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Tonton OG
2 critiques
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5,0
Publiée le 6 août 2026
Je vous conseille ce film tellement il est incroyable. Un film qui s’appuie sur la Maison des femmes de Saint-Denis, fondée en 2016 par la docteure Ghada Hatem, un lieu qui accompagne les femmes victimes de violences avec un suivi médical, psychologique, social et juridique. Le casting est top et chacun des acteurs y joue son rôle en étant impliqué et engagé et retransmet de manière prodigieuse la vocation et la détermination des soignants face à ces femmes victimes de violences, toutes plus touchantes les une que les autres. Ce film met en lumière ces lieux d’accueil précieux où se croisent un personnel dévoué et admirable et des femmes aux vies brisées par une violence devenue banale. Une œuvre magnifique d'utilité publique !
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4,0
Publiée le 22 juillet 2026
« Il n'y a pas beaucoup de gens qui changent la vie en mieux. » Ces gens-là, ce sont les employées de la Maison des femmes, un lieu où les femmes victimes de violences psychologiques, physiques et sexuelles sont écoutées et prises en charge. Ce n'est pas qu'un centre médical, car elles soignent le corps, mais aussi l'âme, avec différentes activités pour qu'elles reprennent confiance et comprennent qu'elles ne sont en rien fautives. Un endroit sûr qui est cependant menacé par le manque de fonds et qui doit constamment justifier sa raison d'être. Avec une approche proche du documentaire, Melisa Godet dépeint le quotidien de toutes ces femmes qu'elles soient parmi les patientes ou du corps médical. Des femmes fortes qui luttent au quotidien pour s'en sortir. Sans surprise, c'est un film très chargé émotionnellement, mais il est également drôle. Il y a un super équilibre entre les témoignages déchirants, le travail de Diane pour trouver de l'argent et les scènes de vie souvent plus légères entre les membres du personnel. Ce n'est jamais larmoyant, ce n'est jamais facile et ça ne tombe jamais dans le voyeurisme. Un traitement d'une grande pudeur avec beaucoup de réalisme, sensibilité et humanité. Une histoire poignante, authentique et nécessaire qui est parfaitement incarnée par un casting absolument remarquable. Si on ne les connaissait pas toutes, on pourrait vraiment croire à des femmes qui travaillent ensemble depuis des années, tant elles rendent leurs personnages et les scènes réalistes. Bref, un très bon film émouvant, amusant et d'utilité publique.
Un film extrêmement touchant qui relate très justement de l’absence de considération et de moyens mis en place afin de protéger et de soutenir la cause des femmes. Le film est porté par des actrices brillantes qui jouent à merveille leurs personnages.
Le film traite avec justesse du combat au quotidien de toutes les femmes victimes de violences ainsi que celui des femmes cherchant à leur venir en aide. Cette œuvre permet également de montrer les difficultés traversées pendant le confinement, les femmes victimes de violences étant contraintes de rester avec leur bourreau au péril de leur vie.
Ce film devrait être vu par tous, dans les écoles, établissements de santé etc, à des fins de sensibilisation afin de montrer la précarité de ces femmes et la nécessité absolue de les aider et d’investir davantage dans cette cause essentielle.
"La Maison des femmes" de Mélisa Godet s'attaque à un sujet essentiel : l'accompagnement des femmes victimes de violences. En plongeant le spectateur dans le quotidien de cette structure où se croisent médecins, psychologues, assistantes sociales, soignantes et animatrices, le film rappelle l'importance de ces lieux de reconstruction, où l'écoute et la solidarité deviennent les premières étapes vers une nouvelle vie. Le récit suit plusieurs professionnelles engagées auprès de femmes aux parcours différents, toutes marquées par des violences physiques, psychologiques ou sexuelles. Plus qu'un simple drame, le film cherche à mettre en lumière le travail souvent méconnu de celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour redonner confiance aux victimes. On peut toutefois regretter que le film cherche constamment l'équilibre et la bienveillance. Cette volonté de ne froisser personne finit par lisser son propos. Les situations sont souvent abordées avec beaucoup de douceur, là où le sujet aurait parfois mérité davantage de frontalité. On aurait aimé que le film ose davantage la colère, qu'il frappe plus fort pour faire ressentir toute la violence des mécanismes qu'il dénonce.
