Film bouleversant. On pleure beaucoup car la vie avec un handicap est cruelle, pour les patients et leurs proches. Ce genre d’œuvre est nécessaire, traitée avec la pudeur et la justesse idoines. Magnifique, dur, drôle parfois, indispensable.
Exceptionnel. Une trouvaille pour ce début d'année. Les acteurs sont magnifiques.. On rit quand c'est tragique. On pleure quand c'est drôle. Magnifique.
Histoire vraie, et projet soutenu par le principal interessé ce qui légitime forcément le récit. Et pourtant on note quelques choix narratifs qui sont décevants ou laissent légèrement perplexes, surtout parce qu'il y a une ellipse importante sur une période qui aurait justement été intéressante d'aborder... SPOILERS voir site !... Un choix bizarre qui crée un manque un peu frustrant. Par là même, quand la partie adulte commence on peut s'étonner qu'il n'est jamais fait mention de sa "petite" notoriété. En effet, John Davidson avait déjà été l'objet d'un documentaire en 1989, et qu'il est déjà sujet de plusieurs reportage télévisé. La partie adulte est donc l'essentiel du film, avec logiquement un changement d'acteur. D'autres passages semblent parfois trop poussés pour accentuer la dramaturgie mais pourtant tout semble tout aussi crédible et vraisemblable. Dans le style le films 'inscrit dans tout le très bon cinéma social so british dans la veine de Ken Loach ou Mike Leigh, un drame déchirant à la façon d'un buddy movie qui permet de passer aussi un message d'espoir et d'optimisme nécessaire devant la bêtise. site : Selenie
Une parfaite mise en image du syndrome de Gilles de la Tourette dont 10% des malades profèrent des insultes de façon incontrôlée, tout cela acompagé de tics récurrents. La performance de l'acteur incarnant la vie d'une véritable personne est incroyable. L'incarnation est fantastique, on ressent sa douleur et la difficulté énorme de la vie en société. Un film a montrer à tout le monde pour comprendre mieux la souffrance terrible de ces personnes avec leur handicap invisible.
Sujet vulgarisateur d’une trouble neurologique, le syndrome de Gilles de La Tourette du nom du médecin français qui l’a étudié et classifié. Des troubles reposant sur des idées obsédantes et des comportements socialement inattendus en rapport. Impossible pour la personne atteinte de résister à cette forme de névrose, d’où le titre : « Plus fort que moi » ("I swear" - je (te le) jure - moins parlant et évocateur dans le titre anglais original). Abordé pour la démonstration sur un ton presque comique dans le scénario, le spectateur finit au gré des situations critiques à s’attendre à la catastrophe verbale ou comportementale. D’autant que la bande-annonce a déjà effleuré quelques situations pour donner le ton. Regardez-bien : il y a peut-être plus de gens qu’on ne croit atteints des prémices du trouble même si la majorité résisteront et, à force de ne pas y penser (sans doute la meilleure thérapie quand c’est possible et que ça ne devient pas surhumain) finiront par résister et enfouir dans leur pensées en restant suffisamment discrets. La différence entre la résistance à des voix intérieures et l’abandon à plus fort que soi. C’est sûr ça fait un peu peur car la société, la famille, l’entourage ne sont pas préparés à ça.
Grâce à l'incroyable performance de Robert Aramayo, récompensé à juste titre du prix du meilleur acteur lors de la cérémonie des BAFTA, le biopic "Plus fort que moi" est un film humain totalement réussi, parfois drôle et surtout émouvant. Le syndrome de Tourette, pas encore vraiment connu au début des années 80, remet en question la vie de ce jeune ado soudain atteint par cette maladie, alors que sa carrière dans le football semblait prometteuse. Le jeune acteur a longuement rencontré le vrai John Davidson pour coller au plus près de la vérité, et le parcours courageux exemplaire de cet homme pour faire connaitre au monde ce terrible handicap est inspirant Un très beau film.
spoiler: "Le problème n'est pas la Tourette, c'est l'ignorance."
En voilà un nouveau film qui fait du bien, et qui prouve encore une fois que dans le genre de la comédie dramatico-sociale, les anglais restent les meilleurs.
Nous déroulant l'histoire de John Davidson, un écossais atteint depuis son adolescence du Syndrome de Gilles de La Tourette, ce biopic écrit et réalisé par Kirk Jones (Nanny McPhee) nous dépeint le long combat d'un homme à faire comprendre et accepter ce mal qu'il ne peut contrôler, dans sa bouche comme dans son corps, et ce à une époque où la société est encore peu encline à l'ouverture d'esprit.
Trouvant un équilibre idéal entre humour et émotion (un mélange dont les anglais ont décidément le secret), le récit d'un jeune homme qui va devoir abandonner ses rêves et se retrouver progressivement rejeté par la société et ses propres parents, ne comprenant pas ce qu'il a, ou plutôt ne cherchant pas à comprendre. Une société ne s'arrêtant qu'à la couverture et ne voulant pas tendre la main à quelqu'un qui se comporte de manière aussi "étrange et agressive" vis-à-vis d'autrui. spoiler: Jusqu'à ce qu'il croise la route de personnes qui le voient tel qu'il est vraiment, derrière ses tics sans filtre ("tu n'as pas à t'excuser, tu n'y peux rien.") et lui parlent enfin comme à quelqu'un de normal, ce qu'il est, ce qui donne lieu à des échanges très drôles, mais aussi profondément humains ("personne n'a été aussi franc avec moi depuis des mois.").
