Un jeune cuisinier d’origine algérienne ment à sa petite-amie pour ne pas avoir à présenter sa mère dans cette comédie qui évoque le vivre ensemble et le poids des traditions. Le film jongle avec les cultures et les traditions culinaires pour délivrer un message de tolérance certes un peu naïf dans son traitement mais qui fait du bien malgré tout. Dommage pour la réalisation très académique ne mettant pas suffisamment d’impact sur des dialogues pourtant souvent incisifs et pertinents. On apprécie davantage le charme de la distribution faisant preuve de justesse et la générosité d’un propos doux et savoureux au palais.
Que la blanquette à l’Oranaise puisse rabibocher les sentiments, je n’en ai jamais douté . Mais qu’elle émane d’un chef cuisto d’origine algérienne qui ne sait pas cuisiner le couscous, parait plus étrange. Medhi a entendu sa grande amie Souhila. « Elle est bonne ta cuisine, mais où est l’Algérie là-dedans ? » . Alors il a demandé conseil à sa maman, retrouvant à cette occasion la richesse de son pays d’origine, mais aussi la difficulté à l' intégrer à sa vie d’aujourd’hui. En le confrontant aux questionnements de la double culture, Amine Adjina réalise là un premier film en forme de trajectoire identitaire sur laquelle ses mensonges et ses errements préserveront un temps son identité , tout en le ramenant sur son chemin. Léa son amoureuse va donc entendre une histoire à laquelle Medhi parait tout à fait étranger . Ça tient bien sûr de la comédie, mais elle est retore. Bien jouée , bien réalisée, elle donne à voir un autre monde que celui d’une tarte à la crème fouettée sur des grimaces incessantes. Pétillante, elle est salvatrice. Réfléchie, elle est attachante
Mehdi a "le cul entre deux chaises". Lui, le fils d'immigrés algériens est heureux en couple avec une française de souche et pour ne pas peiner sa mère (qui a tendance à en faire des tonnes), il va inventer tout un stratagème dans le but de la préserver. Dans le cas présent, la cuisine est plus un prétexte pour évoquer la difficulté d'une double culture que le thème du film. Bien sûr, certaines scènes sont un peu too much (je pense notamment à la danse du ventre dans le train), et l'on se doute un trop vite de la tournure que va prendre le film. Cependant, l'ensemble n'en demeure pas moins touchant grâce à l'interprétation touchante de Younès Boucif, jeune acteur discret au talent prometteur. Correct.
Un film où l'on passe du rire aux larmes. Très beau film sur le mélange des cultures. On en ressort avec une multitude de couleur et avec l'eau à la bouche.
Avec La Petite Cuisine, Amine Adjina signe un premier long métrage à la croisée de la comédie dramatique et du récit d’identité, porté par Younès Boucif, Clara Bretheau et Hiam Abbass.
Le film repose sur une situation de départ simple mais riche en tensions : Mehdi mène une double vie. D’un côté, il incarne le fils idéal auprès de sa mère Fatima, dans un cadre familial marqué par des attentes culturelles fortes. De l’autre, il construit en secret une relation avec Léa et nourrit une passion assumée pour la gastronomie française, qu’il exerce comme chef dans un bistrot.
Ce dédoublement identitaire constitue le cœur du récit. Mehdi tente de concilier deux mondes qui peinent à coexister : celui de ses origines et celui de ses aspirations personnelles. L’arrivée d’un élément déclencheur — l’exigence de Léa de rencontrer sa mère — fait basculer cet équilibre fragile.
Amine Adjina construit alors un scénario fondé sur l’escalade. Acculé, Mehdi choisit une solution qui va amplifier les tensions, révélant progressivement les contradictions du personnage. Le film explore ainsi la difficulté à assumer ses choix, mais aussi les mécanismes du mensonge, souvent motivés par la peur de décevoir.
La cuisine, loin d’être un simple décor, joue un rôle structurant. Elle devient un espace de projection, de liberté et de création, en contraste avec le cadre familial, plus contraint. Le bistrot incarne ce que Mehdi cherche à construire, tandis que la table familiale reste le lieu des attentes et des non-dits.
