Derniers Avis : Lumière pâle sur les collines - Page 3
Lumière pâle sur les collines
Note moyenne
3,6
282 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
45 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
17 critiques
3
15 critiques
2
11 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Matthieu B.
17 abonnés
290 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 18 octobre 2025
Film visionné au cinéma.
Sur le papier, le thème de l'après seconde guerre mondiale au Japon dans la ville de Nagasaki promet des moments difficiles. C'est loin d'être facile. En se concentrant sur deux femmes, l'une très malchanceuse et une autre un peu moins, on arrive à créer une très belle histoire pourtant parfaitement simple.
Ce qui me conduit à la conclusion du film qui est une erreur. spoiler: Il n'y a en réalité qu'une seule et toute petite différence entre elles : irradié ou non. Le dénouement montre que cette femme aurait pu avoir l'un des deux destins mais, on s'en était déjà rendu compte avant. Peut-être est-ce aussi une manière de dire que la quête de vérité n'est pas si simple. Mais cela a pour conséquence de poser beaucoup de questions et donc de rendre le tout très confus
Ce film représente presque à la perfection la substantifique moelle de l'esprit et - oserais-je dire, de l'âme du peuple japonais. Il me faudra revoir ce film plusieurs fois pour encore mieux en saisir toutes les composantes. La qualité de la photographie est exceptionnelle. L'actrice principale Suzu Hirose qui interprète Etsuko - en jeune future maman, se révèle absolument remarquable : elle sublime à elle seule tout ce film. Mon seul petit bémol: les échanges toujours en langue anglaise entre la mère japonaise et sa fille qui m'ont paru - à moi en tous les cas, assez artificiels. Mais n'ayant pas lu le roman dont est tiré le film, je commets ici probablement une erreur d'appréciation.
Un film en deux temporalités, passé, présent avec des rescapées de Nagasaki….Je dois avouer que le film est très lent pendant cinquante minutes , avec peu d’intrigue et des dialogues peu avenants. Je me suis ennuyé, je confesse…...Heureusement pour ce film l’émotion qui était quasi nulle monte crescendo jusqu’à donner du sens à tous les personnages, et la fin du film est subtile et délicate ( cinéma japonais oblige)…...on comprend la souffrance de tous ces survivants de la bombe nucléaire avec une magnifique altercation entre un professeur et son ancien étudiant ( le climax du film et de son message)…..J’en reviens donc aux cinquante minutes laborieuses, qui m’ont gâché un peu la fête, sensible film….à vous de voir…..
Kei Ishikawa choisit comme histoire un mélo dans la rande tradition du genre, dans un récit complexe et alambiqué de façon assez inutile tant on devine le twist final bien en amont. En effet les "quelques discordances dans les souvenirs de sa mère" paraissent en fait assez limpides très et trop vite. Le scénario est si décousu, si filandreux qu'on perd parfois un peu le fil (justement), pas parce que c'est bien écrit, bien au contraire, on souffle et on perd l'envie de suivre puisqu'on sait où on va. Enfin, pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer, ainsi on ajoute une sous-intrigue peu intéressante car à la fois trop simpliste et pas assez exploitée. On s'étonne a contrario d'un environnement à Nagasaki idyllique, une vraie image d'épinal d'un Japon idéal, à la beauté sidérante où on ne remarque strictement aucun stigmate des horreurs pourtant encore récentes. On perçoit l'idée de fond, le propos lucide et pertinent, la richesse de la relation d'une sororité post-traumatique mais le scénario reste poussif composé de méandres qui empêchent autant la fluidité du récit que les émotions de s'exprimer pleinement. La plus grande déception de l'année, dommage. Site : Selenie
Très joli conte autour du remords et du sentiment maternel avec des images tout en grâce... Rassurez vs il y a une fin et il me semble qu'elle se comprend bien!
