Un biopic trop scolaire : Diane Kurys filme la relation Montand/Signoret avec respect, mais sans vraie audace. Ça ressemble plus à une reconstitution appliquée qu’à une œuvre de cinéma vivante.
Une mise en scène figée : beaucoup de scènes dialoguées autour d’une table ou dans un appartement, sans souffle ni rythme. On a l’impression d’assister à une pièce de théâtre filmée.
Peu d’émotion : malgré la puissance du couple Montand-Signoret, l’écriture reste en surface. On observe, mais on ne ressent pas vraiment.
Un duo d’acteurs inégal : Roschdy Zem est convaincant physiquement, mais manque de la flamboyance et du charisme qu’on associe à Montand. Marina Foïs, elle, joue parfois trop retenue, ce qui fait que le couple ne dégage pas la passion attendue.
Une durée qui s’étire : le film tire en longueur et finit par perdre en intensité, donnant une impression de répétition.
Un manque de contexte historique : la dimension politique et intellectuelle de ce couple mythique est effleurée, jamais explorée en profondeur.
Vu en avant-première au Festival des Paysages, "Moi qui t'aimais" de DIANE KURYS, avec les excellents Roschdy Zem et Marina Foïs dans les roles principaux nous projette en arrière dans les grandes heures du Cinéma Français pour nous conter le couple maudit Montand-Signoret.
Je n'ai pas l'habitude de macher mes mots et je ne prendrai pas de gants, malgré tout son talent Yves Montand n'était pas seulement un "Monstre Sacré" mais aussi un "sacré monstre" : il présente en effet tous les symptômes d'un pervers narcissique, menteur pathologique et prédateur sexuel qui abusait de son charme et de sa notoriété pour amener les femmes de son lit et les traiter de manière totalement odieuse et moralement infâme. Le film le montre très bien sans le dire ouvertement, on peut déjà le féliciter rien que pour ça !
La pauvre Simone Signoret a été trompée et humiliée toute sa vie, certains prétendront que c'est un amour maudit, mais TOTALEMENT NON, c'est juste une relation toxique batie sur la dépendance affective et le mensonge.
L'Amour véritable ne trompe pas, ne ment pas et ne blesse pas. Si vous connaissez quelqu'un dans votre entourage qui est victime de ce genre de pervers manipulateur, ne restez pas les bras croisés et agissez pour la sortir de ce piège.
Mais revenons au film, la reconstitution de l'époque est très réussie, on a le plaisir de voir passer les personnages de Serge Reggiani et Jean-Louis Tritignant entre autres, et les acteurs principaux incarnent tous les deux totalement leur personnage respectif par la voix et les gestes même s'ils ne leur ressemblent pas trop physiquement (surtout Roschdy Zem).
Ma note finale : 8/10
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Un beau film magnifiquement interprété parlant de l’amour inconditionnel, amour complice, amour qui pardonne mais qui blesse et abîme. Il donne envie de découvrir ou redécouvrir la filmographie de ces deux monstres du cinéma. La réalisation donne beaucoup de justesse à ce film. Allez y sans hésiter,
J’ai eue l'occasion de découvrir Moi qui t’aimais, le dernier film de Diane Kurys dans mon cinéma dans le cadre de la tournée des avants premières, et je tiens à partager mon ressenti sur ce film qui m’a profondément émue.
J’ai été extrêmement impressionnée par la justesse de l’histoire, la richesse des dialogues et, bien sûr, l’interprétation remarquable de Simone et Montand. Il est rare de voir un film qui parvienne à capter avec autant de finesse l’essence de deux personnages aussi emblématiques, et je dois dire que cette œuvre y parvient brillamment.
Dès l’âge de 14 ans, je me suis passionnée pour l’histoire de ces deux figures, leurs convictions, leurs luttes, leur passion. J’ai lu tous les livres qui leur sont consacrés et visionné leurs films à plusieurs reprises. C’est donc avec une grande attention que j’ai découvert ce film, et je dois dire que Diane Kurys a su synthétiser avec une rare justesse leur histoire, en la nourrissant de beaucoup de sensibilité. Chaque scène, chaque échange résonne avec la véracité de ce que l’on sait d’eux, mais aussi avec l’émotion de ce qu’ils représentaient.
