Anemone – Les racines du mensonge
Note moyenne
3,0
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55 critiques spectateurs

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371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2026
Anemone : Les racines du mensonge de Ronan Day-Lewis s’inscrit dans une tradition de cinéma introspectif, où l’intime devient matière narrative. Le film s’appuie sur une construction lente, presque organique, pour explorer les conséquences d’un traumatisme et sa propagation au sein d’une cellule familiale. Porté par Daniel Day-Lewis, Sean Bean et Samantha Morton, le récit ne cherche pas à expliquer frontalement, mais à faire ressentir.

Le film installe une atmosphère pesante, nourrie par l’isolement et une forme de spiritualité austère. Les paysages, travaillés comme des espaces mentaux, participent à cette impression d’irréalité. Le passé ne s’énonce jamais pleinement, il affleure dans les silences, les regards, les gestes retenus. Ce choix donne au film une densité particulière, où le spectateur est invité à recomposer lui-même les fragments d’une histoire éclatée.

L’approche sensorielle renforce cette immersion. Le travail sonore, la place de la musique, et la gestion de l’espace donnent au lieu une dimension presque vivante. Le huis clos devient un territoire mouvant, où le réel se fissure progressivement. Le fantastique n’est jamais frontal, il agit comme une extension du trouble intérieur des personnages.

Ce qui frappe, c’est la cohérence de l’ensemble. Le film repose sur une écriture construite dans le temps, issue d’un travail familial entre Ronan Day-Lewis et Daniel Day-Lewis, où les personnages ont guidé le récit. Le casting s’impose avec justesse, chaque interprétation s’inscrivant dans cette tension entre retenue et intensité.

Le résultat est un film exigeant, qui privilégie la sensation à la démonstration, et qui interroge la manière dont les blessures invisibles façonnent les individus et leur rapport au monde.
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 octobre 2025
Daniel Day-Lewis est de retour ! Et sur un scénario coécrit avec son fils, Ronan, qui s'est chargé de la réalisation. À noter aussi le nom de Brad Pitt au générique, coproducteur. Cela ne s'annonçait pas mal, mais le récit s'amuse avec nos nerfs, pour commencer, à garder le mystère, partagé entre une petite famille que le père quitte à motocyclette pour une quête que l'on devine cruciale et un anachorète forestier. Quel est le lien entre ces deux hommes et, forcément, quid du traumatisme ancien qui a poussé le deuxième à l'isolement extrême ? Patience, le film le révèlera, mais pas avant un hymne vibrant à la nature et aux cieux changeants. Drôle de long métrage, en fin de compte, qui nous fait lanterner plus que de raison et qui, d'un coup, devient on ne peut plus explicite, voire bavard. En guise d'ingrédients, ajoutez une gousse de mysticisme et un zeste de fantastique et vous obtenez un plat peu digeste, qui cherche beaucoup à impressionner et un peu à émouvoir, avec son dénouement prévisible à des kilomètres. Ce n'est pas que ce soit absolument mauvais, mais tout y est étiré et souligné, y compris dans les dialogues ou monologues, destinés à mettre en valeur un Daniel Day-Lewis toujours performant, mais qui aurait pu en douter ? Pour le reste, pas de surprise majeure avec des sujets éternels comme la résilience, les remords, la compassion, la violence, la solitude, etc. La liste n'est évidemment pas limitative.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 mars 2026
Ray Stroker (Daniel Day-Lewis) vit reclus depuis des années au fond des bois quand son frère Jem (Sean Bean) vient le chercher pour le convaincre de quitter sa retraite. Leurs retrouvailles sont l’occasion de faire ressurgir des traumatismes enfouis.

Daniel Day Lewis a souvent annoncé sa retraite, en 1997 après "The Boxer" pour devenir cordonnier en Italie, en 2017 après "Phantom Thread". L’acteur tri-oscarisé pour "My Left Foot", "There Will Be Blood" et "Lincoln" (c’est un record à ce jour inégalé) en est sorti pour interpréter le rôle principal du premier film de son fils, Ronan, dont il co-signe le scénario. Cette entreprise familiale peut toucher : quoi de plus émouvant qu’un père qui veut mettre le pied à l’étrier à son fils ? Elle peut aussi déplaire, le public n’ayant pas à être mêlé aux épiphanies familiales.

Le malaise qu’avait inspiré l’affiche ne cesse de grandir pendant le film. Les traumatismes longtemps enfouis refont surface et sont lourdement prévisibles : traumatisés pendant leur enfance par un père violent et un prêtre abuseur, les deux frères ont combattu en Irlande du Nord les indépendantistes de l’IRA et Ray ne s’en est jamais remis. La morale du film est lourdingue : la violence se transmet de père en fils, du père de Ray à son fils et au fils de celui-ci, qui vient de s’en prendre violemment à un camarade d’école et qui risque de glisser sur cette pente dangereuse si son père ne quitte pas sa retraite pour assumer enfin sa responsabilité parentale.

