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Armelle Digaud
5 critiques
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4,0
Publiée le 26 octobre 2025
Francois Civil en pianiste ? Oui, finalement ça colle... Et Hyppolyte Girardot, le petit plus en agent tenace et imperturbablement positif, confiant en l'avenir de son champion...
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2,5
Publiée le 16 février 2026
« Tu sais, un jour, tu te réveilles et les choses sont dans une sorte de brouillard. » Pour Mathias, le réveil, c'est son retour en France après des années à l'étranger à jouer du piano. Quant au brouillard, il plonge dedans après quelques rencontres qui le perturbent totalement. Il se retrouve alors dans une sorte d'impasse à la fois professionnelle et personnelle, mais c'est surtout sa vie privée qui est évoquée, le reste n'étant qu'une conséquence de ce qu'il décide. L'histoire est clairement intrigante même si ce n'est pas difficile de relier les points, mais une fois spoiler: qu'on a passé ce petit quart d'heure étrange où il est obsédé par l'enfant et que l'histoire se dévoile, il n'y a plus grand-chose à se mettre sous la dent. C'est probablement un problème d'écriture, mais on dirait que les personnages se compliquent seuls la vie. Je ne dis pas que c'est facile, mais on les voit à faire les torturés comme s'ils devaient décider du sort du monde. En plus, c'est inutilement alambiqué et trop long avec le personnage d'Elena qui ne sert à rien à partir être un prétexte pour son retour. Il y a trop de choses à côté de la plaque, mais c'est un film qui se laisse quand même regarder.
On insiste sur le fait que le pianiste/Civil est parti depuis très longtemps, alors qu'ne fait il est parti maximum il y a 9 ans, loin de tout le pataquès autour des années et de l'éternité dont on nous assène tout le long du film. Puis enfin on comprend qu'il y a deux histoires en une, deux histoires finalement très distinctes, à tel point qu'on a la désagréable impression que Arnaud Desplechin avait dans ses tiroirs deux projets et qu'il a eu l'idée circonspecte de réunir en un film. Les deux histoires ne s'unissent jamais vraiment, les interactions ne sont ni naturelles ni évidentes... SPOILERS voir site... Le film est donc bancal, inabouti, peu convaincant dans sa double narration et pourtant il y a quelques moments de grâce notamment dans le face à face entre la pygmalion/Rampling et son élève/Civil, les jolis passages avec l'enfant, la passion tout en retenue entre Claude/Tereszkiewicz et le pianiste/Civil, dans un film qui doit aussi beaucoup à l'équilibre entre les personnages avec des acteurs au diapason. Un mélo qu'on aurait aimé adoré mais qui ne survole que par de petites touches. Site : Selenie
Nouveau film d’Arnaud Desplechin, que je continue à suivre même si Frère et sœur m’avait laissé mitigé. Sa filmographie reste pour moi inégale, mes préférés étant toujours Un conte de Noël, Trois souvenirs de ma jeunesse et Roubaix, une lumière. Malheureusement, Deux Pianos ne viendra pas s’ajouter à cette liste.
Je me suis plutôt ennuyé tout du long. Comme souvent chez lui, le scénario est extrêmement bavard, pas forcement un défaut, et je n’ai jamais réussi à rentrer dans l’histoire. Ce qui arrive au jeune pianiste m’a laissé assez indifférent, tout comme les personnages secondaires.
Côté interprétation, c’est plutôt correct, mais François Civil peine à me convaincre pleinement. Quant à Nadia Tereszkiewicz, je trouve qu’elle surjoue tout le temps, beaucoup de mal depuis son premier film. Seule Charlotte Rampling tire vraiment son épingle du jeu, comme souvent.
Le film brasse quelques thèmes – l’art, la mémoire, le deuil – mais aucun ne m’a touché, l’émotion ne passe pas, le tout reste trop en surface, sans réelle épaisseur. Bref, pas le meilleur Desplechin, pour ne pas dire un de ses moins réussis.
