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Hitchfr
2 abonnés
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3,0
Publiée le 16 mai 2026
The Mastermind a le goût du Canada Dry, mais c’est pas du Canada Dry. Mention spéciale pour l'ambiance, le ton, les costumes (Donald Cardwell?) Les décors et bagnoles et même le grain de l'image...des années 70’ , particulièrement réussis. Idem pour les acteurs, très bien choisis qui sont bon avec un jeux naturel. Mais voilà, malgré un bon début, pour le reste, on reste justement sur sa faim...à partir de la cavale, et ben, on attend...mais rien...pas de suspens ou d’un retournement de situation...rien...si, ça se fini comme un film des années 70’...à la Pierre Richard... The Mastermind est bien mais bancal, il aurait pu etre mieux avec une histoire plus travaillée...à voir, mais vite oublié...dommage...
Normalement un film de braquage ça déménage,ça tient en haleine…. Et bien là non tout est mou, mal ficelé, décousu… Même les alarmes du musée sont absentes….Un comble….!!!! Bref on s’ennuie ferme….
Festival Télérama, encore ! Cette fois c'est la salle 1 (la plus grande) de L'Entrepôt qui a dû refuser du monde et sortir les rares strapontins pour accueillir la foule venue en masse découvrir ce film avant sa sortie, dans le cadre du Festival Télérama. Bien foutu mais un peu décevant car le "casse" est expédié pour laisser plus de place à "l'après" et la cavale. Belles gueules (Josh O'Connor qui était si taiseux dans « Rebuilding » est ici un peu plus loquace) et belles bagnoles, avec en toile de fond... la guerre du Vietnam, qui sera fatale à notre "héros".
Ma note et pourquoi: 3 / 5 J'ai un drôle de sentiment avec ce film. Des POUR et des CONTRE. Les POUR, le scénario de base est bon, la mise en scène, les références dans la mise en scène sont évidentes ( JP Melville avec son " Le cercle rouge "), la musique ( super), la composition de l'acteur principal, l'astuce du scénario pour le vol lui même. 殺殺❤️ Les CONTRE, toute la seconde et avant dernière partie du film ( je ne dirai pas pourquoi sans Spoiler le film ). Bref une envie forte de voir ce que d'autres metteurs en scène feraient de ce scénario. What else.
The mastermind, c’est l’histoire d’un homme plein de douceur, James Blaine, charpentier au chômage de bonne famille, qui organise un casse dans un musée pour tenter de devenir ce qu’il ne parvient pas à être aux yeux des siens. Il va dérober avec une équipe de bras cassés, quatre tableaux de l’artiste Arthur Dove, pionnier de l’abstraction. L’un de ses comparses bien mal choisi, confesse le larcin au FBI. Le jeune homme s’embourbe alors dans ses contradictions. Il sera rapidement lâché par sa femme et par ses amis. Ses inepties le mèneront de mal en pis, jusqu’à la fin du film, absolument mémorable.
Dès les premières images, nous sommes happés dans l’univers cinématographique de la réalisatrice. Kelly Reichardt possède une réelle écriture de cinéma. Ses plans qui s’étirent en longueur, révèlent délicatement l’intrigue. Ils permettent au personnage principal un espace à vivre à l’écran, dans son propre présent. De « Night moves » à « « Showing up » en passant par « First cow », on reconnaît cette manière si singulière de filmer. Cette cinéaste écrit avec l’image sa pellicule, comme un peintre dessinerait son tableau ; au risque de perdre certains spectateurs sensibles aux mots. L’acteur Josh O’Connor est quasiment de tous les plans pour donner vie à ce JB. Sa douceur apporte toute l’ambigüité nécessaire, il n’a de cesse de mentir à tous. La caméra le filme au plus près de ses émotions. Elle vient cueillir ses mensonges sur son visage et la symbiose est totale entre l’acteur et la caméra. C’est tés impressionnant et certainement difficile à mettre en œuvre. L’histoire se déroule dans le Massachusetts des années 70. Cette réalité à l’écran passe aussi par la puissance de la photo. Le grain et sa colorimétrie, participent à la reconstitution de l’époque pour nous transporter dans le temps. Kelly Reichardt est très audacieuse. Sa forte personnalité artistique à travers ses réalisations, nous livre cette fois encore avec The mastermind, un très beau cinéma.
Film ou l'on attend jusqu'au bout qu'il se passe vraiment quelque chose. Nombres de scenes avec aucun rapport a l'histoire , très lent , meme dans les dialogues et une fin qui laisse perplexe.
