La Maison des femmes
Note moyenne
4,3
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357 critiques spectateurs

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136 critiques
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174 critiques
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Kat's eyes
Kat's eyes

65 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2026
Un film choral bouleversant. Le casting est fabuleux et très investi mais ce qui est le plus touchant, ce sont ces parcours de femmes, plus édifiants les uns que les autres, face à des violences trop ordinaires que nos sociétés ne sauraient tolérer plus longtemps. On reste admiratif de leur courage et de la vocation de leurs soignants.
Steadyllic
Steadyllic

27 abonnés 29 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mars 2026
Un film choral enthousiasmant et nécessaire. Pour son premier film, Mélisa Godet décroche le jack pot. J’ai été aussi profondément ému qu’en voyant l’excellent « je verrai toujours vos visages ». Et moi, qui déteste le pathos, il n’y en a aucune trace ; au contraire, il y a de l’humour, de l’enthousiasme, de la rage souvent impuissante à redonner confiance aux écorchées. Les tranches de vie de ces femmes cabossées qu’on découvre en plan séquence ne sont pas exhibées avec voyeurisme. Il y a une grande pudeur face à des saloperies comme l’excision, le machisme destructeur ou l’étouffement de toute féminité. La mise en scène est d’une fluidité réjouissante, sans aucun temps mort, avec un filmage élégant qui se fait oublier quand il le faut. L’interprétation est flamboyante dans sa diversité, emmenée avec fougue par une Karine Viard au mieux de son charisme. Laétitia Dosh, Eye Haïdara, Oulaya Amamra nous emmènent toutes dans des tranches de vie et des univers passionnants. Toutes les patientes, tous les membres de l’équipe émeuvent, font rire ou prennent aux tripes. Pas de manichéisme non plus : Les enquêteurs de l’IGAS ne sont pas peints comme des salauds de bureaucrates. Le propos du film est, bien sûr, éminemment politique, et le sujet n’est pas escamoté dans sa farouche défense des immigrées sans papiers. Il n’exclut personne. On ne peut que frémir sur ce que deviendra la cause des femmes quand, en 2027, ceux qui ont systématiquement voté contre toute mesure féministe au parlement européen seront aux manettes des questions sociales. En attendant, courez voir ce magnifique film qui n’a rien d’un tire-larmes.
vidalger

376 abonnés 1 305 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2026
Réussite totale pour ce premier long métrage de la réalisatrice Mélisa Godet, dont il faut absolument retenir le nom. On aurait pu craindre le pire avec un sujet de société bateau - la prise en charge par les services de santé du problème des femmes victimes de la violence de leur conjoint - ,un casting un peu passe-partout, et l’annonce d’un film-choral.
La maîtrise de l’ouvrage de bout en bout, du scénario au montage en passant par la direction maîtrisée des comédiens dotés pour certains d’une forte personnalité, est époustouflante. Sans titiller abusivement le pouvoir lacrymal de certaines situations, sans s’attarder trop longtemps sur chacun des cas évoqués, naviguant habilement et souvent avec humour entre les vies personnelles des intervenants et leur engagement professionnel, le film se déroule avec un naturel jamais pris en défaut tout en évitant une forme documentaire qui aurait nui à la fluidité de l’ensemble.
Tous les acteurs sont remarquables et on sent qu’ils se sont appropriés leur rôle avec un sentiment de la responsabilité que cela impliquait.
Bravo !
Figui Pop
Figui Pop

1 abonné 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mars 2026
Un film d'utilité publique, qui devrait être vu par tout le monde. Brillamment réalisé et interprété. Merci !
GyzmoCA
GyzmoCA

291 abonnés 2 553 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2026
La Maison des femmes est un film profondément touchant et nécessaire. Inspiré d’une histoire vraie, il nous plonge dans le quotidien d’une structure dédiée aux femmes en souffrance, notamment victimes de violences conjugales. Le film aborde ce sujet difficile avec beaucoup d’humanité et de délicatesse, ce qui en fait presque une œuvre d’utilité publique tant le message est important.

On pense souvent à l’émotion ressentie devant Je verrai toujours vos visages : cette même volonté de montrer la reconstruction, l’écoute et la solidarité. Le film met en lumière ces parcours brisés mais aussi l’espoir qui peut renaître grâce à l’accompagnement et à la bienveillance.