J'ai vu La Maison des femmes de Mélisa Godet, et je suis sorti du visionnage avec un mélange de gratitude et de légère frustration. Ce premier long métrage choral, inspiré de la vraie Maison des femmes de Saint-Denis, suit une équipe de soignantes (magnifiquement incarnées par Karin Viard, Laetitia Dosch, Eye Haïdara et Oulaya Amamra) qui accompagnent au quotidien des femmes victimes de violences. Le sujet est puissant, urgent, et la réalisatrice évite avec intelligence le piège du misérabilisme ou du sensationnalisme. On ne voit jamais les violences directement, mais on ressent leur poids dans les regards, les silences et les petites victoires. C'est lumineux, souvent émouvant, et ça fait du bien de voir un film qui célèbre la solidarité féminine sans tomber dans le cliché. Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est la justesse des personnages. Diane (Karin Viard, impériale comme toujours) porte le centre à bout de bras avec une énergie contagieuse, mais on sent aussi ses failles. Manon (Laetitia Dosch) apporte une touche d'humour salvateur, et l'arrivée d'Inès, la jeune interne, permet d'explorer les doutes et les idéaux de la nouvelle génération. Le film tisse habilement les trajectoires personnelles et professionnelles, avec des scènes de groupe de parole qui sonnent terriblement vrai. J'ai eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises, sans que ça soit forcé. Mélisa Godet capte bien l'épuisement des équipes qui courent après les subventions tout en gérant une pandémie et des audits bureaucratiques. C'est réaliste sans être plombant. Pourtant, je ne peux pas mettre plus que 3,5/5. Le film choral est ambitieux, mais parfois il y a trop de fils narratifs : certaines intrigues secondaires (comme les vies amoureuses ou familiales) manquent un peu de profondeur et se résolvent un peu vite. J'aurais aimé qu'on creuse davantage le parcours de certaines patientes, pour que l'émotion soit encore plus viscérale. Le rythme est bon dans l'ensemble, mais on sent par moments que c'est un premier film : quelques longueurs et une mise en scène qui reste assez classique, sans vraie audace stylistique. Ça n'enlève rien à la sincérité du projet, mais ça l'empêche d'atteindre l'excellence d'un vrai grand drame social. Malgré ces petits bémols, La Maison des femmes est un film nécessaire et réconfortant. Il donne envie de s'engager, de parler davantage de ces lieux qui sauvent des vies, et il prouve que le cinéma français peut traiter de sujets lourds avec humanité et espoir. Je le recommande chaudement, surtout à celles et ceux qui ont envie d'un cinéma engagé sans être déprimant. Mélisa Godet a du talent, et j'ai hâte de voir ce qu'elle fera ensuite. Allez-y, ça vaut le détour !
Empathique du début à la fin sans jamais tomber dans le pathos, ce film très bien dialogué et porté par une brochette de comédiennes toutes juste, nous interroge et nous bouleverse longtemps après la fin du générique. Plus que les faits divers dans la presse, les manifs "Me Too" et autres coups d'éclats, le travail de ces femmes qui écoutent, orientent, soignent, sauvent, et tout cela dans un manque cruel de moyens, interpelle le spectateur et donne l'envie de donner. Un film nécessaire.
Ce film est ce que l'on pourrait qualifier de miroir. Il reflète notre société. On y retrouve des vérités les plus vraies les unes que les autres, on met en avant un fléau qui attaque notre environnement. Chaque année nous voyons des chiffres: le pourcentage d'augmentation des violences conjugales, le nombre de féminicides qui augmente et pourtant chaque année il n'y a aucune baisse. Ce film montre qu'aujourd'hui il y a heureusement des structures adaptées aux victimes de violences, des structures qui sont spécialisées dans l'accompagnement et dans la réinsertions des victimes. Ces personnes, grâce à une aide ont la chance de pouvoir recommencer une vie, dans la sécurité, l'amour et le bien être. C'est une oeuvre cinématographique poignante. Merci d'avoir mis en avant, sans filtre les problèmes qui touchent des milliers de femmes. Merci d'avoir pu donner peut être un peu d'espoir, un peu de courage aux personnes qui se reconnaîtront dans certaines situations. Et enfin merci d'avoir sûrement pu sauver des femmes avec ce film. Je vous recommande vivement de voir ce film, et d'en discuter.
Je ne savais pas où je mettais les pieds et je n’ai aucun regret. On suit des médecins qui aident des femmes victimes de violences physiques et sexuelles. Et c’est très très juste. On est dans le réel et dans le concret. On essaye pas de tirer les larmes en sortant les violons. Et pourtant j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps.
La lumière est très belle et les actrices sont excellentes, je me demande même si pour certaine, s’en est vraiment.
