Le Virtuose
Note moyenne
3,8
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84 critiques spectateurs

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The CritizMan
The CritizMan

62 abonnés 306 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 mai 2026
LE VIRTUOSE de Daniel Roher est typiquement le genre de film qui avait énormément de potentiel sur le papier, mais qui peine réellement à décoller. Le scénario est intéressant, il y a une vraie volonté de construire quelque chose de profond, de mystérieux et presque hypnotique par moments… sauf que le film traîne constamment en longueur. On sent rapidement que le récit veut installer une ambiance pesante et contemplative, mais le problème, c’est qu’il finit surtout par devenir lent.

Le plus frustrant, c’est que l’histoire n’est pas mauvaise. Il y a de bonnes idées dans l’écriture, quelques séquences efficaces et une tension qui essaye de s’installer progressivement. Mais malgré ça, le film ne parvient jamais vraiment à atteindre le niveau d’intensité ou de folie qu’il promet au départ. On attend un vrai décollage narratif, un moment où tout explose enfin… et ce moment n’arrive quasiment jamais.

Heureusement, le casting sauve une bonne partie de l’expérience. Les acteurs font clairement le travail et apportent du sérieux à un récit qui aurait facilement pu devenir totalement soporifique. Leur jeu permet de garder un minimum d’intérêt jusqu’au bout, même lorsque le rythme commence sérieusement à s’essouffler.

Visuellement et dans son ambiance, LE VIRTUOSE possède quelques qualités évidentes, mais le film semble trop amoureux de sa propre lenteur pour réussir à pleinement captiver. Résultat : une œuvre intéressante dans ses intentions, mais frustrante dans son exécution.
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2026
Affligé depuis l’enfance d’une hyperacousie lourdement handicapante, Niki (Leo Woodall) a l’oreille absolue. Il forme avec le vieil Harry Horowitz (Dustin Hoffman), un vieil accordeur de pianos devenu passablement sourd, un tandem efficace. C’est en réparant son piano que Niki fait la connaissance de Ruthie (Havana Rose Liu), une jeune compositrice prometteuse. Quand Harry est hospitalisé d’urgence, Niki trouve le moyen de régler sa facture d’hôpital en s’acoquinant avec une bande de braqueur de coffres.

Le pitch du Virtuose (un titre bien plus fade que le titre original Tuner) avait de quoi séduire. D’autant que le réalisateur a fait un travail tout particulier sur la bande son, en essayant de nous restituer les sons déformés perçus par le héros hyperacousique. Un travail sur le son qui rappelle celui, particulièrement intéressant, qu’ont réalisé plusieurs films récents tournant autour du thème de la surdité ou de la malentendance : "Sorda", "Elle entend pas la moto", "Sound of Metal"…

Mais cette dimension-là est bien vite noyée, dans celle, autrement plus banale, d’un thriller lambda avec son lot de gentils (Dustin Hoffman en papy agonisant dans son lit d’hôpital, avec sa femme à son chevet, Havana Rose Liu, en jeune première particulièrement ravissante…) son lot de méchants (une famille de gangsters sans scrupule) et ses rebondissements sans surprise. L’ensemble est honnête et se regarde sans déplaisir mais ne marquera pas durablement les esprits. Deux étoiles est bien généreux ; une aurait suffi si la salle n’avait pas été si délicieusement climatisée en ces temps de canicule.
caramel2017
caramel2017

20 abonnés 152 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mai 2026
Film agreable, bien emballé…realisation propre sans etre le chef d’oeuvre de l’année. Thriller et à la fois comedie romantique. Pour les amateur de son, le travail ici est vraiment remarquable vu que le personnage principal est sujet à l’hyperacousie, le travail des différentes ambiances sonores et bruitages sont vraiment bien etudiés. Acteur principal à suivre
Christian C.
Christian C.

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2026
Un bon moment de cinema, enfin … Dustin Hoffman fait un peu de la figuration, mais les autres acteurs font le job et la musique fait tout le reste.
Francis Garret
Francis Garret

25 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2026
Le scénario part sur une idée de film noir très originale, bien servi par une production, une réalisation et une interprétation réussies pour un thriller a budget relativement modeste. On appréciera d'autant mieux le film si on a l'oreille juste, ou mieux, parfaite. On peut regretter que le film fasse l'impasse sur un happy ending paradoxal, qui n'attendait que ça, et finit, avec une visite de courtoisie de notre Jean Reno national, sur une sorte de pirouette sonore qui ne gâche pas le plaisir qu'on a eu de le voir et l'entendre. Bref, le film vaut le déplacement.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 mai 2026
Ce sera pour moi la bonne surprise de la canicule de printemps : beauté jeunesse musique action émotion et charisme …on passe un très bon moment et Léo woodall , qui était déjà l’une des bonnes surprises de Nuremberg tient l’écran ! Accompagné , ce qui ne gâche rien de Dustin Hoffmann et Jean Reno, une gourmandise parfaite !
Maperrinx
Maperrinx

