Un pianiste revient en France après des années d’absence, convoqué par son ancienne professeure pour une série de concerts. Mais la découverte d’un enfant qui lui ressemble étrangement réveille un passé qu’il pensait enfoui, et fait vaciller son équilibre fragile. Dès les premières scènes, quelque chose ne fonctionne pas dans cette histoire. L’intrigue hésite entre drame psychologique et fable surnaturelle sans jamais choisir sa voie. Le rôle tenu par l’actrice Nadia Tereszkiewicz est absolument horripilant, tant sa prestation semble déconnectée du ton général. On a également du mal à entrer dans le personnage tourmenté joué pourtant par le très talentueux François Civil, prisonnier d’un scénario bancal. Seule Charlotte Rampling, bientôt 80 printemps, propose quelque chose de cohérent, apportant un peu de gravité et de mesure à cet ensemble décousu. Beaucoup d’ennui donc dans ce récit manquant de virtuosité, la partie musicale au piano n'est présente qu'en demi-teinte, quel dommage ! Au final, on ressort frustré, avec la sensation d’avoir assisté à une oeuvre légèrement ratée malgré un joli potentiel. Un drame décevant, désaccordé et même pénible par instants. Site CINEMADOURG . free . fr
François Civil incarne Mathias, un brillant pianiste de retour à Lyon après un long séjour au Japon (il faut s’accrocher car sa prestation est à peu près la seule chose à retenir du film). Il retrouve sa ville, son passé. Il renoue avec Claude, femme de son meilleur ami avec qui il a entretenu une liaison. Il accompagne aussi Elena qui lui a transmis son savoir et qui prépare secrètement ses adieux à la scène. Le film raconte un monde poussiéreux, où la femme est réduite à la vie des hommes qui les entoure. D’ailleurs, dans ce monde là, les voitures roulent sur les pistes cyclables et les mégots de cigarette sont jetés par la fenêtre. Il est temps de regarder vers l’horizon, un nouveau monde pointe le bout de son nez, loin des deux pianos d’Arnaud Desplechin.
Une énième histoire adultérine sans saveur, mal écrite et caricaturale. La mise en scene est quelconque et même parfois brouillonne. Les acteurs ne sont pas particulièrement bons. François Civil toujours aussi pauvre dans son jeu ici en pianiste mi-désabusé, mi-alcolique. Nadia Tereszkiewicz joue très caricaturalement et rend son personnage encore plus détestable. La dernière demi-heure se fait sentir tant elle n'apporte rien de plus.
On voudrait y croire, à cette symphonie des âmes blessées. On voudrait que Deux pianos résonne comme une grande fugue sur le double, l’amour et la rédemption. Mais sous la virtuosité annoncée, tout sonne faux — trop composé, trop écrit, trop conscient de lui-même. Arnaud Desplechin filme les tourments comme on répète un concerto : avec application, mais sans feu.
La caméra, souvent, s’immobilise dans une pose qu’elle croit lyrique : reflet sur le vernis noir du piano, lumière dorée sur le visage de François Civil, silence appuyé. Mais le silence ici n’est pas tension : il est inertie. Le film respire mal, gonflé de symboles qui ne vivent pas. On devine ce qu’il voudrait dire — la mélancolie du retour, le vertige du double —, mais la musique des mots étouffe tout frémissement.
Civil, sincère mais corseté, peine à incarner Mathias : il joue la fièvre sans y brûler. Nadia Tereszkiewicz, pourtant magnétique, flotte comme un souvenir mal raccordé. Charlotte Rampling promène sa grâce spectrale, mais sa voix sonne comme une réplique d’un autre film — celui de Desplechin d’il y a vingt ans. Rien ne s’accorde. Les émotions ne trouvent jamais leur clé.
La photographie, superbe, devient prison : trop de brume, trop d’ivoire, trop de ce “beau” qui fige. Même le son — censé être âme du récit — s’efface sous une partition illustrative, comme un piano mal accordé qu’on n’ose pas toucher. On sent ce qu’aurait pu être le film : une méditation sur le double, sur la musique et la mémoire. Mais Deux pianos n’est qu’un brouillon inspiré d’un chef-d’œuvre absent.
Alors le spectateur s’égare, non dans le labyrinthe de l’âme, mais dans la lenteur. On attend le frisson, la dissonance, la grâce : elle ne vient jamais. À la fin, il ne reste que des phrases belles mais creuses, des miroirs sans reflet, et cette impression d’avoir entendu un long accord suspendu — sans jamais la résolution.
Mis à part François Civil, Charlotte Rampling & Nadia Tereskiewicz, je trouve la réalisation longue, sans saveur, et brouillonne avec une touche d’émotion tout de même. Je ne pense pas être un grand amateur de Desplechin malgré ses succès. Dommage !
un film sans intérêt. le jeu des acteurs relève de débutants. aucune émotion ne passe. tout est très léger dans ce long métrage. même le titre ne correspond pas vraiment à l’histoire
Un Desplechin inégal. Le film est cohérent avec son univers et quelques scènes sont saisissantes. Mais le scénario est parfois bancal et l'interprétation ne se montre pas toujours à la hauteur.
