Vu au Fipadoc. Quel gâchis… Un sujet pareil, avec Rone qui est vraiment génial, et pourtant ça ne prend jamais comme ça devrait.
La mise en scène est vraiment mauvaise, ça ne fonctionne pas, et le montage laisse trop peu de place à l'émotion. Tout s’enchaîne, mais sans qu’on puisse vraiment ressentir quoi que ce soit.
C’est d’autant plus frustrant qu’il y avait vraiment de quoi faire un grand film. Tellement dommage.
La Baleine et le musicien de Valentin Paoli avec Rone s’inscrit dans une expérience cinématographique où la musique devient un point de contact instable entre l’humain et le vivant marin, dans une approche fondée sur l’écoute, l’attente et la suspension du geste créatif.
Le film met en place une dynamique particulière où la création musicale ne se déploie pas comme un flux autonome, mais comme une série de tentatives soumises à un environnement radicalement autre. L’espace maritime devient alors un lieu de confrontation silencieuse, où chaque émission sonore est immédiatement recontextualisée par l’immensité du vivant qui l’entoure. Le spectateur est placé dans une temporalité étirée, où l’événement n’est jamais garanti, et où l’absence de réponse fait partie intégrante du dispositif narratif.
Dans cette configuration, le geste artistique du compositeur se transforme en une forme d’exposition sensible, où produire du son revient autant à interroger qu’à attendre. Le film construit ainsi une tension entre contrôle et abandon, entre protocole et imprévisible, qui structure progressivement la perception du spectateur. Cette expérience ne repose pas sur la démonstration, mais sur la persistance d’une tentative, répétée, fragile, toujours en suspens.
Les interactions humaines, encadrées par un dispositif scientifique et éthique, renforcent cette sensation de précarité maîtrisée. Rien n’est laissé au hasard, mais rien ne peut être totalement anticipé non plus, ce qui génère une lecture presque anthropologique du rapport entre l’homme et le monde non humain. Le son devient ici une frontière poreuse, un espace de passage plutôt qu’un langage stabilisé.
La baleine et le musicien est un moment de reconnexion entre deux mondes, une tentative de communication. On regrette que l'ensemble du film se focalise sur l'aspect à bord et hors de l'eau, car le passage en immersion marin reste le moment le plus poétique du film.
Cette idée de reconnexion traverse l’ensemble du film, en révélant une forme d’écoute élargie où la musique cesse d’être uniquement expression pour devenir relation possible. Le spectateur est alors confronté à une expérience où le sens ne se donne pas immédiatement, mais émerge dans les interstices entre attente, silence et apparition du vivant.
Une belle histoire entre réalité et fiction. Ça devrait plaire aux amoureux de la mer, des baleines et de la musique de Rone Vu en avant première avec un échange très agréable avec le réalisateur.
Très très joli documentaire, plein de sensibilité. Une belle rencontre entre un musicien de renom et des scientifiques qui nous donnent à voir l’importance de leur mission auprès des grands cétacés. À voir en salle
J’ai vi ce film dans le cafre du festival Fame au Reflet Medicis. C’est une pure merveille dont le propos sur l’emotion de la communication est universel. Des moments poignants, d’une pure poésie accompagné des dernières connaissances sur la communication des baleines. On sort de la seance plus savant mais aussi plus humain
Vu au Fipadoc, un film émouvant sur l'expérience du musicien Rone qui espère que sa musique va faire interagir des baleines à bosses sur l'île de la Réunion. Le résultat scientifique n'est guère convaincant mais on est touché comme Rone par sa proximité avec des baleines. Une belle expérience mais pas très captivante.