36 abonnés 122 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2026
Un thriller original. Si dans les premières 50 minutes on est pris au jeu, il me semble que les dernières 30 minutes sont un peu baclées voire invraisemblables.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mai 2026
Entre thriller de casse et drame intime, Le Virtuose joue sur plusieurs cordes à la fois, mais pas avec la même justesse. Daniel Roher signe une première fiction habitée par de vraies intentions, portée par un Leo Woodall magnétique, mais qui manque parfois de profondeur dans sa partition. Un film qu’on suit sans déplaisir, sans être mémorable pour autant.

"L’univers de Niki White n’est pas semblable à une mélodie, mais à une fraction de notes dissonantes. Souffrant d’hyperacousie, il survit à ses ambitions musicales en tant qu’accordeur de piano. Il est ainsi condamné à réparer les instruments sans jamais pouvoir exister sur scène, s’effaçant peu à peu derrière ses bouchons d’oreille et son casque anti-bruit. Mais ce handicap, doublé d’une oreille absolue, devient un outil inattendu pour déverrouiller les coffres-forts à serrures à cadran. L’idée est ingénieuse, car le parallèle entre l’accordeur et le perceur de coffres fonctionne avec une belle évidence mécanique, bien que le film y cultive le germe de sa propre limite."

"Roher ne semble d’ailleurs pas avoir vraiment envie d’en faire un thriller. Il pousse plutôt les curseurs de son drame intime à fond, en conservant son dispositif de prédilection : montage dynamique, fluide et une ambiance sonore — confiée au génial Johnnie Burn, sound designer de La Zone d’intérêt — qui entre en résonance avec la psyché de Niki. L’intention est belle et, par moments, convaincante. Mais son caractère candide conduit le personnage un peu plus loin dans les ténèbres d’une magouille sans fin, où il se fait exploiter sans vergogne par Uri (Lior Raz), un mafieux un peu trop archétypal. L’univers humain de ces hors-la-loi manque parfois de profondeur, et le récit s’essouffle dans cette deuxième partie, moins tendu que ce que la situation promet. Entre frustration et emprisonnement consenti, Niki navigue sans réelle destination entre salles de concerts et résidences luxueuses où le piano fait office de décoration."

"Il y a là un vrai sujet à explorer, celui du blocage créatif, ce doute paralysant qui empêche une personne de progresser dans ce qui la passionne réellement et qui questionne l’identité quand on ôte la capacité de créer. Roher le sait, le sent et son film ne manque pas d’exemples concrets à travers sa galerie de personnages. Mais il ne joue pas dans la subtilité quand il s’agit d’économiser les mots et les explications. La fin est d’ailleurs très bavarde, paradoxe cruel pour une œuvre aussi soucieuse du son, qui aurait parfois mieux fait de se taire pour mieux résonner."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
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390 abonnés 520 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2026
Le Virtuose prend une direction assez singulière dans le paysage du thriller contemporain. Là où beaucoup de productions misent sur une accumulation de séquences spectaculaires, le film choisit une autre voie, plus sensorielle, presque physique dans sa manière d'impliquer le spectateur. Daniel Roher construit une œuvre où le son ne sert pas uniquement à accompagner les images, il devient un élément dramatique central qui façonne les émotions et la perception du monde.

Au centre du récit se trouve un jeune homme interprété par Leo Woodall, dont les capacités auditives particulières transforment progressivement chaque environnement en espace de tension potentielle. Le film joue alors sur cette idée fascinante, entendre davantage peut devenir une qualité extraordinaire, mais aussi une prison invisible. L'ensemble ne cherche pas à sombrer dans la démonstration technique ou dans le spectaculaire permanent. Une vraie place est laissée aux personnages, à leurs échanges et à leurs fragilités.

L'atmosphère oscille entre polar moderne, drame humain et expérience sensorielle. Une combinaison qui donne au récit une identité particulière, tout en évitant les chemins les plus attendus du genre.

Un thriller bien ficelé, avec une dynamique efficace. On retrouve un peu comme dans le film Baby Driver, mais sans le côté tape à l'oeil.
Leo Woodall et Havana Rose Liu ont une belle complicité à l'écran. Leo Woodall est touchant, l'hyperacousie est une plaie et un vrai calvaire pour tant de personnes !
Le réalisateur a réussi à traduire la douleur, les acouphènes et la sensation d'être dévoré par l'ambiance sonore.
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