Nous avons adoré. La lumière, la photo, l’alchimie des couleurs, l’exubérance des personnages : on sent les influences d’ALMODOVR , avec un talent très singulier et prometteur. Les acteurs sont formidables, la salle était hilare et émue aussi. Vivement le 2nd. long métrage d’Admine Adjina. Nous serons aux avant-premières, c’est sûr, à l’Entrepot Paris XIV nous espérons. En attendant et pour prolonger le plaisir, nous allons tester la recette de la blanquette de veau à l’oranaise figurant sur le flyer. Sympa !
Poussé par le bouche-à-oreille et les bons échos, je suis allé découvrir « La Petite cuisine de Mehdi » (ou « Spices and Lies », dans la version internationale, titre très parlant sur les enjeux du film) et je ne regrette pas mon choix : ce premier film d'Amine Adjina montre bien la difficulté d’assumer une double culture et les tiraillements qu’il peut y avoir entre celles-ci et surtout la difficulté de s’affirmer, contre l’environnement familial. Entre ce film et « La Petite Dernière », sorti il y a quelques semaines, on sent que certains auteurs, par leurs histoires vécues, ont besoin d’exprimer l’indicible dans leur milieu social et cela fait du bien que cela sorte enfin. C’est très bien joué et cette comédie à base de petits mensonges qui, comme la boule de neige qui roule, ne vont aller qu’en grossissant, est un réel plaisir de situations qui ne sont pas vécues de la même façon par tous, selon la culture d’origine de chacun et sa capacité d’adaptation à son pays d’adoption.
Medhi vit une vie paisible. Cuistot d’une brasserie qu’il s’apprête à reprendre avec sa compagne, il est comblé. Jusqu’au jour où cette dernière cherche à rencontrer sa belle famille. Un mensonge vient compliquer la vie du jeune homme. C’est très convenu, et les quelques scènes d’émotions sur ses origines ne sauvent pas un film rempli de maladresses.
Un film émouvant et subtil sur les non-dits et les trop pleins d'amour. Les deux actrices qui incarnent la vraie et la "fausse" mère sont exceptionnelles et donnent du piment et beaucoup de fragilité et d'émotion au récit, au film, elles prennent presque plus de place que le personnage principal et son acteur, qui est à la hauteur avec plus de retenu, lié à son personnage. Très beau moment.
Mehdi (Younés Boucif) vit entre deux mondes soigneusement cloisonnés. D’un côté, son travail dans un restaurant « bistronomique » à Lyon, et ses amours avec Léa (Clara Bretheau). De l’autre ses origines algériennes, sa mère et ses trois sœurs. Que dire à Léa qui veut à tout prix rencontrer sa famille ? Que dire à sa mère qui vit très mal que son fils ne l’ait jamais invitée dans son restaurant ?
La réponse à ces deux questions semble aller de soi : dire la vérité. Mais, si le scénario suivait cette voie, il n’y aurait pas de film. Aussi les scénaristes en ont-ils soufflé une autre à Mehdi : il demande à Souhila (Hiam Abbas), la patronne d’un troquet algérien dans son jus où il a ses habitudes, de jouer le rôle de sa mère.
De ce point de départ, dépourvu de la moindre crédibilité, naît une série de quiproquos qui se voudraient drôles mais qui le sont rarement et qui conduisent le malheureux Mehdi à s’enferrer de plus en plus dans ses mensonges. Comme de bien entendu, l’imbroglio se résoudra et, à la fin, comme dans un "Astérix", tout le monde se réconciliera autour d’un grand banquet.
Si l’on était pédant, on dirait de "La Petite Cuisine de Mehdi" qu’il dissèque les questionnements identitaires des immigrés de la seconde génération, à cheval entre leurs racines maghrébines et leur intégration en France. Ce serait faire trop d’honneur à cette comédie franchouillarde, qui se démodera bien vide. Seule l’interprétation joyeusement loufoque de Hiam Abbas réussit à la sauver du naufrage.
Ma séance partait mal car j'ai beaucoup de mal avec les mensonges et je ne comprends pas les personnes qui s'embourbent dans cette spirale infernale. Partant de ce fait, je peux vous dire que j'ai été un peu crispée tout au long du récit.
Mais j'ai quand même ri des situations rocambolesques que traversent le personnage principal avec le recrutement de cette fausse maman extravagante 藍 Cela donne de beaux moments de comédie pure avec des scènes de quiproquos qui font sourire.
J'ai trouvé ce film lumineux et rafraîchissant ! Il nous dit de ne pas avoir peur de ses origines et d'assumer d'où l'on vient même si ce n'est pas évident !
Le métissage est le plus beau des cadeaux et ce film le met à l'honneur !
