THE MASTERMIND - Kelly Reichardt | ⭐ 7,5/10
"혔혢혴혴혢혤혩혶혴혴혦혵혵혴, 1970. 혗혦̀혳혦 혥혦 혧혢혮혪혭혭혦 혦혯 혲혶혦̂혵혦 혥'혶혯 혯혰혶혷혦혢혶 혴혰혶혧혧혭혦, 혔혰혰혯혦혺 혥혦́혤혪혥혦 혥혦 혴혦 혳혦혤혰혯혷혦혳혵혪혳 혥혢혯혴 혭혦 혵혳혢혧혪혤 혥'œ혶혷혳혦혴 혥'혢혳혵. 혈혷혦혤 혥혦혶혹 혤혰혮혱혭혪혤혦혴, 혪혭 혴'혪혯혵혳혰혥혶혪혵 혥혢혯혴 혶혯 혮혶혴혦́혦 혦혵 혥혦́혳혰혣혦 혥혦혴 혵혢혣혭혦혢혶혹. 혔혢혪혴 혭혢 혳혦́혢혭혪혵혦́ 혭혦 혳혢혵혵혳혢혱혦 : 혦́혤혰혶혭혦혳 혭혦혴 œ혶혷혳혦혴 혴’혢혷혦̀혳혦 혤혰혮혱혭혪혲혶혦́. 혛혳혢혲혶혦́, 혔혰혰혯혦혺 혦혯혵혢혮혦 혢혭혰혳혴 혶혯혦 혤혢혷혢혭혦 혴혢혯혴 혳혦혵혰혶혳."
Avec The Mastermind, la cinéaste détourne les codes d’un genre ultra balisé, le film de braquage. Exit la virtuosité tapageuse à la Ocean's 12 : Reichardt choisit ici un antihéros maladroit, un loser un peu à côté de ses pompes, dont les motivations restent volontairement floues.
L’ironie est partout, jusque dans ce titre faussement grandiloquent. L’ambiance, délicieusement 70s, fonctionne à merveille : des images aux teintes patinées, à la bande-son soul et jazzy. Comme souvent chez Reichardt, la mise en scène impressionne par sa précision : et notamment par la composition de chaque plan : la qualité des cadrages, le soin apporté aux couleurs et aux décors.
Si l'on se laisse d’abord séduire par cette rigueur formelle et par la douceur mélancolique qui émane du film, les lenteurs déjà reprochées à Showing Up refont surface et finissent par peser, dans un dernier tiers, en particulier, qui se révèle franchement laborieux, mettant à rude épreuve la patience du spectateur.
Malgré ces longueurs, The Mastermind s’impose par la singularité de son ton et par le regard profondément humain que Reichardt pose sur son héros : un regard à la fois tendre et lucide, jamais moqueur, qui préfère observer l’échec avec empathie. Un film imparfait, parfois éprouvant, mais habité par une vraie personnalité, et qui vient confirmer que décidément, l'on se sent bien dans le monde à part de Kelly Reichardt.
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