Amusant mais un peu bizarre dans son deuxième acte, l'épopée de REICHARDT se pose comme une divertissante manière d'aborder le film d'arnaque, le temps d'un voyage loufoque mais assez déstabilisant, sur un homme à côté de la société, mais cherchant à en profiter tout de même
Kelly richard détourne le polar comme elle avait détourné le western avec la dernière piste. ce qui l intéresse c est de filmer une certaine Amérique, cellle des laisses pour compte. son film est parfois long mais globalement intéressant. Josh o Connor, de quasi tous les plans, est une nouvelle fois très attachant
Avec The Mastermind, la cinéaste détourne les codes d’un genre ultra balisé, le film de braquage. Exit la virtuosité tapageuse à la Ocean's 12 : Reichardt choisit ici un antihéros maladroit, un loser un peu à côté de ses pompes, dont les motivations restent volontairement floues.
L’ironie est partout, jusque dans ce titre faussement grandiloquent. L’ambiance, délicieusement 70s, fonctionne à merveille : des images aux teintes patinées, à la bande-son soul et jazzy. Comme souvent chez Reichardt, la mise en scène impressionne par sa précision : et notamment par la composition de chaque plan : la qualité des cadrages, le soin apporté aux couleurs et aux décors.
Si l'on se laisse d’abord séduire par cette rigueur formelle et par la douceur mélancolique qui émane du film, les lenteurs déjà reprochées à Showing Up refont surface et finissent par peser, dans un dernier tiers, en particulier, qui se révèle franchement laborieux, mettant à rude épreuve la patience du spectateur.
Malgré ces longueurs, The Mastermind s’impose par la singularité de son ton et par le regard profondément humain que Reichardt pose sur son héros : un regard à la fois tendre et lucide, jamais moqueur, qui préfère observer l’échec avec empathie. Un film imparfait, parfois éprouvant, mais habité par une vraie personnalité, et qui vient confirmer que décidément, l'on se sent bien dans le monde à part de Kelly Reichardt.
Un peu comme les films précédents de Reichardt celui-ci suit son cours assez paisiblement, sans beaucoup de haut, ni de bas, sans démonstration et sans beaucoup de surprises.
Beaucoup de longueurs et pas mal d'incohérences au cours de la première heure. Difficile de cerner les reels motivations du personnage au début du film. Dommage car il y avait du potentiel
On entend souvent dire "tout le film est dans la bande-annonce" mais là VRAIMENT, il y a plus à voir dans la bande-annonce que dans les 1h50 de scènes vides et interminables qui s'enchaînent. C'est ennuyant à un point que je me demande comment l'équipe a pu tenir jusqu'au bout du tournage. Pourtant les images sont chouettes, l'idée de départ est bonne. Expérience étrange de cinéma, je sais à peine quoi en penser.
Il y a clairement un enthousiasme démesuré des critiques presse autour de ce film. "The Mastermind" se situe dans les années 70 avec une ambiance jazzy. Une bande de bras cassés va commettre un casse en emportant des oeuvres d'art. Niveau film de braquage, il y a à redire mais là n'est pas le problème. Ceci est à prendre au second degré car Josh O'Connor, le cerveau de la bande, s'apparente plutôt à un loser mélancolique. Seulement, la lenteur de sa cavale fait basculer le spectateur dans un ennui profond au point de se désintéresser du sort de notre héros flegmatique. Bref, le public, au vu de la note attribuée me conforte dans l'impression d'avoir assisté à un film largement surcoté.
L’une des prêtresses du cinéma d’auteur américain revient une seconde fois en compétition officielle au dernier Festival de Cannes, avec ce qui devait être son film le plus accessible. Mais force est de constater qu’il va probablement de nouveau satisfaire les aficionados de son cinéma, tout en confortant tout aussi sûrement ses détracteurs. Avec The Mastermind, on sort de la projection en se demandant : « What’s the point ? ». En s’essayant au film de braquage et de cavale à sa sauce, elle ne propose rien de plus qu’un long-métrage à l’encéphalogramme plat, où il est bien difficile de trouver des qualités et où l’ennui demeure le maître mot.
Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le Mag du Ciné: /
Le schéma général du film est celui du « film de casse » ou de « braquage » ; préparation, exécution, dénouement. Schéma exploité des dizaines de fois. Mais ce qui différencie celui-ci, c’est le ton employé. Car Kelly Reichardt raconte son histoire en restant à distance de toute sorte de mythe (que le genre a souvent créé). Elle frôle la caricature, rappelant parfois les frères Coen, à laquelle le titre ironique renvoie quand même, sans y tomber. Elle s’attache à suivre un personnage principal ordinaire. Ordinaire : pas méchant, pas très malin, faible, égoïste et lâche. Les autres personnages masculins semblent ne valoir guère mieux, et il en résulte un tableau bien amer, auquel seules deux femmes confèrent un peu de retenue (l’épouse), de lucidité et de franchise (l’épouse de l’ami). La force de la cinéaste, c’est de donner de l’intensité à cette histoire banale d’un homme qui ne l’est pas moins ; ainsi une situation qui relèverait du simple fait divers prend une terrible dimension dramatique. C’est aussi de filmer le tout avec intelligence, utilisant avec brio l’ellipse et les correspondances.