Super film! Drôle et émouvant. Le film aborde les thèmes de la double culture, du mensonge, de la famille, de l'exil avec beaucoup de justesse, de subtilité, le tout traité dans le registre de la comédie, et porté par des acteurs formidables.
La finesse d'écriture, la subtilité du jeu des actrices et des acteurs, la générosité des registres, et la sensibilité des questions posées par les situations font de ce film un OVNI dans le cinéma français. Pour Younès Boucif, Malika Zerouki ou l'immense Hiam Abbass, pour la puissance du rire utilisé comme pudeur pour se remettre tous autour de la table, et enfin discuter, pour la puissance des rôles féminins proposés ou encore pour le plaisir d'aller au cinéma rire et pleurer ensemble, ce film doit être vu en cette fin d'année !
J’ai eu la possibilité de voir le film en avant-première l’UGC Châtelet les Halles hier, j’ai été très touché par le film, beaucoup de sincérité de moments profonds très émouvant. Etant d’origine algérienne, je me suis reconnu dans cet double culture et le film à la particularité d’être loin des clichés que l’on a habituellement, un film à voir je conseille fortement!
GRANDE COMÉDIE COMME ON LES AIMES !!! Foncez voir ce banger, 1h45 de rigolade et de sensibilité ! On s’attache aux personnages et on s’embarque avec elles et eux dans cette folle fuite en avant ! Génial !
Une belle histoire sur l’intégration, les tiraillements de double culture traitée avec humour. Les acteurs jouent juste, s’appuyant sur une sympathique caricature de mère algérienne et une flopée de personnages attachants portés par des acteurs peu connus du grand public.
Pour sa première réalisation, le comédien Amine Adjina n'a pas choisi la facilité : son premier film est une comédie. Entendons nous bien : pour beaucoup de réalisateurs, faire une comédie EST une solution de facilité. Si possible, une comédie bien lourdingue avec l'espérance, malheureusement souvent réalisée, de faire un carton en terme d'entrées. Mais si votre but est de contenter le monde si difficile des cinéphiles avec une comédie qui évite les gags et les situations bien grasses, alors là, oui, faire une comédie n'est pas sans risque. Heureusement pour lui (et pour les spectateurs !), Amine Adjina a réussi son coup. Il nous transporte à Lyon, une ville qui prétend être la capitale de la gastronomie française, voire mondiale (personnellement, je préfère la cuisine du sud-ouest !) et nous fait rencontrer Mehdi, un jeune chef cuisinier aux origines algériennes mais tellement bien intégré que, dans le restaurant où il travaille, on ne sert ni couscous, ni chorba. Bernard, le propriétaire du restaurant s'apprêtant à passer la main, l'objectif de Mehdi et de Léa, sa petite amie qui travaille dans le même restaurant, c'est de le reprendre. spoiler: Un objectif qui devrait être atteint avec l'aide financière de Christophe et Sylvie, les parents de Léa qui ont beaucoup de sympathie pour le couple formé par leur fille et Mehdi. Par contre, l'existence de ce couple n'a toujours pas été révélée à Fatima, la mère de Mehdi. Il faut dire que la pauvre a déjà eu suffisamment de soucis avec ses filles : une fille qui divorce parce que son boucher de mari la trompe ; une fille dont le mari n'accepte pas la circoncision du fils ; une fille étudiante qui se retrouve enceinte hors mariage. Pour Fatima, celle que Mehdi doit épouser est toute trouvée, il s'agit de Amel, une jeune femme ayant les mêmes origines que Mehdi. Dans ce contexte, Mehdi ne se sent pas capable de parler de sa liaison avec Léa à sa mère et, d'un autre côté, aimerait bien présenter une mère à Léa. Une idée aussi sotte que grenue va germer dans son esprit et va amener un tas de situations drolatiques bien mises en scène par Aline Adjina. Il y a même une scène de danse du ventre collective se déroulant dans un train qui, mise entre certaines mains, aurait été une véritable catastrophe et qui passe très bien dans "La petite cuisine de Mehdi". Dans son premier grand rôle au cinéma, Younès Boucif incarne Mehdi à la perfection. A ses côtés, Clara Bretheau n'est pas en reste et Hiam Abbass fait preuve d'un talent pour le comique qu'on ne soupçonnait pas. Film vu aux Rencontres cinématographiques de Cannes.
Je ressors d’une avant-première de La Petite Cuisine de Mehdi, qui a été une vraie bouffée d’oxygène : une comédie rythmée, légère mais pleine de sens, qui traite la culture algérienne avec humour, tendresse et une justesse étonnante. Je suis sortie de la salle le sourire aux lèvres, touchée et ravie. Bravo à Amine Adjina pour ce premier film : c’est clairement une réussite.
Très bon 1er film de Amine Adjina fort bien rythmé où à partir d’une prémisse digne d’un vaudeville rocambolesque – la mère n’est pas présentable à sa future belle-fille, alors autant lui trouver une remplaçante –, le récit nous conduit à travers un labyrinthe des plus divertissants, constitué de demi-vérités et autres subterfuges éhontés . Hiam Abbas habituée à des rôles tragiques de femmes tourmentées trouve à un rôle à contre-emploi de mère imaginaire, décontractée et prête à tous les coups foireux/joyeux, qu’on aurait tous aimé avoir un jour !
Vu en avant première. Ça joue bien, on se diverti, c'est léger mais pas c.. ni gnangnan. Une comédie qui fait du bien au paysage cinématographique mais aussi à l'esprit. Une belle mise en valeur de l'ensemble des comédiens qui le rendent bien au film.