Note moyenne
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Ce thriller politique, situé dans le Brésil des années 70, nous fait suivre Marcelo, un homme traqué par le régime militaire, qui tente de se reconstruire tout en recréant un lien avec son fils. À travers son parcours, le film dénonce la dictature qui gangrenait alors le pays. Difficile de ne pas penser au très bon JE SUIS TOUJOURS LÀ, sorti en début d’année, tant les deux œuvres dialoguent dans leur manière d’aborder la mémoire et la répression politique.
Dès la scène d’ouverture, le spectateur est saisi par la maîtrise de la mise en scène. En quelques minutes, le film installe une ambiance poisseuse et oppressante, plongeant immédiatement dans la peur et la paranoïa propres à cette époque. À elle seule, cette ouverture fonctionne comme un véritable court-métrage d’une efficacité redoutable.
Kleber Mendonça Filho démontre à plusieurs reprises l’étendue de son savoir-faire, en proposant des plans soigneusement composés et une direction précise, où chaque cadre renforce la tension politique et émotionnelle du récit. Le film n’a clairement pas volé sa Palme de la mise en scène à Cannes.
L’AGENT SECRET adopte un ton à la fois original et surprenant dans sa manière d’aborder des thèmes lourds comme la dictature et l’oppression. Il joue constamment avec les genres, alternant moments de gravité, touches d’humour noir et élans presque poétiques. Il se permet même quelques fulgurances mémorables, comme cette scène totalement folle autour d’une jambe coupée, à la fois dérangeante et très maligne pour ce qu’elle raconte.
Le film reste toutefois exigeant. Pour l’apprécier pleinement, il faut accepter son rythme lent, contemplatif et résolument anti-spectaculaire. On est très loin d’un film d’espionnage classique, malgré ce que pourrait laisser entendre son titre. D’autant plus que sa durée conséquente (2h40) fait que le film souffre de quelques longueurs. Et la multiplication des intrigues et des personnages complexifie le récit, au risque de parfois perdre le spectateur.
Le réalisateur multiplie également les références au cinéma des années 70, de Spielberg à Richard Donner, ancrant davantage le film dans son époque tout en rendant un bel hommage au septième art. Ces références ne sont jamais gratuites : elles permettent aussi d’évoquer la manière dont le cinéma de cette décennie façonnait l’imaginaire collectif.
Enfin, l’une des grandes forces du film réside dans son casting remarquable. Wagner Moura, en tête, confirme tout le bien que l’on pense de lui depuis NARCOS, où il incarnait Pablo Escobar. Mais les seconds rôles sont tout aussi marquants, offrant de véritables gueules de cinéma. Mention spéciale à Tânia Maria, inoubliable dans le rôle de la tenancière du refuge.
Même si j’ai trouvé que le film s’éparpillait par moment et m’a laissé parfois à distance, il n'en reste pas moins une œuvre à la fois originale et fascinante.
Dès la scène d’ouverture, le spectateur est saisi par la maîtrise de la mise en scène. En quelques minutes, le film installe une ambiance poisseuse et oppressante, plongeant immédiatement dans la peur et la paranoïa propres à cette époque. À elle seule, cette ouverture fonctionne comme un véritable court-métrage d’une efficacité redoutable.
Kleber Mendonça Filho démontre à plusieurs reprises l’étendue de son savoir-faire, en proposant des plans soigneusement composés et une direction précise, où chaque cadre renforce la tension politique et émotionnelle du récit. Le film n’a clairement pas volé sa Palme de la mise en scène à Cannes.
L’AGENT SECRET adopte un ton à la fois original et surprenant dans sa manière d’aborder des thèmes lourds comme la dictature et l’oppression. Il joue constamment avec les genres, alternant moments de gravité, touches d’humour noir et élans presque poétiques. Il se permet même quelques fulgurances mémorables, comme cette scène totalement folle autour d’une jambe coupée, à la fois dérangeante et très maligne pour ce qu’elle raconte.
