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AlainHS
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2,5
Publiée le 24 novembre 2025
Était-il pertinent de réaliser un film sur cet épisode de la vie de Jean Valjean. Peut-être pour se distinguer de la multitude d'adaptations cinéma et TV du roman de Victor Hugo, la dernière en date, une mini-série anglo-américaine, remontant à 2018. Et ce n'est pas fini : on nous annonce, pour novembre 2026, une nouvelle production cinéma signée Fred Cavayé qui va proposer [dixit le réalisateur] "une lecture inédite" du roman de Hugo avec "un procédé narratif très moderne". A défaut de scénarios originaux d'envergure, les mises en images de grands classiques de la littérature française sont en vogue, alors suivons cette mode ou plutôt subissons-la. S'agissant du film d'Eric Besnard, on ne peut pas dire que sa narration décoiffe. Elle peut intéresser un certain public (de plus en plus nombreux) qui ne connaît pas le roman et qui ne le lira sans doute jamais au vu de sa longueur. D'où le (seul) mérite de l'entreprise. Quant aux spectateurs qui le connaissent, ils peuvent regretter cette dépense d'argent inutile (7 M€) pour un film qu'on aura vite oublié, même si les interprètes principaux sont fort honorables : Grégory Gadebois, Bernard Campan (un peu trop jeune pour le rôle – "c'était un vieillard d'environ soixante-quinze ans"), Isabelle Carré, Alexandra Lamy. Bref : A voir à la rigueur mais sans trop tarder car je doute qu'il reste longtemps à l'affiche.
Ce qui surprend dans cette adaptation de Les Misérables, c’est le refus assumé de la démonstration. Éric Besnard revient aux premières pages du roman, là où la matière est encore serrée, presque intime. Nous sommes en 1815. Jean Valjean sort du bagne après dix-neuf années de travaux forcés — un homme physiquement solide, mais psychiquement fracturé. Grégory Gadebois joue cette fracture sans jamais la surligner : regards en contrebas, gestes contenus, corps fatigué. Le film accompagne ce mouvement intérieur plutôt qu’un parcours narratif traditionnel. L’ensemble repose sur une idée simple : montrer la naissance morale de Valjean plutôt que son destin. Besnard filme la faim, la solitude, le rejet, mais de manière elliptique. Le montage coupe avant la résolution. Les scènes s’achèvent sur un suspens moral, pas dramatique. Ce choix peut déranger : beaucoup attendent une adaptation plus ample, plus fidèle à l’architecture du roman. Ici, on est plus proche d’un cinéma d’observation, presque naturaliste, où le son — pluie, pas, souffle — construit la tension. L’arrivée chez Monseigneur Bienvenu constitue le noyau du film. Bernard Campan apporte une douceur inattendue : gestes mesurés, voix basse, autorité calme. La scène du repas concentre tout le projet esthétique. Peu d’effets, peu de musique, une lumière chaude qui glisse sur la table. C’est un pari : montrer que la rédemption naît d’un échange presque invisible. Certains y verront un excès de sobriété ; d’autres, une fidélité au cœur du roman — cette idée que la dignité vient d’un regard posé sur quelqu’un qu’on aurait pu refuser. Oui, cette adaptation va loin dans le dépouillement. Peut-être trop loin pour ceux qui rêvaient d’une fresque. Mais ce choix éclaire un espace rarement filmé : le moment précis où la colère peut devenir autre chose. Ma note : 12 / 20
l'effort de réalisation est vraiment minime dans ce quasi huit-clos. mais le film est porté par la performance des acteurs et évidemment et surtout par l'histoire profonde de Victor Hugo
Film très bien joué par le quatuor Gregory Cardebois, Bernard Campan, Alexandra Lamy et isabelle Carré sur la bonté et la rédemption. L'histoire est archiconnue mais le déroulé des détails retiens le spectateur sur son siège.
Les 4 acteurs principaux sont tous "à leur place" , et convaincants. Mais j ai trouvé quelques longueur et pour moi le rythme était un peu trop lent, la photo est magnifique.. Et j ai été touchée par la profondeur de la rencontre de Jean Valjean et L'évêque et la beauté du changement d'état d'esprit de Jean Valjean. Gregory Gadebois est un grand acteur.. Beau film.
Un film qui prend le temps d’explorer la complexité de la morale humaine. Abordé parfaitement les problèmes de foi, de justice (et d’injustice) avec des personnages réalistes. Une bonne adaptation libre des célèbres aventures de Victor Hugo.
Difficile de se prononcer, le parti prix de ne présenter que la première partie des Misérables est un peu frustrante , on aurait aimer que la rédemption aille jusqu'au personnage de monsieur Madeleine. En fait plutôt que Jean Valjean, le film aurait dû s'appeler Monseigneur Bienvenue tant la performance de Bernard Campan porte le film. Le personnage de Jean Valjean n'est que le support des trois autres personnes incarnés par Bernard Campan, isabelle Carre et Alexandra Lamy dont les jeux d'acteurs sont assez justes. Il n'est pas nécessaire d'aller voir ce film dommage !
Ce film est axé sur la notion du bien et du Mal. Enfin, peux t on donner une 2e chance à un individu, aussi sombre soit-il ? Jean Valjean dénonce l'hypocrisie de la Religion, tandis que Madame Magloire ( Alexandra Lamy) représente la vox populi, toujours prompte à châtier. Ici c'est la version 21e siècle de "la nuit du chasseur" de Charles Laughton avec Robert Mitchum qui s'entremêle les doigts avec "Love" et "Hate" sur ses phalanges. Le climat est bien rendu : l'éclairage avec des bougies y contribue beaucoup ! Et la reconstitution du Bagne de Toulon, donne une petite idée de ce que les forçats ont enduré.
Un film avec une belle bande son, un peu lent et des voix offs ennuyantes mais qui dépeint bien le personnage de Jean-Valjean, avec pureté et un peu brut, de beau paysages, une atmosphère pesante et un tableau réaliste de l’époque et de la pauvreté, de l’étrange des forçats et de la vie des bagnards à la sortie. L’interprétation libre de l’œuvre de Victor Hugo est très fidèle et les libertés prises, respectent l’esprit du texte avec un joli tour surprenant. Les dialogues sont un rien trop explicites et longuets. Le vrai souci du film est le rythme. Mais le scénario reste très respectueux de l’œuvre, dont le film dépeint les deux premiers livres des Misérables: la sortie du bagne de Jean Valjean et la rencontre avec l’archevêque
Le film « Jean Valjean » que j’ai vu ce soir au cinéma est, honnêtement, une énorme déception. Il n’y a pratiquement aucune histoire : tout se déroule en huis clos, dans la même pièce, pendant presque tout le film. On retrouve toujours les quatre mêmes acteurs, sans évolution, sans enjeu, sans rythme. Le résultat est long, très long, interminable même. On attend qu’il se passe quelque chose… mais rien ne vient. Franchement, c’est ennuyeux, mal construit et totalement raté. Une expérience à oublier.