours, par sous-entendus, par phrases inachevées que les regards complètent. Parler clairement est un luxe dangereux. Même la violence, quand elle surgit, est traitée comme un travail. Les tueurs sont des professionnels. Le meurtre devient une activité parmi d’autres.

C’est là que le film bascule vers quelque chose de plus trouble encore, en convoquant le rêve, la musique, l’allégorie. Le segment de la jambe poilue est emblématique de cette logique. Sur le moment, l’image semble absurde. Puis, après coup et recherche, le réel rattrape la fiction. La « jambe poilue » était le surnom donné aux policiers responsables de bavures, notamment contre des personnes de la communauté LGBTQIA+. Ce que le film esquisse, l’Histoire le confirme. Et c’est précisément là que L’Agent secret déploie toute sa force. C’est un film qui gagne à être poursuivi après le visionnage. À être creusé, documenté, réinvesti. Des moments qui semblaient opaques deviennent soudain vertigineux.

Quelle lecture en tirer ?
En somme, Mendonça Filho signe ainsi un film où chaque scène ajoute une couche de fatigue, de lucidité, de malaise diffus qui finit par imprégner tout le film. Sur ce que prétendre être quelqu’un d’autre fait aux corps, au temps, aux liens. Un film exigeant, parfois trop dense pour son propre confort mais profondément habité par une question qui ne cesse de résonner. Quand tout s’effondre, quand le secret a tout contaminé, que reste-t-il à transmettre.
Mr. Historia
Mr. Historia

11 abonnés 20 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2026
Immersion totale dans le Brésil des années 1970. Le film prend son temps, ce qui est à la fois un point fort et un peu déroutant : j’ai suivi Wagner Moura avec fascination, son personnage et son passé inattendu m’ont vraiment captivé. La photographie est superbe, la musique efficace, et l’atmosphère historique est saisissante, surtout la manière dont les scientifiques sont traqués sous la dictature. Certains passages m’ont laissé perplexe, et j’ai l’impression de ne pas avoir tout compris, mais ça fait partie de l’expérience — un film dense qui pousse à réfléchir sur le contrôle, la peur et la loyauté sous un régime oppressif.
Ricco92
Ricco92

297 abonnés 2 356 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 février 2026
Si certains films mériteraient d’être plus longs, d’autres mériteraient d’être plus courts. L’Agent secret de Kleber Mendonça Filho fait partie de cette seconde catégorie. En effet, le film bénéficie d’excellents acteurs et de séquences intéressantes (la première est très intrigante et possède une ambiance originale). Hélas, le cinéaste brésilien présente trop de personnages secondaires et offre une narration pas toujours très claire (on peut être un peu perdu dans la temporalité du récit spoiler: et la scène de rêve où la jambe prend vie possède un aspect grotesque qui casse l’atmosphère du long-métrage
) pouvant amener le spectateur à facilement décrocher de l’intrigue et ne pas comprendre le réel sens de l’histoire avant une bonne moitié de film. Cela est clairement dommage car la dernière partie est véritablement prenante et aurait pu l’être encore d’avantage si le réalisateur avait choisi de rendre l’ensemble plus court en le dégraissant de sous-intrigues nous perdant.
Massyl S
Massyl S

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2026
On dit que le chemin est plus important que la destination, mais je trouve qu'il y a des limites. Le film nous immerge très bien dans les années 70 brésiliennes lors de la dictature militaire. Wagner Moura est un super acteur, les interactions avec le reste du cast sont très bien amenées, on ne s'ennuie pas même si il ne se passe rien "concrétement". Malheureusement, les dernières 30 minutes n'aboutissent à rien malgrè la monté en puissance. L'impression de pétard mouillée sur la fin me laisse très amer.
Le film va malheureusement souffir de la comparaison avec Ainda Estou Aqui (Je suis toujours là), qui fait tout, mieux. Alors que L'agent Secret avait l'avantage du scénario original pour s'offrir plus de libérté.
saxoman
saxoman

18 abonnés 181 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 février 2026
Encouragé par les bonnes critiques pour ce film, je m'y suis pourtant ennuyé. Il est où le scénario ? Et on n'y comprend pas grand chose... Scène du requin à la morgue absolument répugnante... Deux étoiles pour la très bonne reconstitution des années 70 et pour la chouette bande son (surtout le générique). J'en veux à mon hebdomadaire préféré d'avoir saboté mon samedi sour !
Tam
Tam

