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Clem Lepic
63 abonnés
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3,0
Publiée le 17 octobre 2025
Le nouveau film d'Arnaud Desplechin est un film sensible très bien incarné par François Civil et Nadia Tereszkiewivz. De beaux plans, des rebondissements, de la musique classique avec des morceaux particulièrement bien choisis. A voir
on retrouve dans la lumière de Lyon celle de Roubaix, avec cette caméra si particulière et ces flous ...une histoire essentiellement mélodramatique dans les retrouvailles d un pianiste avec son passé dont les fantômes le hante. malgré un jeu impeccable de la part de tous les acteurs et des dialogues très bien écrits on s'ennuie parfois, par moments la trame s'essouffle et on se lasse un peu de ces je t'aime/moi non plus..
Je me suis pincé pendant toute la durée de ce film interminable pour m’assurer que je ne rêvais pas … hélas non, c’est bien Desplechin qui a signé ce qu’on peut légitimement baptiser le nanar de l’année. Très vite, les références pleuvent, et notamment, de manière très lourde, hommages à Truffaut pour commencer ( La femme d’à côté). Mais aussi une ambiance qui évoque le cinéma fiévreux de Chereau ( Intimacy) ou les désordres adolescents magnifiés par Techine dans les années 80. Si on s’en tenait à ces maîtres cela passerait encore. Mais hélas c’est vers le soap que le film bascule : Hélène et les garçons ? Plus belle la vie ? Car tout sonne faux ici ; des hasards totalement invraisemblables, des dialogues débiles, un jeu d’acteurs très embarrassant ( notamment Nadia Tereszkiewcz, absolument insupportable de minauderies, œillades accrocheuses ou colères feintes) Ajoutez à cela une caméra qui se veut mobile, au plus près des émotions de son couple vedette, mais qui ne fait que trembler. Scénario indigent, dialogues répétitifs, acteurs en roue libre. Alors, me direz vous, les seconds rôles, peut être ? Hyppolite Girardot est placé là pour apporter la touche d’humour qui manque à l’ensemble Il fait ce qu’il peut mais le personnage est totalement creux et inexistant. Reste Rampling, impériale , qui tente de combler le vide. Elle n’est hélas pas très gâtée par le scénario ni par les plans cruels qui explorent sa vieillesse : pas grave , son personnage ne sert qu’à faire diversion et disparaît soudain de l’intrigue. Bref, aller jusqu’au bout de ce mièvre roman photo tient du prodige …
Un scénario pas génial mal mis en scène. Ce sont les personnages secondaires qui tirent leur épingle du jeu. La soliste professeure en fin de carrière et l'agent dévoué et critique. Deux personnalités cohérentes et crédibles. Le dilemme de l'artiste, captif entre vie privée ordinaire et sacrifices exigés par une carrière exceptionnelle, serait bien rendu, s'il ne passait par des scènes ridicules spoiler: (l'évanouissement en rencontrant un amour de jeunesse...)
Quant au rival du triangle amoureux spoiler: (qui meurt opportunément) et la femme convoitée spoiler: aussi immature qu'une adolescente, capricieuse et hystérique (deux hommes se battent pour ça ?) est ridiculement écrite et insupportable. La bande annonce ne trahit pas ces défauts ; on est un peu déçu.
Vraiment très moyen ! Photo et montage faibles.... musique peu présente. Scénario loufoque et globalement triste et torturé sans le moindre humour....en gros un Woody Allen déprimant... dommage car on préfère François civil et Charlotte Rampling dans des rôles plus flamboyants.....
Malgré un casting prestigieux, rien de neuf sous la houlette du cinéma d'auteur français. Deux pianos est plutôt bien rythmé, l'histoire est belle mais le terrain est connu !
Une variation de Desplechin sur l'amour, les couples et le lien aux enfants, la filiation, la mort, le vieillissement, à Lyon, dans un milieu de grands pianistes. Histoire forte, relations intenses, très bon jeu d’acteurs, et la musique : on en redemande. Un film fortement recommandé.