Une comédie dramatique dont la principale force est son casting : entouré par les talentueux Peter Mullan, Maxine Peake et Shirley Henderson, le jeune Scott Ellis Watson et encore plus Robert Aramayo (découvert dans la série «Les Anneaux de Pouvoir» et récompensé par un BAFTA largement mérité en février dernier) font des merveilles dans le rôle de John Davidson, retranscrivant avec beaucoup de justesse et de spontanéité cette lutte intérieure et extérieure que doit mener le personnage. spoiler: Un personnage déterminé, qui va réaliser qu'il est loin d'être le seul à souffrir de ce syndrome et devenir le porte-parole des "Tourettes" auprès de la société qui ouvre progressivement les yeux.
Un film possédant une trame plutôt classique pour ce genre de récit sur la différence et son acceptation, mais le faisant avec beaucoup de justesse, sans effets superflus, et une œuvre envers laquelle j'ai immédiatement ressenti de l'empathie, grâce son traitement bienveillant (et jamais mièvre) et son casting très attachant.
Un feel-good movie à l'anglaise sur la reconnaissance tardive d'une maladie incurable (rarement représentée au cinéma d'ailleurs), mais aussi et surtout la reconnaissance de l'humain derrière cette maladie.
Un plaidoyer à hauteur d'homme qui fait chaud au cœur. À découvrir absolument.
Un biopic en forme de feel good movie plus proche de l'esprit humaniste et populaire de Ken Loach que du tire-larmes hollywoodien. Un beau moment de cinéma consensuel dans le meilleur sens du terme.
Plus fort que moi de Kirk Jones est tout simplement un film bouleversant, de ceux qui marquent durablement. Inspiré de l’histoire vraie de John Davidson, atteint de la maladie de Gilles de la Tourette, le film retrace avec une sincérité rare son parcours de vie semé d’embûches.
Entre moqueries, incompréhension et rejet — parfois même au sein de sa propre famille — le récit ne tombe jamais dans le pathos facile. Il touche juste, constamment. On est ému, souvent, mais aussi surpris à sourire face à la résilience et à l’humanité du personnage.
Côté interprétation, Robert Aramayo livre une performance exceptionnelle. D’une précision remarquable, il incarne avec finesse et intensité cet homme cabossé par la vie. Chaque regard, chaque geste sonne vrai.
Un film profondément humain, fort, nécessaire. À ce stade, c’est tout simplement le film de l’année 2026 et sans doute mon premier grand coup de cœur.
« Plus fort que moi » est un très beau film, une comédie‑dramatique d’une grande sensibilité. Ce qui frappe d’abord, c’est la justesse de son ton : jamais appuyé, jamais larmoyant, mais toujours profondément humain. Le film prend le temps d’expliquer, de contextualiser, de faire ressentir. Cette patience narrative permet au spectateur de s’identifier pleinement aux personnes touchées par le syndrome de Gilles de la Tourette, sans simplification ni caricature. Robert ARAMAYO y livre une interprétation remarquable, à la fois retenue et bouleversante. Il incarne son personnage avec une sincérité rare, donnant au film une force émotionnelle qui dépasse largement le simple cadre du récit biographique ou médical. L’un des grands atouts du film est sa capacité à remonter le fil du temps pour explorer les origines de la reconnaissance de cette maladie. Cette dimension quasi historique enrichit le propos et offre une plongée passionnante dans les préjugés, les incompréhensions et les combats qui ont jalonné la découverte du syndrome. On retrouve ici le meilleur du cinéma social britannique, celui qui sait mêler humour, gravité et observation fine du réel. Le film promet de grands moments, parfois drôles, parfois poignants, mais toujours profondément authentiques.
Avec Plus fort que moi, le réalisateur Kirk Jones signe un biopic utile et instructif. La force du film réside dans son équilibre précaire mais maîtrisé : on passe avec un naturel troublant du rire provoqué par l'absurdité de certaines situations, à une émotion pure. La mise en scène est efficace et sans fioriture, laissant toute la place à la performance exceptionnelle de Robert Aramayo. Il incarne John avec une justesse incroyable. On est plusieurs fois au bord des larmes face à l'isolement de ce jeune homme, mais le film évite avec brio le piège du "tire-larmes" grâce à une dignité constante. Un film profondément touchant.
Un scénario adapté qui doit simplifier la réalisation d'un film. Robert Aramayo est tout simplement magistral dans son rôle d'une maîtrise intégrale. Ensuite le film a la force de sensibiliser et de faire connaître ce syndrome d'une manière efficace. Sans oublier bien sûr certaines scènes qui sont tout simplement hilarantes.
Très touchant, et vraiment bien écrit, JONES développe un tendre mélodrame sur un homme et sa maladie, le temps d'un parcours de vie oscillant avec un certain brio, entre film de société, réflexion sur la maladie, et comédie pétillante et sincère