Les actrices sont remarquables. Laetitia Dosch se montre particulièrement touchante, avec un jeu plein de douceur et de compassion. Elle apporte une vraie sincérité à son personnage et participe largement à l’émotion qui traverse le film.

Un beau film, sensible et profondément humain, qui rappelle l’importance de ces lieux d’accueil et donne une voix à celles qui en ont souvent été privées
DebD
DebD

7 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2026
Vu en Club AlloCiné. C'est un film important, utile et qui devrait être vu par le plus grand nombre. La réalisation est honnête, juste, avec des pointes d'humour dans un sujet difficile. D'une grande intelligence et sans jamais tomber dans le malsain ou le patos. Les comédiennes et comédien (coucou Pierre Deladonchamps) sont tous excellents. Un Je verrai toujours vos visages avec une pointe de sourire et de baume au coeur, qui donne envie de soutenir les et les autres
LeaOffScreen
LeaOffScreen

7 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2026
Un film très bien écrit, juste, touchant et d’utilité publique. Je ne connaissais pas La Maison des Femmes et maintenant j’ai envie d’en savoir plus sur ces héroïnes du quotidien. Un casting génial qui nous fait rire, ricaner lors de sacrés punchlines et aussi pleurer… merci d’utiliser le cinéma pour des sujets aussi importants. J’espère que le film rencontrera le succès mérité !
ffred

1 979 abonnés 4 236 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mars 2026
Premier film pour cette jeune réalisatrice, Mélisa Godet, que l’on connaissait déjà comme scénariste du sympathique Comment je suis devenu super-héros. Et pour un premier long-métrage, elle frappe fort.

Elle signe ici un film éminemment juste, puissant et nécessaire — le genre de film que, sincèrement, tous les hommes devraient voir. La mise en scène reste discrète mais très efficace, avec forcément quelques petits défauts de premier film, mais rien de vraiment gênant. Parce qu’au final, le sujet emporte tout.

Le scénario est solide, bien écrit, et surtout inspiré du réel : la véritable Maison des femmes de Saint-Denis. On a souvent l’impression d’être devant un documentaire tant tout sonne juste. La tragédie, la souffrance mais aussi la résilience de ces femmes forcent l’admiration. Que ce soit du côté des soignants ou des patientes, on ressent une humanité incroyable.

L’interprétation est tout simplement impeccable. Entre actrices confirmées et visages plus inattendus, tout le monde est formidable : Karin Viard, Eye Haïdara, Pierre Deladonchamps, Juliette Armanet ou encore Laurent Stocker. Mais s’il fallait en ressortir deux, je dirais Laetitia Dosch et Oulaya Amamra, qui pour moi sont un peu au dessus. Mention aussi à la belle participation de Aure Atika.

Le film est profondément émouvant, mais aussi souvent très drôle — un équilibre pas si évident à trouver. Par moments, j’ai pensé, dans un style différent, au film Polisse de Maïwenn.

Tout cela vibre d’une grande simplicité. C’est un film profondément humain, autant que politique, et c’est précisément ce qui le rend si fort.

Une réussite totale donc pour ce premier film, vraiment magnifique. Personnellement, j’ai beaucoup pleuré, mais on en ressort paradoxalement plein d’espoir. Et c’est typiquement le genre de film auquel on repense longtemps après l’avoir vu. Un film d’une force et d’une vitalité incroyables, qui laisse une vraie trace. Magnifique.
velocio

