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xavier brunnquell
1 critique
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5,0
Publiée le 9 septembre 2026
Magnifique film, qui nous met dans un état de bonheur et de jubilation tant par la qualité des acteurs, de l’image, de la musique… l’écriture est formidable ! Très beau !!!
Un premier film aussi fragile que prometteur, où Félix de Givry transforme le quotidien en terrain de jeu mélancolique. Une chronique générationnelle touchante, parfois maladroite, mais toujours sincère.
Vu en avant-première Magnifique film qui nous maintient sous tension comme le sont ces adolescents, qui sortent de l'enfance... Ce film aborde des sujets de société et d'intimité traités avec pudeur, douceur et poésie.
Un sujet original mariant harcèlement scolaire et amour d ados ; les 2 jeunes acteurs sont vraiment criant de vérité et la musique ponctue merveilleusement cette belle histoire !
Un film qui ne paie pas de mine sur le harcèlement scolaire dans un premier temps. Sujet vite relayé par une belle histoire d'amour. Un très bon moment, l'interprétation est très juste
C’est manifestement les films de la Nouvelle Vague et tout particulièrement ceux de François Truffaut que Félix de Givry a pris comme modèles, Milo Machado-Graner, qu’on avait découvert dans "En thérapie" puis dans "Anatomie d’une chute", et qui interprète ici le rôle de Otto Vidal, pouvant être considéré comme la réincarnation de Jean-Pierre Léaud dans ses interprétation du personnage d’Antoine Doinel. Non exempt de défauts (un grand nombre d’invraisemblances, une musique envahissante), "Adieu monde cruel" arrive, sans qu’on puisse vraiment parler de suspense, à maintenir une sympathique tension du début jusqu’à la fin tout en introduisant délicatement le début d’une romance entre deux adolescents. Cerise sur le gâteau : la voix off d’une narratrice, celle de l’incomparable Françoise Lebrun, qui contribue à renforcer l’aspect très romanesque du film. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film; Film vu au Festival de Cannes 2026.
J’ai beaucoup aimé Adieu monde cruel. Le film m’a surpris par son ambiance particulière, à la fois étrange, drôle et parfois dérangeante. J’ai apprécié son univers original et sa manière de raconter une histoire qui sort de l’ordinaire. Certains moments m’ont particulièrement marqué et le film continue à faire réfléchir après la projection. Une belle découverte, avec une vraie personnalité.
Adieu monde cruel souligne la cruauté de la situation : de notre vivant, nous sommes ignorés, mais une fois disparus, tout le monde regrette notre existence. Est-ce des remords, de la culpabilité ou simplement que notre société repose sur une forme d'égoïsme collectif : on ferme les yeux sur la souffrance de certains, on ne communique jamais avec les autres ? Finalement, nous finissons très seuls dans un monde peuplé de solitude.
Félix de Givry dirige deux talents, Milo Machado-Graner (Otto) et Jane Beever (Léna). L'un est un écorché vif n'ayant plus foi en demain, l'autre est une idéaliste, qui estime que la vie, même difficile, ne peut pas se résumer uniquement à cela. Il y a bien un peu de bonheur et de beauté qui nous attendent quelque part.
La réalisation est soignée et le choix du grain, de la photographie très 80 et un générique d'ouverture à l'ancienne permettent d'ancrer l'histoire dans une époque. Cependant, les différentes scènes avec des smartphones recontextualisent l'histoire à notre époque. En soi, le téléphone mobile est une facilité, mais cela provoque autre chose. Une forme de pont entre plusieurs générations se crée, on ne distingue plus quand le monde a cessé de se soucier des autres. Cela rend encore plus dramatique le sujet. Le harcèlement scolaire nous précédait déjà à l'époque de nos parents, et perdure encore à la nôtre. Cela rend ce fléau intemporel et presque comme immuable tant que les témoins n'interviendront pas pour aider, tant que nous sommes seuls et ignorés de notre vivant.