«Irradiée à Nagazaki» Une histoire intéressante sur cette période post-bombardement de Nagazaki en 1945, avec toutes ces personnes irradiées, considérées comme des parias, la présence des Yankees, l’envie d’ailleurs dans ce monde qui change. C’est au départ, dans les années 80, l’histoire d’une japonaise partie en 1952 pour l’Angleterre et dont la 2ème fille s’intéresse à son histoire sur cette période. Le ryhtme est (très) lent, l’image très belle, et la fin pas bien claire (pour moi et pour d’autres)
C’est un très beau film que nous offre Kei Ishikawa en adaptant fidèlement (aux dires mêmes de l’auteur) et avec une grande sensibilité, le tout premier roman de Kazuo Ishiguro, écrivain britannique d’origine japonaise, couronné par le prix Nobel de littérature en 2017. Un film qui invite à s’interroger sur l’histoire et sur les mécanismes de la mémoire à l’échelle intime et collective et qui revient sur un épisode tragique de l’histoire de son pays, marqué per les traumatisme physiques et psychologiques indélébiles laissés sur les populations touchées par les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945. C’est ce qui pèse sur les frêles épaules de d’Etsuko qui arrive aux dernières années de son existence et qui décide de se séparer de sa maison familiale nichée dans la campagne anglaise. Sa fille cadette Nikki est venue la voir, bien décidée à écrire un livre sur l’histoire maternelle qui en plus d’être abominable est opaque.... Niki commence à la questionner sur son passé au Japon. Que s'est-il vraiment passé dans ces années d'après-guerre, avant le départ d'Etsuko pour la Grande-Bretagne et avant sa naissance ? Au fil des échanges entre la mère et sa fille, au fil des souvenirs exhumés des cartons de déménagement, un récit se dessine, qui brouille les pistes d'une histoire hantée par les non-dits et les fantômes du passé. Pour Etsuko, raconter son passé à Nagasaki fait remonter en elle des souvenirs qu’elle s’était efforcée d’enfouir, faisant avant tout de « Lumière pâle sur les collines » un film d’une grande sensibilité sur les blessures du passé, ces blessures qu’on cherche à se cacher à soi-même mais qui ne demande qu’à ressortir et qu’il faut alors s’efforcer de guérir...Le film fait de allers retours entre le Nagasaki du début 50 et la campagne anglaise des années 80. Kei Ishikawa glisse dans les décors, dans les paysages, dans les photos, des indices qui nous font naviguer d'une période à l'autre, comme les témoins muets d'une histoire difficile à démêler ce qui peut désorienter les spectateurs... …C’est un film très réussi, servi par une distribution parfaite, par un travail incroyable sur la lumière et par une bande son exceptionnelle.
Etsuko, la cinquantaine, vit dans les années 80 dans la campagne anglaise et vient d’y mettre en vente sa maison. Sa fille Niki vient passer quelques jours chez elle. C’est l’occasion pour les deux femmes de revenir sur le passé de Etsuko qui a grandi à Nagasaki, y a connu l’explosion de la bombe atomique, s’y est mariée et est tombée enceinte au début des années cinquante d’un premier enfant. À Nagasaki, Etsuko s’est liée d’amitié avec une femme, Sachiko, qui a élevé seule son enfant et s’est apprêtée à quitter le Japon pour les Etats-Unis.
"Lumière pâle sur les collines" est le premier roman de Kazuo Ishiguro, un immense écrivain britannique d’origine japonaise, passé à la postérité pour "Les Vestiges du jour" (porté à l’écran par James Ivory au début des années 90) et couronné par le Prix Nobel de littérature en 2017. Le roman, pourtant fort bref, est d’une grande complexité. Il multiplie les allers-retours entre le temps présent – la campagne anglaise du début des années 80 – et le Japon de l’immédiat après-guerre qui peine encore à se relever de l’apocalypse nucléaire. Il joue aussi avec les apparences, laissant planer un doute sur la réalité des personnages qui ne sont peut-être que les doubles fantasmés les uns des autres.
Kei Ishikawa avait déjà réalisé en 2022 "A Man", un film déconcertant qui lui aussi mettait en scène des personnages aux identités floues. Il se frotte ici à l’adaptation jugée impossible d’un roman d’une grande élégance qui explore de nombreuses pistes : le deuil par le Japon de sa grandeur impériale, sa douloureuse reconstruction, les aspirations à un nouveau départ d’une femme mal mariée, la culpabilité de cette même femme au crépuscule de sa vie…..
