Très bon long-métrage sur le combat de femmes pour d’autres femmes. Il démontre que la lutte contre les violences faites aux femmes est omniprésente du débat public et politique mais que la condition des femmes reste malgré tout préoccupante. « La Maison des femmes » est un énième appel à une une solidarité pour les femmes du monde entier.
Ca sert aussi à ça le cinéma, raconter des histoires vraies et valoriser des actes humanistes. Enjeu parfaitement réussi dans ce premier film, qui pose autant son regard sur l'équipe soignante que sur les patientes. On est au cœur de situations particulièrement difficiles, pour lesquelles le film trouve le ton juste. L'approche très réaliste évite tout pathos, autant pour dire les douleurs de ces femmes que pour montrer la gratification que l'on a à faire du bien. Les comédiens qui interprètent l'équipe de la Maison des Femmes sont d'une belle générosité communicative. Une incursion dans la vie privée de deux d'entre elles donne du relief à ce qu'est l'engagement "joyeux" des soignants. Beaucoup d'émotion, d'humour, de gaieté, un moment festif qui donne envie de danser… Nécessaire pour tous.
Si La Maison Des Femmes aura au moins le mérite de faire un peu mieux connaitre cette structure, le choix d’en tirer un feel-good movie ne semble pas être le meilleur moyen pour sensibiliser à la cause. Un vrai film coup de poing aurait certainement été un meilleur électrochoc pour interpeller les spectateurs sur les différents drames évoqués dans cette histoire. Entre les blagues et les scènes d’amusements, il y a de fortes chances que les spectateurs sortent plus le sourire aux lèvres que vraiment révoltés par ce que peuvent subirent les femmes dans leurs vies.
C'est le genre de film qu'on doit voir impérativement, homme ou femme, donc la question cinématographique devient secondaire. Mais il se trouve qu'en plus le film est très bien écrit, réalisé et interprété.
Je ne savais pas où je mettais les pieds et je n’ai aucun regret. On suit des médecins qui aident des femmes victimes de violences physiques et sexuelles. Et c’est très très juste. On est dans le réel et dans le concret. On essaye pas de tirer les larmes en sortant les violons. Et pourtant j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps.
La lumière est très belle et les actrices sont excellentes, je me demande même si pour certaine, s’en est vraiment.
En Seine-Saint-Denis, la maison des femmes, une structure pluridisciplinaire composée de médecins, de psychologues, d’assistantes sociales et d’animatrices, accueille des femmes violentées.
Les violences sexuelles et sexistes ne cessent d’augmenter. Une tardive prise de conscience s’opère. Les pouvoirs publics se mobilisent trop lentement. La création d’une trentaine de maisons de femmes en France métropolitaine et en outre-mer constitue une réponse encore trop timide à ce fléau. L’accent est mis sur l’éducation, la prévention et la pluridisciplinarité : les femmes violentées bénéficient d’un accompagnement au long cours qui soigne le corps et cicatrise l’âme.
Ce premier film fait œuvre utile. Il réunit de nombreuses actrices, dont on imagine volontiers la part de militantisme qu’elles ont mise à leur participation : Karine Viard, Laetitia Bosch, dont décidément j’adore la diction si reconnaissable, Juliette Armanet, qui a probablement validé la pique lancée aux tubes masculinistes de Sardou, Oulaya Amamra, dont on devine dès la première apparition dans quel sens elle évoluera d’ici la fin du film, et Eye Haïdara qui, comme dans les précédents films, n’a pas la langue dans sa poche. Quasiment seul homme dans ce casting 100 % féminin, Pierre Deladonchamps rappelle qu’on peut décliner aussi le féminisme au masculin.
Hélas, on ne fait pas de bons films avec de bons sentiments. "La Maison des femmes" est certes bien joué, bien écrit et touche souvent juste. Il faut un cœur de pierre pour ne pas se laisser émouvoir et ne pas verser sa larme devant les traumatismes subis par ces victimes et devant la brûlante solidarité qui anime celles qui les soignent. Mais, dans son systématisme à passer en revue l’ensemble des situations rencontrées, depuis l’excision des femmes subsahéliennes jusqu’aux violences conjugales cachées des beaux quartiers parisiens, "La Maison des femmes" court le risque de se réduire à ce qu’il est : un long clip publicitaire.
Courez voir ce film. Il est joyeux, poignant, drôle. Actrices et acteurs jouent juste, on est pris dans un tourbillon. Du très bon cinéma, merci aux équipes!
Film magnifique, bien construit, bien écrit, alternant les scènes rythmées et celles plus intimes. Les acteurs et actrices sont excellents. J'ai beaucoup apprécié l'absence de scènes de violence. Qu'elle soit évoquée, suggérée et non montrée, c'est plus fort, plus subtil. En tant que femme, on se sent si proche.
Nécessaire et poignant, tout en étant simple et brut à la fois. On en ressort chamboulé, on se questionne, on se rassure aussi un peu, de savoir que des femmes seront toujours là pour les autres. Sans hésiter un des plus beaux films français de 2026.
Excellent film, proche du documentaire. Les acteurs/actrices sont impressionnants. On passe du rire au larme. Si vous voulez voir un film montrant la réalité du combat des femmes face au patriarcat, foncez. Vraiment je recommande fortement !
C'est un film extra-ordinaire. Extra parce qu'il est réalisé et monté avec sincérité. Ordinaire parce que la réalité trouve la voix de son expression quotidienne. Bravo à toutes celles qui, de près ou de loin, ont conté une histoire vraie.
Les actrices sont pas mal mais s'il vous plait écrivez un scénario avec plus d'originalité. J'ai déjà vu ce film 100 fois. C'est dommage car le sujet est fort.