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Vu en avant première au forum des images le 6/1/26
Film sans intérêt, histoire convenue, juste une jolie photo à noter
Film sans intérêt, histoire convenue, juste une jolie photo à noter
Trop long trop lent, le personnage principal n'attire pas vraiment la sympathie.... dans le même genre il vaut mieux revoir un film des frères Coen
Un film avec très peu d’action et beaucoup de longueurs, il ne se passe quasiment rien. Un film moyen malgré un belle esthétique.
spoiler:
Trop Déçu
j'ai du lutter pour ne pas dormir
scénario simpliste
dialogue plat
l'idée de proposer une histoire de braquage sous un autre angle est bonne, mais le résultat est un souflfé à plat!
j'ai du lutter pour ne pas dormir
scénario simpliste
dialogue plat
l'idée de proposer une histoire de braquage sous un autre angle est bonne, mais le résultat est un souflfé à plat!
Pour résumer : long et ennuyeux, un calvaire du debut à la fin ou il ne se passe rien, tout est monotone, bref nul.
Présenté à Cannes en 2025, "The Mastermind" voit Kelly Reichardt s’attaquer au film de braquage sans glamour, sans tension excessive, mais avec une observation humaine. Le casse devient surtout le révélateur de personnages maladroits, dépassés par leurs propres fantasmes. Josh O'Connor est exceptionnel dans ce rôle d’homme ordinaire qui se rêve soudain criminel de génie alors qu’il reste profondément ridicule dans chacune de ses décisions. L’acteur apporte énormément de charme et d’humanité à ce personnage incapable d’être réellement dangereux. On s’attache immédiatement à lui malgré ses erreurs constantes. "The Mastermind" est un film de braquage atypique, drôle sans être une comédie, tendu sans chercher le spectaculaire.
Kelly Reichardt s'inspire très librement d'un vrai vol de tableaux, survenu dans le Massachussets en 1972. Vol qui fit beaucoup parler de lui à l'époque, au point de populariser les larcins dans les musées aux USA. Ici les lieux et les noms sont changés, le déroulement lui-aussi altéré.
Josh O'Connor incarne JB (nom ironique quand on sait que l'acteur fait partie des candidats pour le nouveau 007 !). Un artisan au chômage en 1970, qui se met en tête de faire dérober quatre tableaux d'Arthur Dove par une bande de pied nickelés dans le musée local. JB lui-même n'étant pas rompu à l'univers du crime, les choses ne vont évidemment pas bien se passer...
J'ai lu beaucoup d'avis qui parlaient de "The Mastermind" comme de l'anti-film de braquage, et c'en est un très bonne description. Ce n'est pas seulement que JB est largué, c'est toute la mise en scène qui est aux antipodes du genre.
Kelly Reichardt filme avec une lumière naturelle des couleurs essentiellement automnales. Donnant un aspect très posé à son film... à l'image de sa grande lenteur (certains décrocheront). La reconstitution de 1970 est par ailleurs étonnement détaillée, entre costumes, voitures, petits objets, coiffures.
Dans tout cela, l'intérêt ne sera pas l'intrigue policière, presque limitée à une toile de fond. Mais plutôt le statut du protagoniste, joué par un Josh O'Connor tout en subtilités. Qui semble déphasé avec tout le monde : sa famille, son statut social, l'univers criminel auquel il va toucher, ses amis... Ce vol et la cavale qui s'en suivra seront pour lui une lente remise en question et plongée dans l'Amérique de l'époque.
J'aurais aimé davantage de rythme, néanmoins il faut se dire que "The Mastermind" n'est certainement pas un polar ni une comédie policière, mais le portrait dramatique (oserais-je dire presque tristounet !) d'un homme et de son époque.
Josh O'Connor incarne JB (nom ironique quand on sait que l'acteur fait partie des candidats pour le nouveau 007 !). Un artisan au chômage en 1970, qui se met en tête de faire dérober quatre tableaux d'Arthur Dove par une bande de pied nickelés dans le musée local. JB lui-même n'étant pas rompu à l'univers du crime, les choses ne vont évidemment pas bien se passer...
J'ai lu beaucoup d'avis qui parlaient de "The Mastermind" comme de l'anti-film de braquage, et c'en est un très bonne description. Ce n'est pas seulement que JB est largué, c'est toute la mise en scène qui est aux antipodes du genre.
