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minayaya
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5,0
Publiée le 16 février 2026
Un film hypnotique, à hauteur d'adolescence, lumineux, drôle et tragique. Si vous croyez dans le pouvoir de l'amitié, cette histoire est pour vous. Elle m'a touché au coeur
Ça m'a énormément touché, il y a beaucoup d'émotions, différentes palette d'émotions. On a eu la chance de rencontrer la réalisatrice à la fin du film qui a confirmé l'authenticité du film et sa profondeur avec des moments de rire et de larmes. Une plongé dans les années 80.
Tout dans ce film aurait pu me plaire : la thématique de l’amitié, la musique, les années ‘90. La réalisation est réussie et le casting impeccable. Pourtant pour moi, la mayonnaise ne prend pas. Serait-ce dû au scénario qui semble refuser toute tentative de raconter une véritable histoire ?
J'ai adoré ce film! J'en suis sortie à la fois émue et pleine d'énergie, c'est tendre, charmant, les sentiments y sont à la fois pleins sans dégouliner, l'image plonge dans les 90's avec une touche pop pétillante. Beaucoup d'humour. Des jeunes filles solaires. J'ai été séduite par les deux actrices. On est à la fois dans le souvenir et le rêve, avec une joie de vivre indéniable, bref, je le conseille à tout le monde.
Dans une ambiance très années 90, baignée de soleil et portée par une bande-originale particulièrement réussie, ce petit bijou de film nous rappelle que l’amitié est plus forte que tout. Le tout sublimé par un casting cinq étoiles : un Aymeric Lompret aussi hilarant que touchant, une Emmanuelle Béart toujours aussi iconique, tout comme Vahina Giocante, sans oublier les deux actrices principales, Louiza Aura et Léna Garrel, solaires et d’une grande justesse. En bref, un film à voir et à revoir.
J'ai eu le malheur de subir la première moitié de ce navet à la Mostra de Venise (je n'ai pu tenir jusqu'au bout). Ça se veut émouvant et spirituel, c'est surtout vulgaire et terriblement ennuyeux. L'adolescence, c'est un sujet difficile...
Les Immortelles s’inscrit dans la tradition rare des films qui prennent l’adolescence au sérieux, non comme une simple transition, mais comme un territoire à part entière. L’action se situe au début des années 90, dans le sud de la France, à une époque où la musique, les rêves d’ailleurs et l’intensité des liens façonnent les premiers grands élans de la vie. Charlotte et Liza, 17 ans, avancent ensemble, convaincues que leur amitié peut tout contenir. Cette relation fusionnelle devient le cœur du film, bien avant toute autre forme d’attachement.
Caroline Deruas Peano choisit de replacer l’amitié au centre du récit, en lui donnant une portée émotionnelle et politique. Ici, elle n’est ni secondaire ni transitoire, mais fondatrice. Le film observe avec justesse cette période où chaque émotion est vécue sans filtre, où les silences comptent autant que les mots, et où les premiers émois viennent troubler un équilibre déjà fragile. Rien n’est jugé, tout est accueilli avec une grande délicatesse, dans une mise en scène attentive aux corps, aux regards et aux gestes.
L’époque est évoquée par touches sensibles, à travers la lumière, les décors et surtout la musique. Nirvana, Niagara et l’énergie pop rock des années 90 traversent le film comme une pulsation intérieure, sans jamais réduire le récit à un simple exercice nostalgique. Il s’agit moins de reconstituer une décennie que d’en faire ressentir l’esprit, celui d’une jeunesse partagée entre désir d’absolu et conscience diffuse de la perte.
Le sud de la France apparaît comme un espace lumineux mais limité, renforçant le rêve de Paris, perçu comme un horizon vital. Cette tension entre l’ici et l’ailleurs nourrit le film, tout comme la question du désir et de son éveil dans un contexte encore peu propice à l’expression de toutes les singularités. Lena Garrel incarne Charlotte avec une retenue habitée, donnant corps à une fidélité presque radicale, tandis que Louiza Aura apporte à Liza une énergie solaire et une fragilité vibrante. Leur complémentarité porte le film avec une grande justesse.
Sans jamais céder à l’emphase, Les Immortelles propose une réflexion sensible sur la mémoire, la trace et la manière dont certains liens continuent d’exister bien après que le temps a fait son œuvre. Un film délicat et profondément touchant, qui rappelle combien l’amitié peut être une force structurante, capable d’accompagner toute une vie.