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Daniel DEBARBIEUX
4 critiques
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0,5
Publiée le 19 juin 2026
Je n'aime pas Yves Montand, mais je trouve qu'il n'était pas nécessaire de le massacrer à ce point. Le ton est faux, il joue à imiter Montand c'est pathétique et cette perruque aïe aïe aïe. Je
C’est vrai que ces biopics où les acteurs (aussi bons soient-ils)malgré les efforts de maquillage n’ont aucun rapport physique avec les personnages sont troublants. (Pourquoi ne pas avoir pris Catherine Allegret qui ressemble tant à sa mère?).Passée la surprise des premières minutes ,on met de côté ce problème et finalement on s’attache à ces personnages transformés et on est séduit par ce film intéressant et touchant même si on n’apprend pas grand est confirmé dans l’idée qu’un homme peut aimer sincèrement et tromper sans vergogne,car comme le scorpion sur la grenouille,C’est vrai que ce pauvre Montand en prend pour son grade et qu’on se sent en forte compassion avec Signoret. Un film à voir mais pas en couple quand on n’a pas eu une trajectoire rectiligne.
Film sans relief, acteurs très mal choisis qui n’incarnent pas les personnages, ni physiquement ni mentalement. Trop peu de lieux de tournage, on tourne en rond et les relations sociales du couple de l’époque non présents
Film biopic sur la grande Simone S, il est bien triste de constater que l’ensemble n’est pas au niveau de son sujet. Victime de son amour inconditionnel pour Montand elle en a bavé et est devenue alcoolique, c’est bien rendu dans le film cependant le scénario est assez léger et manque de profondeur. Montand, homme exclusif et autocentré est bien décrit mais il manque un fond, le fond qui aurait permis de construire une histoire autre que celle de la spectatrice autodestructrice qu’elle devient petit à petit. Intéressant mais vraiment pas dingue. Marina Foïs est assez vite convaincante dans le personnage mais tout se gâte avec Roschdy Zem qui semble déguisé et qui manque d’épaisseur et de diction. Tentant de prendre parfois l’accent de Montand il en devient gênant. La fin de la vie de Simone nous l’a montré sûrement telle qu’elle etait mais Montand n’était pas ce vieux beau bedonnant et épais … revoyez Tout feu tou flemme oû Jean de Florette, il etait grand et fin… bref Zem ruine le fil a mon sens. J’en espérais peut être beaucoup aussi, trop certainement.
Une interprétation très juste des deux acteurs principaux malgré le peu de ressemblance qui gêne un peu parfois... Un zoom sur une histoire d'amour inconique, tellement touchante.
Le mot "DÉCEPTION" est encore trop faible devant ce film totalement nullissime. Lorsque le scénario est mauvais même avec de bons comédiens et bien il reste mauvais. Grosse déception. Nul du début à la fin
Un superbe biopic admirablement interprétés. Marina Fois est superbe et Roschdy Zen est magistral. Certes, ni l'un ni l'autre ne ressemble aux personnages réels, même si Roschdy imite l'accent chantant de Montand avec un tel brio que j'ai cru un moment qu'il y avait de l'IA derrière. Mais parait que non donc, acte. Un vraiment bon film qui met quand même davantage l'accent sur Simone, véritable victime des infidélités de son mari, très volage et surtout, de sa liaison avec Marylin qu'elle n'a jamais digérée. A voir et même revoir !
Pourtant attaché aux figures de Signoret et Montand, je me suis retrouvé face à un objet filmique poussiéreux, froid et totalement dénué d'empathie. Le choix de Roschdy Zem est incompréhensible tant il sonne faux et "désaccordé" par rapport à Montand, tandis que Marina Foïs en fait beaucoup trop, plombant le récit par ses mimiques et son jeu rigide. C'est d'autant plus regrettable que le sujet de fond — cet homme qui trompe et cette femme qui accepte par amour — avait un vrai potentiel dramatique, mais il se retrouve ici totalement étouffé par une mise en scène académique qui m'a définitivement éloigné de personnages que j'aimais pourtant au cinéma. À éviter ou réserver aux fans de "storytelling" intime ;o)
Ce biopic qui évoque les dix dernières années de la relation entre Simone Signoret et Yves Montand respire la nostalgie poussiéreuse. La réalisation sous naphtaline cherche à questionner la relation d’amour entre les deux artistes à l’aune du temps qui passe faisant déliter les sentiments mais passe au travers à cause d’une écriture limitée et d’une mise en scène platonique. L’interprétation est également inégale, si Marina Foïs fait preuve d’une réelle justesse c’est moins le cas pour Roschdy Zem trop emprisonné dans sa transformation dans la peau du chanteur pour livrer une prestation naturelle.
