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Isaly13
52 abonnés
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2,5
Publiée le 15 octobre 2025
Un film très tourmenté, avec de très beaux moments et d’autres vraiment fastidieux. Belle interprétation en général, mais l’ennui s’installe au fur et à mesure. Dommage, Desplechin a réalisé des films tellement inoubliables.
Un Desplechin inégal. Le film est cohérent avec son univers et quelques scènes sont saisissantes. Mais le scénario est parfois bancal et l'interprétation ne se montre pas toujours à la hauteur.
On voudrait y croire, à cette symphonie des âmes blessées. On voudrait que Deux pianos résonne comme une grande fugue sur le double, l’amour et la rédemption. Mais sous la virtuosité annoncée, tout sonne faux — trop composé, trop écrit, trop conscient de lui-même. Arnaud Desplechin filme les tourments comme on répète un concerto : avec application, mais sans feu.
La caméra, souvent, s’immobilise dans une pose qu’elle croit lyrique : reflet sur le vernis noir du piano, lumière dorée sur le visage de François Civil, silence appuyé. Mais le silence ici n’est pas tension : il est inertie. Le film respire mal, gonflé de symboles qui ne vivent pas. On devine ce qu’il voudrait dire — la mélancolie du retour, le vertige du double —, mais la musique des mots étouffe tout frémissement.
Civil, sincère mais corseté, peine à incarner Mathias : il joue la fièvre sans y brûler. Nadia Tereszkiewicz, pourtant magnétique, flotte comme un souvenir mal raccordé. Charlotte Rampling promène sa grâce spectrale, mais sa voix sonne comme une réplique d’un autre film — celui de Desplechin d’il y a vingt ans. Rien ne s’accorde. Les émotions ne trouvent jamais leur clé.
La photographie, superbe, devient prison : trop de brume, trop d’ivoire, trop de ce “beau” qui fige. Même le son — censé être âme du récit — s’efface sous une partition illustrative, comme un piano mal accordé qu’on n’ose pas toucher. On sent ce qu’aurait pu être le film : une méditation sur le double, sur la musique et la mémoire. Mais Deux pianos n’est qu’un brouillon inspiré d’un chef-d’œuvre absent.
Alors le spectateur s’égare, non dans le labyrinthe de l’âme, mais dans la lenteur. On attend le frisson, la dissonance, la grâce : elle ne vient jamais. À la fin, il ne reste que des phrases belles mais creuses, des miroirs sans reflet, et cette impression d’avoir entendu un long accord suspendu — sans jamais la résolution.
Comment ne pas penser à Truffaut en regardant Desplechin ? Il en est le lointain et digne successeur, et cette histoire de pianiste mal aimé, nous ramène avec un certain recul à la nouvelle vague….C’est un film séduisant, comme son acteur principal François Civil, accompagné d’hyppolite Girardot, le fils aimé de la regrettée Annie Girardot…..Le scenario est délicat, la bande son un peut trop absente ( cela peut rajouter de l’émotion)….L’histoire dénote beaucoup de sensibilité de la part du réalisateur, ainsi qu’un goût prononcé pour les histoires d’amour impossible… c’est un peu le lot des histoires d’amour…..La réalisation est propre, mais manque singulièrement d’esthétisme….C’est un regret même si au final, « Deux pianos » fait honneur à la musique, à la famille et à l’ambiguïté d’un modèle féminin, parfaitement évolutif….C’est du joli cinéma. Je conseille .malgré une certaine lourdeur de la mise en scène.
François Civil incarne Mathias, un brillant pianiste de retour à Lyon après un long séjour au Japon (il faut s’accrocher car sa prestation est à peu près la seule chose à retenir du film). Il retrouve sa ville, son passé. Il renoue avec Claude, femme de son meilleur ami avec qui il a entretenu une liaison. Il accompagne aussi Elena qui lui a transmis son savoir et qui prépare secrètement ses adieux à la scène. Le film raconte un monde poussiéreux, où la femme est réduite à la vie des hommes qui les entoure. D’ailleurs, dans ce monde là, les voitures roulent sur les pistes cyclables et les mégots de cigarette sont jetés par la fenêtre. Il est temps de regarder vers l’horizon, un nouveau monde pointe le bout de son nez, loin des deux pianos d’Arnaud Desplechin.