Le fond du film est lourd. La forme l’est plus encore. Noblesse oblige, Daniel Day-Lewis se voit confier quelques brillants monologues dont il s’acquitte avec maestria. La soixantaine pourtant déjà amplement entamée, on le voit courir dans la toundra, nager dans l’onde glacée et scier des buches. On se croirait dans une pub pour Timberland ou un film à la gloire de Vladimir Poutine. Enfin le film s’achève par un climax apocalyptique censé témoigner de la confusion des sentiments qui traversent le héros.

Tout cela est inutilement pompeux. On conseillerait volontiers à Daniel Day-Lewis et à son fils de solder leur contentieux familial ailleurs que sur grand écran ; mais ce ne serait pas très aimable.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 octobre 2025
"Anemone" marque les débuts de Ronan Day-Lewis à la tête d'un long-métrage et surtout le retour de son père, Daniel Day-Lewis, après quelques années à la retraite. Un duo que l'on retrouve à l'écriture d'un scénario qui se concentre sur une famille brisée. Des membres qui ont notamment besoin de réponses et d'une bonne discussion. C'est ce qui pousse Jem à partir dans les bois à la recherche de son frère Ray, qui s'est retiré dans la nature depuis plusieurs années. Des retrouvailles pour mettre des mots sur certaines décisions et sur des traumatismes enfouis. Une parole qui se libère enfin avec Ray qui en gros sur le cœur comme en témoigne ce premier monologue vulgaire. Des confessions qui peinent à laisser une empreinte émotionnelle. Malgré le contexte historique ou l'exploration des traumatismes sous différentes formes, "Anemone" reste un banal drame familial qui finit par se perdre malgré une bonne performance de Daniel Day-Lewis.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 décembre 2025
Visuellement sublime, mais narrativement flou, Ronan DAY LEWIS offre un film à la hauteur fascinante et charismatique de son père, mais sans réussir à donner assez d'envergure ou de puissance à sa narration, donnant lieu à un film esthétique, mais très poussif
Gab
Gab

11 abonnés 128 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 février 2026
Vraiment dommage que Daniel Day-Lewis prête son image à une telle nullité, à un film au sujet mille fois traité. D'autant que c'est d'assez mauvais goût.
Un certain nombre de scénaristes, de nos jours, cherchent à choquer le spectateur de façon à susciter une forte réaction... ce cinéma politicien ne m'intéresse pas. Ni la subtilité, n'y le talent n'y est, si ce n'est celui de la médiocrité.
Isaac L
Isaac L

12 abonnés 121 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2026
J’aurais donc vu Daniel Day-Lewis en vrai dans ma vie, c’est incroyable haha la soirée de fou en vrai
Berserker  1899
Berserker 1899

