Note : 13,5/20 > ⭐⭐⭐✨/⭐⭐⭐⭐⭐
C'est un premier film fort intéressant et touchant pour moi. Il faut savoir que j'ai une grande sensibilité en ce qui concerne les plans d'enfants. Ainsi, voir deux sœurs dont une qui est handicapée est extrêmement touchante. Par ailleurs, Marion (Angelina Woreth), soit ma grande sœur. Ça a été mon rôle coup de cœur du film, et le premier de cette année. Certaines scènes avec elle et la petite (petite ado de 15 ans) sont vraiment touchantes, même si son intrigue est tourné ailleurs. Vers Thomas, son homme (bien que plus âgé). Ce n'est pas simple, pour elle, de vivre ce qu'elle vit. Même si elle comprend la situation, elle fait face à la fatigue alors que le bac arrive, ainsi qu'à des perturbations (l'endommagement de la plante dans le cadre du cours de SVT, lui entraînant une sanction). Ainsi va démarrer cette relation toxique. Vous savez, Thomas, ce n'est pas le mauvais gars, mais c'est le gars trop paranoïaque à l'idée de vouloir le bien des autres. Il va finir par la laisser tranquille après un évènement... spontané. Je n'aime pas ce genre de caractère, je reconnais. Elle non plus, apparemment.
Ensuite, on a Madeleine, la mère. C'est la mère protectrice de sa fille, à toujours en prendre soin autant que possible, malgré les conditions difficiles. L'internat ? Non, l'internat peut aller se faire foutre. Comment lui en vouloir de ne pas vouloir abandonner son enfant. Elle a bien raison !
Et enfin, le père. Malgré un emploi stable et une bonne paie, il va décider d'abandonner son poste pour s'occuper de son enfant.
J'ai adoré cette solidarité dans cette famille. C'est comme ça que papa et maman devraient être avec chacun de leurs enfants. La scène de la plage est touchante. Elle m'a d'abord fait passer par la joie, avant la peur, car oui, je n'ai pas parlé de Bertille. Bertille est un nom renvoyant à la signification "Qui Brille Au Combat". Vous comprenez donc que le prénom n'est pas placé au hasard.
Elle ne se maîtrise pas. Elle crie pour s'exprimer. D'ailleurs, celle qui joue ce rôle, Sarah Pachoud, bravo ! Parce que, pour moi, il clairement d'une personne ayant un handicap. Interpréter cela est très fort.
Au-delà des personnages, je trouve l'écriture très réussie ! J'ai quand même le regret en ce qui concerne la relation mère - grande sœur. J'aurai aimé une petite séquence entre les deux afin de renforcer leur lien. Le handicap, la pression scolaire, l'amour... tout cela est évoqué à merveille et on ressent bien cette passion.
Et puis, la mise en scène est une excellente surprise ! Les plans sont très bons, avec une belle photographie et des décors qui viennent vraiment soutenir le récit que la réalisatrice, Joséphine Japy, veut raconter. Je trouve que chaque plan raconte quelque chose. Est-ce que ça veut dire que j'en ai vu assez ? Pas forcément, non. Tu me rajoutes 10 minutes de film et je suis aux anges.
C'est là qu'on voit qu'on a besoin d'un monde où tout le monde vivrait dans la bienveillance, où les personnes avec un handicap serait les bienvenues, et où les familles seraient mieux accompagnés qu'un simple "internat".
C'est une première grande surprise de 2026 (enfin, en théorie 2025, mais bref). Un petit cœur en plus pour les moments touchants et les nombreuses qualités pour un film de ce genre.