Lumière pâle sur les collines
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康平 贾
康平 贾

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2025
C’est la première fois que je découvre cette époque à travers le regard japonais. En tant que personne née près du Japon et familière depuis longtemps des tragédies de la Seconde Guerre mondiale en Asie de l’Est, j’ai ressenti, au plus profond de mon cœur, la douleur de cette histoire. Dans un silence empreint de souffrance, chacun, à cette époque, s’efforçait de préserver une lueur d’espoir, aussi fragile soit-elle, alors même que les blessures laissées par la guerre demeuraient impossibles à refermer pour ceux qui les avaient endurées.
Naoshima75
Naoshima75

5 abonnés 6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 octobre 2025
A part une belle esthétique, j'ai trouvé le film trop long et trop lent, l'intrigue au final manque de clarté. Le jeu d'actrices est inégal. Je suis ressortie déçue.
Sami Chocolatin
Sami Chocolatin

3 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 novembre 2025
Un joli drame familial qui nous transporte dans un Japon encore blessé par les bombes atomiques. Avec une alternance entre le présent et le passé, le film nous transporte dans les doux souvenirs d’une mère meurtrie. Un film visuel et touchant.
cdo
cdo

2 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2025
Un très bon film, très bien joué, sur des conséquences d'un des traumatismes de la seconde guerre mondiale : la bombe nucléaire sur Nagasaki qui, encore plus que les autres stigmates des conflits militaires, a des impacts sur plusieurs générations.
J'ai trouve que le rythme de ce film japonais est tout a fait accessible à notre regard occidental, car c'est un mélange de culture/codes japonaise et occidentale (anglaise).
On retrouve des dialogues empreints de second degré et de sous-entendus, classique dans la filmographie japonaise, je trouve, où sont dépeints, par petites touches les histoires entremêlées et la psychologie des personnages. On retrouve là aussi un point commun avec un certain flegme britannique où les choses sont dites à demi-mots, dissimulées par la politesse des formules
Au passage, on voit la condition féminine dans le système patriarcal japonais qui perdure après-guerre. Les femmes, quelle que soit la classe sociale, sont entièrement au service des hommes....
Eric Neau
Eric Neau

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 novembre 2025
Ce film est déroutant, spoiler: mais quand on parvient à entrevoir la vérité, alors on comprend le génie de l'œuvre
.
Lynebonnaud
Lynebonnaud

2 abonnés 131 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2025
Lumière pâle sur les collines de Kei Ishikawa

Une jeune femme Niki, anglo-japonaise, revient chez sa mère.
Etsuko, veuve pour la seconde fois, s’apprête à vendre la maison familiale dans laquelle sa fille cadette a été élevée, dans l’ombre malaisante de sa sœur aînée.
Niki profite alors de la situation pour tenter de recueillir sa mémoire pour écrire sur Nagasaki à l’époque de la bombe, de cette vie qu’elle ne connaît pas, avant qu’elle ne vienne au monde.

Le film est l’adaptation du prix Nobel de littérature 2017, Kazuo Ishiguro. Comme Keiko la fille aînée d’Etsuko dans le film, il est né au Japon à Nagasaki, avant d’arriver en Grande Bretagne à l’âge de 6 ans.

Les lieux de l’intrigue alterne entre la campagne anglaise humide et une vie imaginée, d’une reconstitution d’un Nagasaki sorti d’un rêve d’Etsuko, dans les années 50.

Le procédé narratif cinématographique qui semble au tout départ assez simple fait de flashbacks, se complexifie au fil des confidences de la maman pour prendre une ampleur et une profondeur inattendues.
L’image des passages au Japon est proche de ces cartes postales en noir et blanc au charme suranné, colorisées a posteriori. Une sensation d’irréalité se dégage alors, d’un Japon fantasmé, qu’une mémoire traumatique parviendrait à imaginer pour pouvoir s’arranger des choses du passé, en les réinventant.

Des marques visibles sur les corps en parallèle aux douleurs psychiques laissées par la bombe atomique, c’est l’histoire de tout un peuple qui se dessine en creux de l’histoire intime d’Etsuko.
Le personnage du beau-père japonais, professeur à la retraite autrefois estimé, incarne le Japon impérialiste et militariste, d’avant la reddition. Ceux qui n’ont pas voulu changer et portent en eux une responsabilité au regard des plus jeunes dans les drames et séquelles cruellement laissés par les bombes atomiques.

Le réalisateur astucieusement s’affranchit d’une temporalité réaliste pour imbriquer plusieurs strates temporelles dans son film. La voisine en miroir a l’histoire personnelle d’Etsuko, apparaît telle une facette d’elle-même à la fois rêvée et plus sombre, personnage fantomatique qui convoque un passé trouble et difficile à assumer.

Le titre « Lumière pâle sur les collines » est celui du livre. Il porte toute l’ambiguïté d’un regard difficile à porter avec clarté sur le passé, mais aussi de la résilience nécessaire à la survie.
L’histoire touche alors à l’universelle, et elle est admirablement mis en scène. Le film très esthétique, l’est dans un juste et bel équilibre qui renforce la puissance de l’intrigue familiale au cœur du passé de toute une nation.