Le film reste toutefois exigeant. Pour l’apprécier pleinement, il faut accepter son rythme lent, contemplatif et résolument anti-spectaculaire. On est très loin d’un film d’espionnage classique, malgré ce que pourrait laisser entendre son titre. D’autant plus que sa durée conséquente (2h40) fait que le film souffre de quelques longueurs. Et la multiplication des intrigues et des personnages complexifie le récit, au risque de parfois perdre le spectateur.
Le réalisateur multiplie également les références au cinéma des années 70, de Spielberg à Richard Donner, ancrant davantage le film dans son époque tout en rendant un bel hommage au septième art. Ces références ne sont jamais gratuites : elles permettent aussi d’évoquer la manière dont le cinéma de cette décennie façonnait l’imaginaire collectif.
Enfin, l’une des grandes forces du film réside dans son casting remarquable. Wagner Moura, en tête, confirme tout le bien que l’on pense de lui depuis NARCOS, où il incarnait Pablo Escobar. Mais les seconds rôles sont tout aussi marquants, offrant de véritables gueules de cinéma. Mention spéciale à Tânia Maria, inoubliable dans le rôle de la tenancière du refuge.
Même si j’ai trouvé que le film s’éparpillait par moment et m’a laissé parfois à distance, il n'en reste pas moins une œuvre à la fois originale et fascinante.
Mendonça Filho bouscule les codes du film policier pour livrer le portrait de plusieurs figures de la résistance, chacune ancrée dans un vécu singulier. Si le film exige un véritable effort de la part du spectateur ou de la spectatrice — notamment en raison de l’entrelacement de multiples strates temporelles —, cet engagement est largement récompensé par la richesse de la réflexion qu’il propose, en explorant la résistance hors des sentiers battus.
Film puissant, énigmatique, magnifiquement porté par la présence de ses acteurs qui forment une fascinante galerie de personnages, et une mise en scène remarquable. Alors oui, on s'y perd un peu, toutes les clés ne sont pas données, mais qu'importe
Je m’attendais à un film politique comme l’excellent film brésilien « je suis toujours la » et c’est une sorte de Pulp Fiction avec un rythme beaucoup plus lent sauf à la fin.
Déçu
Déçu
Très décevant. Le scénario est pauvre,la réalisation est confuse. l'acteur principal est très bon mais ça ne fait pas un bon film...
Mauvais film. Malgré une belle esthétique et une bonne bande son le film est beaucoup trop long, vide et le scénario inconsistant.
Les critiques dithyrambiques m'ont amené à aller voir ce film, et c'est une petite déception.
L'atmosphère du Brésil des années 70 est parfaitement retranscrite, la mise en scène est soignée, Wagner Moura joue très bien, la première scène est excellente. Bref, c'est du cinéma de qualité, indéniablement.
MAIS : le film manque cruellement de rythme (mon voisin de droite s'est endormi après 35 min, ma voisine de gauche au bout d'1h10, vous voilà prévenus!).
Il faut s'accrocher pendant la première partie du film car le spectateur n'a que peu d'informations.
L'ensemble reste un peu austère et manque de scènes fortes (que ce soit du point de vue de l'action ou de l'émotion).
Pour moi, ce n'est donc pas le chef d'oeuvre annoncé. Dommage.
L'atmosphère du Brésil des années 70 est parfaitement retranscrite, la mise en scène est soignée, Wagner Moura joue très bien, la première scène est excellente. Bref, c'est du cinéma de qualité, indéniablement.
MAIS : le film manque cruellement de rythme (mon voisin de droite s'est endormi après 35 min, ma voisine de gauche au bout d'1h10, vous voilà prévenus!).
Il faut s'accrocher pendant la première partie du film car le spectateur n'a que peu d'informations.
L'ensemble reste un peu austère et manque de scènes fortes (que ce soit du point de vue de l'action ou de l'émotion).