Pour être honnête, c'est surtout le casting qui m'a attiré entre la nouvelle génération d'un côté avec François Civil, Nadia Tereszkiewicz et Alba Gaïa Bellugi face à l'ancienne avec Charlotte Rampling et Hippolyte Girardot.
Et sur ce point je n'ai pas été déçue ! Ils incarnent parfaitement bien leurs personnages et j'ai été ravie de les voir réunis !
On assiste à un retour aux sources qui fait surgir les fantômes du passé. La première partie est plaisante car elle pose le contexte de l'histoire mais au fur et à mesure de l'avancée du récit on se compte que tout est tellement prévisible !
Autant les scènes d'amour sont crédibles et intenses, autant les dialogues sont plats. Je déteste quand les échanges disent textuellement ce qui aurait pu être compris indirectement ou du moins plus subtilement par un flash ou une image.
Mon électrocardiogramme était plat sur toute la dernière partie et mon enthousiasme est retombé jusqu'à l'ennui...
Un début prometteur pour un final qui retombe comme un soufflé : un rendez-vous manqué !
Mélodrame d'un amour raté que la musique classique aurait pu sauver si elle n'avait pas été aussi sombre que la lumière qui donne une sale impression de vieux film non restauré. Plein de scenes indigestes auraient pu être remplacées pas un vrai travail sur les dialogues et une vraie intrigue des névroses du pianiste, et surtout sans ce coté religieux qui napporte évidemment rien. Le role masculin aurait du etre donné a un autre acteur qui aurait pu faire ses preuves, quant au rôle féminin, elle est tellement tarée qu'elle mérite presque ce qui lui arrive... Ca manque de vie, je me suis ennuyée
Deux Pianos raconte le retour d’un jeune pianiste prodige dans sa ville, où il va être confronté aux fantômes d’un passé qu’il a fui pendant des années. Arnaud Desplechin signe ici un film plein de mystères sur l’amour inaccessible, torturé et sur la toxicité qu’il peut engendrer, un écho direct à la toxicité des relations, tout aussi destructrice, du milieu artistique dans lequel évolue ce personnage.
Fidèle à sa réputation d'excellent directeur d’acteurs, il tire le meilleur de ses acteurs : François Civil, Nadia Tereszkiewicz et surtout Charlotte Rampling, phénoménale. Le film a un côté très théâtral, littéraire avec des dialogues qui semblent écrits comme une partition. Sa caméra capte un automne lyonnais avec une esthétique pleine de grâce. Un film aux faux airs de conte, qui débute par une errance onirique, presque fantastique, avant de s’enfermer dans un drame sentimental un peu lourd.
Le tout prend place dans un univers bourgeois et intellectuel, mais qui ne sert ici que de cadre à des sujets universels : la passion, la mémoire, la transmission, la solitude de la réussite. Malheureusement, alors même que tous ces sujets périphériques sont plus intéressants, l’histoire se recentre progressivement sur cette histoire d’amour qui personnellement ne m’intéresse pas tellement. Une vraie œuvre d’écrivain romantique.
Catastrophique. On ne croit en rien ; personne ne joue la même chose. On n’entend pas de musique. Dommage, j’étais là pour ça. Je sauverai seulement François Civil, qui essaye de faire quelque chose avec ce texte peu naturel.
C'est un film que j'avais vraiment envie de voir et je suis toujours intéressée par le travail d'Arnaud Desplechin. Mais je dirais que Deux pianos est très loin d'être son meilleur film. Je l'ai trouvé assez plat et mou, pas si bien interprété que ça, avec des dialogues très apprêtés qui empêchent de s'immerger dans le film, d'autant plus qu'il y a souvent des murmures et chuchotements (ça pourrait être un titre alternatif) peu compréhensibles. Je suis donc restée complètement extérieure à cette histoire au final peu intéressante et je n'ai pas ressenti d'autre émotion qu'un vague ennui, même si les scènes en extérieur et l'automne lyonnais sont très beaux