C'est vraiment un plaisir intense de découvrir la vie de ce couple mythique, qui a tant marqué son époque. On s'immisce donc, à tous petits pas, dans le quotidien de Simone Signoret et Yves Montand, sans faire le moindre bruit pour ne pas déranger ces deux Monstres Sacrés du 7ème Art. On compatit devant les tromperies et les mensonges incessants que Montand inflige à sa belle. On comprend la révolte de l'épouse trahie, ses petites méchancetés gratuites et son goût immodéré pour l'alcool qui finit par l’anesthésier, petit à petit. On est subjugué par l'aura de cet acteur-chanteur au charisme incroyable, qui passe de conquêtes en conquêtes, avec une telle apparente légèreté que ses trahisons semblent presque normales. Nos cœurs se serrent, lors des tendre retrouvailles qui suivent invariablement les incessantes disputes. On finit par comprendre que l'Amour, leur Amour se situe bien au-delà des apparences et des conventions sociales bassement humaines... Et on ne peut qu'applaudir des deux mains à la prestation saisissante de Marina Foïs et Roschdy Zem, qui crèvent littéralement l'écran, rivalisant de talent et de magnétisme pour redonner vie à ces icônes incontournables du cinéma français. Bravo à la réalisatrice Diane Kurys, pour ce film éminemment touchant... Et merci, aussi !
Pauvre Yves : on peut comprendre les polémiques qui s’insurgent contre ce MONTAND bashing. FOÏS est admirable mais ZEM est tellement pitoyable dans ses imitations d’intonations méditerranéennes et de grands gestes. Il est grand et cela a dû suffire au casting pour obtenir le rôle. Biopic à charge ! Pffft !
Les acteurs y sont absolument parfaits, les personnages sont complexes, nuancés, touchants. Le contexte du film ( période, événements, entourage ..) est particulièrement bien rendu. Un très beau film .
Un petit temps d’adaptation, d’abord : Montand et Signoret sont très peu grimés, seules les intonations de voix rappellent vraiment les personnages. Difficile, au début, d’imaginer les acteurs dans leur rôle. Et puis, petit à petit, on oublie les visages, on se laisse happer par ces années, celles de mon enfance. Tous ces souvenirs remontent : le disque de Montand à fond sur la chaîne stéréo, la bande à Montand, Jean-Louis Trintignant, Serge Reggiani, Alain Corneau… C’est vraiment l’époque de mes parents, et donc la mienne aussi. Alors oui, c’est très émouvant. C’est un film générationnel , il faut en avoir les codes pour en ressentir toute la résonance.
Moi qui t’aimais prend le parti de la désacralisation. Le film choisit de montrer l’icône sans filtre, en insistant sur les failles, les contradictions, les zones d’ombre. Le geste est assumé, presque frontal. Mais à force d’éviter toute idéalisation, il peut donner le sentiment d’être un peu sévère, voire déséquilibré. On se souvient que Coluche, l'histoire d'un mec sur Coluche avait déjà suscité ce type de débat : montrer l’homme derrière la figure publique, oui, mais au risque de froisser ceux qui gardent un attachement affectif fort. À l’inverse, Gainsbourg (vie héroïque) parvenait à exposer les excès de Serge Gainsbourg tout en conservant une forme de poésie et de distance artistique, ce qui rendait l’ensemble plus nuancé. Moi qui t’aimais divise sans doute pour cette raison : il privilégie la vérité crue plutôt que l’équilibre entre ombre et lumière. Un choix respectable, mais qui ne laissera pas tous les admirateurs indemnes.