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François Ruffin et Gilles Perret sont de retour. Après "Merci Patron !", réalisé par le seul premier (César du meilleur documentaire 2017 et succès-surprise au box office avec 5000.000 entrées), le sympathique duo avait signé ensemble "J’veux du soleil !", road movie à travers la France des Gilets jaunes, et "Debout les femmes !", enquête documentée sur les emplois du lien.
J’avais mis quatre étoiles à chacun de ces films, diablement efficaces, drôles et politiques. Pourquoi trois seulement à celui-ci qui en réutilise avec autant d’efficacité les mêmes recettes ? Parce que le procédé qui sent un peu le réchauffé a perdu de son authenticité.
"Merci Patron !", "J’veux du soleil !", "Debout les femmes !" et "Au boulot !" partagent bien des points communs. Commençons par les plus anecdotiques. Leurs titres claquent, en forme de slogans, ponctués d’un emphatique point d’exclamation. Le même dessinateur, Thibaut Soulcié, en signe les affiches. François Ruffin en est le héros récurrent et sympathique, sorte de Tintin de la France périphérique. À vingt-trois ans à peine, il fonde à Amiens en 1999 un trimestriel satirique Fakir. En 2017, grâce notamment à la notoriété que lui a apportée le succès de "Merci Patron !", il fait une entrée remarquée à l’Assemblée nationale. Il incarne désormais à la gauche de la gauche, une alternative au mélenchonisme qu’il accuse d’avoir trahi les classes populaires.
"Au boulot !" utilise la même recette que "Merci Patron !" : personnifier un sujet. Dans "Merci Patron !" c’était Bernard Arnault qui personnifiait le capitalisme honni ; dans "Au boulot !" les deux co-réalisateurs ont dégotté une personnalité tellement caricaturale qu’on pourrait douter de sa réalité : la trentaine fashionista, blonde jusqu’au bout des ongles, impeccablement manucurés, Sarah Saldmann est une avocate et une chroniqueuse qui a acquis une petite célébrité par ses sorties fracassantes sur les plateaux TV où elle fustige sans filtre, comme Laurent Wauquiez l’avait fait en son temps, l’assistanat. La prenant au mot, François Ruffin la défie de passer une semaine dans la peau d’un smicard. Contre toute attente, Sarah Saldmann accepte le défi et s’embarque avec son cornac dans un Tour de France des "working poor" : à Lyon avec un livreur soumis à des cadences infernales, à Boulogne-sur-Mer, dans une usine de conditionnement des produits de la pêche, à Amiens dans un restaurant, à Saint-Etienne auprès d’une aide à domicile, à Abbeville dans une antenne du Secours populaire….
Le procédé rappelle celui utilisé dans "Debout les femmes !" : François Ruffin y racontait la mission parlementaire sur les métiers du lien qu’il avait effectuée en binôme avec Bruno Bonnell, un député macroniste, ancien chef d’entreprise, chantre d’un capitalisme et d’un esprit d’entreprise contre lesquels Ruffin s’est toujours battu. La bande-annonce de "Au boulot !" liste les situations inattendues que cette conjugaison des contraires fait naître. La précieuse ridicule, la « Cruella BCBG » se retrouve dans un environnement qu’elle ne connaissait pas, y découvre la dure réalité des prétendus « assistés » qu’elle accusait sans les connaître et, sans surprise, voit ses préjugés voler en éclats. Une dispute hors caméra, dont on se demande d’ailleurs si elle n’a pas compromis la sortie du film, le prive néanmoins du happy end escompté, Ruffin & Perret lui substituant un happening franchement raté.
Ruffin & Perret savent y faire. Leur documentaire est diablement efficace. Quiconque a fustigé sans en rien connaître la « culture de l’assistanat » ne s’y reprendra pas après l’avoir vu. Pour autant, même si on se trouve mesquin d’y trouver à redire, la générosité affichée de leur démarche cache une part de rouerie qui suscite des réserves.