Kelly Reichardt filme avec une lumière naturelle des couleurs essentiellement automnales. Donnant un aspect très posé à son film... à l'image de sa grande lenteur (certains décrocheront). La reconstitution de 1970 est par ailleurs étonnement détaillée, entre costumes, voitures, petits objets, coiffures.
Dans tout cela, l'intérêt ne sera pas l'intrigue policière, presque limitée à une toile de fond. Mais plutôt le statut du protagoniste, joué par un Josh O'Connor tout en subtilités. Qui semble déphasé avec tout le monde : sa famille, son statut social, l'univers criminel auquel il va toucher, ses amis... Ce vol et la cavale qui s'en suivra seront pour lui une lente remise en question et plongée dans l'Amérique de l'époque.
J'aurais aimé davantage de rythme, néanmoins il faut se dire que "The Mastermind" n'est certainement pas un polar ni une comédie policière, mais le portrait dramatique (oserais-je dire presque tristounet !) d'un homme et de son époque.
L’originalité première de The Mastermind réside dans sa représentation de ce qui, d’ordinaire, n’est pas montré : les étapes de préparation, les dysfonctionnements, les moments d’égarement et de suspension de l’action – le protagoniste ne cesse de demander quelques minutes supplémentaires pour réfléchir –, qui placent en arrière-plan voire remplacent les causes et motifs investis, du film de braquage aux mouvements de contestation politique propres au début des années 70. Le
spoiler:
vol d’un petit soldat dans la vitrine du musée de Philadelphie
place d’emblée James du côté de l’enfance, à laquelle il emprunte son insouciance dans une existence qu’il croit gouverner selon ses désirs et son imagination : la diversion opérée par l’un de ses fils, au moyen d’une méditation fictive sur la vérité et le mensonge, insiste néanmoins sur le retard d’un père incapable d’appréhender l’environnement dans lequel il doit évoluer. La cavale mute ainsi en errements successifs de foyers agacés en foyers vidés, et c’est alors le vide intérieur du personnage qui ressort. Kelly Reichardt le conçoit tel un spectateur engagé dans sa propre fantaisie, éloigné de tout engagement véritable, à l’instar de ce travelling circulaire réalisé dans une spoiler: chambre d’hôtel où le bruit d’un hélicoptère et de détonations, que l’on croirait de prime abord venir de l’extérieur, est issu du téléviseur allumé sur l’actualité…
En mettant sous le feu des projecteurs l’homme saisi dans son impuissance, The Mastermind fait surgir de la toile de fond la femme, mère et figure tutélaire du foyer, qu’il décline en une épouse intransigeante et travailleuse d’une part, et une maman agacée des manigances de son gamin d’autre part, toutes deux exploitées et réduites à l’état de nounou ou de porte-monnaie sur jambes. Une réussite.
place d’emblée James du côté de l’enfance, à laquelle il emprunte son insouciance dans une existence qu’il croit gouverner selon ses désirs et son imagination : la diversion opérée par l’un de ses fils, au moyen d’une méditation fictive sur la vérité et le mensonge, insiste néanmoins sur le retard d’un père incapable d’appréhender l’environnement dans lequel il doit évoluer. La cavale mute ainsi en errements successifs de foyers agacés en foyers vidés, et c’est alors le vide intérieur du personnage qui ressort. Kelly Reichardt le conçoit tel un spectateur engagé dans sa propre fantaisie, éloigné de tout engagement véritable, à l’instar de ce travelling circulaire réalisé dans une spoiler: chambre d’hôtel où le bruit d’un hélicoptère et de détonations, que l’on croirait de prime abord venir de l’extérieur, est issu du téléviseur allumé sur l’actualité…
En mettant sous le feu des projecteurs l’homme saisi dans son impuissance, The Mastermind fait surgir de la toile de fond la femme, mère et figure tutélaire du foyer, qu’il décline en une épouse intransigeante et travailleuse d’une part, et une maman agacée des manigances de son gamin d’autre part, toutes deux exploitées et réduites à l’état de nounou ou de porte-monnaie sur jambes. Une réussite.
