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Emile C.
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4,5
Publiée le 20 octobre 2025
Une variation de Desplechin sur l'amour, les couples et le lien aux enfants, la filiation, la mort, le vieillissement, à Lyon, dans un milieu de grands pianistes. Histoire forte, relations intenses, très bon jeu d’acteurs, et la musique : on en redemande. Un film fortement recommandé.
J'ai beaucoup aimé ce film et le conseille vivement. L'intrigue est originale et subtile. Ca change un peu ! Très bien joué par François Civil et Nadia Tereszkiewicz, de plus ils sont beaux et excellents. Et c'est un film français d'Arnaud Desplechin.
Deux Pianos raconte le retour d’un jeune pianiste prodige dans sa ville, où il va être confronté aux fantômes d’un passé qu’il a fui pendant des années. Arnaud Desplechin signe ici un film plein de mystères sur l’amour inaccessible, torturé et sur la toxicité qu’il peut engendrer, un écho direct à la toxicité des relations, tout aussi destructrice, du milieu artistique dans lequel évolue ce personnage.
Fidèle à sa réputation d'excellent directeur d’acteurs, il tire le meilleur de ses acteurs : François Civil, Nadia Tereszkiewicz et surtout Charlotte Rampling, phénoménale. Le film a un côté très théâtral, littéraire avec des dialogues qui semblent écrits comme une partition. Sa caméra capte un automne lyonnais avec une esthétique pleine de grâce. Un film aux faux airs de conte, qui débute par une errance onirique, presque fantastique, avant de s’enfermer dans un drame sentimental un peu lourd.
Le tout prend place dans un univers bourgeois et intellectuel, mais qui ne sert ici que de cadre à des sujets universels : la passion, la mémoire, la transmission, la solitude de la réussite. Malheureusement, alors même que tous ces sujets périphériques sont plus intéressants, l’histoire se recentre progressivement sur cette histoire d’amour qui personnellement ne m’intéresse pas tellement. Une vraie œuvre d’écrivain romantique.
Malgré un excellent trio d'acteurs, l'histoire peine à convaincre dans sa dramaturgie. Cet amour de jeunesse contrarié que Mathias avait fui et qu'il retrouve une dizaine d'années plus tard avec un fils en prime.... Le personnage de Claude très égocentrée qui n'a pas su choisir entre deux hommes. Même Charlotte Rampling en mentore affaiblie fait pâle figure.
Répertorié drame ici, romance ailleurs. A lire le synopsis, j’avais déjà penché pour romance et après avoir vu le film j’ai la confirmation. Cette interrogation sur le genre traduit mine de rien mon insatisfaction. Le sens du propos n’est pas très clair ! Enfin disons qu’il n’accroche pas. Qu’il est même ennuyeux. Sur fond d’univers musical, toujours susceptible d’être vulgarisateur pour le grand public mais pas tellement ici, on pouvait penser à une symphonie entre les affres (et doutes ?) du musicien pour mener sa carrière et celles de sa vie personnelle, somme toute assez terne jusqu’à ce qu’il croise par hasard un enfant qui lui ressemble étrangement. De là, le spectateur a compris ! Ce n’est pas spoiler puisque c’est dans le synopsis. La suite est lisse, sans guère de rebonds si ce n’est spoiler: le décès inattendu du père de substitution qui a élevé l’enfant, libérant ainsi la place pour le père biologique . C’est long – deux heures à cinq minutes près - ce qui va en général avec l’ennui quand le propos, la mise en scène, le fond et les à-côtés ne s’y prêtent pas ou du moins ne sont pas exploités.