J’avais mis quatre étoiles à chacun de ces films, diablement efficaces, drôles et politiques. Pourquoi trois seulement à celui-ci qui en réutilise avec autant d’efficacité les mêmes recettes ? Parce que le procédé qui sent un peu le réchauffé a perdu de son authenticité.
"Merci Patron !", "J’veux du soleil !", "Debout les femmes !" et "Au boulot !" partagent bien des points communs. Commençons par les plus anecdotiques. Leurs titres claquent, en forme de slogans, ponctués d’un emphatique point d’exclamation. Le même dessinateur, Thibaut Soulcié, en signe les affiches. François Ruffin en est le héros récurrent et sympathique, sorte de Tintin de la France périphérique. À vingt-trois ans à peine, il fonde à Amiens en 1999 un trimestriel satirique Fakir. En 2017, grâce notamment à la notoriété que lui a apportée le succès de "Merci Patron !", il fait une entrée remarquée à l’Assemblée nationale. Il incarne désormais à la gauche de la gauche, une alternative au mélenchonisme qu’il accuse d’avoir trahi les classes populaires.
"Au boulot !" utilise la même recette que "Merci Patron !" : personnifier un sujet. Dans "Merci Patron !" c’était Bernard Arnault qui personnifiait le capitalisme honni ; dans "Au boulot !" les deux co-réalisateurs ont dégotté une personnalité tellement caricaturale qu’on pourrait douter de sa réalité : la trentaine fashionista, blonde jusqu’au bout des ongles, impeccablement manucurés, Sarah Saldmann est une avocate et une chroniqueuse qui a acquis une petite célébrité par ses sorties fracassantes sur les plateaux TV où elle fustige sans filtre, comme Laurent Wauquiez l’avait fait en son temps, l’assistanat. La prenant au mot, François Ruffin la défie de passer une semaine dans la peau d’un smicard. Contre toute attente, Sarah Saldmann accepte le défi et s’embarque avec son cornac dans un Tour de France des "working poor" : à Lyon avec un livreur soumis à des cadences infernales, à Boulogne-sur-Mer, dans une usine de conditionnement des produits de la pêche, à Amiens dans un restaurant, à Saint-Etienne auprès d’une aide à domicile, à Abbeville dans une antenne du Secours populaire….
Le procédé rappelle celui utilisé dans "Debout les femmes !" : François Ruffin y racontait la mission parlementaire sur les métiers du lien qu’il avait effectuée en binôme avec Bruno Bonnell, un député macroniste, ancien chef d’entreprise, chantre d’un capitalisme et d’un esprit d’entreprise contre lesquels Ruffin s’est toujours battu. La bande-annonce de "Au boulot !" liste les situations inattendues que cette conjugaison des contraires fait naître. La précieuse ridicule, la « Cruella BCBG » se retrouve dans un environnement qu’elle ne connaissait pas, y découvre la dure réalité des prétendus « assistés » qu’elle accusait sans les connaître et, sans surprise, voit ses préjugés voler en éclats. Une dispute hors caméra, dont on se demande d’ailleurs si elle n’a pas compromis la sortie du film, le prive néanmoins du happy end escompté, Ruffin & Perret lui substituant un happening franchement raté.
Ruffin & Perret savent y faire. Leur documentaire est diablement efficace. Quiconque a fustigé sans en rien connaître la « culture de l’assistanat » ne s’y reprendra pas après l’avoir vu. Pour autant, même si on se trouve mesquin d’y trouver à redire, la générosité affichée de leur démarche cache une part de rouerie qui suscite des réserves.
