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isakkk
18 abonnés
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3,0
Publiée le 8 mars 2026
Rien à redire, les dialogues sont ok et le casting est bon, mais je préfère toujours un bon documentaire à un film à thèse… ou j’ai un peu l’impression d’être prise en otage. La salle remplie de femmes avait l’air conquise !
Docu-film poignant qui met à l’ honneur « La Maison des Femmes », pas seulement une fiction puisqu’ elle existe, et tellement vivant et actuel, par ces témoignages de femmes blessées, où l’ équipe médicale accueille, écoute, aide, propose, répare le cas échéant, des situations dramatiques qui ne devraient pas exister…. Magnifique réalisation de Mélisa Godet qui nous fait toucher du doigt, ces rencontres, depuis le simple accueil, le suivi et l’ accompagnement, mais aussi et c’ est moins connu le rôle pro-actif dans les situations d’ urgence. Le scénario nous replonge dans cette période « improbable » pas si lointaine du « Covid », où tout semble s’ être arrêté, et pourtant non, et sans doute, au contraire, par la promiscuité induite, mais aussi par les espaces de liberté plus restreints. La caméra portée à l’ épaule dévoile les situations parfois cocasses, mais toujours rigoureuses, les échanges, y compris ceux internes aux soignants, avec bienveillance et compassion. Le casting met en lumière autour du personnage de Karine Viard ( Diane ), qui me fait immédiatement penser à « Sage-Homme » en 2023, où elle excellait déjà, une équipe extraordinaire attachante et compétente, composée aussi bien Laetitia Dosch ( Manon ), Eye Haïdara ( Awa ), la jeune Oulaya Amamra ( Inès ), Juliette Armanet ( Lucie ), mais aussi Pierre Deladonchamps ( Alexandre ) et Jean-Charles Clichet ( Gilles ) sans oublier l’ étonnant inspecteur Laurent Stocker. Les décors sont hyper réalistes, ainsi que les dialogues, parfois compliqués, souvent émouvants. Un visionnage qui nous rend plus humble, et donne un formidable enthousiasme pour soutenir et aider. Bravo à Mélisa Godet pour ce premier long métrage tellement humain…!!**
Inspiré de la Maison des femmes de St Denis ( structure destinée à la protection des femmes victimes de maltraitances - surtout conjugales- excisions, violences ) ce premier opus de Mélisa Godet, est surtout porté par son sujet.
Le scénario brosse à la fois le portrait de plusieurs personnels de santé, évoque les questions de financement de la structure et enfin celui de patientes.
Voilà le genre de film soutenu par un sujet essentiel, mais qui contraste avec un style cinématographique ( à mon goût ) beaucoup trop conventionnel.
Alors certes, il y a des passages forts au plan émotionnel et humain qui fonctionnent indéniablement ( ceux qui concernent les patientes, ceux qui évoquent la vie personnelle de deux soignantes ) mais d'autres sont à l'écran nettement moins passionnants ( les questions de financement, de subventions ) et occupent surtout un espace bien trop important dans l'arc narratif.
A force de vouloir traiter à part égale, plusieurs axes de réflexion reposant sur le même sujet " la Maison des femmes" connait parfois ( surtout au début) des ruptures de rythme et de coups de mou.
Réserves ( à mes yeux ) sur le traitement cinematographique inégal, même parfois plat du sujet, tout en éprouvant ( c'est la moindre des choses ) une totale connexion avec " la maison des femmes" et le travail indispensable et formidable qui y est accompli.
La Maison des Femmes est un endroit où on écoute, où on protège, et où on soigne des femmes victimes de violences. Et comme tout ce qui ressemble à l’hôpital public en France les moyens ne sont pas là mais le cœur des soignants oui. Ça aurait pu être un documentaire sur cette espace qui existe en Seine Saint-Denis mais c’est un film et c’est très bien comme ça. Et c’est surtout un exemple de ce désastre qu’est la société patriarcale dans laquelle nous vivons et qui nous implique tous. C’est une œuvre extrêmement bien jouée et très touchante, dès son premier film Mélisa Godet frappe fort et juste, nous fait penser d’emblée à Jeanne Herry et pourrait peut être bien empocher un César.
Un film nécessaire, qui ne tombe jamais dans le pathos malgré ces parcours de vie accidentés, excisés, traumatisés. Un propos fort et formidablement incarné par des acteurs engagés dans une cause qui ne peut que faire l’unanimité tant elle est importante. Une belle réussite qui est mon coup de cœur de ce début d’année.
Que dire ? Je n'ai pas vu le temps passer. L'histoire est bien menée, le jeu des acteurs excellent. Un casting top, chaque personne peut développer son histoire personnel; il y a les acteurs 'bankable' évidemment (ce film aurait-il pu se faire sans eux?) mais il n'y en a pas que pour eux. Des mini-histoires dans l'histoire juste ce qu'il faut, n'en jetez plus :. La meilleure des publicités pour "la maison des femmes".
