Note moyenne
3,8
4000 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
49 critiques
4
120 critiques
3
116 critiques
2
75 critiques
1
50 critiques
0
19 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Kafka à Recife
C’est au brésilien Kleber Mendonça Filho qu’on doit déjà deux films magnifiques, Les bruits de Recife et Aquarius ainsi que l’étrange Bacurau, sur lequel j’ai beaucoup plus de réserves. Avec ces nouvelles 161 minutes, il frappe un très grand coup couronné par les Prix de la Mise en scène et de l’interprétation masculine à Cannes cette année. Brésil, 1977. Marcelo, un homme d’une quarantaine d’années fuyant un passé trouble, arrive dans la ville de Recife où le carnaval bat son plein. Il vient retrouver son jeune fils et espère y construire une nouvelle vie. C’est sans compter sur les menaces de mort qui rôdent et planent au-dessus de sa tête… Un grand film à tous points de vue, même si je regrette sa longueur excessive et une certaine confusion dans le récit. Mais ne boudons pas notre plaisir…
Ce n’est sûrement pas un hasard si 2025 a commencé au Brésil avec un superbe film de Walter Salles, Je suis toujours là et ce termine avec cet autre grand film. Autre « coïncidence », les deux drames, aux formes très différentes, nous parle de la dictature au Brésil dans les années 70. Deux films qui sonnent comme une alarme urgente pour que ça ne recommence pas… Hélas, l’Argentine et le Chili d’aujourd’hui sont de nouveau aux mains d’autocrates sans foi ni loi, sinon celle du plus fort. Ne vous attendez pas, malgré le titre, à un film d’action, loin de là. Sa lenteur narrative permet d’amonceler, par petites touches, dans les interstices de sa mince intrigue policière, une suite de détours narratifs, de détails, de dialogues périphériques qui finissent par constituer, souvent brillamment, une ambiance, une atmosphère où le danger est d’autant plus angoissant qu’il reste relativement nébuleux. S’opposent ainsi deux types de personnages très – trop ? -, caractérisés : les résistants et esprits libres vs les riches industriels réactionnaires, militaires tueurs à gages et sous-prolétaires patibulaires… Ah oui ! Car, comble du manichéisme, les bons sont beaux et les méchants, moches. Ce sont touts ces petits détails qui m’ont un peu gâché le plaisir de découvrir ce qui reste, quoi qu’il arrive, un très grand film.
Wagner Moura, qui assume plusieurs rôles, est évidemment remarquable. De là à en faire un Prix d’interprétation ? Il est entouré par une pléiade d’acteurs et d’actrices comme Gabriel Leone, Maria Fernanda Cândido. Alice Carvalho, Thomas Aquino, Udo Kier… tous impeccables. Voilà donc une fresque politique et mélancolique, volontairement désordonnée et qui malgré son aspect hypnotique aurait sans doute gagné à plus de clarté et de simplicité dans le scénario. Aussi intranquille que magistral, ce film a pour moi, comme principal intérêt son personnage principal qui incarne le devoir de mémoire des années de corruption au Brésil. Rien que ça, ça me rend ce long moment aimable et utile.
