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Perchman.fr
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4,0
Publiée le 25 septembre 2025
Libre Échange s’impose comme la meilleure comédie de l’année, une véritable bouffée de fraîcheur qui assume son ton décalé et explosif. Le film démarre sur une idée originale et ne cesse de surprendre en partant dans tous les sens, mais toujours avec une cohérence qui fait mouche. Les dialogues, hilarants et percutants, fusent à un rythme soutenu et installent une ambiance jubilatoire. Les gags, parfois osés, parfois absurdes, se succèdent avec intelligence, et le comique de répétition vient renforcer l’efficacité de l’humour sans jamais lasser.
Le casting s’amuse visiblement, et ce plaisir se ressent à l’écran, rendant chaque personnage attachant, même dans l’exagération. La mise en scène, sans être révolutionnaire, reste parfaitement adaptée au genre et bénéficie d’un montage vif et survitaminé qui maintient l’énergie du début à la fin. On rit, on s’étonne, on se laisse porter par ce flot de situations improbables mais toujours réjouissantes. Libre Échange est un divertissement assumé, moderne et généreux, qui prouve qu’avec une bonne dose d’audace et un vrai sens du rythme, la comédie peut encore surprendre et marquer les esprits.
Michael Angelo Covino semble fasciné par les problématiques de l’adultère. Dans The Climb, son 1er film en 2019, il s’en sortait avec les honneurs. Cette fois, avec ces 100 minutes, il tombe bien bas, avec cette comédie lourdingue, souvent à la limite de la vulgarité gratuite et du supportable. Alors que sa femme vient de demander le divorce, Carey court chercher du soutien auprès de ses amis, Julie et Paul. Il découvre alors que le secret de leur bonheur est qu'ils sont en couple libre. Ni le tempo survitaminé, ni la mise en scène très léchée ne sont parvenus à éveiller mon attention. Tout à fait dispensable. Au centre du film, un quatuor de personnages égocentriques, agaçants pour ne pas dire assommants. On est très loin de Hawks ou de Cukor qui parvenaient à traiter ce genre de synopsis sans l’ombre d’une vulgarité ou d’une outrance. Ici, on fait semblant de s’intéresser aux pratiques du « couple libre » pour mettre en scène l’irresponsabilité infantile des hommes et la vertu morale des femmes en s’enferrant dans des sketchs sur le couple et la fidélité d’un autre âge tout en louchant sur les frères Farrelly à Judd Apatow, - qui ne sont pas pour moi, non plus des critères de qualité -. A l’arrivée, de l’extra-plat qui se donne des faux airs de satire sociale irrévérencieuse. Bref, tout sonne faux. Côté féminin, avec les délicieuses Dakota Johnson et Adria Arjona, c’est un régal. Mais alors que dire des deux ravis de la crèche, Kyle Marvin et Michael Angelo Covino, - le réalisateur himself -, qui rivalisent dans le registre de la « beaufitude ». Quand sur la bande-annonce ou les affiches on nous annonce sans vergogne : Torride et hilarant ! Meilleure comédie de l'année !... d’emblée, on sait qu’il faut se méfier. Ne tombez pas dans le piège. C’est un conseil d’ami.
Libre échange appartient à cette famille des films qui voudraient être modernes comme on met une chemise trop serrée : avec effort, et un peu de vanité. Une comédie sentimentale qui croit parler d’amour libre alors qu’elle ne parle, au fond, que de désordre mal cadré. On sent la bonne intention, la tentation du chaos contrôlé, mais quelque chose résiste — un goût de fausse audace, de légèreté programmée.
Kyle Marvin, ici acteur et co-auteur, se met en scène comme un candide perdu dans un laboratoire conjugal : il découvre la sexualité libérée comme on découvre un concept dans un magazine de psychologie. Dakota Johnson, elle, traverse le film avec un sourire que la mise en scène n’arrive jamais à justifier. Trop brillante, trop consciente du désastre ambiant pour qu’on y croie vraiment. Et Michael Angelo Covino, qu’on sent pourtant habité par une idée du couple moderne, semble filmer ses personnages à distance — comme s’il craignait d’y toucher.
Le ton oscille entre ironie et embarras. On rit, parfois, mais c’est un rire de gêne, un rire qui s’excuse d’exister. Le film voudrait ressembler à du Marriage Story passé au filtre de la comédie indépendante, mais il en reste à la surface : des postures, des vannes semi-écrites, des plans jolis mais creux. La caméra tourne autour des corps comme autour d’un problème qu’elle n’ose pas formuler.
Et pourtant, par éclats, quelque chose affleure. Un plan de silence, une dispute qui dérape, une phrase trop vraie — comme si le film trébuchait, et dans sa chute devenait sincère. Mais ces instants passent vite. Le montage s’agite, le ton redevient “cool”, le malaise s’efface. Tout reprend son air de brunch filmé, avec sa morale pseudo-lucide : “on peut tout vivre, pourvu qu’on en parle”.