Ca sert aussi à ça le cinéma, raconter des histoires vraies et valoriser des actes humanistes. Enjeu parfaitement réussi dans ce premier film, qui pose autant son regard sur l'équipe soignante que sur les patientes. On est au cœur de situations particulièrement difficiles, pour lesquelles le film trouve le ton juste. L'approche très réaliste évite tout pathos, autant pour dire les douleurs de ces femmes que pour montrer la gratification que l'on a à faire du bien. Les comédiens qui interprètent l'équipe de la Maison des Femmes sont d'une belle générosité communicative. Une incursion dans la vie privée de deux d'entre elles donne du relief à ce qu'est l'engagement "joyeux" des soignants. Beaucoup d'émotion, d'humour, de gaieté, un moment festif qui donne envie de danser… Nécessaire pour tous.
La maison des femmes est une structure médicale pour venir en aide aux femmes victimes de violences sexistes et sexuelles. Comme le raconte le film, travailler dans un tel établissement est un combat permanent. Il faut sans cesse convaincre : les professionnels, les financiers, les inspecteurs, les patientes, les collègues, les proches. Un hommage bouleversant aux soignants qui accompagnent des femmes aux parcours cabossés et souvent détruites. Un film essentiel et qui fait du bien.
Ai vu « La maison des femmes » de Mélissa Godet dont c’est le premier long métrage. Un groupe de médecins, chirurgiens, psychologues accueillent des femmes victimes de violences dans un structure innovante qui s’appelle « La maison des femmes ». Dans cet endroit chaleureux on accueille, on parle, on répare, on trouve des solutions au quotidien. Mais l’équipe doit aussi se battre car l’organisme est fragilisé économiquement et menace de fermer. Il y a du « Bureau de Dieu » de Claire Simon, « Polisse » de Maïwenn et on pense aussi à « Je verrai toujours vos visages » de Jeanne Herry ; bien évidemment c’est un grand compliment de rapprocher tous ces longs métrages construits sur le collectif avec pour immense qualité d’avoir toujours la caméra à la bonne distance du propos. Mélissa Godet cerne son sujet avec la juste distance sans jamais tomber dans l’exhibitionnisme, le malaise, le démonstratif. Elle aborde des sujets puissants avec pédagogie et émotion. C’est quand elle aborde la vie privée du corps médical que le propos est moins intéressant et que la réalisatrice perd le fil de sa rigueur. Même si chaque actrice est distribuée dans un rôle un peu trop attendu de Karin Viard en cheffe sur-vitaminée, Laetitia Dosch au bord du gouffre, Eye Haïdara toute en verbe, c’est Oulaya Amamra en Interne novice qui retient surtout notre attention. Hélas Juliette Armanet et Pierre Delalongchamps n’ont pas grand chose à défendre. C’est la parole donnée aux victimes qui est l’essentiel de ce projet et Mélissa Godet réussi ces plans séquences avec les honneurs. Ce film énergique et solaire absolument essentiel et utile, est une porte ouverte sur l’espoir qu’offre ce type de structure totalement dépendante du politique. Au niveau mise en scène la réalisation est assez sage et c’est le côté documentaire qui l’emporte, mais aller voir ce film est aussi un acte militant dont il serai dommage de se priver.
l'approche de la création de cette organisme interministériel et ses confrontations concrètes avec les difficultés financières, l' implication du personnel parfois confronté à ses propres conflits, les exemples tirés de la réalité...est magistrale. bravo d'avoir pu laisser le côté l'aspect documentaire pour faire incarner les personnages par un panel d'actrices hors pair... mais il n'échappe pas au préjugés et a un certain sentimentalisme : le méchant de l'Igas (pas si méchant d'ailleurs) les amazones des temps modernes qui vivent leur sacerdoce... Mais surtout la dernière image du film qui fait un amalgame avec toutes les revendications féministes à la mode me too... ce qui me paraît complètement déplacé.. ne peux t on pas s'en tenir aux faits, faire la part des choses pour évaluer la gravité des délits de manière pragmatique? heureusement que la justice est la pour remettre les pendules à l heure...
Et bien un film qui fait du bien, une historie inspirée de faits réels et on y croit, des actrices au top, merci pour ce bon moment, une salle qui applaudit à la fin !
Si le thème est essentiel, la façon de l'aborder n'en fait pas du cinéma. Plus de subtilité aurait sûrement été plus digeste. À trop vouloir bourrer un récit on provoque une indigestion. Il n'empêche que Karine Viard y est fantastique, peut-être parce qu'elle est tout en retenue ?
Pas mal ! ce film sans prétention porté par Karin viard et les autres actrices ou acteurs. Le sujet est noble. Le traitement intelligent et parfois drôle.