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Никита Иноземцев
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5,0
Publiée le 12 septembre 2026
J’ai regardé le film avec énormément de plaisir. C’est un très beau film, magnifiquement filmé, avec un jeu incroyable de la part des jeunes acteurs, ainsi qu’une très belle musique et une atmosphère vraiment particulière.
Pour ce qui est du feeling, ça m’a fait penser aux grands classiques du cinéma soviétique des années 1970-1980, dans le meilleur sens du terme :) Ça m’a aussi rappelé Вам и не снилось (Vam i ne snilos…), sauf qu’ici les événements se déroulent dans l’ordre inverse.
Très joli film, magistralement joué par deux jeunes acteurs, tout en naturel et en sobriété. On est forcément derrière eux tout du long, malgré un sujet délicat.
Adieu monde cruel est une variation sur le teenage movie, où la mise en scène joue un rôle de premier plan. Celles et ceux qui iront pour l'histoire s’engageront dans un récit sans doute assez limité, axé sur un amour adolescent qui draine évidemment son lot de naïveté. Mais cette naïveté est souvent touchante, et nous renvoie à celle qui était la nôtre en notre temps. Premiers rôles et seconds rôles sont assez bien construits, et le comédien principal porte une part de mystère naturelle qui enrichit le récit. Mais le film vaut peut-être davantage pour sa mise en scène. En cela il nous rappelle qu'au delà des histoires contées, le cinéma est d'abord un art, fondé sur des recherches plastiques porteuses de sens. Ici dès le premier plan, on comprend que ce premier film nourrie la nostalgie du cinéma argentique des années 1970-1980. Le gros grain de l'image est assez curieux car il résulte du passage d'une pellicule 16mm via un projecteur numérique, et ce n'est absolument pas l'effet réel d'une projection argentique. Mais, comme sur certains bluray, c'est devenu une bizarre convention pour dire qu'on est parti d'une pellicule argentique. Toujours est-il que cette image sale et rudimentaire est le fondement d'effets plastiques ménagés par le fils Bangalter. Il en tire des trésors de clairs obscurs, de surgissements colorés, de gros plans admirables, et y ajoute de savants et mystérieux fondus au noir. Couplés à la voix off de Jeanne Lebrun, ces effets inscrivent ouvertement le film dans la grande histoire du cinéma. Reste à savoir en lien avec qui, car personne n'est d'accord. Télérama cite Truffaut, d'autres clairement Robert Bresson, moi j'y ai parfois vu du Hitchcock (notamment par la musique, volontairement dramatique, mais aussi un plan d'une femme en imper coloré munie de lunettes de soleil...). Bref, c'est un peu fou de faire un premier film aussi tenu, avec un chef op de 24 ans. C'est une vraie réussite, peut-être avec quelques limites induites par la naïveté des protagonistes et donc de leurs mésaventures, mais sublimée par de régulières et constantes fulgurances plastiques traduisant une sensibilité neuve et profonde.
Le film est peu convaincant. La voix off en fait des tonnes et la musique envahit l’écran pour bien souligner les moments difficiles. C’est un premier film avec son lot de facilités. On en fait bcp de pub et c’est largement excessif.
Milo Machado Graner et Jane Beever forment le duo principal du film ADIEU MONDE CRUEL de Félix de Givry, un film sous la forme de conte, dans lequel les deux acteurs sont excellents. Si le premier était déjà connu auparavant, la deuxième est une vraie révélation : il faut dire qu’elle est absolument bluffante, bouleversante, tout simplement excellente.
Je le disais donc, c’est un film sous la forme d’un conte : narré par Françoise LeBrun, avec des visuels travaillés, une bande originale absolument sublime, et une histoire on ne peut plus touchante et bien racontée. Comme tous les contes, il traite avec poésie de nombreux sujets actuels importants : harcèlement scolaire, santé mentale… Et c’est traité avec une justesse jamais vue.
C’est un film doux, tendre, aux personnages attachants, qu’il faut absolument aller voir, actuellement en salles. Foncez !
D'abord, le film est joliment raconté, comme le serait un conte, par Françoise Lebrun qui apporte sa douceur. Ensuite, l'image a un grain, elle est un peu sale et un peu usée car peut-être que cette histoire est intemporelle. Puisqu'il s'agit du mal-être de deux adolescents qui vont s'aider, s'aimer et se sauver. Belle interprétation des jeunes comédiens accompagnés par une magnifique musique.
Un grand petit air cinéma français des années 60 en raison des personnages adolescents et d'une simplicité-fluidité de bon aloi. Cet air de déjà-vu empêche peut-être d'être totalement enthousiaste. Nonobstant c'est un film sensible où la belle bande originale (ah la clarinette, la flûte, le hautbois et les violons) d'Arnaud Toulon joue un rôle important.