Un joli brouillon. Commençons par le plus important, la mise en scène. Elle est tantôt belle tantôt insupportable avec une caméra portée tremblotante presque tout le film. Mais c’est rattrapé par une photographie sublime. Des couleurs très chaude, très doré qui embellies toute cette histoire alambiquée. François civil est excellent, Charlotte Rampling extraordinaire, touchante et Hypolite Girardot est délicieux en agent extraverti, jovial et fou de passion pour son pianiste. Par contre Nadia Tereszkiewicz a beau être sublime et son cinéaste ne me contredira pas. La filmant totalement dénudée avec un plan bien gratuit sur son postérieur pour mon grand plaisir oui mais ultra pervers de la part de Desplechin. Je n’ai aucun problème avec les fils ou filles de. Ce qui es son cas. Mais quand ils ont peu ou pas de talent aux usa on les dégage après quelques essais mais chez nous ils durent et continue de tourner et cette belle demoiselle fais malheureusement partie de ce constat. Son jeu est très souvent plat, qui souligne malheureusement un autre problème du cinéma français on ne comprend rien quand certain acteurs/actrices parle. Ils mangent les mots et c’est assez insupportable. Et insupportable les personnages le sont, en tout cas le duo principal. Des phrases lunaires sorti dans un contexte qui l’est tout autant. Ajouté à ça un montage ultra bizarre et aléatoire avec des cuts horribles en plein milieu d’une scène importante en émotion. Le film a quand même de belle réflexion sur la perte de mémoire dans le milieu musicale qui meurtri le personnage de Charlotte Rampling notamment dans une scène de douche absolument déchirante. C’était d’ailleurs un plaisir immense de la revoir, j’ai l’impression que ça fais 10 ans que je ne l’avais pas vu dans un long métrage. Un film donc sur les êtres humains, leurs mal être, leurs égos et aussi leurs bêtises. Qui dans sa forme et son scénario m’ont profondément agacé malgré quelques très belles scènes, touchante et sincère. Et noyé admirablement dans une merveilleuse lumière.
Très belle photo, mise en scène élégante, dialogues savoureux et de belles interprétations. Mais un film trop creux ou plein de banalité, c’est au choix. L’ennui guette, seulement repoussé par quelques fulgurances esthétiques et par les envolées truculentes et réjouissantes d’Hippolyte Girardot.
C'est pas un film profondément touchant, mais il se distingue par son réalisme et sa force de réflexion. Le chemin de rédemption d’un homme et un choix à la fois douloureux et inévitable d’une femme. C’est, à mes yeux, ce que signifie ce film.
Desplechin n’est pas depuis longtemps sur une pente ascendante mais quelle chute ! Quel ennui horripilant ! Scénario haché, plein d’invraissemblances, dialogues idiots, pauvres acteurs qui sont donc mauvais, spécialement Nadia Tereskiewicz souvent insupportable de minauderies. Seule Charlotte Rampling s’en sort à peine. Sensé être un film mélodramatique, ils se sont aimés mais elle était aussi amoureuse d’un autre. Ils se retrouvent mais elle ne veut toujours pas de lui, même si l’autre est vite éliminé, on ne sait pas vraiment pourquoi. Tout cela ça sans l’once d’un début d’émotion tant tout est factice. S’ajoute une façon de filmer à la Cassavetes, pour faire genre et qui fonctionne à vide.
L'amour, ouf chez les bobos que c'est dur de s'aimer. On est loin de Jules et Jim sinon c'est tortueux en panne de scénario. Les acteurs font ce qu'ils peuvent mais n'est pas Woody qui veut represcrira à Desplechins 10 séances de psychanalyse
Le film ne manque pas de jolies petites scènes et les acteurs sont tous excellents mais le scenario est gnian gnian. Quelques exemples: Le personnage principal, grand pianiste de retour à Lyon après 8 ans d'absence, s'évanouit à la vue de son ex. Eh oui carrémment ! Le lendemain, il est complètement chamboulé lorsqu'il rencontre dans une ère de jeux un enfant de 8 ans qui lui ressemble comme 2 gouttes d'eau à son âge. Il se met à boire, il est perdu, complètement désorienté. Trop de chichi pour pas grand chose. Il sait que c'est son fils et que son ex a épousé Pierre, son meilleur ami d'antan. Et elle sait qu'elle couchait avec les deux à l'époque, lorsqu'elle a arrêté la pillule. Pierre, jeune et sportif, grand conteur de blagues juives, meurt soudainement. Voilà, comme ça. La voie serait-elle alors libre pour les grandes retrouvailles du personnage principal transi d'amour avec son ancienne amante? Eh ben non car son ex, qui l'aime toujours et couche volontiers avec lui, dit qu'elle ne peut pas reprendre. Pour quelle raison? Eh ben parce que c'est comme ça, elle ne peut pas.