J'aime également les films qui parlent de cuisine : j'adore quand un personnage mange un plat délicieux et que l'émotion transpire à l'écran ! J'aurai aimé avoir les odeurs des plats en direct !
Je découvre Younès Boucif dans un premier rôle et je le trouve vraiment naturel et lumineux ! Il porte le film et il arrive à apporter une touche de spontanéité qui fait du bien ! Avec Clara Bretheau (à qui d'ailleurs je trouve de faux airs de Julie Ferrier pas vous ?), ils forment un couple attachant.
C'est un film dont je n'ai pas entendu beaucoup parlé mais qui fait m'a fait passer un bon moment et qui est arrivé à me donner le sourire !
Une comédie simple qui donne du baume au coeur en cette fin d'année !
Très bon film même s’il y a « beaucoup de clichés « franchement c’est au moins l occasion de discuter entre différentes générations ,différentes cultures , et surtout la rencontre de ces deux cultures. La tolérance, la patience, la curiosité et l’amour ! Bref je vous conseille d aller voir ce film
La Petite Cuisine de Medhi est un film très divertissant, porté par une ambiance chaleureuse et des personnages attachants. On passe un excellent moment du début à la fin, avec des scènes et un rythme agréable. Certes, certains éléments restent assez clichés et prévisibles, mais cela n’enlève rien au plaisir global. Un film sincère et accessible, parfait pour se détendre et passer un bon moment.
Quel bonheur ce film ces acteurs et leur histoire ! Finement joué ! De beaux humains avec des vies qu’ils assument ou finissent par assumer en mijotant à leur sauce leur "petite cuisine" en mettant du vrai dans du faux et vice versa. C’est "medhiculeusement" chaleureux et on rit beaucoup. D’un rire sain et touchant !
Malgré quelques outrances et un fort taux d’invraisemblances dans le scénario, Amine Adjina, dont le nom jusqu’alors était inconnue dans le paysage du cinéma français, s’en sort à son avantage avec ses 104 minutes de comédie dramatique. Mehdi est sur un fil. Il joue le rôle du fils algérien parfait devant sa mère Fatima, tout en lui cachant sa relation avec Léa ainsi que sa passion pour la gastronomie française. Il est chef dans un bistrot qu’il s’apprête à racheter avec Léa. Mais celle-ci n’en peut plus de ses cachoteries et exige de rencontrer Fatima. Au pied du mur, Mehdi va trouver la pire des solutions. Un film plein d’épices et de soleil qui nous parle des non-dits et des mensonges comme dans un vaudeville classique. Une comédie d’auteur qui en vaut bien d’autres. Et comme cela devient une denrée rare, profitons de notre plaisir. La genèse du film est fortement influencée par l'expérience personnelle du réalisateur, qui a tardé à présenter sa petite amie à sa famille. Cette expérience intime se reflète dans le film et lui permet de mettre en scène les complexités de la double culture. En outre, avec son père bistrotier à Lyon, il a grandi entre les cuisines et les comptoirs. Côté décor, ça sent donc le vécu et l’authenticité à plein nez. Côté scénario, par contre, il y a beaucoup à dire. Et si on se refuse à admettre le concept de départ, on peut trouver l’ensemble ridicule. Mais, en vérité, c’est le charme qui opère et on se laisse prendre à cette cascade de mensonges plus ahurissants les uns que les autres… et on s’en moque pour peu qu’on soit bon public… Et ce n’est pas un défaut. Savoir ne pas bouder son plaisir, me paraît même être une qualité. Enfin, il y a le casting qui s’en donne à cœur joie… Pour son 1er grand rôle, Younès Boucif, qui suscite une empathie immédiate, s’en tire à merveille en portant le film de bout en bout. Il faut dire qu’il est magnifiquement accompagné par un trio féminin de haute volée avec Clara Bretheau, craquante à souhait, Hiam Abbas, flamboyante, - presque trop-, Malika Zerrouki, parfaite en mère algérienne abusive. Citons encore avec plaisir les participations de Gustave Kervern et Laurent Stocker, qui complètent une excellente distribution. On savoure en sortant de la salle la morale de cette histoire : l’avenir de l’intégration passera par les femmes. Sans prétention mais très attachant.
C'était une histoire vraiment profonde et drôle, qui traite de la lourdeur croissante d'un mensonge avec une bonne dose de comédie. J'ai vraiment passé un bon moment devant ce film..
Un film qui a un bon fond, cependant durant une bonne partie, celui-ci m’a mis mal à l’aise au vu des situations, ce qui a quasiment gâché un quart de la projection. Heureusement le scénario arrive à se racheter pour que le plaisir prenne le dessus. Très visible malgré mon ressenti.
Beaucoup de clichés mais ça passe gr^âce à l’acteur Mehdi. On pourrait presque deviner à l’avance certaines scènes mais on se laisse emporter et ce film permet de passer un bon moment.