Cette première œuvre propose un bien joli programme et se positionne comme un film à la fois d’utilité publique et nécessaire. Forcément féministe et pouvant être vu comme un hommage au genre féminin, « La Maison des femmes » entend pointer du doigts les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes tout en dépeignant la création de la première mission du genre leur venant en aide il y a quelques années en Ile-de-France. À travers le portrait d’une femme médecin incarnée par Karin Viard et des autres personnes de son équipe, investissant une aile d’un grand hôpital parisien, on va se fondre durant quelques mois dans le quotidien de ces personnes de la santé. Du personnel soignant qui veille, conseille, protège, soigne et écoute ces femmes de tous horizons, brisées par les hommes. Ce n’est jamais caricatural, au contraire, c’est très réaliste et documenté en plus d’être bienveillant. Et cette chronique ne se réclame pas non plus comme une charge sur le patriarcat ou un film contre le genre masculin, au contraire, il n’y a aucun amalgame.
On s’immerge donc avec plaisir dans ce microcosme bien dépeint par une mise en scène illustrative mais efficace. « La Maison des femmes » alterne les rires (parce qu’il y a de jolis moments où patientes comme soignantes soufflent) et les larmes (parce que certaines situations sont déchirantes et révoltantes quand d’autres sont belles et fendent le cœur) avec un bel équilibre. Les actrices sont particulièrement investies dans des rôles et un sujet qui – on le sent – leur tient beaucoup à cœur. Chacune est à sa place et ne se tire pas la couverture pour une belle œuvre chorale, presque de sororité. Mais les hommes ne sont pas mis de côté grâce au charme de Pierre Deladonchamps et la maladresse de Jean-Francois Clichet. Bref, voilà un beau casting homogène et très à propos. Le quatuor féminin principal composé de Karin Viard, Laetita Dosch, Eye Haidara et Oulaya Amamra est royal. Seule Juliette Armanet semble faire de la figuration...
Le long-métrage est souvent à la limite du docu-fiction tant sa nature même l’envoie sur le terrain du documentaire. Un format qui aurait parfaitement convenu à ce sujet grave et important, trop peu traité au cinéma. Mais la bascule entre les deux se fait bien et cette forme hybride ne dérange pas outre mesure. En revanche, cela aboutit à une œuvre qui ne peut éviter le catalogue de cas, un peu comme « Je verrai toujours vos visages » mais en moins bien négocié. Notons aussi que les séquences mettant en scène la vie privée des soignants sont moins intéressantes, exception faite de la confrontation entre Oulaya Amamra et sa mère jouée par Aure Atika. Enfin, le film aurait dû se clore vingt minutes plus tôt, la partie Covid jouant les prolongations pour rien et étirant « La Maison des femmes » inutilement. Un encart supplémentaire à la fin aurait amplement suffi. Un film à voir pour prendre conscience de ce sujet grave même si cinématographiquement, il y a mieux dans le genre.
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Sujet fort qui suscite forcément l'adhésion. Le propos engagé mérite d'être félicité et il est formidable que des artistes utilisent leur talent à des fins politiques, pour sensibiliser le public à des questions de société essentielles. Pour autant, on peut questionner la mise en scène extrêmement classique voire trop attendue. On aurait apprécié une construction moins stéréotypée à l'instar de celle de Tolédano et Nakache Dan's "Hors norme". Intéressant et utile cependant.
Un petit bijou d’engagement dans un monde où tout le monde roule pour lui même. Une belle leçon de féminisme sans tomber dans le pathos. Et des acteurs absolument formidables.
Tout simplement incroyable. J'ai 15 ans et je suis allée le voir avec mes amies au cinéma et on en est ressorties complètement abasourdies et estomaquées. Quand les lumières se sont rallumées et qu'on a vu que toutes les personnes présentes, sans exception étaient en larmes; c'était juste magnifique. spoiler: Et la dernière scène, quand les noms des victimes sont lues, ça coupe le souffle. Un silence dans la salle après ! Une personne du public à applaudit à la fin et je la remercierai jamais assez. C'était mais tellement fort. Je ne m'attendais pas à être autant bousculée par ce film. Vraiment si vous ne l'avez pas encore vu regardez le !
L'histoire est belle et meritait une meritait une adaptation cinématographique, plutôt reussie. Dommage que les personnages soient aussi caricaturaux dans leur sensibilité et engagements politiques. On peut avoir à coeur de proteger les femmes sans penser pour autant que Michel Sardou est un phalocrate ! Ni defendre le transactivisme. Et comme de bien entendu, spoiler: celle qui se fait assassiner par son mari est la bourgeoise blanche... Ce catéchisme d'extrême gauche a un peu gâché mon plaisir.