Avec "Deux pianos", Arnaud Desplechin suit un jeune pianiste prometteur, incarné par François Civil, tiraillé entre deux trajectoires artistiques et sentimentales. D’un côté, une carrière classique exigeante, presque écrasante, symbolisée par la figure d’une mentor ou d’une artiste confirmée (Charlotte Rampling). De l’autre, une relation plus instinctive avec une jeune femme (Nadia Tereszkiewicz), qui l’encourage à s’émanciper des cadres rigides. Entre ces "deux pianos”, le personnage oscille, incapable de faire un choix clair. Dans les faits, le récit manque de tenue. L’intrigue donne souvent l’impression de se disperser, enchaînant les scènes sans réelle progression dramatique. Les enjeux restent flous, et l’on peine à s’attacher pleinement aux dilemmes du personnage principal.
Dans cette histoire confuse, Desplechin ramène le passé dans un présent qui devient alors chaotique. Elle le devient également pour le spectateur, cherchant une direction à un récit plombé d'incohérences, au milieu de dialogues et d'émotions qui sonnent mal. F. Civil surnage tant bien que mal dans cette chronique tarabiscotée.
1h50, ça fait 110 minutes. 110 minutes, ça fait 6600 secondes. Et 6600 secondes, ça fait 660 000 centièmes de seconde. Et tout ça pour quoi, je vous le demande. Réponse : pour absolument rien du tout. C'est vide, creux et inintéressant au possible. On n'y croit jamais. D'ailleurs rien que la scène avec l'hôtesse de l'air nous fait rapidement comprendre que l'on va passer un sale quart d'heure. Ça n'ira qu'en se confirmant. Le pauvre François Civil (parfois convaincant, pour peu que le truc soit suffisamment solide) traverse le film comme un fantôme en se demandant ce qu'il est venu faire dans ce machin ni fait ni à faire (surtout), Nadia Tereszkiewicz, pas mieux. Hippolyte Girardot est tellement grotesque que ça en devient gênant et Charlotte Rampling est officiellement devenue l'ombre de ce qu'elle fut. Et ça fait plus de 60 ans que ça dure : le cinéma français est malade de ce genre de films. La Nouvelle Vague (dont Depleschin fait partie des héritiers) à deux ou trois exceptions près ne lui aura fait que du mal.
Très belle photo, mise en scène élégante, dialogues savoureux et de belles interprétations. Mais un film trop creux ou plein de banalité, c’est au choix. L’ennui guette, seulement repoussé par quelques fulgurances esthétiques et par les envolées truculentes et réjouissantes d’Hippolyte Girardot.
Je me suis gravement fourvoyé en allant perdre 2 h à attendre que cette histoire décolle enfin, mais non, ça ne m'a jamais transporté. Il y a une explication à ce constat désabusé : la faiblesse, je dirai même la grande pauvreté du scénario qui ne rebondit jamais tant le ressort de l'amour adultérin est vite usé, cassé. On s'ennuie très, et trop vite. Charlotte Rampling surjoue son rôle de virtuose et de professeure de piano plutôt qu'elle ne l'incarne pas. François Civil ne semble pas tout à fait à l'aise dans son rôle de mec un poil alcoolo, désabusé, tentant de recoller les morceaux d'une histoire d'amour adulterine. Aucun des personnages n'est attachant. Le scénario nous engage dans des méandres psy à 2 balles. Bon, deux heures se seront écoulées avant que le "hero" ne se résolve à la fuite, une fois qu'il aura compris que cette histoire d'amour s'est construite et repose toujours, et encore, sur de mauvaises fondations.. Quel ennui !
Deux pianos est une comédie dramatique d'Arnaud Desplechin, avec François Civil et Nadia Tereszkiewicz.
Mathias Vogler (François Civil), pianiste talentueux mais torturé revient à Lyon pour des concerts, après avoir vécu au Japon. Il recroise par hasard Claude (Nadia Tereszkiewicz), un amour de jeunesse, des retrouvailles ce qui vont le bouleverser...
François Civil trouve ici l'un de ses meilleurs rôles, tout en sensibilité. Après le succès de L'amour ouf de Gilles Lellouche, il campe un pianiste un peu paumé, dont la relation avec sa mère est très touchante. Il a joué certaines scènes de piano lui-même. C'est un acteur dont j'apprécie énormément la filmographie, de Ce qui nous lie, En corps et Deux moi de Cédric Klapisch à Mon inconnue d'Hugo Gélin.