"Lumière pâle sur les collines" est un film métisse, comme l’auteur du roman qui l’a inspiré. C’est un film à cheval entre le Japon et l’Angleterre. Sa facture peut surprendre. Sa beauté – et celle de ses acteurs – peut sembler très artificielle. Autre écueil : l’incompréhension face à un scénario qui ne livre pas spontanément ses clés.
A part une belle esthétique, j'ai trouvé le film trop long et trop lent, l'intrigue au final manque de clarté. Le jeu d'actrices est inégal. Je suis ressortie déçue.
Film vu au Festival de Cannes; En 1982, Niki, une jeune journaliste anglo-japonaise, père anglais, mère japonaise, s’est vue proposer d’écrire un livre sur ce qui s’est passé à Nagasaki à la suite du bombardement du 9 août 1945, au travers de l’histoire de sa famille et, plus particulièrement, l’histoire de Etsuko, sa mère. Pour cette dernière, raconter son passé à Nagasaki fait remonter en elle des souvenirs qu’elle s’était efforcée d’enfouir, faisant avant tout de Lumière pâle sur les collines un film d’une grande sensibilité sur les blessures du passé, ces blessures qu’on cherche à se cacher à soi-même mais qui ne demande qu’à ressortir et qu’il faut alors s’efforcer de guérir. Un film, également, sur le poids du patriarcat dans une société japonaise amenée à faire face à la modernité : à deux reprises, on entend dire qu’on est dans une époque où il est nécessaire de changer. Un film, toutefois, qui souffre d’un manque de clarté dans son discours : lorsque Etsuko raconte son passé à Nagasaki, elle parle longuement de ses rapports avec Sachiko, une de ses voisines, une veuve qui élève seule sa fille Mariko. Comment expliquer autrement que par un manque de clarté le fait que, à la sortie du film à Cannes, où le film était présenté dans la sélection Un Certain Regard, les discussions étaient intenses entre celles et ceux qui affirmaient que Mariko et Keiko étaient la même petite fille et celles et ceux qui avaient vu 2 petites filles différentes Critique complète disponible sur le site avec critique et film et le tiret du 6 entre les deux.
Dans Lumière pâle sur les collines, Kei Ishikawa adapte avec une grâce rare le premier roman de Kazuo Ishiguro. Entre Nagasaki et l’Angleterre, le cinéaste explore les fantômes de la mémoire et la fragilité des liens que le passé consume. Suzu Hirose incarne avec une intensité délicate la jeune Etsuko, face à une Fumi Nikaidô fascinante de complexité. La photographie de Piotr Niemyjski, brumeuse et introspective, transforme chaque plan en souvenir mouvant. Plus qu’un drame, le film est une méditation sur la transmission, la culpabilité et les mensonges nécessaires à la survie. Kei Ishikawa filme les silences comme des cicatrices, et redonne à Nagasaki, ville souvent oubliée, la place qu’elle mérite dans la mémoire du monde.
J’ai pu voir ce film lors du festival de l’écrit à l’écran. J’ai beaucoup aimé son esthétique : les plans, les couleurs, les lumières sont vraiment très réussies ! Pour autant, le scénario m’a laissé perplexe avec beaucoup d’incompréhensions.
Etsuko est une jeune femme démarrant une vie classique non loin de l'explosion de la bombe atomique de Nagasaki, enceinte de son mari. On la retrouve des décennies plus tard émigrée au Royaume-Uni, accueillant sa fille qui semble s'intéresser de près à la vie japonaise de sa mère. Des zones d'ombre planent sur les circonstances du déracinement d'Etsuko.
spoiler: "a pale view of the hills" est un condensé de tiroirs très difficile à suivre et où tous les mauvais choix semblent avoir été faits. L'intrigue est totalement déséquilibrée : on alterne les scènes entre deux époques sans qu'elles ne se répondent vraiment. La grande révélation sur l'identité de Keiko amène plus de questions que de réponses, qui ne seront malheureusement jamais vraiment traitées. Qui est vraiment Etsuko ? Je ne sais pas le dire à la fin de l'œuvre. Quant aux histoires parallèles comme celle du beau-père, elles sont indépendantes du reste de la narration et donc superflues à mon sens.