Le film déplace ainsi le regard du harcèlement lui-même vers ceux qui voient sans agir. Otto devient visible par son absence, terrible paradoxe social où la disparition provoque enfin l'attention que sa souffrance n'avait pas obtenue. Léna ouvre une autre voie, non pas celle d'une guérison miraculeuse, mais celle d'un lien suffisamment fort pour rendre le lendemain de nouveau envisageable.
En dépit d'un duo Milo Machado-Graner / Jane Beever solide, la naissance de la relation de leurs personnages ne suffit pas à capter notre intérêt et on reste un sur notre faim quant à la détresse ressentie par le personnage d'Otto
Un immense merci à Félix de Givry, qui signe son premier long après avoir joué chez Olivier Assayas et produit ce dernier, pour m'avoir lavé les yeux et le cœur de l'horrible épreuve "Histoires de la nuit". Chez lui la photo est aussi belle qu'intemporelle, son évocation de l'adolescence est profonde et romanesque, son choix de faire appel à Françoise Lebrun pour raconter en voix off l'histoire d'Otto et Léna démontre une approche quasiment littéraire mais jamais prétentieuse du cinéma qui n'est pas sans rappeler Truffaut. Avec des gens comme ça le septième art français a de beaux jours devant lui, loin des grosses productions sans âme et souvent malheureusement sans talent.
NB : J'ai passé la séance à me demander où j'avais vu ce remarquable jeune acteur, pour m'apercevoir finalement qu'il s'agissait de Milo Machado-Graner, le petit Daniel de "Anatomie d'une chute".
Un garçon de 14 ans disparait et envoie une lettre d'adieu à ses camarades d'école ... Le film de Félix de Givry s'intéresse un peu aux réactions de ses proches et aux retombées médiatiques (il se situe avant l'ère des réseaux sociaux), mais surtout à l'errance de cet adolescent et à sa rencontre avec une jeune fille de son lycée. Œuvre d'atmosphère, donc, plutôt que de suspense, dont le fil ténu de la narration tient par sa sensibilité, mais pêche par ailleurs par ses dialogues, souvent maladroits. La voix off, qui revient à de nombreuses reprises, tente d'insuffler une bouffée de romanesque dans ce récit apprentissage particulier, mais n'y parvient qu'occasionnellement, en dépit de la belle diction de Françoise Lebrun. Le film est fragile et nul doute qu'il aurait gagné à s'oxygéner davantage en quittant pour un temps ses deux personnages principaux, dont on connaît d'emblée les personnalités et ce qui les rapproche. Le monde des adultes est ainsi constamment hors-champ, empêchant, presque paradoxalement, à se sentir bien plus concerné par le sort des deux jeunes gens. La mise en scène, très sobre, n'a pas non plus la capacité d'élever ce long métrage que son réalisateur qualifie de "conte social." Il lui manque un soupçon d'intensité pour nous convaincre totalement.
vu en avp au festival du film de La Rochelle 2026. Cela aurait pu ressembler à un film comme tant d'autres sur le mal être adolescent. Mais le parti-pris, presque sous forme de conte, est à la fois original, subtil pour évoquer un sujet au depart "lourd", qui apporte un charme particulier (générique, image, narration...). Une belle découverte ce 1er film !
Vu en avant première aux Variétés à Marseille en juin dernier en présence du réalisateur.
Un film en forme de conte d'une poésie incroyable dans une atmosphère en hommage au cinéma des années 70. Milo bouleversant dans ce rôle d'adolescent torturé en quête existentialiste. Du très beau cinéma.
Vu au festival de Cannes 2026. Une chronique adolescente filmée à la manière des réalisations des années 70 qui propose de traiter du thème actuel du harcèlement scolaire tout en développant une romance qui malheureusement finit par prendre toute la place. On en oublie les enjeux initiaux, et on commence à s'ennuyer un peu, lassitude renforcée par une BO trop présente et trop répétitive. Le duo d'acteurs est plutôt convaincant cependant et peut justifier de visionner le film.