Otto Vidal (Milo Machado-Graner, l’enfant malvoyant d’Anatomie d’une chute) a quatorze ans. Elève de troisième d’un collège d’une petite ville de Normandie, il est la tête de Turc de ses camarades. Poussé à bout, il décide de se suicider. Il écrit une lettre d’adieu, la photocopie en cinquante exemplaires, la poste à tous les élèves de son collège avant de se jeter du haut d’un pont. L’instinct de survie est toutefois le plus fort. Douché mais indemne, Otto regrette son geste. Mais c’est trop tard : le courrier a déjà été levé et distribué. Otto se cache dans un pensionnat désaffecté. Une jeune collégienne, Léna (Jane Beever), l’y débusque et le prend sous sa coupe. Elle le loge dans une chambre vide de la pension de famille que tient sa mère, le ravitaille, le choie. Les deux adolescents s’attachent l’un à l’autre et rêvent de disparaître.
Félix de Givry est un réalisateur étonnant. Après des études à Sciences Po, il travaille avec Olivier Assayas et se voit confier le premier rôle d’Eden de Mia Hansen-Løve. Avec son ami Ugo Bienvenu, le réalisateur d’"Arco", il crée une société de production. "Adieu monde cruel" est son premier long métrage.
Il se présente, dès son générique, comme un hommage appuyé à la Nouvelle Vague. Lisieux y ressemble à Thiers où Truffaut tournait en 1975 "L’Argent de poche". La voix off est celle de Françoise Lebrun, l’héroïne aujourd’hui octogénaire de La Maman et la Putain. La musique très présente d’Arnaud Toulon, césarisée pour celle d’"Arco", rappelle celles de Georges Delerue.
L’intemporalité, l’hommage un peu trop appuyé à un cinéma qu’on pourrait juger désuet, la voix off omniprésente, les fondus au noir pourraient être malvenus. Mais "Adieu monde cruel" réussit son pari audacieux. Il réussit à nous embarquer dans une histoire pas toujours très crédible mais d’un romantisme fou.
Ce monde est cruel, surtout pour Otto Vidal, un collégien de 14 ans qui décide un beau jour d'en finir avec la vie, après avoir été victime de persécutions à l'école. L'acte est manqué : livré à lui-même, il va faire la rencontre d'une jeune fille, véritable ange protecteur providentiel... Certes, ce drame romantique possède une sorte de charme dû à la jeunesse de ses protagonistes, mais propose également une histoire mièvre au possible, affublée d'une voix off pénible et désuète tentant désespéremennt de masquer des dialogues sans saveur portés par des comédiens débutants. Bref, on est très loin ici d'un film manifeste dénonçant le harcèlement scolaire, 90% de ce long-métrage se concentre essentiellement sur une amourette adolescente décalée finalement sans véritable enjeu. Superficiel et peu inspiré. Site CINEMADOURG . free . fr
Ce film a un côté vieillot. La voix off qui s'exprime à la manière de "bonne maman va vous raconter une histoire : il était une fois..." est exaspérante. Les deux acteurs principaux ne jouent pas mal, mais l'histoire se limite à bien peu de chose. Les personnages sont trop jeunes pour avoir une psychologie très élaborée et le huis-clos qui occupe quasiment tout le film n'est pas propice aux rebondissements. Résultat : on s'ennuie face à des personnages insipides et une action bien mince.
Tombée sous le charme de ce très joli film qui traite avec justesse et delicatesse des tourments de l'adolescence et de la magie de la bonne rencontre ! Les deux protagonistes sont bluffants, le scenario tient la route jusqu'au dénouement, le tout accompagné par une chouette bande-son ! Vivement conseillé pour vous donner le sourire
Que dire de la proposition du film et de mes attentes qui ont été acquises.
"Alerte monde cruel" est un bijou d'écriture rempli de poésie tragique mais magique à la fois. Durant 1h30, le réalisateur Felix de Givry impose un style particulier dans son grain et dans ses inspirations. Le film traite avec brillance le harcèlement et ses conséquences et comme le dit la voix off, c'est un film qui commence par la fin pour finir au début. Le film questionne l'importance de la vie malgré ses bas terribles. Comme une métaphore, la relation entre les deux personnages principaux, et la naïveté de leur de leur âge, donnent un film particulièrement touchant et mélancolique. Certains plans sont magnifiques et la photographie, avec cette couleur bleu, donne la forme du film.
Sublime film, qui fait un bien fou, d’une grande poésie et terrassant d’émotion, de jeunes comédiens qui crèvent l’écran et un cinéaste très prometteur sans aucun doute à suivre