Le film de Gilles Perret et de François Ruffin est un documentaire-reportage sur le travail, le travail mal rémunéré, la réinsertion, vrai problème de notre société, un petit film qui aurait très bien pu être un reportage TV.Il évite néanmoins l'écueil d'un cinéma engagé et il présente, il explique sans jamais prendre position et c'est là sa plus grande qualité.Il est teinté d'humour, cet humour qu'on trouve dans les trois films de François Ruffin ce qui positive des situations souvent dramatiques et on ne sent pas embarqué dans un film politico-social: c'est ce qui en fait toute sa force.François Ruffin cinéaste, c'est là qu'il réussit le mieux même si ses films n'ont pas une grande portée dans les souvenances à long terme;
Vu aujourd'hui avec la présence de l'équipe du film au Mk2 Beaubourg
C'est pathétiquement drôle (comme toujours dans les docs de Ruffin) et cela fait du bien !
Il arrive à nous émouvoir et nous faire rire en pointant du doigt les inégalités sociales inssupportables.
Le parti pris de "reinserer les riche" avec Sarah SaldmanN est un vrai ressort comique.
Cela fait penser à " L'ile des Esclaves" de Marivaux où les maitres deviennent les esclaves et les esclaves les maitres.
Ruffin met à l'honneur des gens sur laquelle la société repose mais inconsidérée par celle- ci.Le contraste entre les couches sociales est saisissant et terrifiant. Sarah Saldmann permet par son ignorance du monde réél et la futilité de ses envies de mettre en valeur la dignité, la force, le courage des hommes et des femmes si injsutement sous payés !
Il y a du burlesque et du grotesque chez Ruffin et j'aime bcp cela.
A voir très vite !
C'est pathétiquement drôle (comme toujours dans les docs de Ruffin) et cela fait du bien !
Il arrive à nous émouvoir et nous faire rire en pointant du doigt les inégalités sociales inssupportables.
Le parti pris de "reinserer les riche" avec Sarah SaldmanN est un vrai ressort comique.
Cela fait penser à " L'ile des Esclaves" de Marivaux où les maitres deviennent les esclaves et les esclaves les maitres.
Ruffin met à l'honneur des gens sur laquelle la société repose mais inconsidérée par celle- ci.Le contraste entre les couches sociales est saisissant et terrifiant. Sarah Saldmann permet par son ignorance du monde réél et la futilité de ses envies de mettre en valeur la dignité, la force, le courage des hommes et des femmes si injsutement sous payés !
Il y a du burlesque et du grotesque chez Ruffin et j'aime bcp cela.
A voir très vite !
Un bijou! Mettez en lumière des gens qui font tourner la France et nous faire rire et pleurer en fermant le clapet à tous les discours faciles et les punch line assassines. BRAVO
Un documentaire emouvant rempli d’amour et d’humanité. A ne pas rater.
Dommage qu’il ne soit pas diffusé à la TV.
Enfin du réel. Merci à M. RUFFIN et à M. PERRET.
Dommage qu’il ne soit pas diffusé à la TV.
Enfin du réel. Merci à M. RUFFIN et à M. PERRET.
La bande-annonce est très raccoleuse mais c'est une manœuvre très intelligente de la part des concepteurs. Car ils ont laissé place à un bon film, pas misérabiliste, sincère et qui donne de la conviction !
Drôle, sensible, intelligent et fondamentalement de gauche, ça remonte le moral ! Vu aux sept Parnassiens en présence des auteurs, qui en parlent aussi bien qu'ils filment
ce film fait du bien ! courez le voir il est d'utilité publique...et en plus c'est drôle émouvant, sensible . avec en plus un debat derriere super intéressant
Un superbe documentaire sur le travail et de très beaux portraits. Sarah la star des plateaux TV grave à son absence de nuance et ignorance crasse de la vraie vie n’est qu’un prétexte pour dénoncer le discours sur l’assistanat si loin de la réalité des gens mal payés ou sans emploi.
Un film engagé émouvant de vérité qui donne espoir
Courrez le voir
Merci François Ruffin et son équipe
Courrez le voir
Merci François Ruffin et son équipe
Ce film est magnifique et digne d’un Ken Loach ! De l’émotion, des rires, des larmes, de la joie et on ressort de la salle avec l’envie de remercier les gens pour tout ce qu’ils font. A voir et à revoir à volonté !