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 juin 2026
C’est un film qui doit être regarder avec le besoin de connaître le Brésil. Beaucoup de gens dormaient dans la salle, 1 personne s’est levé pas d’action, trop lent et pas de réponses au personnage principal. Le vrai héros du film c’est le Brésil 1977
Par contre l'image l'acting l'ambiance on est transporté. J'espère qu'il y a un director's cut
David
David

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 février 2026
Pourquoi encenser ce navet sans queue ni tête et
Ni jambe 樂樂樂?
Il ne suffit pas de caster de bons acteurs dans les bas fond du Brésil pour réaliser un bon thrilleur
Nous avons lutté pour ne pas s’endormir en moins d’une heure car le rythme est trop lent et ça n’accélère jamais
Vous êtes loin des frères Cohen et de leurs personnages
Retourner à vos ecriture
bobycop
bobycop

2 abonnés 34 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2026
Un film intéressant sur le Brésil des années 80 qui montre bien la violence et la corruption de cette période. De très bons acteurs. je recommande.
Math719
Math719

234 abonnés 932 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2026
Une aventure plongée dans le Brésil de 1977 : le film, palpitant, suit le destin d’un agent secret entraîné malgré lui dans une intrigue aussi étrange qu’improbable. Malgré quelques longueurs, la mise en scène est soignée et l’on prend un réel plaisir à s’immerger dans l’atmosphère de ces années-là, au cœur du Brésil.
Pascal C.
Pascal C.

3 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2026
J'ai beaucoup aimé ce film qui nous replonge dans les années 70, la violence et la joie de vivre du Brésil à cette époque. Un bain d'ambiance, dans une tension permanente. Excellente bande son qui nous porte du début à la fin. Scènes parfois extrêmement violentes mais à la brésilienne... Remarquable !
jean loup zamboni
jean loup zamboni

24 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2026
Un exploit d'acteur : on comprend la palme décernée à Cannes. Un mélange des genres absolument réjouissant. Le genre de film qui ne fait pas regretter le prix du billet. L'assurance d'un grand moment de cinéma.
pasmaldutout
pasmaldutout

58 abonnés 148 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 avril 2026
L’Agent secret est un thriller politique brésilien ample et ambitieux, très admiré par la critique, que j’ai pour ma part trouvé intéressant mais assez frustrant et trop pesant sur la durée.

La presse salue surtout la mise en scène de Kleber Mendonça Filho, récompensée à Cannes, et sa façon d’installer une atmosphère d’oppression spoiler: dès la première séquence de contrôle de police.


Beaucoup soulignent un film « total », foisonnant, qui mêle polar, film d’espionnage, fresque politique et réflexion sur la mémoire du Brésil des années 70.

Ce que j’ai aimé : la reconstitution très détaillée de Recife sous la dictature, avec un travail remarquable sur les décors, les couleurs et le son, qui plonge le spectateur dans un climat paranoïaque permanent. Le jeu de Wagner Moura est intense et habité.

Le film impressionne par sa mise en scène, avec des scènes de tension très maîtrisées où la menace semble surgir de détails anodins.

Visuellement, c’est un film très travaillé : palette jaune, ocre, verte, lumière écrasante, ville labyrinthique, tout contribue à créer un climat poisseux et inquiétant.

L’ensemble aborde beaucoup de thèmes spoiler: (corruption policière, violence d’État, transmission entre générations, résistances discrètes)
sans être didactique, en laissant souvent les choses à demi dites.

Même si j’ai reconnu la richesse du projet, j’ai moyennement aimé le film, surtout à cause de sa durée et de son rythme volontairement étiré (près de 2h40).

La lenteur, l’atmosphère, m’a souvent donné l’impression d’un récit qui s’enlise et perd son élan.

La structure en puzzle, avec ses détours et digressions, m’a paru plus brillante en théorie qu’émouvante dans les faits : j’ai eu du mal à rester pleinement impliqué dans le destin du personnage principal.

À force de multiplier les pistes et les figures secondaires peu définies, le film m’a semblé parfois se regarder fonctionner, au détriment de la tension policière annoncée.

Je garde l’image d’une œuvre ambitieuse, visuellement forte et politiquement affûtée, mais dont la densité et la nonchalance narrative m’ont laissé à distance.

En sortant de la salle, j’étais partagé : admiratif devant la maîtrise formelle et le jeu des acteurs, mais avec le sentiment d’avoir traversé quelque chose de brillant… sans y avoir pris autant de plaisir que je l’aurais voulu.
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