Césarisée pour son rôle dans Les amandiers de Valeria Bruni Tedeschi, irrésistible dans Mon Crime de François Ozon, Nadia Tereszkiewicz joue une femme bourgeoise qui dirige une galerie d'art, avec beaucoup d'élégance - c'est une ancienne danseuse classique, elle a énormément de grâce - qui m'a interpellée par ses contradictions et ses choix personnels.
Charlotte Rampling incarne Elena, une pianiste renommée et assez antipathique, mentor du personnage de François Civil, qui doit se retirer à contrecœur. Hippolyte Girardot, acteur régulier d'Arnaud Desplechin, joue le rôle de Max l'agent artistique de François Civil, qui compose avec les frasques de son protégé. Alba Gaia Bellugi joue avec beaucoup de fraicheur Judith une amie de Claude et Jérémy Lewin son mari.
Le scénario est signé du réalisateur, avec l'aide de la romancière Anne Berest.
Un film sensible, touchant, qui prend son temps, que j'ai bien aimé pour ses acteurs et la simplicité de l'histoire, aux accents rhomériens.
Film décevant. Un casting prometteur, un sujet qui aurait pu donner un bon film, et au bout du compte, un film sans véritable souffle, un peu décousu et finalement sans grand intérêt. Les images tournées à Lyon sont intéressantes, on regrettera toutefois que la municipalité lyonnaise n'ait pas pris le soin d'effacer les graffittis et autres tags ou papiers mal collés des arrière-plans de certaines scènes. Il y a pas mal de longueurs et certains évènements subits n'ont aucune explication. On reste aussi finalement assez frustrés au niveau musical, car il n'y a pas de grands moments où la musique crève l'écran. Les scènes musicales crédibles sont assez courtes et il y en a d'autres qui ne sont pas crédibles du tout ! Peut mieux faire !
"Deux pianos" n'est pas encore le film qui va totalement me réconcilier avec le réalisateur roubaisien, Arnaud Desplechin. Malgré un casting haut de gamme avec le très bankable François Civil et l'étoile montante du cinéma français, Nadia Tereszkiewicz, l'histoire de ce retour aux sources d'un pianiste réputé peine à faire vibrer. Par contre, la relation entre Civil et son supposé fils est très forte. Il s'en dégage une complicité et surtout une tendresse touchante. Les mélomanes apprécieront sans doute les quelques intermédes musicaux qui comblent un scénario assez classique réhaussé par des seconds rôles convaincants (Charlotte Rampling ou Hippolyte Girardot). Tout juste passable.
Ce film illustre magnifiquement ce qu'est le style pseudo-intello. Un scénario fourmillant de thèmes : la filiation, la mémoire, le temps perdu, la réussite, et j'en passe. Mais aucun de ces thèmes n'est vraiment abordé. Ils sont tout juste survolés pour être jetés ensemble dans le mixeur. Arômes d'intelligence mais en bouche, le goût insipide des idées reçues. Un film creux et ennuyeux.
Placé sous le registre du poids émotionnel de la perte ( du père, de sa relation amoureuse), du rejet ( l'amante lui a préféré son ami ), la trahison ( on lui a caché un lourd secret), le scénario de " deux pianos " ne parvient que par instants ( les meilleures scènes me semblent se trouver dans la première heure ) à donner une incarnation à ses personnages.
Il faut dire que le choix de NT n' est probablement pas le plus pertinent, de même plusieurs personnages secondaires sont trop délaissés et ne servent pas de révélateurs efficaces à la description des deux personnages principaux.
Il reste le rapport à la musique ( et à l' art ), à son enfant aussi, pour faciliter la reconnexion émotionnelle dans un but cathartique, salvateur.
La description de cette passion amoureuse névrotique reste ( à mon goût) peu inspirée, plombe le coeur du sujet et le résultat final.
Ceci dit, Arnaud Desplechin est un cinéaste talentueux, mais il a souvent fait ( selon moi ) beaucoup mieux que dans ce " Deux pianos ".