Kelly Reichardt n’a pas la réputation de faire des films faciles, surtout pas ordinaires. « The mastermind » se range vaguement dans la lignée éditoriale de la cinéaste, en ajoutant cette fois de la bizarrerie autour de son héros qui se demande peut-être lui-même à quoi il joue. Josh O'Connor qui l’interprète est un braqueur de seconde zone, complètement en dehors de ses pompes dans lesquelles il ne remettra jamais les pieds. On se demande s’il va prendre un jour conscience du merdier dans lequel il s’est fourré ? Repéré comme le cerveau d’un vol de tableaux, il met sa petite famille à l’écart, et cavale solitaire du Massachussetts à Cincinnati , sans aucune intention. En faisant un tel portrait, celui d’un looser total, Kelly Reichardt nous ramène-t-elle à cette Amérique en roue libre des années soixante, confrontée à la guerre du Vietnam et à la jeunesse en révolution permanente. Son héros se faufile entre les deux événements, auxquels il est complètement indifférent. Je confirme donc la bizarrerie de ce film, encore plus bizarre puisqu’on ne le quitte pas des yeux. Restez éveillés ! AVIS BONUS La réalisatrice , un tout petit instant à Cannes
Etrange film que celui de Kelly Reichardt. Elle suit les pas d'un Américain de la middle class qui se rêve braqueur.
Le film souffre par moments d'une certaine lenteur avec de nombreux plans silencieux, mais les spectateurs éprouvent un plaisir méchamment cynique à observer la chute de ce personnage qui multiplie les erreurs avec une naïveté déconcertante.
C'est un beau tableau des années 70. Un film amusant.
Le film souffre par moments d'une certaine lenteur avec de nombreux plans silencieux, mais les spectateurs éprouvent un plaisir méchamment cynique à observer la chute de ce personnage qui multiplie les erreurs avec une naïveté déconcertante.
C'est un beau tableau des années 70. Un film amusant.
The Mastermind est bel et bien un film de casse, au moins dans sa première partie, mais il en subvertit la plupart des normes avec habileté et beaucoup de causticité. James, contrairement au titre de "mastermind" que le titre semble lui conférer, est en effet un homme très médiocre et égoïste, qui n'a de réel talent ni pour la vie de famille, ni pour le travail, ni pour la petite criminalité et le vol. Le film raconte ainsi une série de choix douteux, voire minables, et finalement une déchéance morale et sociale. Il le fait toutefois en ne laissant percer de jugement que très discrètement, par petites touches, principalement à travers ses personnages de femmes et d'enfants vers qui la caméra se décentre ponctuellement.
Ainsi, si son protagoniste est généralement antipathique, le film parvient tout de même à maintenir l'intérêt que l'on porte à James en tant que spectateur par un certain nombre de gags plus ou moins discrets (la scène de vol est assez rocambolesque), et parce qu'il laisse penser tout du long que James va finir par regarder autour de lui, et pourquoi pas s'engager dans la lutte contre la guerre au Vietnam, par exemple. spoiler: Ce suspense a beau finalement n'aboutir sur rien -- James ne change pas, n'y arrive pas
-- cela ne gâche pas ce film passionnant et maîtrisé de Kelly Reichardt, dont la réalisation est toujours plus précise et subtile, le goût pour les pas de côté toujours plus éclatant.
Ainsi, si son protagoniste est généralement antipathique, le film parvient tout de même à maintenir l'intérêt que l'on porte à James en tant que spectateur par un certain nombre de gags plus ou moins discrets (la scène de vol est assez rocambolesque), et parce qu'il laisse penser tout du long que James va finir par regarder autour de lui, et pourquoi pas s'engager dans la lutte contre la guerre au Vietnam, par exemple. spoiler: Ce suspense a beau finalement n'aboutir sur rien -- James ne change pas, n'y arrive pas
-- cela ne gâche pas ce film passionnant et maîtrisé de Kelly Reichardt, dont la réalisation est toujours plus précise et subtile, le goût pour les pas de côté toujours plus éclatant.
Après avoir revisité le western de manière singulière avec First Cow, Kelly Reichardt s’attaque cette fois au film de braquage... revisité, évidemment, à sa manière.
Ceux qui s’attendent à retrouver les codes habituels du genre risquent d’être déçus. Les autres, qui connaissent un peu, voire beaucoup, le cinéma de la réalisatrice américaine, ne seront pas surpris car le film prend son temps pour installer ses décors, ses personnages, son histoire. Un peu dans l’esprit de ce qu’ont pu proposer les frères Coen dans certains de leurs films.
Ici, pas de héros, mais des antihéros, des gens sans importance, des losers à l’image du personnage principal, James Blaine Mooney, incarné par Josh O'Connor.
Ce dernier prévoit de dérober des tableaux dans le musée de sa ville afin de les revendre et d’en retirer quelques bénéfices substantiels. Mais dès les premiers minutes, on comprend que tout ne se passera pas comme prévu et que les problèmes vont s’accumuler pour ce garçon et ses complices.