1 530 abonnés 3 483 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2026
Il est rare, hors projection dans le cadre d'un festival, que la fin d'un film soit accompagnée d'applaudissements d'une partie importante du public. C'est pourtant ce qui est arrivé lors de la projection de "La maison des femmes" à laquelle j'ai assisté, et je comprends les raisons de ces applaudissements, tout en espérant que celles et ceux qui ont applaudi comprendront les réserves que je formule sur ce film. Oui, à part si on revendique l'appartenance à la mouvance des masculinistes convaincus, on ne peut qu'applaudir au bien fondé du sujet du film, ces maisons des femmes qui, grâce au dévouement, à l'énergie et à l'efficacité de celles et ceux qui y travaillent, permettent à des femmes victimes de violences de se reconstruire. Donc, pas de réserves concernant le fond du film, mais des réserves concernant la forme. En effet, Mélisa Godet a choisi de réaliser un film choral dans lequel se succèdent des scènes permettant de faire un tour exhaustif des types de violence que peuvent subir les femmes, ce qui a déjà le défaut de faire un peu catalogue, mais, surtout, elle a choisi, trop souvent, de couper trop tôt ces scènes pour passer à la scène suivante, laissant le spectateur sur sa faim, ce qui engendre forcément, chez lui, un sentiment de frustration. A ce film très honorable, on se permettra de préférer très nettement, sur ce même thème de ce qui peut être fait contre les violences faites aux femmes, le film "Ca arrive" de Sabrina Nouchi, sorti il y a un peu plus d'un an et qui, malgré ses grandes qualités, n'a pas eu la chance d'être soutenu par les médias et n'a fait que très, très peu d'entrées.
PLR
PLR

555 abonnés 1 752 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2026
Dans le droit fil des films sur un registre social, médico-social plus exactement ici. Immersion dans un centre spécialisé dans les prises en charge multidisciplinaires en milieu hospitalier – la Maison des femmes – tout comme il existe aussi des Maisons des ados pour des pathologies spécifiques aux ressorts à la fois médicaux, sociaux et psychos. C’est prenant, haletant, émouvant, révoltant parfois. Occasion, accessoirement, du retour dans le passé pendant la période de confinement de l’épidémie Covid-19. Le rythme cinématographique est rapide, sans temps morts. Une succession de tableaux certainement très réalistes. A côté d’acteurs et actrices reconnus et bien établis, d’autres qui peu à peu ne le sont pas moins issus de la diversité. Il y a bien entendu un côté militant. « blanc, études supérieures » (c’est dans les dialogues) contre le reste du monde, lire de la banlieue, des flux migratoires. Applaudissements du public en fin de séance. C’est un signe. Et il est en rapport avec l’excellente notation des critiques des spectateurs. Il n’y a qu’à voir comment les notes 4 et 5 étoiles caracolent bien en tête. J’en ajoute une.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

365 abonnés 451 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2026
À Saint-Denis, La Maison des Femmes s’ouvre sur un lieu déjà vivant, organisé, traversé par une énergie collective. Inspiré de la structure fondée par Ghada Hatem, le film de Mélisa Godet choisit le point de vue des soignantes plutôt que celui de la sidération. Ici, l’enjeu n’est pas de montrer la violence, mais d’en explorer les conséquences, la réparation et l’accompagnement.

Diane, interprétée par Karin Viard, incarne une cheffe d’équipe infatigable, à la fois autoritaire et profondément humaine. À ses côtés, Manon, jouée par Laetitia Dosch, affronte la tension entre son engagement professionnel et sa maternité récente. Awa, campée par Eye Haïdara, représente la solidité, la constance, cette fidélité absolue aux patientes quelles que soient les circonstances. Inès, incarnée par Oulaya Amamra, découvre progressivement la réalité du terrain et sert de regard d’entrée pour le spectateur.

Le film ne s’abandonne jamais au spectaculaire. Les violences sont dites, racontées, jamais exhibées. Ce choix éthique structure toute la mise en scène. La caméra reste au plus près des visages, des silences, des hésitations. On comprend que la reconstruction passe par la parole, par le soin médical, psychologique, juridique, mais aussi par des gestes simples, des ateliers, une présence.

En filigrane, le récit pose une question politique. Comment un dispositif aussi essentiel peut-il demeurer dépendant de financements fragiles ? Chaque jour, des dizaines de femmes franchissent ces portes. Les équipes travaillent souvent à temps partiel, la charge émotionnelle étant trop lourde pour être soutenue en continu. Les contrôles administratifs, la pression budgétaire, la paperasse rappellent que la survie d’un tel lieu n’est jamais acquise.

