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Claquetteman27
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5,0
Publiée le 25 mars 2026
Le réalisateur Ronan Day-Lewis parvient à nous transporter émotionnellement à travers des scènes à la fois choc et brutales, mais aussi grâce à des instants plus calmes mais pourtant profondément bouillonnants. C’est cette dualité qui fait de ce film une expérience cinématographique marquante. Mention spéciale pour la musique, un véritable coup de cœur.
Ce film m'a profondément marquée. Daniel Day-Lewis incarne une fois de plus un homme austère et taciturne presque dans la continuité de son personnage de There Will Be Blood. Tout ici semble brut, froid et empreint d'une douleur intérieure. Ce n’est pas seulement une histoire de culpabilité et de pardon, c’est l’histoire d’un homme qui tente de se réapproprier son âme. Le retour de Day-Lewis est puissant et profondément personnel ; il joue comme s’il vivait sa propre purification. Anemone n’est pas un film pour tout le monde. Il demande de la patience et une ouverture émotionnelle, mais si vous le laissez se dérouler il vous transperce jusqu’à l’os.
J'ai aimé la performance de Daniel Day-Lewis, comme à chaque fois. Il est capable de passer de la plus grande bonté à la folie la plus violente en une fraction de seconde. C'est génial ! Par moments, le scénario est un peu bancal, surtout vers la fin, mais cela est compensé par tout ce qui a précédé. Et la bande son est vraiment superbe, qui renforce l'atmosphère étrange et pesante du film.
vue en avant-première. Anémone est un film d’une grande intensité, porté par une mise en scène subtile et une atmosphère profondément immersive. Dès les premières minutes, le spectateur est happé par la finesse du récit et la richesse émotionnelle des personnages. Le film parvient à trouver un équilibre rare entre puissance dramatique et délicatesse.
Comme d’habitude, Daniel Day-Lewis est au sommet de son art. Son interprétation est d’une précision remarquable : chaque regard, chaque silence, chaque inflexion de voix semble chargé de sens. Il ne joue pas son personnage, il l’incarne totalement, avec une intensité et une vérité qui rappellent pourquoi il demeure à jamais un acteur hors pair. Sa performance donne au film une profondeur supplémentaire, élevant chaque scène dans laquelle il apparaît.
Sean Bean, quant à lui, livre également une prestation très solide. Il apporte une présence forte et nuancée, évitant toute caricature pour proposer un personnage crédible et touchant. Son jeu tout en retenue complète parfaitement celui de Day-Lewis, et leur dynamique à l’écran fonctionne avec justesse.
Au-delà des performances d’acteurs, Anémone séduit par sa photographie soignée, sa bande originale délicate et son écriture intelligente. Le film ne cherche pas l’effet facile ; il prend le temps de développer ses thèmes et de laisser respirer ses émotions. Cette maîtrise renforce son impact et témoigne d’un véritable travail d’auteur.
Personnellement j’ai apprécié l’expérience et le retour de Daniel Day Lewis maintenant je dois avouer que je comprend que pas mal de monde n’apprécie pas le film. C’est très expérimental et très artistique. J’aime énormément les films ou les plans et les images parlent plus que les personnages. Ici c’est totalement ça, les personnages sont très silencieux et le silence en dit plus que les mots. Je dirais même que les plans sur la nature parle plus que les personnages et en dévoilent plus. C’est visuellement très beau, la musique était bonne, Daniel Day Lewis est toujours aussi fort et Sean Ben joue bien. Par contre c’est vrai que ça manque de rythme et c’est pas un film sans défauts par contre pour un premier film le films de Daniel Day Lewis montre vraiment qu’il a du talent pour iconisé son père et qu’il sait très bien filmé. Ça plairait pas à tout le monde mais moi j’ai trouvé le film très intéressant. C’est une bonne expérience à mes yeux mais le voir une fois suffit largement. Attention toute fois aux sujets du film qui sont parfois très cru et dur surtout si vous avez vécu des traumatismes.
Le consensus est d’apprécier la performance du père encore à hauteur de son génie naturel, toujours vert comme l’Irlande en dépit de ses cheveux blancs, puis de saluer les qualités du fils en regrettant les erreurs du syndrome 1er film.