Je pourrais écrire des pages entières pour rendre hommage à la qualité de ce film, mais je dirai simplement que ce que nous avons ressenti ce soir mérite d’être partagé. Les trois artistes – Diane Kurys en tant que réalisatrice, ainsi que les acteurs qui incarnent Simone, Marina Foïs et Montand, Roschdy Zem – ont accompli un travail exceptionnel, qui, je l'espère, sera couronné de récompenses comme les Césars, car leur travail est tout simplement incroyable.
Vu en avant première ce film est tellement émouvant et réaliste magnifique histoire d’un amour sacrifice et tellement bien joué et réalisé il ne manque rien les larmes ont coulé merci à vous
Je viens d’assister à l’avant-première de Moi qui t’aimais, consacré aux dix dernières années de la vie de Simone Signoret et Yves Montand. Un film d’une grande sensibilité, qui m’a profondément émue. Le parti pris de mettre en avant les acteurs plutôt que de figer les personnages donne une intensité rare. Le début, où l’on assiste à une superbe transformation, est particulièrement marquant. Un jeu d’acteurs remarquable, porté avec justesse et émotion. Bravo à toute l’équipe.
Vu en avant-première, Moi qui t’aimais m’a profondément touchée. Diane Kurys signe ici un biopic délicat et nuancé sur le couple mythique Simone Signoret et Yves Montand. Marina Foïs est tout simplement bouleversante dans le rôle de Signoret : elle incarne avec justesse la force, la douleur et la dignité d’une femme tiraillée entre amour et trahison. La mise en scène, sobre mais élégante, nous plonge dans les coulisses d’un amour complexe, sans jamais tomber dans le pathos. Le film ne cherche pas à idéaliser ni à juger, mais à comprendre. On sent que la réalisatrice a travaillé avec respect et passion, et cela transparaît dans chaque plan
Film très bien joué et réalisé, retrace la vie de Simone SIGNORET et Yves MONTANT. De l’émotion et également de l’humour en particulier envers le personnage d’Yves MONTANT.
Dans ce film, Diane KURYS aborde la vie de ce couple mythique de ces deux monstres sacrés du cinéma. Sans jamais tomber dans le coté « PEOPLE », la réalisatrice s’est concentrée sur leur vie de couple sans exclure évidemment tous les épisodes de leur vie commune très riche et tumultueuse. La réalisation est sans filtre et avec beaucoup de sincérité. Il se dégage aussi souvent dans ce film beaucoup d’émotion dans leur relation et cela transparaît bien à l’écran. Pour les incarner, le choix de Roschy ZEM dans le rôle d’Yves MONTAND et surtout Marina FOIS dans celui de Simone SIGNORET est à mon avis très judicieux et leur composition respective est efficace et réaliste.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse au Club Marbeuf à PARIS le 11/09/2025)
Excellent, Marina Foïs et Roschdy ZEM crèvent l'écran. Une interprétation magnifique, beaucoup d'émotion, le jeu est juste et parfaitement dosé. J'ai été transporté durant deux heures chez Yves Montand et Simone Signoret. Après la projection il m'a fallu quelques minutes pour revenir et 2025. Bravo aux acteurs et à Diane. C'est cela le cinéma, Merci.
Un hommage vibrant à Simone Signoret. Vu en avant-première, *Moi qui t’aimais* m’a profondément touchée. Diane Kurys signe ici un biopic délicat et nuancé sur le couple mythique Simone Signoret et Yves Montand. Marina Foïs est tout simplement bouleversante dans le rôle de Signoret : elle incarne avec justesse la force, la douleur et la dignité d’une femme tiraillée entre amour et trahison. La mise en scène, sobre mais élégante, nous plonge dans les coulisses d’un amour complexe, sans jamais tomber dans le pathos. Le film ne cherche pas à idéaliser ni à juger, mais à comprendre. Certaines scènes, comme celle de la remise des Césars ou les instants volés dans leur appartement, m’ont émue . On sent que la réalisatrice a travaillé avec respect et passion, et cela transparaît dans chaque plan.