Après un long exil au Japon, Mathias Vogler (François Civil), un pianiste de talent, revient à Lyon sa ville natale. Son agent (Hippolyte Girardot) a organisé pour lui une série de concerts en compagnie de sa mentor (Charlotte Rampling). Dès le premier jour de son retour, Mathias tombe nez à nez avec Claude (Nadia Tereszkiewicz) dont il fut éperdument amoureux et qui partage désormais la vie de son ami Pierre. Dans un parc, Mathias croise un enfant dans lequel il croît reconnaître son propre double.
Arnaud Desplechin a creusé un sillon à nul autre pareil dans le cinéma français. Il aime à raconter des familles divisées par de lourds secrets indicibles, des histoires d’amour aussi intenses qu’impossibles, des reminiscences fantomatiques.
Deux pianos ne s’inscrit pas tout à fait dans cette ligne-là. Une nouvelle génération d’acteurs y fait son apparition, remplaçant Mathieu Amalric ou Emmanuel Devos auxquels Desplechin était fidèle depuis plus de trente ans. Le film se déroule à Lyon, loin de Paris ou de Roubaix qui formaient le décor traditionnel de ses films.
Deux Pianos peine à se mettre en branle. Le film tarde à démarrer et se lance sur de mauvais rails. L’erreur de casting que constitue François Civil, trop énergique, trop solaire pour un rôle aussi tiraillé, trop éperdument désireux de nous montrer à tout prix qu’il sait tout jouer, constitue un handicap qu’on craint d’être insurmontable. Mais, dans sa seconde moitié, "Deux Pianos" trouve sa voix et son rythme. On se laisse emporter par sa splendide musique, loin des scies que l’on entend si souvent dès que le cinéma filme la musique classique. On comprend les grandes questions existentielles qu’il pose : doit-on être fidèle à son passé ? faut-il partir ou faut-il revenir ? a-t-on le droit de sacrifier sa vocation à son bonheur ? son bonheur à sa vocation ?
J’ai bien failli ne pas aimer "Deux Pianos", au motif que j’aime rarement les films de Desplechin, trop intellectuels et trop graves à mon goût. Et, parce que j’étais de bonne humeur peut-être, parce que quelque chose vers le mitan du film m’a touché (le corps-à-corps fiévreux de deux amants qui se sont jadis aimés), je me suis laissé emporter.
Répertorié drame ici, romance ailleurs. A lire le synopsis, j’avais déjà penché pour romance et après avoir vu le film j’ai la confirmation. Cette interrogation sur le genre traduit mine de rien mon insatisfaction. Le sens du propos n’est pas très clair ! Enfin disons qu’il n’accroche pas. Qu’il est même ennuyeux. Sur fond d’univers musical, toujours susceptible d’être vulgarisateur pour le grand public mais pas tellement ici, on pouvait penser à une symphonie entre les affres (et doutes ?) du musicien pour mener sa carrière et celles de sa vie personnelle, somme toute assez terne jusqu’à ce qu’il croise par hasard un enfant qui lui ressemble étrangement. De là, le spectateur a compris ! Ce n’est pas spoiler puisque c’est dans le synopsis. La suite est lisse, sans guère de rebonds si ce n’est spoiler: le décès inattendu du père de substitution qui a élevé l’enfant, libérant ainsi la place pour le père biologique . C’est long – deux heures à cinq minutes près - ce qui va en général avec l’ennui quand le propos, la mise en scène, le fond et les à-côtés ne s’y prêtent pas ou du moins ne sont pas exploités.
Ai vu « Deux pianos » d’Arnaud Desplechin. Ce film cumule les handicapes : un scénario totalement bancal qui a bien du mal à entremêler les deux intrigues qu’il propose, une photographie granuleuse et peu gracieuse, une caméra toujours en mouvement, une interprétation très hétérogène, des scènes improbables provoquant un certain malaise spoiler: (entre autre la scène au cimetière)spoiler: . On a l’impression de voir un mix entre « La pianiste » de Haneke et « La femme d’à côté » de Truffaut, mais la recette est vite indigeste. Deux pianos pour un trio amoureux dont le point commun est le pianiste Mathias Vogler (François Civil). Après une tournée au Japon il revient à Lyon pour les adieux de sa professeure de piano, Elena (Charlotte Rampling). Mais dans un jardin public il se reconnait en voyant un enfant qui joue, cette rencontre intempestive le trouble au plus haut point et le mène à retrouver son amour de jeunesse, Claude (Nadia Tereszkiewicz). Un mélodrame d’un autre temps qui s’échoue par trop d’invraisemblances. Retour au source, filiation, fin de carrière, secret de famille… on a tous les thèmes de prédilection du réalisateur, même si le casting est nouveau on a l’impression d’un déjà vu et la lassitude prend très vite le dessus. François Civil et Hippolyte Girardot s’en sortent bien et ce sont leurs scènes en commun qui sont les plus crédibles et intéressantes. Charlotte Rampling fait ce qu’elle peut avec une partition caricaturale de soliste amère et la caméra intrusive de Desplechin la filme toujours de trop près. Nadia Tereszkiewicz n’est jamais très juste et Anne Kesler, dans le rôle de la mère toujours fausse. Au résultat un film qui se regarde le nombril, inabouti et agaçant où l’on a l’impression qu’aucun instrumentiste (réalisateur, acteurs, scénaristes) n’a pris le temps de s’accorder avant de commencer et où chacun joue sa partition dans son coin pendant 2 heures une symphonie inachevée et discordante.