Lumière pâle sur les collines (Japon-Royaume Uni - 2h03) de Kei Ishikawa avec Suzu Hirose, Fumi Nikaidõ, Yõ Yoshida, Camilla Haiko, Kõhei Matsushita, Tomokazu Miura, etc.
HMD.
HMD.

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2025
Un film beau et fort qui relate toute la complexité psychologique entraînée par le traumatisme du nucléaire tout en restant dans ce raffinement et cette retenue typiquement japonaise. Une initiative originale et un effort, réussite l'on moi à saluer.
Minouchka_movies
Minouchka_movies

42 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2025
Un film qui donne au spectateur une libre interprétation car il y a de de nombreuses zones d'ombres dans l'histoire d'Etsuko. Vivant dans les années 1980 an Angleterre, sa fille Niki tente de comprendre le passé de sa mère qui a vécu le bombardement de Nagasaki en 1945.

Ce film entre présent et passé montre les conséquences de la guerre sur une population qui oscille sans cesse entre respect des valeurs et aller de l'avant. C'est une histoire à énigmes où la psychologie est très présente.
Pascal Bideau
Pascal Bideau

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2025
Film extrêmement subtil et dont la beauté des images est mis en valeur. Le message est très limpide même si rien n'est dit frontalement. Ce n'est pas une histoire mais un enchevêtrement de récits personnels et historiques avec une qualité de jeu d'acteurs qui mérite une admiration agréable et salutaire.
Thomas Lapix
Thomas Lapix

17 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 octobre 2025
Hanté mais chaleureux, pudique mais vibrant, le film trouve son émotion dans la résonance entre les générations et les blessures du temps.
Claude BARREAU
Claude BARREAU

5 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 octobre 2025
Très belle reconstitution de Nagasaki en 1958, tout du moins très raccord avec l’adorable Nagasaki actuelle.
Julie Presseweb
Julie Presseweb

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2025
Images merveilleuses, reconstitution historique très soignée, actrices formidables, sentiments retenus, tout en délicatesse. Un vrai bon moment, surtout en VOST.
Toutefois, nous avons deux versions pour comprendre ce film et nous en débattons encore. Version 1. La jeune femme héroïne du film raconte à sa fille journaliste (Nikki) qu'elle a eu sa soeur (Keiko) avec son premier mari japonais et elle, la journaliste, avec un Anglais quelques années plus tard. Et elle relate dans ses souvenirs son amitié forte avec une japonaise qui avait fait un enfant avec un Américain, une petite Mariko. Version 2. Elle a eu une histoire d'amour avec un Américain qui lui a donné une petite Mariko, elle a eu un mariage de convenance avec un Japonais et elles sont venues s'installer en Angleterre, a rencontré un Anglais avec lequel elle a eu une deuxième enfant, devenue journaliste et qui revient la voir pour mettre l'histoire de la vie de sa maman sur papier. Dans cette deuxième version, ce serait l'histoire de demi soeurs.
On se pose encore la question car il y a des flashbacks qui sèment le doute. Si quelqu'un a la réponse, on prend.
FRATOQ
FRATOQ

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 octobre 2025
Très japonais ce film !
Une lenteur qui ne se départit pas tout au long du film, des silences difficiles à interpréter, et des personnages qui sont toujours dans le contrôle de soi, sauf quand la pression est trop fortes et qu'ils explosent (comme le père... d'un autre temps). Le montage est parfois bizarre et l'on se perd dans les flashback ce qui rend le film un peu long.
Enfin j'ai été étonné que la bombe atomique larguée sur Nagasaki (70 000 morts) ne soit pas davantage présente dans les propos des personnages.
A noter eux très bonnes actrices.
Bernard Barjot
Bernard Barjot

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2025
Excellent film , sensible, tres bien joué, qui permet de mieux connaître les conséquences sur la population japonaise des attaques nucléaires américaines .
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 836 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2026
Dans le décor feutré d'un Japon qui cache ses plaies pourtant à vif, la réalisation renforce le contraste entre l'élégance de sa caméra faisant de ses plans des miniatures ou des tableaux et la violence (souvent contenue) des relations humaines. Car les conflits générationnels, les iniquités homme/femme, les rancoeurs ou secrets familiaux chargent le ciel bleu de lourds nuages qui pèsent autant que les stigmates de la bombe atomique. Ce sont donc sur les ruines physiques et les résidus moraux que les enfants doivent construire, enjeu psychologique qu'ils gèrent avec un inégal succès... Quant aux twists, ils se laissent deviner par des indices égrenés intelligemment puisque ce drame spoiler: est celui du remords, de la culpabilité, du regret d'une femme mêlant souvenirs, illusions, faits véridiques par incapacité à assumer la vérité de ses erreurs.
D'une infinie délicatesse pour portraire une réalité mentale cruelle.
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