Un immense film, François Civil est bouleversant et son duo autour de la musique avec Charlotte Rampling est tout simplement magistral Et de ses retrouvailles passionnées avec le personnage de Nadia Tereskewicz
Mis à part François Civil, Charlotte Rampling & Nadia Tereskiewicz, je trouve la réalisation longue, sans saveur, et brouillonne avec une touche d’émotion tout de même. Je ne pense pas être un grand amateur de Desplechin malgré ses succès. Dommage !
Un film plein de surprises de mise en scène. La photographie et la musique sont délicates. Cela fait plaisir de voir des films où l’on reconnaît le style du réalisateur; des dialogues soignés qui peuvent néanmoins sembler faux, de la sincérité dans le cadre, et une narration douce sur des liens familiaux complexes. Les acteurs ont réussi à entrer dans cet univers en livrant une performance juste, minimaliste et théâtrale. Même si l’histoire peut sembler banale, le cinéaste et la monteuse ont réussi à trouver un rythme qui capte notre attention. Bravo à l’équipe.
Le meilleur role de François Civil depuis… depuis toujours en fait ! Jamais il n’a été aussi finement dirigé que dans ce drame romantique baroque aux accents romanesque, parfois même teintés de fantastique. Ce film condense toute la beauté et la complexité du cinéma de Desplechin. A cette partition sans faute, s’ajoutent l’élégance souveraine de Charlotte Rampling, la sensualité délicate de Nadia Tereszkiewicz et la bonhomie légèrement incongrue d’Hippolyte Girardot !!!
Vu en avant-première à Lyon durant le Festival Lumière.
J'ai vraiment aimé la première partie du film. Charlotte Rampling est incroyable comme d'habitude, mais particulièrement dans ce film !
Le problème du film provient :
1/ du sentiment de longueur qu'on ressent en deuxième partie. 2/ du fait que la relation entre les personnages de François civil et Charlotte Rampling était tellement sincère que le reste paraît plus fade.
Mais dans l'ensemble le film aborde des sujets forts et intéressants.
Un dernier petit hic provient des dialogues, qui sont frontales, peut-être un peu trop. Un petit sentiment de malaise par moment découle des dialogues, probablement voulu au vu de la relation des personnages de François civil et Nadia Tereszkiewicz. Pour la première fois, je crois que c'est la sincérité qui découle du film et des interprétations qui m'ont empêché de rentrer à 100% dans la deuxième partie.
Points forts : 1/ les interprétations qui sont justes et parfaites. 2/ le cadrage et le montage intimiste, en gros plan, souvent en confrontation champ c/champ. 3/ la photographie et évidemment la musique qui marche parfaitement.
Malgré les points négatifs que j'ai pu faire ressortir du film, j'ai toujours une tendressespoiler: particulière pour les films de Desplechin
Deux Pianos, le nouveau film de Arnaud Desplechin, s’impose comme un drame intime et spirituel où François Civil et Nadia Tereszkiewicz incarnent la passion, la perte et la rédemption à travers la musique. Le cinéaste renoue avec une forme classique qu’il fait vibrer de mystère, entre réalisme et fantastique. À Lyon, ville de mémoire et de reflets, la rencontre d’un pianiste revenu d’exil et de son amour de jeunesse ravive les blessures du passé. Guidés par la musique de Bach, Chopin et Grégoire Hetzel, les personnages errent entre ombres et lumière, cherchant à retrouver l’accord perdu entre raison et émotion. Dans cette œuvre bouleversante, la solitude se transforme en mélodie intérieure, et chaque note devient le témoin silencieux d’un amour suspendu dans le temps.