Pour moi, ce n'est donc pas le chef d'oeuvre annoncé. Dommage.
beau film mais j'ai eu du mal de rentrer dans l'histoire...
la dernière demi heure éclaire le propos de cette epoque tres trouble de la dictature bresilienne...
la dernière demi heure éclaire le propos de cette epoque tres trouble de la dictature bresilienne...
"L'agent secret" réussit dès le début du film à captiver le spectateur. L'intrigue, le jeu des acteurs et l'image sont de qualité. Si la durée du film peut en effrayer certains, je ne me suis pour ma part pas du tout ennuyé.
Ce que l'on retient en sortant, c'est que c'est beaucoup trop long. J'étais content d'en être sorti même si ce n'est pas mauvais, je me souviens de tous les détours, je n'ai pas subi en baillant comme parfois. Mais le scénario s'éparpille dans tous les sens, il y a beaucoup de fausses pistes, ce n'est pas un thriller. Ce n'est pas film social non plus. C'est peut-être avant tout une peinture pas jolie jolie du Brésil des années 70 avec une foultitude de personnages parfois à peine creusés et d'anecdotes plus ou moins pertinentes qui le plus souvent tournent court, pas la peine de chercher des indices qui serviront ensuite, ce n'est pas un policier non plus... Ce n'est pas qu'on s'y perd dans tous ces méandres, c'est que c'est l'histoire qui se dilue à force de partir dans tous les sens. Sinon c'est plutôt bien joué, plutôt bien filmé malgré de nombreuses longueurs et une musique insupportable soulignant à gros traits les morceaux de bravoure. Bref, ça ne vaut pas le déplacement...
Nouveau film brésilien sur les années noires des dictatures militaires consécutives.
Critique acerbe de régimes absurdes où l'arbitraire est la loi.
Intéressant témoignage sur une société étouffée qui se réfugie dans la fête pour oublier sa triste condition.
Beaucoup de bonne volonté et de talent du réalisateur qui vit passionnément son propos mais finit, par de fréquentes bifurcations, par lasser le spectateur.
Critique acerbe de régimes absurdes où l'arbitraire est la loi.
Intéressant témoignage sur une société étouffée qui se réfugie dans la fête pour oublier sa triste condition.
Beaucoup de bonne volonté et de talent du réalisateur qui vit passionnément son propos mais finit, par de fréquentes bifurcations, par lasser le spectateur.
La mise en scène et l’acteur principal sont effectivement excellents et ont mérité leurs palmes à Cannes, mais la construction du film qui nous laisse dans l’ incertitude jusqu’à la dernière demi-heure empêche de rentrer véritablement dans l’histoire et nous prive de l’émotion. La bande-son et la photographie sont au demeurant magnifiques.
De Kleber Mendonça Filho (2025) . Titre original O Agenta Secreto -
Un film hautement politique qui traite des années sombres où le Brésil était gouverné par l'extrême droite et l'armée dans les années 1970. Comme un état géré par l'extrême droite et l'armée a besoin d'une composante importante pour se faire . A savoir la corruption . En ce sens le film est magistral tant il montre comment insidieusement la corruption s'installe à tous les rouages de la société , du plus humble pour quelques billets au plus haut niveau de l'état sans oublier bien sûr tous les corps de l'état (police, justice et administration) . L'autre ingrédient du film présent partout est la peur érigée en système . Le film est passionnant construit comme un thriller où on va découvrir petit à petit l'histoire même du principal protagoniste et son combat pour s'en sortir . Mêlant même des aspects fantastiques au travers d'une légende brésilienne . Une pléiade de personnages haut en couleur et attachants qui donne au films quelques passages plus légers sur fond fr carnaval .Wagner Moura est comme toujours assez exceptionnel . Un film qui donne à réfléchir sur toute dérive de la société . Avec aussi Gabriel Leone, Maria Fernanda Cândido .