Mais non. On ne croit pas à ces dialogues fabriqués, à ces douleurs sans gravité. La liberté n’est pas un décor, et l’échange, ici, semble surtout vide. Libre échange finit comme il a commencé : sur une promesse mal tenue. Une comédie sans nerf, un drame sans poids, un film qui confond l’audace avec le désordre et le sentiment avec le bavardage.
Note de 8 sur 20. Et si le cinéma, lui aussi, pouvait souffrir du trop-plein de liberté ?
J'ai mis 1 étoile pour récompenser le responsable de la photo sur ce navet. Car il n'y a pas d'autre mot pour qualifier ce film. Tout sonne faux! Le scénario est creux. Les acteurs en font des caisses, exceptée peut-être Dakota Johnson. C'est la 1ère fois que j'ai pensé quitter une salle, tant rien est à sauver de ce naufrage. Le qualifier d'"hilarant", de "comédie de l'année" est tout simplement honteux ou bien pousseront mécaniquement des comédies potaches au rang de chef-d'œuvres. Une seule chose à faire: choisir un autre film.
Je vais pas m'étendre dans ma critique car je ne vois pas grand chose à dire : une comédie américaine lambda, j'ai ri à quelques moments mais ce n'est vraiment pas une comédie que je garderai en mémoire. Ça a le mérite de distraire. C'est pas aidé par le fait que je trouve que le scénario part un peu en vrille, enfin ça reste compréhensible mais disons que ces intrigues amoureuses restent assez confuses.
Un film que je voulais découvrir parce que le sujet m’intriguait. Dakota Johnson est vraiment convaincante et apporte beaucoup au film. L’approche du couple libre est faite de manière légère mais aussi un peu touchante par moments. Il y a des scènes qui marchent bien et qui font sourire. Ça devient parfois répétitif et ça manque d’un vrai souffle pour aller plus loin. Un film sympa dans l’ensemble et plutôt réussi dans son style.
Drôle de comédie américaine entre loufoquerie et vaudeville, enfantillages et discussions d'adultes, chronique d'une (de deux) liaison et pochade rutilante, du grand n'importe quoi toujours tenu par les personnages et leurs interprètes, un moment de cinéma inattendu et jouissif, malgré quelques moments où ça patine un peu, à voir pour bien rire et se moquer de certaines mœurs actuelles.
A part 2-3 scènes d'adultères, ce film est vraiment niais, très long à voir, bien qu'il ne fasse que 1 heure 40. Le pire est la scène chez le proviseur.
J'ai passé un bon moment alors que je suis allé voir ce film sur un coup de tête en ayant vu la bande-annonce mais sans en savoir grand chose. On sent qu'il y a beaucoup d'autodérision de la part du réalisateur qui s'attribue le pire rôle de ce quatuor amoureux.
C'est plutôt bien filmé voire par moment mis en scène avec brio spoiler: (notamment la scène où les amants défilent en même temps que les journées) , assez rythmé pour qu'on ne s'ennuie pas, même si il ne faudrait pas que ça dure beaucoup plus longtemps, et le casting est plutôt cool.
Le point de vue sur le couple et le libre-échange du titre est un peu limité mais ce n'est pas trop un souci je pense. Il y a aussi un regard incisif sur la classe moyenne américaine et ceux qui se trouvent juste au dessus, et des scènes et situations assez jouissives à regarder en adoptant ce point de vue.
Mais surtout, et c'est quand même le plus important et ce qu'on demande à une comédie (et qu'on a rarement) je me suis bien marré, et je n'étais pas le seul dans la salle!
L'humour est présent, mais il peine parfois à faire mouche et certaines scènes comiques semblent un peu surjouées. L'histoire manque de rythme par moments et peut devenir assez ennuyante. Heureusement, Dakota Johnson tire son épingle du jeu grâce à une prestation solide et professionnelle, apportant une vraie crédibilité à son personnage. Malgré quelques bonnes idées, le film ne laisse pas un souvenir impérissable. À voir une fois, mais probablement pas davantage.
Petite comédie loufoque, plus habile qu'efficace, mais qui se regarde comme The Climb en 2020 avec des personnages limite attachants. Ca manque de de rythme pour être une bonne satyre sociale
Une comédie avec de bonnes idées visuelles de réalisation. Pour autant, l'humour satyrique et décalé ne marche pas toujours et apporte plutôt de l'incompréhension par rapport au scénario.
Une comédie avec une bonne identité visuelle. Cependant, l'humour satirique et décalé ne fonctionne pas toujours et conduit plutôt à une incompréhension du scénario, ce qui altère son rythme.
Je n’ai pas arrêté de rire ! Une comédie où l’on rit sans retenue. Comique de situation sans être idiot cérébral, sans être intello. Un humour à l’anglo-saxon. Nous n’avons aucun équivalent français. À voir absolument !