Émouvant, étouffant, déroutant, triste, passionnel… On passe par plein de sentiments... J'ai été touchée. spoiler: S’aimer, c’est aussi se laisser libre, même si on aurait aimé qu’il se batte…
Vraiment ennuyeux, tout sonne faux, c'est un comble pour un film dont le cadre est musical ,pourtant une belle distribution d'acteurs exceptée l actrice principale vraiment surcotée.. même maintenant François civil fait encore du François civil ça commence à tourner en rond ds sa carrière. J'ai vraiment été désagréablement surpris je m'attendais à mieux je suis même parti avoir la fin tellement je m'ennuyais.
Voilà un film formidable avec une musique toujours présente. L’histoire d’une histoire d’amour contrariée , les retrouvailles d’anciens amoureux et celles d’un père avec son fils . Les acteurs sont formidables toujours dans leurs rôles. La réalisation par Arnaud Desplechin est réussie Un délice
Mettre une mauvaise note à ce film, c'est passer à coté de la vie - et du cinéma - et de beaux comédiens ... C'est juste un film subtile, très beau, très bien joué, et qui laisse une trace ...
Pour faire suite au désastreux Frère & Soeur, surjoué et malaisant au possible, et Tromperie, film très cérébral qui en avait laissé beaucoup sur le côté, Arnaud Desplechin revient à la fiction, après sa parenthèse documentaire réussie avec Spectateurs !.
Deux Pianos est un film qui repose essentiellement sur une mise en scène élégante et toujours aussi maîtrisée, ainsi que sur la qualité de jeu de ses interprètes. Si le talent de Charlotte Rampling n'est plus à prouver, François Civil révèle une intériorité et une profondeur de jeu très intéressante, dans un univers éloigné de tous ses rôles précédents. Quand à Nadia Tereszkiewicz, elle impressionne une nouvelle fois par la puissance de sa performance, même si l'on peut regretter que son personnage soit enfermé dans un chagrin qui parait sans issue.
Malheureusement, le film accumule également tous les tics du film parisien et bourgeois qui pourront en exaspérer plus d'un : amours torturées dans de grands appartement haussmanniens, dialogues très littéraires sur fond d'un piano omniprésent...
Le film se peine également à faire se rencontrer ses deux fils narratifs principaux : d'un côté, le rapport du personnage principal à la musique et la période de doutes qu'il semble traverser, et d'un autre, son histoire d'amour contrariée avec son amour de jeunesse.
En résumé, un Desplechin au ton mélodramatique qui se suit sans déplaisir, porté par ses acteurs et sa mise en scène, mais qui confirme la difficulté pour le réalisateur de retrouver la grâce de ses plus grands films.
Toujours intéressant de voir des films sur la musique . Ici c'est est la musique des sentiments, du cœur qui bat ou qui s arrête de battre. Mais pas de reprise dans la vie ni de Da Capo dans l existence. Ce qui n à pas été vécu est perdu et comme dit la chanson le temps ne se rattrape guère.
Un immense film, François Civil est bouleversant et son duo autour de la musique avec Charlotte Rampling est tout simplement magistral Et de ses retrouvailles passionnées avec le personnage de Nadia Tereskewicz
Le meilleur role de François Civil depuis… depuis toujours en fait ! Jamais il n’a été aussi finement dirigé que dans ce drame romantique baroque aux accents romanesque, parfois même teintés de fantastique. Ce film condense toute la beauté et la complexité du cinéma de Desplechin. A cette partition sans faute, s’ajoutent l’élégance souveraine de Charlotte Rampling, la sensualité délicate de Nadia Tereszkiewicz et la bonhomie légèrement incongrue d’Hippolyte Girardot !!!