Le film s’inscrit dans une tradition du cinéma français contemporain qui interroge les questions d’identité, de transmission et d’intégration, sans discours démonstratif. Le ton oscille entre légèreté et tension, avec une attention particulière portée aux interactions entre les personnages.
La présence de Hiam Abbass apporte une densité supplémentaire au rôle de la mère, figure à la fois aimante et exigeante, qui cristallise les enjeux du récit.
Avec La Petite Cuisine, Amine Adjina propose un film ancré dans le réel, où les conflits intimes prennent une dimension universelle.
Un premier long métrage maîtrisé, qui aborde avec justesse les tiraillements identitaires et la difficulté de trouver sa place entre héritage et désir personnel.
J’ose à peine mettre la moyenne trop de choses dérangeante qui viennent gâcher le reste . Au finale, peu de cuisine , beaucoup de mehdi et de folklores dont on se serait bien passé.
Amine Adjina nous livre ici un objet cinématographique non identifié, ou plutôt trop identifié. C'est le genre de film "confort" qui a tellement filtré qu'il n'en reste plus aucun gout. on est face aà une structure en titane: rien ne dépasse, rien ne surprend, et surtout, rien ne réveille. C'est d'ailleurs sa grande force: le film est "sieste compatible" Vous pouvez sombrer dans un sommeil léger pendant 10 mn ,le temps que le scénario mouline ses passages obligés et vous réveiller sans avoir manqué une seule micro seconde d'évolution psychologique. Le récit est sur des rails si droits qu'on voit le terminus dès la première scène. On prend les ingrédients habituels de la comédie dramatique, on les mélange sans conviction, et on attend que ça cuise. Le film se contente de réciter sa leçon, entre moments prétendument droles et passages obligés par la case "émotion" A force de vouloir être solaire et humain ,le long métrage finit par devenir est dans du cinéma de papier peint: C'est là, c'est propre, mais au bout de 5 mn ,on ne le remarque même plus. "La petite cuisine de Mehdi" ne fait pas de mal, mais il ne fait rien d'autre non plus. C'est une oeuvre qui s'évapore avant même que les lumières de la salle se éal pour ceux qui cherchent un bruit de fond agréable pour une sieste dominicale, mais une perte de temps pour quiconque attend du cinéma qu'il bouscule un peu ses certitudes
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3,0
Publiée le 22 mars 2026
« Le mensonge, c'est de la survie. » Pour Mehdi, mentir est plus facile que de dire la vérité donc il demande à une femme de jouer le rôle de sa mère auprès de sa copine. D'un mensonge à un autre, il est vite dépassé par la situation d'autant plus quand sa fausse mère se prend au jeu. Souhila se fait plaisir, mais Amine Adjina n'est pas loin de gâcher son film quand l'histoire se focalise trop sur le numéro de cette femme. Mehdi, qui est bien incarné par Younès Boucif, est étonnement en retrait dans le récit. C'est pourtant son histoire, lui qui tente de vivre avec ses deux cultures et de satisfaire tout le monde. Une vraie difficulté avec cette peur du rejet qui est matérialisée par la mère qui aime bien faire du chantage affectif pour tenter d'arriver à son but. C'est mieux quand elle n'est pas dans le cadre d'autant plus qu'elle a tendance à être méprisante. Ce n'est clairement pas mon personnage préféré de ce film que j'ai quand même trouvé pas mal et amusant.
Le synopsis m’a interpellé mais dès les premières minutes j’ai compris que la suite serait ennuyeuse et cela se confirma. Je m’attendais à ce que la « Cuisine » soit porteuse d’émotions, de découvertes, de rapprochements mais rien de cela, le scénario étant vide de sens, plein de quiproquos niais à tout va, … avec quelques rares dialogues subtils. Ce film caricatural et « indigeste » révèle la vacuité de l’histoire et l’immaturité de la réalisation.
On espérait une comédie moderne sur la double culture, on se retrouve avec un catalogue de stéréotypes digne des années 90. Le film s'enferme dans une vision binaire et caricaturale qui finit par être plus agaçante que drôle. À force de vouloir plaire à tout le monde, le film ne raconte rien de vrai.
pitch22 a tout dit. Avec un sujet qui aurait pu faire un film savoureux et ouvert sur la diversité des cultures et des traditions culinaires, au lieu de cela une cuisine fade et indigeste !