Les films de Desplechin, c'est définitivement non. Film creux qui ne dégage rien, des scènes saccadées qui s'enchainent les unes aux autres sans vraiment de sens ou d'explications. Mal joué, situations invraisemblables. A oublier
Un jour, il va bien falloir que je m'admette à moi-même être un brin masochiste ! Sinon, comment expliquer que je m'inflige régulièrement la vision des films d'Arnaud Desplechin, un réalisateur dont je n'ai finalement apprécié que 2 films : "Esther Khan", beaucoup, "Roubaix, une lumière", pas mal ? Et j'enrage d'incompréhension quand j'entends à droite et à gauche des comparaisons avec le cinéma de François Truffaut, ce dernier étant un de mes réalisateurs préférés. Avec 'Deux pianos", on est dans ce que Desplechin est capable de faire de pire. A la fin du film, on se demande ce qu'il y a de plus médiocre dans son film. Le scénario ? Une construction totalement artificielle et cousue de fil blanc. Les personnages ? Difficile de s'intéresser vraiment à des personnages dont le comportement vous parait complètement incompréhensible. L'interprétation? Toutes mes excuses à Charlotte Rampling, François Civil et Nadia Tereszkiewicz, mais je les ai trouvé(e)s très mauvais(e)s. Ce n'est sans doute pas de leur faute, le responsable étant probablement celui qui les dirigeait et qui devait leur donner des directives sur le type de jeu à adopter. La mise en scène ? D'une platitude absolue. Si au moins on ressentait de l'émotion à la vision du film ! On n'en ressent aucune, ce qui est quand même un comble s'agissant d'un mélodrame. Aller voir ce film fut une erreur de ma part. En plus, je n'avais même pas l'excuse d'avoir été poussé par des critiques unanimement louangeuses : pour une fois concernant un film de Depleschin, ce n'était même pas le cas !
Vu en avant-première. Tout dans le film sonne faux, du scénario improbable aux dialogues trop écrits et surjoués. Plusieurs scènes sont vraiment à la limite du nanar, sans jamais y plonger vraiment, métier oblige. C'est une maigre consolation.
Un joli brouillon. Commençons par le plus important, la mise en scène. Elle est tantôt belle tantôt insupportable avec une caméra portée tremblotante presque tout le film. Mais c’est rattrapé par une photographie sublime. Des couleurs très chaude, très doré qui embellies toute cette histoire alambiquée. François civil est excellent, Charlotte Rampling extraordinaire, touchante et Hypolite Girardot est délicieux en agent extraverti, jovial et fou de passion pour son pianiste. Par contre Nadia Tereszkiewicz a beau être sublime et son cinéaste ne me contredira pas. La filmant totalement dénudée avec un plan bien gratuit sur son postérieur pour mon grand plaisir oui mais ultra pervers de la part de Desplechin. Je n’ai aucun problème avec les fils ou filles de. Ce qui es son cas. Mais quand ils ont peu ou pas de talent aux usa on les dégage après quelques essais mais chez nous ils durent et continue de tourner et cette belle demoiselle fais malheureusement partie de ce constat. Son jeu est très souvent plat, qui souligne malheureusement un autre problème du cinéma français on ne comprend rien quand certain acteurs/actrices parle. Ils mangent les mots et c’est assez insupportable. Et insupportable les personnages le sont, en tout cas le duo principal. Des phrases lunaires sorti dans un contexte qui l’est tout autant. Ajouté à ça un montage ultra bizarre et aléatoire avec des cuts horribles en plein milieu d’une scène importante en émotion. Le film a quand même de belle réflexion sur la perte de mémoire dans le milieu musicale qui meurtri le personnage de Charlotte Rampling notamment dans une scène de douche absolument déchirante. C’était d’ailleurs un plaisir immense de la revoir, j’ai l’impression que ça fais 10 ans que je ne l’avais pas vu dans un long métrage. Un film donc sur les êtres humains, leurs mal être, leurs égos et aussi leurs bêtises. Qui dans sa forme et son scénario m’ont profondément agacé malgré quelques très belles scènes, touchante et sincère. Et noyé admirablement dans une merveilleuse lumière.
Une grande déception. Un film sans histoire. Des scènes coupées sans contexte ! Un scénario qui n’a rien à raconter et des acteurs qui récitent leurs lignes sans émotions ! Je n’ai jamais quitté la salle de cinéma avant de terminer un film, mais vu que les 15 euros du ticket étaient déjà perdu, je ne voulais pas perdre mon temps pour rien ! À zapper sans regrets !!! Do better !!
Ce qui reste de ce film, outre la prestation de François Civil, encore une fois impeccable, c'est tout de même un vague malaise, laissé après réflexion par le traitement des personnages féminins, tour à tour, tyran, froides, versatiles, instables voire irresponsables... c'est peu dire que la plume de Desplechins ne les a guère épargnés ! Pas vraiment convaincu donc...
L'histoire aurait pu être intéressante, beaucoup de scènes trop compliquées pas très crédibles. Enfin François Civil et Nadia Tereszkiewicz pas très convaincants
Un film creux, factice, qui aligne des scènes invraisemblables (dès le départ, l’attitude et les propos de l’hôtesse de l’air) et décousues (suite de rencontres « par coïncidences » qui sont téléphonées). Le milieu de la musique classique est dépeint de façon fantasmatique et non crédible, la « reconnaissance » de l’homme et de l’enfant grotesque. Bref, une débauche de moyens pour un résultat plus que médiocre.