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joelle g
102 abonnés
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1,0
Publiée le 21 novembre 2025
Raté!!!! Un casting, quatre étoiles au service d’un film raté ! Bien trop théâtral … Campan nous bassines pendant plus d’une heure, avec des sérénades moralisatrices sur Dieu, la foi, le bien , le mal jusqu’à l’overdose . Presque à croire que le réalisateur voulait nous endoctriner. Une seule petite étoile pour les décors et les somptueux paysages du Vaucluse. Franchement Victor Hugo méritait bien mieux que cela
Long, académique...pas franchement l'éclate. Des plans interminables sur le personnage principale, en pied, en gros plan, etc...Une mise en scène d'une tristesse incroyable, tout comme la direction d'acteur...
Vu en avant-première Rien ne va dans cette adaptation, ni les flashback ni la voix off, ni les couleurs ni les acteurs dans cette version scolaire où tout est trop appuyé C'est raté
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3,5
Publiée le 22 mars 2026
« Ce sont les cicatrices qu'on ne voit pas qui sont les plus profondes. » Libéré après des années de bagne, Jean Valjean trouve refuge chez l'évêque Myriel, qui est le seul du village à lui ouvrir sa porte et à lui tendre la main. Une hospitalité qu'il pourrait regretter et Éric Besnard joue beaucoup là-dessus pour mettre les personnages face à leurs propres préjugés. Il faut dire que Grégory Gadebois, qui retrouve le réalisateur pour une nouvelle collaboration, est très intimidant. « Pourquoi essayez-vous de vous faire haïr ? » Si on ne connaissait pas l'histoire, on pourrait facilement imaginer le pire avec des moments bien tendus quand Jean Valjean donne aux gens ce qu'ils attendent de lui. Cependant, l'œuvre de Victor Hugo respire l'humanité et le réalisateur conserve cette sensibilité avec le pouvoir transformateur de la bonté. Une transmission d'une personne à l'autre pour briser la chaîne, ou même ne serait-ce qu'un maillon, de la colère et de la haine. C'est très scolaire, mais c'est un beau film à la fois bien écrit et bien incarné.
Film très bien joué par le quatuor Gregory Cardebois, Bernard Campan, Alexandra Lamy et isabelle Carré sur la bonté et la rédemption. L'histoire est archiconnue mais le déroulé des détails retiens le spectateur sur son siège.
Le début peut paraître un peu long et les personnages manichéens, on l'a souvent reproché à Victor Hugo, pourtant l'analyse psychosociologique, fidèle au roman, emporte l'adhésion à ce film qui en constitue un beau rappel et une belle introduction, car contrairement aux autres adaptations cinématographiques, c'est un focus sur un moment de bascule dans le destin d'une vie d'homme, le film ne met pas en scène le roman dans son intégralité mais suscite l'envie d'en savoir plus tout en délivrant un magnifique message d'humanité qui se suffit à lui-même sans avoir besoin d'avoir tout le déroulé de cette fresque intemporelle. Un beau moment de cinéma qui rend un bel hommage à ce chef d'œuvre de la littérature française. On en profite aussi pour se rendre compte de la dureté d'une époque qui confinait à la barbarie envers ceux qui enfreignaient la loi parfois par pure nécessité, on a quand même progressé depuis cette époque. A voir et à garder en mémoire.
Ce film axé sur le personnage de Jean Valjean et le début de ta prestigieuse saga des "Misérables", est une réalisation remarquable et très intéressante. Grace au talent du réalisateur et scénariste Eric BESNARD mais aussi à celui des interprètes, le film décrit bien et fait une bonne analyse de l'âme humaine à travers le parcours de ce personnage légendaire.
Tout est réuni par Eric Besnard pour faire de son drame historique un vrai grand film. Une mise en scène somptueuse, - éclairages, costumes accessoires, paysages, etc. -, une idée plus qu’originale pour renouveler - et approfondir -, le mythe d’un des héros les plus célèbres de la littérature française, et un casting qui touche à la perfection – j’y reviendrai -. Alors pour quoi ces 98 minutes ne m’ont-elles pas convaincu ? 1815. Jean Valjean sort du bagne, brisé, rejeté de tous. Errant sans but, il trouve refuge chez un homme d’Église, sa sœur et leur servante. Face à cette main tendue, Jean Valjean vacille et, dans cette nuit suspendue, devra choisir qui il veut devenir. Sans doute attendais-je trop de ce film ? Mais les dialogues trop écrits et des scènes déprimantes qui pèsent parfois des tonnes, empêchent le projet d’épouser pleinement les combats philosophiques du grand Hugo et peinent à nous mener sur le chemin tortueux de la lumière. Du grand cinéma pour moi inabouti. Grand admirateur de Victor Hugo, - et des Misérables en particulier -, à une époque, notre cinéaste a même eu l’idée d’une série dont chaque épisode aurait été un biopic sur chacun des personnages principaux du roman. D’où cette espèce de monographie du Jean Valjean originel. Mais pourquoi ce trop plein de voix-off ? Pourquoi cette pesanteur qui se veut illustrative mais qui sent l’artificiel et on sent Besnard comme prisonnier de sa propre déférence envers le roman. Pourtant il n’est jamais aussi à l’aise que dans le « film en costumes » - Louise Violet ou Délicieux. Ici, face à Hugo, il s’est installé dans un classicisme confortable te, en se concentrant sur la rencontre Valjean – Myriel, il met à distance les développements sociaux et politiques qui irriguent l’ensemble du roman. En ne cherchant ni l’amplitude du roman ni la réinvention spectaculaire, j’ai la désagréable impression que ce drame passe à côté de son vrai sujet. Comme je l’ai dit, Eric Besnard s’est entouré d’un quatuor XXL, qui, de plus, fait partie de ses fidèles. A commencer par l’immense Grégory Gadebois qui a perdu près de trente kilos en seulement quelques mois pour incarner avec la force et la conviction qu’on lui connaît ce magnifique personnage. Bernard Campan est d’une subtilité remarquable dans le rôle du prêtre et les deux femmes de l’histoire, Isabelle Carré et Alexandra Lamy, sont parfaites également. Il manque malgré tout ce qu’il aurait fallu de souffle romanesque pour qu’une véritable émotion finisse par nous toucher. Ce film n’est ni honteux ni même raté, mais il m’a laissé sur ma faim.