Les situations à risque s’enchaînent alors dans un film visuellement très beau, qui nous replonge dans une petite ville du Massachusetts au début des années 1970, à travers une reconstitution soignée. Un film dont l'atmosphère nous ramène au temps du Nouvel Hollywood, à une époque où l'Amérique n’avait pas le moral.
La première partie est vraiment réjouissante. On y suit ce gentil père de famille, entretenu par ses parents, sans travail et surtout sans le moindre talent pour cet exercice particulier qu’est le braquage, déclenchant des scènes burlesques plutôt réussies.
La deuxième partie, qui correspond à la cavale du personnage après son forfait, s’avère plus contemplative, un peu moins rythmée. Elle nous installe une forme d’ennui presque confortable, porté que nous sommes par les couleurs et les lumières chaudes et douces du film. Sans oublier la musique, du jazz bebop très nerveux signé du Chicago Underground Trio, totalement à l’opposé du rythme du film
Un film plaisant et doux, porté par une mise en scène délicate et tout en subtilité, qui n’est sans doute pas le meilleur de Kelly Reichardt à ce jour, mais dans lequel on se sent bien.
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Ceux qui s’attendent à retrouver les codes habituels du genre risquent d’être déçus. Les autres, qui connaissent un peu, voire beaucoup, le cinéma de la réalisatrice américaine, ne seront pas surpris car le film prend son temps pour installer ses décors, ses personnages, son histoire. Un peu dans l’esprit de ce qu’ont pu proposer les frères Coen dans certains de leurs films.
Ici, pas de héros, mais des antihéros, des gens sans importance, des losers à l’image du personnage principal, James Blaine Mooney, incarné par Josh O'Connor.
Ce dernier prévoit de dérober des tableaux dans le musée de sa ville afin de les revendre et d’en retirer quelques bénéfices substantiels. Mais dès les premiers minutes, on comprend que tout ne se passera pas comme prévu et que les problèmes vont s’accumuler pour ce garçon et ses complices.
Les situations à risque s’enchaînent alors dans un film visuellement très beau, qui nous replonge dans une petite ville du Massachusetts au début des années 1970, à travers une reconstitution soignée. Un film dont l'atmosphère nous ramène au temps du Nouvel Hollywood, à une époque où l'Amérique n’avait pas le moral.
La première partie est vraiment réjouissante. On y suit ce gentil père de famille, entretenu par ses parents, sans travail et surtout sans le moindre talent pour cet exercice particulier qu’est le braquage, déclenchant des scènes burlesques plutôt réussies.
La deuxième partie, qui correspond à la cavale du personnage après son forfait, s’avère plus contemplative, un peu moins rythmée. Elle nous installe une forme d’ennui presque confortable, porté que nous sommes par les couleurs et les lumières chaudes et douces du film. Sans oublier la musique, du jazz bebop très nerveux signé du Chicago Underground Trio, totalement à l’opposé du rythme du film
Un film plaisant et doux, porté par une mise en scène délicate et tout en subtilité, qui n’est sans doute pas le meilleur de Kelly Reichardt à ce jour, mais dans lequel on se sent bien.
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Quand je vois "Festival de Cannes", je me méfie, c'est souvent un film de type soporifique ou cérébral. Eh bien ici c'est le cas, le réalisateur nous présente un film avec une histoire minimaliste et un rythme lent. Comme souvent on a droit au "loser" de service, le chien battu qui cherche sa voie. Décidément il y a un style de films qui n'arrive tout simplement pas à égayer ma journée, et celui là en fait parti. Il n'est pas sans me rappeler le film "Agent secret" (aussi plébiscité à Cannes) qui m'a assez gonflé. A chacun son choix de film pour se divertir, en tout cas celui là ne me scotche pas dans mon fauteuil, loin de là.
Un film d'un ennui abyssal, que c'est long.
La jacquette disait en gros "le film de braquage réinventé" je préfère dans ce cas les films de genre à l'ancienne.
La jacquette disait en gros "le film de braquage réinventé" je préfère dans ce cas les films de genre à l'ancienne.
Film extrêmement lent qui ne parvient pas à captiver l’attention du spectateur. Cela est dommage car, cela fait rapidement décrocher et perdre le film de l’histoire.
L’esthétique du film est tout de même soigné.
L’esthétique du film est tout de même soigné.
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