Il y a du vrai, mais puisque d’une part Daniel a contribué au scénario et que Ronan affirme une belle mise en scène (principalement paysagère mais la danse dans la cabane avec la caméra qui s’éloigne m’a beaucoup plu), que d’autre part Daniel dans une de ses meilleures performances (There will be blood) parvient a créer avec son « duo » Paul Dano une authentique relation (même antagoniste et folle), je conclus que le défaut qui empêche le spectateur d’adhérer pleinement au film est à mon sens le mou dans la fraternité avec Sean Bean, en effet c’est un big Daniel Day-Lewis show du début à la fin, et sauf à tout mettre sur le dos de Bean (il ne mérite pas ça), c’est l’absence d’alchimie plus dense entre eux qui bloque un élan pourtant prometteur amorcé avec le premier plan des dessins enfantins dont celui coupant l’Irlande en 2 d’un trait rouge.
Par ailleurs la confession du traumatisme d’enfance de « Ray »-Daniel (dans 1 des deux quasi monologues qui justifient le déplacement en salle) est délaissé, mis de côté, dans le déploiement du scénario, par fausse pudeur je crois, alors que toute l’existence du personnage est évidemment basée dessus, l’emmenant directement vers son autre traumatisme adulte. Son frère était-il informé, le devinait-il, est-il vraiment passé entre les gouttes ? Fausse pudeur car même si un développement thématique digne des ouvrages de Bruno Clavier sur le sujet n’était pas le but, on élude vite ces essentielles sous-couches psychiques pour les enfouir sous la performance d’acteur qui ne réussit pas à leur donner sens pour nous.
Par ailleurs les aspects surnaturels fantastiques parfois reprochés chez la critique ne sont pas là tels des cheveux sur la soupe, mais intègre les phases hallucinatoires d’un individu chez qui le passé remonte à la surface en font plutôt respirer le récit.
ANEMONE n’est pas une histoire racontée avec des mots, c’est un courant émotionnel qui vous entraîne lentement dans l’océan du non-dit. Le film ne traite pas tant des deux personnages à l’écran que de l’espace invisible qui les sépare, ce champ fragile et électrique fait de souvenirs, de regrets et d’un amour qui n’a de sens que lorsqu’il est déjà trop tard. Une belle surprise et un jeune réalisateur à suivre.
Daniel Day-Lewis prouve une fois de plus pourquoi il est considéré comme l’un des plus grands acteurs de notre é prestation est tout simplement bouleversante : chaque regard, chaque geste et chaque réplique semblent imprégnés d’une authenticité et d’une humanité profonde. Il incarne son personnage avec une intensité rare qui nous captive, donnant ainsi tout son sens même aux scènes les plus 'est une véritable leçon de maîtrise et de puissance.
Même si j'adore Day-Lewis, le père, depuis My Beautiful Laundrette 1985, que j'ai adoré bcp de scènes sans mots maintenant dans Anémone... les images presque sauvages...ce n'est pas un carte blanche pour Day-Lewis, le fils. Contrairement aux images et personnages parfois choquants et presque répugnants... l'histoire elle-même, elle était plate comme une crêpe. Alors, tourner en famille... pas tjs recommandé. Mais bon, je ne me suis pas ennuyé. C'est déjà pas mal.
« Anémone » est un véritable régal pour les yeux et les oreilles, ponctué de moments émouvants sans oublier la performance incroyable de Daniel Day-Lewis qui comme toujours est parfait. Entre ces scènes puissantes se cache un travail de réalisation patient et réfléchi doté d'une mélancolie feutrée.
Bon premier film. Je pense que le film est une excellente introduction à la carrière de Ronan Day Lewis et j’ai hâte de voir où il ira dans les dix prochaines années. Le jeu des acteurs est bon, mais ce n’est peut-être pas l’élément central du film. Je pensais que ça le serait. Je veux dire, c’est Daniel Day-Lewis, et bien sûr, il est parfait. Sean Bean aussi. Cependant, certaines scènes vous coupent le souffle tant le langage est percutant, mais on a l’impression que le cœur du film réside dans ses environnements. L’isolement. Les tempêtes. La musique qui accompagne le tout.
Ce qui est le plus obsédant et le plus beau dans ce film, ce n’est pas ce qui se passe, mais ce qui ne se passe pas. Le film s’attarde sur les pauses, les gestes inachevés et les respirations à demi retenues, comme si le réalisateur voulait nous faire vivre l’absence elle-même. L’écho émotionnel de quelque chose qui fut autrefois vivant. "Anemone" traite de la beauté insupportable du souvenir. Il nous rappelle que la mémoire n’est pas seulement ce qui reste, c’est ce qui continue de vous hanter, comme une marée qui revient sans cesse sur le même rivage.
Daniel Day-Lewis livre une performance saisissante. Anémone s’inscrit dans un univers apocalyptique à l’esthétique particulièrement marquante. Un film où les silences nous agrippent et nous bouleversent profondément. Un réalisateur à suivre de très près !!