Je sors de la séance et sincèrement, je recommande.
Attention, c'est plus un documentaire qu'un film, mais c'est bien fait et sincère. On parle de "vrais gens,", de vrais "sans-dents" comme aurait dit un de nos anciens président un peu joufflu....
Merci Mr Ruffin, merci pour eux, merci de "lever nos verres à ceux qui n'en ont pas".
Merci également à Sarah Sadmann de s'être prêtée au jeu, même si je ne suis pas certain qu'à long terme, elle change son regard sur les plus démunis.
Attention, c'est plus un documentaire qu'un film, mais c'est bien fait et sincère. On parle de "vrais gens,", de vrais "sans-dents" comme aurait dit un de nos anciens président un peu joufflu....
Merci Mr Ruffin, merci pour eux, merci de "lever nos verres à ceux qui n'en ont pas".
Merci également à Sarah Sadmann de s'être prêtée au jeu, même si je ne suis pas certain qu'à long terme, elle change son regard sur les plus démunis.
C’est un film bien sympathique que nous offre là François Ruffin avec « Au boulot », et où il réussit ce qu’il avait un peu raté avec le milliardaire Bernard Arnault dans l’excellent « Merci patron ! » – faire se rencontrer la France d’en haut et celle d’en bas – en embarquant l’avocate et chroniqueuse Sarah Saldmann qui sur CNews et autres chaines Bolloré, pérore contre les « assistés » les « feignasses » et déclare que le « smic, c’est déjà pas mal », dans un véritable road trip social qui a su dépasser la confrontation caricaturale entre deux mondes que tout oppose pour donner la parole à ceux qui en sont privés… De séquence en séquence, elle rencontre des auxiliaires de vie, des infirmières, des bénéficiaires et des bénévoles du Secours populaire, se heurte vite aux limites de ses considérations sur la société… C’est drôle, parfois émouvant , caricatural aussi, tant les préjugés de Sarah Saldmann vont au-delà du cliché. Et comme souvent dans les films de François Ruffin, c'est à la fois sincère et démago… Le député ne s’encombre pas vraiment de nuances pour décrire une France cassée en deux, entre les méchantes élites déconnectées et les héros invisibles du quotidien…En conviant une femme aisée – une juriste habituée aux formules à l'emporte-pièce et aux polémiques sur des chaînes d'information en continu, à passer une semaine auprès des personnes qui triment pour des salaires de misère, François Ruffin se demandait ironiquement s'il était possible de réinsérer les riches…pas sûr, mais ce documentaire va au-delà des émotions pour donner la parole à ceux qui en sont privés, à ceux qui n'ont jamais accès aux plateaux de télévision pour dire leurs vérités et contrecarrer le narratif dominant. Et l'on (re)découvre cette France invisibilisée, cette France qui se lève tôt pour pas grand-chose. Toutes ces personnes, broyées par la vie, ont enfin leur "droit de réponse", selon l'expression de Gilles Perret coréalisateur du film … Elie, Amine, Louisa ou encore Nathalie, l'ancienne femme de chambre, tiennent un langage d'authenticité. Et à certains de se demander s'ils atteindront un jour l'âge de la retraite. Une sincérité bouleversante…mais néanmoins un film enlevé, marrant, édifiant au meilleur sens du terme, qui rendrait même Sarah Saldmann sympathique…une bonne leçon de vie !!
pleins d'émotions du rire au larmes, un film pour découvrir les travailleurs les moins considérés et les plus indispensables de notre pays.
Quel plaisir de voir des films de petit format, réussis ! C'est le cas de "Au boulot", qui nous offre des rencontres sans filtre de vraies personnes. Le propos est engagé, mais pas manichéen. Tout le monde est parfaitement respecté. Et les moins favorisés dans l'histoire retrouvent leur dignité. Du beau boulot !
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