C’est au brésilien Kleber Mendonça Filho qu’on doit déjà deux films magnifiques, Les bruits de Recife et Aquarius ainsi que l’étrange Bacurau, sur lequel j’ai beaucoup plus de réserves. Avec ces nouvelles 161 minutes, il frappe un très grand coup couronné par les Prix de la Mise en scène et de l’interprétation masculine à Cannes cette année. Brésil, 1977. Marcelo, un homme d’une quarantaine d’années fuyant un passé trouble, arrive dans la ville de Recife où le carnaval bat son plein. Il vient retrouver son jeune fils et espère y construire une nouvelle vie. C’est sans compter sur les menaces de mort qui rôdent et planent au-dessus de sa tête… Un grand film à tous points de vue, même si je regrette sa longueur excessive et une certaine confusion dans le récit. Mais ne boudons pas notre plaisir…
Ce n’est sûrement pas un hasard si 2025 a commencé au Brésil avec un superbe film de Walter Salles, Je suis toujours là et ce termine avec cet autre grand film. Autre « coïncidence », les deux drames, aux formes très différentes, nous parle de la dictature au Brésil dans les années 70. Deux films qui sonnent comme une alarme urgente pour que ça ne recommence pas… Hélas, l’Argentine et le Chili d’aujourd’hui sont de nouveau aux mains d’autocrates sans foi ni loi, sinon celle du plus fort. Ne vous attendez pas, malgré le titre, à un film d’action, loin de là. Sa lenteur narrative permet d’amonceler, par petites touches, dans les interstices de sa mince intrigue policière, une suite de détours narratifs, de détails, de dialogues périphériques qui finissent par constituer, souvent brillamment, une ambiance, une atmosphère où le danger est d’autant plus angoissant qu’il reste relativement nébuleux. S’opposent ainsi deux types de personnages très – trop ? -, caractérisés : les résistants et esprits libres vs les riches industriels réactionnaires, militaires tueurs à gages et sous-prolétaires patibulaires… Ah oui ! Car, comble du manichéisme, les bons sont beaux et les méchants, moches. Ce sont touts ces petits détails qui m’ont un peu gâché le plaisir de découvrir ce qui reste, quoi qu’il arrive, un très grand film.
Wagner Moura, qui assume plusieurs rôles, est évidemment remarquable. De là à en faire un Prix d’interprétation ? Il est entouré par une pléiade d’acteurs et d’actrices comme Gabriel Leone, Maria Fernanda Cândido. Alice Carvalho, Thomas Aquino, Udo Kier… tous impeccables. Voilà donc une fresque politique et mélancolique, volontairement désordonnée et qui malgré son aspect hypnotique aurait sans doute gagné à plus de clarté et de simplicité dans le scénario. Aussi intranquille que magistral, ce film a pour moi, comme principal intérêt son personnage principal qui incarne le devoir de mémoire des années de corruption au Brésil. Rien que ça, ça me rend ce long moment aimable et utile.
L'agent secret tient toute sa force dans la créativité de sa mise en scène, inspirée et vibrante tout au long des 2h40 du film et qui passent assez vite. Le choix judicieux d'une lumière qui donne au film une tension supplémentaire, la chaleur, la sueur qu'on devine avec ces bedaines qui sortent d'un tee shirt trop étroit mais aussi la vision crépusculaire de la nuit mystérieuse et érotique. Le choix des morceaux musicaux soit sud américain, soit des tubes de l'époque est très judicieux. Les plans sont bien découpés. On ne peut oublier que le film, dont l'action se situe en 1977, évoque le régime autoritaire de l'époque. Kleber Mendonça Filho donne à voir un film qui aborde de multiples genres : le politique, le thriller, la comédie noire, l'horreur, le suspens ... qui évoquent parfois Brian De Palma sans oublier les bizarres références aux Dents de la mer. Le cinéaste aime le cinéma à qui tout ce long métrage rend hommage. L'agent secret a en son sein de nombreuses sources d'inquiétudes lors de scènes qui rendent assez malaisé le spectateur : un chat malformé, une jambe solitaire, un déguisement de carnaval ... très imaginatifs, sans oublier de nombreuses références à des éléments absurdes. Non seulement les acteurs et actrices sont très bons et habités mais ils gardent tous et toutes une certaine ambivalence du début à la fin. Si le film souffre souvent d'un scénario qui s'égare dans des situations un peu inutilement développées, les fluides qualités de mise en scène sont les plus évidentes. La dernière demi heure est un chef d'oeuvre de maîtrise, de tension et à la fin vectrice d'une belle émotion. Un film intense et riche qui reste en mémoire.
Un jeu d’acteurr fabuleux, une atmosphère bien rendue de la dictature des années 70 au Brésil en plein carnaval, on y est! Des scènes bien trashs presque drôles.
Mais c’est trop long, on est perdu dans l’histoire, on ne comprend pas le pourquoi, le comment. À se demander s’il faut vraiment se poser des questions ou plutôt vivre le film tout simplement.
Mais c’est trop long, on est perdu dans l’histoire, on ne comprend pas le pourquoi, le comment. À se demander s’il faut vraiment se poser des questions ou plutôt vivre le film tout simplement.