45 abonnés 299 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 octobre 2025
Les liens familiaux entre pères, fils et frères sont explorés à mesure que des relations complexes se déroulent à travers des voyages personnels et des conflits générationnels.
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 février 2026
Vu en avp, en la présence de l'acteur principal. Un drame psychologique décousu et contemplatif. Le film traite de traumatisme, de culpabilité et de violences du passé mais le tout de façon symbolique et métaphorique. Les silences et gros plans sont nombreux, le film manque de rythme et de ligne directrice dans son scénario....et malheureusement on s'ennuie très vite devant le premier film de Ronan Day-Lewis. Les acteurs sont très charismatiques et les confrontations entre Daniel Day Lewis et Sean Bean accrochent mais c'est bien trop verbeux, conceptuel et théâtral qu'on décroche rapidement. Surtout que les dialogues sont ponctués de souvenirs, de rêveries et de nature. La photographie est cependant magnifique. L'impression que le réalisateur passe à côté d'un grand film. Il avait les cartes en main mais c'est raté.
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2026
Le film impose d'emblée une atmosphère aussi austère qu'anxiogène, voir même assez glauque où en quelques minutes on nous présente un grand garçon clairement en dépression, qu'on pense ado mais qui va s'avérer être déjà adulte et soldat, une mère dépassée qui porte sur elle les stigmates d'une vie malheureuse, un homme qui part rejoindre son frère après deux décennies sans aucune relation ; le premier est un homme bon a priori, rien ne va vraiment transparaître de lui outre le fait d'être devenu l'époux de Nessa/Morton, puis Ray/Day-Lewis qui a tout de l'ermite rustre, misanthrope qui vit reclus comme un trappeur du siècle dernier... SPOILERS voir site ! Le jeune réalisateur choisit d'instiller dans son récit une dose d'onirisme ou de mysticisme complètement hors sujet et qui renvoie surtout à l'exposition de peinture du cinéaste nommé "That Summer We All Saw Them", une sorte d'auto-promo mal venue et peu inspirée. Le fiston se repose complètement sur son père, malin car évidemment c'est bel et bien Daniel Day Lewis qui emporte le morceau. Un premier film maladroit et bancal, un mélo poussif et peu subtil où la performance du père Day-Lewis sauve les meubles. Merci papa...
Site : Selenie
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2026
Nouveau grand retour (le dernier ?) de l’immense acteur Daniel Day-Lewis, toujours très impliqué dans son rôle. D’autant plus qu’Anémone est la première œuvre cinématographique de son propre fils, Ronan Day-Lewis. Difficile de parler de ce film dramatique sans en dévoiler trop. C’est une rencontre entre deux frères anglais qui ne se sont pas vu pendant 20 ans. Jem va s’enfoncer dans une lointaine foret du nord de l’Angleterre pour parler à Ray, son frère qui s’y est exilé et vit coupé du reste du monde et de sa propre famille. Isolés au cœur d’une forêt dense et inquiétante, Jem et Ray vont devoir affronter leur passé et Ray ses propres démons. Si le rythme demande un certain effort de concentration, la réalisation de Ronan Day-Lewis est prometteuse et distille une ambiance unique dans une nature rebelle et tourmentée, avec de belles visions phantasmagoriques et une photographie sublime. De toute évidence, un réalisateur prometteur est né.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2026
Ce film est avant tout une quête de rédemption d'un homme hanté par son passé de militaire. Quand son frère Jem (Sean Bean) part à sa recherche, les deux hommes confrontés aux éléments vont s'apprivoiser tout doucement. Daniel Day-Lewis signe une magnifique performance pour son retour, tour à tour détestable ou touchant dans ce rôle de vétéran de l'armé ayant fui la civilisation. Parfois un peu déroutant par son côté hypnotique, l'ensemble, accompagné d'une bande son qui décoiffe accouche d'un résultat plutôt probant gonflé à la testostérone. D D Lewis sort de sa retraite pour une prestation remarquée.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 avril 2026
Ce film cherche à nous impressionner et il y arrive. Mais cherche-t-il à nous intéresser ? On finit par cerner les traumatismes qui amènent le sujet du film (religion, maltraitance, abus sexuel, guerre). Mais il faut être patient... Patient et ouvert. Et blindé, car la méthode est violente, très violente, voire insupportable (en paroles). Donc on est partagé au départ.

Car l'œuvre a une double signature : celle du réalisateur, dont le sens esthétique et dramatique (images et musique) frappera tout amoureux de la nature et des sensations fortes ; et celle du père (Daniel Day-Lewis) qui joue le traumatisé à merveille (le talent de l'acteur est connu). En revanche, côté histoire, c'est tellement chargé (de traumatismes) que c'en est lourd. Et de nouveau, double signature de cette lourdeur, puisque le père et le fils (Day-Lewis) sont à l'origine du scénario...

Il reste quand même que ce film est une pure création artistique. C'est hallucinatoire, onirique, intensément tendre, choquant, mais tellement humain. Il est comme exagérément expressif. Les lenteurs de la caméra forcent le trait. La nature (qui a ses folies) devient un miroir de l'homme (qui a ses folies). Cet homme qui finit par rire de son malheur, entrer en transe, danser ou se battre avec son frère, quand il réussit à partager des secrets.
Vince
Vince

50 abonnés 66 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2025
Le retour de Daniel Day-Lewis, sept ans après son dernier film, et ce, derrière la caméra de son fils. Un plaisir de retrouver l'immense Daniel Day-Lewis, mais il s'agit d'un film trop confus, trop complexe, et trop long pour nous intéresser...
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2026
la réalisation de ce film est assez remarquable et esthétique sur le plan technique : bon traitement de l’image et plans très travaillés. Il s’agit du son premier long métrage de ce réalisateur dirigeant son père DAY-LEWIS. célèbre acteur talentueux qui interprète avec brio le rôle principal en compagnie de Sean BEAN, lui aussi excellent. Le drame humain de cet homme ancien soldat qui détient un lourd secret retranscrit dans ce film est pathétique. Dommage cependant que le déroulé du film souffre de quelques lourdeurs et longueurs inappropriés dans certaines séquences.

Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 06/02/2026 au Club 13 à PARIS)
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