Mélisa Godet adopte une forme chorale maîtrisée. Les trajectoires s’entrecroisent sans confusion. L’humour circule, discret, nécessaire. Il ne s’agit pas d’alléger artificiellement le sujet, mais de rendre justice à la réalité du terrain, où l’on rit aussi pour tenir. La présence d’Alex, psychologue interprété par Pierre Deladonchamps, souligne l’importance d’une parole masculine affirmant que ces violences ne sont pas normales. Le film refuse l’opposition simpliste entre sexes et privilégie l’idée d’alliance.

La réalisation reste sensible, attentive aux corps et aux regards. Elle évite l’angélisme. Le constat est clair : les secteurs social et médical sont sous tension, les vocations existent encore, mais les conditions salariales et la charge émotionnelle découragent. La Maison des Femmes ne se contente pas de dresser un portrait. Il rappelle qu’une politique publique ne peut se limiter aux déclarations d’intention. Ce modèle mérite reconnaissance, stabilité et moyens.

Ce drame français confirme la capacité du cinéma à interroger la société sans didactisme pesant. Une œuvre engagée, mais tenue, qui laisse le spectateur face à une évidence : réparer exige du temps, des compétences et une volonté collective.


Vu en projection de presse fin janvier 2026
mat niro

454 abonnés 2 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2026
Mélisa Godet signe un film féministe réussi en s'inspirant de cette maison des femmes créée à St Denis par Ghada Hatem. Réparer les corps mutilés, savoir écouter la détresse d'une population cosmopolite, tout cela est très bien retranscrit. Les actrices sont impeccables, sachant garder une cohésion et une solidarité dans ce groupe de soignantes. Les coupes budgétaires, la violence parfois, ces femmes font une politique sociale pas toujours prioritaire en haut lieu. C'est très bien dépeint malgré le côté un peu documentaire parfois. Un film nécessaire.
Natissy
Natissy

11 abonnés 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2026
Un très bel hommage à ces établissements qui accueillit des femmes en détresse. Beaucoup d'émotions dans les témoignages, de la solidarité. Un film plein d'espoir et d'énergie. Une réussite
Jevaisciner
Jevaisciner

17 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2026
La Maison des Femmes propose un sujet très important, à savoir la violence que subissent les femmes au quotidien. Ici, rien n’est larmoyant, on laisse place aux témoignages bruts (bien que fictifs, mais inspirés de faits, hélas, réels). Ce qui permet d’en savoir plus ce qu’il se passe sans qu’on ne s’en rende forcément compte. Après, le film n’est pas aussi bouleversant que j’espérais, mais sa thématique, la performance d’absolument tout le casting et sa mise en scène permettent largement de lui souhaiter une diffusion massive. Et notamment thématique, lors de projections spéciales par exemple. D’autant que Mélisa Godet fait fort, alors qu’il ne s’agit que de son premier long-métrage. Ça donne envie de voir la suite !
noodles2
noodles2

114 abonnés 105 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mars 2026
Je serai sans doute minoritaire ici, tant la majorité des avis semblent enthousiastes. Mais j’ai le sentiment que le public qui se rend voir ce film y arrive déjà largement acquis à sa cause. Le propos est certes louable — difficile de le contester — mais la question demeure : est-ce véritablement du cinéma, ou plutôt un bon téléfilm Arte?
Le film s’inscrit tellement dans l’air du temps qu’il finit paradoxalement par susciter l’ennui. Les personnages, pétris de bonnes intentions, incarnent une galerie de femmes courageuses et bienveillantes. Mais à force d’être exemplaires, elles en deviennent presque agaçantes, tant elles ressemblent à celles que l’on retrouve dans une large part de la production française dite « sociétale », qui aborde la question des violences faites aux femmes.
Le récit enchaîne alors les séquences où défilent victimes et patientes, comme dans un documentaire ou un reportage de France Télévisions.
Enfin, les séquences de "joies", comme le Karaoké, le dance floor entre les protagonistes, se ressemblent, semblent mécaniques, sans véritable âme. Des parenthèses de joie attendues, déjà vues dans quantité de films, à commencer par Polisse il y a une quinzaine d’années. J'ajoute que j'ai du mal avec Pierre Deladonchamps qui m’a semblé d’une mollesse et d’une bienveillance si appuyées qu’elles en deviennent presque irritantes. À force de vouloir incarner l’homme sensible idéal, il finit par apparaître comme un personnage désincarné.
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