Chiant à mourir. Les critiques plus que positives à propos de ce film sont incompréhensibles.
Il ne se passe rien.
Aucune histoire.
Et c’est looooooong…
Sans exagérer c’est interminable.
Heureusement que les décors sont superbes et nous replongent dans l’époque.
Mais sinon qu’est-ce que c’est nul…
Il ne se passe rien.
Aucune histoire.
Et c’est looooooong…
Sans exagérer c’est interminable.
Heureusement que les décors sont superbes et nous replongent dans l’époque.
Mais sinon qu’est-ce que c’est nul…
L’ambiance que dégage ce film est passionnante, plantée au Brésil à la fin des année 70. Les couleurs, le son, la présence discrète mais incontrôlable de la dictature et de la corruption.
Formidable ! Le film nous perd un peu au début mais on comprend assez vite que l’ambiance n’est pas légère. Le scénario alterne les moments de grâce et les scènes d’angoisse. La violence est palpable, celle qu’autorisent les dictatures dans lesquelles les intellectuels ne sont pas les bienvenus. L’enseignant chercheur qui s’acharne à vouloir retrouver la trace de sa mère disparue et prend tous les risques pour cela joue merveilleusement, tous les acteurs sont excellents. Un regard oblique sur les années terribles au Brésil.
"L'Agent secret" acclamé par la critique, qui a gagné de nombreuses récompenses et citations (Festival de Cannes, Golden Globes) est un thriller criminel en dessous de mes espérances. En effet au vu des critiques, du synopsis, de la controverse entourant ce film et de la bande-annonce, je m'attendais à une histoire totalement débridée et intense. Le réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho propose un film divisé en trois parties, qui par moments fonctionne bien, mais à d'autres, j'ai ressenti de l'ennui et des longueurs (2h40). J'ai trouvé le film trop bavard et pas assez nerveux à mon goût. Néanmoins, les thèmes traités, tels que la dictature, la corruption, la violence et les inégalités sociales entre riches et pauvres dans un Brésil très polarisé dans les années 1970 et qui résonnent encore avec notre époque actuelle sont intéressantes. Malgré sa qualité moyenne, le film pourrait obtenir quelques nominations aux Oscars l'année prochaine, notamment grâce à la performance de Wagner Moura, l'attraction principale du film.
Début un peu long et quelques scènes incompréhensibles mais l’essentiel est bon. L’ambiance décrit bien le Brésil des années 70
Plus un policier qu’un film d’espionnage !Donc certains spectateurs pourront être surpris voire déçus,pas film est est surprenant,les premiers comme les seconds rôles,s’il y en a,sont parfaitement joués et dé panorama du Brésil des années 70.
une immersion totale dans le Brésil des années 70 et de sa dictature militaire. La reconstitution historique est incroyablement réussite, les acteurs sont convaincants et tellement typiques de cette culture brésilienne.
La bande son est prenante et vous permet de vous approprier le film avec plus de réalité !
La bande son est prenante et vous permet de vous approprier le film avec plus de réalité !
Ca drame aborde le thème de la corruption dans les années 70 avec tour à tour de l la légèreté de la science fiction de la gravité . Même s'il y a certaines zones d'ombress le message est clair. Wagner mourad joue tb
Le casting est incroyable, une immersion parfaite dans le Brésil des années 70´ oú il ne faisait pas toujours bon vivre.
Une immersion saisissante dans le Brésil des années 70. c'est une atmosphère, une époque qui sont racontées dans ce film. l'insécurité se ressent tout du long et les comédiens et la photo sont éblouissants.
Une magnifique fresque du Brésil des années 70, avec des acteurs extraordinaires. Des scènes très fortes qui m’ont marqué. Certainement un des films qui m’ont le plus plu cette année !
Sans doute, un des meilleurs films de l'année 2025 grâce à une mise en scène virtuose, un scénario très subtil qui ne perd jamais le spectateur en chemin et un acteur principal complexe et très séduisant.
Avec "je suis toujours là", nous avons été gâté avec le cinéma brésilien en 2025
Avec "je suis toujours là", nous avons été gâté avec le cinéma brésilien en 2025
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse