Documentaire inratable pour les fans de Rone. Outre la poésie et l'imaginaire développés par sa musique, la personnalité délicate d'Erwan Castex mérite bien d'être filmée. Sa musique attire-t-elle les cétacés, comme l'ont affirmé plusieurs skippers ? Rone part vérifier au large de la réunion. Le résultat est intéressant mais laisse sur sa faim. On se plaît à écouter Rone sur son bateau mais on attendait une expérience plus musicale encore. Intéressant tout de même.
Les images sont magnifiques, la démarche sincère et le respect des baleines irréprochable. Mais derrière cette belle enveloppe, le documentaire peine à dépasser son postulat initial. L’expérience contemplative s’étire sans véritable progression et laisse une impression d’aporie : la question centrale demeure entière lorsque le générique apparaît. Une œuvre élégante, mais qui m’a davantage fasciné par son sujet que convaincu par son développement.
Rone est un artiste de musiques électronique renommé. Lorsqu’il reçoit des vidéos lui indiquant que les baleines et les dauphins sont sensible à ses musiques, il décide d’en faire quelque chose. Un projet qui va l’amener à s’intéresser aux cétacés, et qui va aboutir à un duo surprenant.
L'année suivant le tournage de ce film les baleines ont déserté les côtes de La Reunion. Un véritable carnage sonore dans les eaux de l'océan Indien où les baleines demandent juste qu'on leur fiche la paix. Ce film est une catastrophe.
Très perplexe... Je m'attendais à de la poésie, mais que dire... Avec des "s'il y avait eu...", ça aurait pu faire un beau documentaire.
Bon déjà ça devrait s'appeler juste "Le musicien", puisque le film s'ouvre sur son autoprésentation, et qu'on est cantonné à un regard admirateur, en contre-plongée, pour le seul personnage titre : Rone... Et qu'aucune baleine n'a réellement été filmée. Et wi, toutes les images la représentant viennent d'autres films... Hallucinant...
Beaucoup de plans répétitifs :
- Des doigts qui tournent les boutons, des claviers, des ordinateurs... Quitte à avoir autant de temps qui leur est consacré, pourquoi ne pas avoir pris la peine de vulgariser un minimum la technique, afin qu'on y tire quelques infos intéressantes ?
- L'attente : des visages qui scrutent l'horizon, toujours cette position de contre-plongée sur Rone, toujours les mêmes plans répétitifs... Il est clair que pour avoir l'honneur d'entendre des baleines, il faut ralentir, cultiver la patience et respirer... Justement, un changement de rythme, ça se travaille en réalisation. Là, sincèrement, de ce point de vue c'est totalement vide... D'autant plus que cette musique planante est propice au Grand Bleu, mais là il n'y a pas d'alchimie.
Et quand il y a des infos intéressantes à récupérer, par exemple la notion du danger de l'expérience pour les cétacés, c'est très succinct et vite bouclé, sans savoir vraiment ce qu'il en sera pour la suite des essais.
Et sincèrement, découvrir au générique que tout ce qui se rapporte aux images des baleines provient d'extrait d'autres films (Océans notamment), j'ai eu le dur sentiment d'être arnaquée.
Au final, la baleine n'occupe qu'une place de potiche : elle tient le rôle de joujou pour une expérience dont on ne prend pas la peine de valider le véritable intérêt, si ce n'est d'impressionner la galerie à coup de fausses vraies images.
Il y a une contradiction, s'il n'y a pas de voix off, si les échanges sont captés comme une "prise réelle" et que le montage ne sert pas le rythme, pourquoi un parti pris dans le regard (ces fameuses contre-plongées sur Bone plus qu'agaçantes à force) et que font ici ces images venue d'autres films ?
Je ne mets pas non plus zéro car j'ai été tout de même touchée par la musique et son auteur que j'ai découvert à l'occasion, moi qui n'aime pas l'électro, même si là aussi il y aurait pu y avoir une mise en avant plus travaillée.
En fin de compte, on reste frustré, avec l'impression de regarder le film du cousin qui revient de ses vacances, qu'à filmé amoureusement son pote tenter en vain de communiquer avec les baleines, et qui a intégré des images piquées ça et là pour faire croire qu'il a vécu un truc de ouf.
«Electro cétacé » Grâce à ce documentaire j’ai découvert Rone, musicien français reconnu de l’électro. Il reçoit des films de navigateurs montrant que lorsqu’ils mettent sa musique à fond sur leur bateau, dauphins ou baleines viennent rendre visite au bateau et émettent certains sons.… Cela lui donne envie de créer de la musique avec ces cétacés et il embarque sur un bateau à la Réunion… Sujet original et intéressant avec un homme sympathique mais on n’est pas captivé malgré de belles images et la musique planante
Il n'y a rien qui va dans ce film. D'abord le tire aurait dû être "Le musicien et vaguement quelques baleines". Il aurait fallu un réalisateur amoureux des cétacés pour faire ce film et pas un fan du musicien. Il aurait fallu un musicien intelligent et pas seulement enthousiaste, spoiler: il plonge enfin pour entendre réellement les baleines à la fin du film alors que ça devrait commencer par là. . Il n'y a pas une note de musique un peu originale. La rencontre qu'évoque le titre n'existe pas, elle n'a pas lieu. Le réalisateur et le musicien sont tous deux coupables de passer complètement à côté du sujet. Les baleines méritent mieux. Reste 4 ou 5 plans vraiment beaux de baleines (0,08% du film), mieux vaut voir un doc animalier.
Innovation. Ocean. Magnifique documentaire sonore sur ce musicien qui fait venir les cétacés. Une approche interspecies à la frontière des possibles, bien restituée en images et sons. Bouleversant. Attention ce n'est pas un docu animalier c'est un nouveau monde. J'apprécie que tout ne se déroule pas comme prévu car l'histoire n'est pas écrite encore. Absolument borderline au sens poétique du terme.
Tellement déçu par ce film... Avec Rone, avec un sujet pareil, il y avait vraiment tout pour faire un grand film. Mais ça ne prend jamais. Ce n’est pas senti. Le rythme n’est jamais bon, comme si le film passait toujours à côté du bon endroit, du bon silence, du bon moment. Il n’y a pas assez de place pour l’émotion, tout semble arriver trop vite ou pas au bon tempo. Le cadre est beau mais ça ne suffit pas. À la fin, je suis surtout resté avec la frustration de ce que le film aurait pu être.
le sujet du film est plus qu’intéressant, malheureusement, la réalisation l’est moins….Au lieu de passer son temps à écouter les baleines sous l’eau, on a le droit a des détails techniques sur la musique électronique, de nombreux plans de claviers, et des états d’âme de musicien, qui n’ont rien de merveilleux. Franchement, à part les caudales, il y a à peine dix minutes avec les baleines, paresse scénaristique, ou faute de moyens…..La musique des baleines est beaucoup plus belle sans ajout, elle est faite d’écho, de langage rauque, de mystère. C’est un peu ce que ternit le film, ce mystère de la nature….On peut regretter quand on voit la démarche et le résultat musical, que l’homme se mêle de tout….Qu’on laisse les baleines tranquilles….Elles savent se débrouiller sans nous…..Au final, une légère déception, même si les acteurs et actrices du film sont pleins de bonnes intentions. À vous de voir.
Un peu déçue je m'attendais à voir plus de choses sur les baleines, à comprendre un peu plus sur leur façon de vivre et entendre plus leurs sons, c'est un peu trop tourné sur le côté technique du musicien et sur les attentes en mer
Un film magnifique sur le processus créatif de Rone dont les productions sonores semblent toucher tant les humains que ces créatures sous-marines. La recherche d’interaction entre espèces, dans une démarche spontanée et ingénue est très inspirante ; un peu dans la veine des écrits de Baptiste Morizot, d’ailleurs mentionné dans le film. Un film pointu qui interroge notre place d’humains parmi les autre animaux et qui ouvre de belles perspectives.
Comment gâcher un sujet… Franchement, je ne comprends pas trop. Il y avait une matière incroyable, quelque chose de très fort à capter, et le film semble toujours passer à côté. J’ai eu l’impression qu’il ne faisait pas confiance à ce qu’il avait entre les mains. Du coup, ça en rajoute, ça cadre mal, ça coupe trop vite, et au final on ne ressent presque rien. Rone est là, et il est génial, mais même ça, ça ne suffit pas. C’est frustrant du début à la fin. On voit le film qu’il aurait pu être, mais il ne l’est jamais.
Je suis venu voir un documentaire ; j’en suis ressorti avec une aventure.
Une aventure humaine, mais aussi une aventure scientifique qui, comme tant de grandes découvertes, semble naître du hasard. Valentin Paoli y documente peut-être ce qui pourrait, un jour, être regardé comme une découverte majeure.
La barre est haute : la qualité des images, la profondeur humaine des personnages, leur engagement passionné, leur modestie, leur sensibilité. Et derrière tout cela, une qualité plus rare encore : la nuance dans la nuance.