Très beau film que cette adaptation parcellaire du roman de Victor Hugo. L'éclairage et les décors apportent de la densité au film porté par le quatuor Gadebois, Campan, Lamy et Carré. On vit la transformation de cet homme envahi par la haine et qui s'ouvre à une rédemption salutaire vers l'amour des autres et le bien. Gadebois impressionne dans ce rôle de taiseux haineux.
J'ai été sous le charme qui se dégage de ce film. Avec sobriété, dépouillé d'effets superflus, le réalisateur a maîtrisé les différents récits, réussissant à nous dévoiler ce qu'il se passe dans la tête de Jean Valjean. Ce film sublime ces deux conversions personnelles. Des cheminements intimes qui invitent à la réflexion. Les acteurs et actrices sont excellents.
Jean Valjean, réalisé par Éric Besnard, plonge le spectateur dans les premières années de liberté de Jean Valjean après sa sortie du bagne en 1815. L’homme que l’on connaissait pour sa force physique et sa colère enfouie apparaît ici fragile, perdu dans un monde qui le rejette et qui semble incapable de lui offrir une seconde chance. Errant sans but, il croise des visages bienveillants et hostiles, chacun reflétant la société française de l’époque, faite de rigueur morale, d’injustices sociales et de contradictions humaines.
La rencontre avec l’évêque qui lui tend la main constitue le tournant décisif du récit. Valjean vacille entre l’instinct de survie, la rancune accumulée et la possibilité d’une rédemption. À travers ce personnage, le film explore des thèmes universels : la culpabilité, le pardon, la dignité et la transformation personnelle. L’accent est mis sur l’intériorité de Valjean : ses hésitations, ses tourments, ses décisions qui, à chaque instant, dessinent l’homme qu’il va devenir.
Grégory Gadebois incarne Jean Valjean avec une intensité remarquable. Son jeu, mêlant retenue et éclats d’émotion, permet au spectateur de ressentir la profondeur de la lutte intérieure du personnage. Les seconds rôles, notamment Bernard Campan, Isabelle Carré et Alexandra Lamy, apportent chaleur et humanité, donnant vie à un univers à la fois cruel et plein d’espoir. Les interactions sont travaillées, et chaque échange met en lumière la force et la fragilité des personnages.
Sur le plan technique, la réalisation est soignée : la photographie, fidèle à l’époque, met en valeur des décors et des costumes qui immergent totalement dans le XIXᵉ siècle. Les plans serrés sur Valjean accentuent la tension psychologique, tandis que les paysages urbains ou les scènes d’intérieurs montrent la lourdeur et la complexité de son environnement. La musique accompagne avec justesse les moments d’introspection et de tension, renforçant l’émotion sans jamais sombrer dans le mélodrame.
Si le film est exigeant par sa sobriété et son introspection, il peut laisser certains spectateurs sur leur faim par son rythme mesuré et sa focalisation sur un segment précis de la vie de Valjean. Il n’offre pas l’ampleur épique de certaines adaptations, mais choisit plutôt de s’attarder sur le cheminement intérieur de son héros, ce qui en fait une oeuvre profondément humaine.
Jean Valjean est ainsi une réussite dans sa capacité à rendre tangible un personnage mythique. L’oeuvre explore les dilemmes moraux et les fragilités humaines, tout en racontant une histoire d’espoir et de rédemption. C’est un film qui touche par sa sincérité et par la justesse de ses émotions, offrant un regard nouveau et intimiste sur l’un des héros les plus célèbres de la littérature française.
Je voulais faire découvrir le début des Misérables à ma petite fille de 13 ans. Je crains de l’en avoir dégoûtée ! Nous nous sommes copieusement ennuyées dedans ce film minéral, étouffant, pesant. On a mal pour tous les personnages et franchement je ne pense pas que Hugo aurait souhaité cela en écrivant. Quelle trahison de son écriture vivante, touchante, capable de nous emporter ! Là on se perd dans des meandres sans fin. Il y a des gueux, des filles mères et un évêque édifiant : ça ne suffit pas à nous emporter et ça m’a vraiment mise en colère.