Un film hautement politique qui traite des années sombres où le Brésil était gouverné par l'extrême droite et l'armée dans les années 1970. Comme un état géré par l'extrême droite et l'armée a besoin d'une composante importante pour se faire . A savoir la corruption . En ce sens le film est magistral tant il montre comment insidieusement la corruption s'installe à tous les rouages de la société , du plus humble pour quelques billets au plus haut niveau de l'état sans oublier bien sûr tous les corps de l'état (police, justice et administration) . L'autre ingrédient du film présent partout est la peur érigée en système . Le film est passionnant construit comme un thriller où on va découvrir petit à petit l'histoire même du principal protagoniste et son combat pour s'en sortir . Mêlant même des aspects fantastiques au travers d'une légende brésilienne . Une pléiade de personnages haut en couleur et attachants qui donne au films quelques passages plus légers sur fond fr carnaval .Wagner Moura est comme toujours assez exceptionnel . Un film qui donne à réfléchir sur toute dérive de la société . Avec aussi Gabriel Leone, Maria Fernanda Cândido .
Sur le Brésil des années noires, on avait déjà vu « Je suis toujours là » de Walter Salles au début 2025, dont le traitement chronologique et l’ennuyeux classicisme nous avaient plutôt barbé. Avec « l’agent secret », Kléber Mendoça Filho prend lui la tangente de ces deux travers, quitte à nous perdre de temps en temps. Le réalisateur entasse différentes scènes que l’on a du mal, de prime abord, à relier au fil du récit, d’autant qu’il procède parfois à des sauts temporels surprenants. Le prix cannois de la mise en scène récompense à juste titre son art de retomber sur ses pattes après moult cabrioles. La surprenante et anthologique scène d’ouverture nous jette dans un monde de violence et de corruption que l’on ne quitte qu’après plus de deux heures de ce haletant thriller. Quelques scènes oniriques - mention spéciale à la chasse aux homosexuels - ponctuent ce film aux moments les plus inattendus.
Le poisseux du climat et des situations se mêle à une galerie de personnages exceptionnels, du méchant tueur à gages au gentil projectionniste en passant par un mielleux commissaire corrompu ou une tendre opposante-dentiste en mal d’amour. Et parmi tous ceux-ci, le héros interprété avec beaucoup d’intelligence par Wagner Moura mérite le prix d’interprétation qu’il a reçu à Cannes.
Le poisseux du climat et des situations se mêle à une galerie de personnages exceptionnels, du méchant tueur à gages au gentil projectionniste en passant par un mielleux commissaire corrompu ou une tendre opposante-dentiste en mal d’amour. Et parmi tous ceux-ci, le héros interprété avec beaucoup d’intelligence par Wagner Moura mérite le prix d’interprétation qu’il a reçu à Cannes.
Oui, la mise en scène mérite son prix cannois, on se régale de l'originalité et de la beauté de nombreux plans.
Oui, les seconds rôles sont excellents avec des gueules qu'on oublie pas.
Et oui, le sous-texte est pertinent, notamment avec cette jambe putrefiée, symbole du pourrissement et de la corruption d'un état policier qui gangrène la société.
MAIS le scénario est indigent, les deux premières heures du film sont une mise en place interminable de la dernière demi-heure qui donne enfin un peu de sens à la confusion de cette très lente exposition. Bref on s'ennuie ferme et l'humour ou le loufoque ne fonctionnent pas, car disjoints de la trame générale. Bref une très belle mais réelle déception.
Oui, les seconds rôles sont excellents avec des gueules qu'on oublie pas.
Et oui, le sous-texte est pertinent, notamment avec cette jambe putrefiée, symbole du pourrissement et de la corruption d'un état policier qui gangrène la société.
MAIS le scénario est indigent, les deux premières heures du film sont une mise en place interminable de la dernière demi-heure qui donne enfin un peu de sens à la confusion de cette très lente exposition. Bref on s'ennuie ferme et l'humour ou le loufoque ne fonctionnent pas, car disjoints de la trame générale. Bref une très belle mais réelle déception.
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