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Une poésie visuelle et sonore qui transcende la simplicité de son récit.
Pour son premier long-métrage, Ronan Day-Lewis signe avec Anemone un objet cinématographique envoûtant, à la fois intime et plastique. Si la trame narrative reste d'une grande simplicité — des retrouvailles fraternelles sur fond de traumatismes liés aux événements d'Irlande du Nord —, le film trouve sa véritable grandeur dans sa forme et son atmosphère.
L'intrigue, axée sur la fuite, l'isolement et la quête d'un frère parti tout reconstruire ailleurs, aurait pu paraître anecdotique. Elle est pourtant hissée vers le haut par une direction artistique remarquable. La photographie, d'une beauté saisissante, et la composition musicale enveloppent le récit d'un voile onirique et mystique. Cette enveloppe esthétique donne une réelle ampleur au propos, transformant un drame sobre en une méditation presque métaphysique sur le poids du passé.
Sur le plan de l'interprétation, le duo central fonctionne à merveille. Le jeu habité de Daniel Day-Lewis — qui effectue ici un retour précieux — face à l'intensité de Sean Harris apporte une épaisseur organique aux silences et aux non-dits. Les deux acteurs habitent l'écran avec une gravité qui compense largement les légères baisses de régime de l'écriture.
Certes, le film souffre de quelques étirements et demande un certain temps d'assimilation — voire quelques clés de lecture contextuelles — pour être pleinement apprécié dans toutes ses strates. Mais pour un coup d'essai, la maturité visuelle de Ronan Day-Lewis s'avère extrêmement prometteuse.
Anemone est une œuvre contemplative et exigeante, de celles qu'on a envie de revoir après coup pour en laisser mûrir les images.
Pour son premier long-métrage, Ronan Day-Lewis signe avec Anemone un objet cinématographique envoûtant, à la fois intime et plastique. Si la trame narrative reste d'une grande simplicité — des retrouvailles fraternelles sur fond de traumatismes liés aux événements d'Irlande du Nord —, le film trouve sa véritable grandeur dans sa forme et son atmosphère.
L'intrigue, axée sur la fuite, l'isolement et la quête d'un frère parti tout reconstruire ailleurs, aurait pu paraître anecdotique. Elle est pourtant hissée vers le haut par une direction artistique remarquable. La photographie, d'une beauté saisissante, et la composition musicale enveloppent le récit d'un voile onirique et mystique. Cette enveloppe esthétique donne une réelle ampleur au propos, transformant un drame sobre en une méditation presque métaphysique sur le poids du passé.
Sur le plan de l'interprétation, le duo central fonctionne à merveille. Le jeu habité de Daniel Day-Lewis — qui effectue ici un retour précieux — face à l'intensité de Sean Harris apporte une épaisseur organique aux silences et aux non-dits. Les deux acteurs habitent l'écran avec une gravité qui compense largement les légères baisses de régime de l'écriture.
Certes, le film souffre de quelques étirements et demande un certain temps d'assimilation — voire quelques clés de lecture contextuelles — pour être pleinement apprécié dans toutes ses strates. Mais pour un coup d'essai, la maturité visuelle de Ronan Day-Lewis s'avère extrêmement prometteuse.
Anemone est une œuvre contemplative et exigeante, de celles qu'on a envie de revoir après coup pour en laisser mûrir les images.
Anemone s’efforce, deux heures durant, de canoniser un acteur père pour mieux auteuriser un réalisateur fils, caricature jusqu’à l’outrance le premier en l’engageant dans des tunnels tantôt taiseux – la première partie du film, suite de poses et de mouvements du corps censés être captés sur le vif – tantôt verbeux, mention spéciale à
spoiler:
la vengeance autrefois exercée sur un prêtre
, de manière à s’acquitter de la rigueur et de l’intelligence attendues pour s’adonner à des élans formalistes tapageurs. L’atmosphère est poisseuse, le ciel bas et lourd, les nuages gris ; pas de transitions mais des ruptures brutales entre scènes et espaces, pour le choc. Une production grossière et guindée.
, de manière à s’acquitter de la rigueur et de l’intelligence attendues pour s’adonner à des élans formalistes tapageurs. L’atmosphère est poisseuse, le ciel bas et lourd, les nuages gris ; pas de transitions mais des ruptures brutales entre scènes et espaces, pour le choc. Une production grossière et guindée.
Daniel Day-Lewis grisonnant de retour sur les écrans. Son fils à la manette. Un film confus sur les rapports familiaux , les non dits qui finissent par sortir. La guerre avec l'IRA qui a déchiré des c'est long , pas passionnant malgré encore une fois une prestation formidable de Daniel Day-Lewis
J’ai été impressionnée par le jeu de Daniel Day-Lewis.
C’est un acteur d’une puissance rare : ici, son intensité est presque organique. Il habite les silences, les micro-expressions, la tension contenue. Chaque regard, chaque respiration semble chargé de sens. Les deux acteurs principaux sont d’ailleurs remarquables.
La musique est excellente.
Il y a un véritable travail sur le son et les silences. La bande sonore structure l’expérience : respirations, bruits ambiants, sons naturels prennent parfois le pas sur les dialogues.
C'est immersif et presque tactile et renforce cette sensation d’enfermement même au cœur de paysages ouverts. Cela crée un véritable huis clos psychologique.
La photographie est très travaillée, les images sont magnifiques, les paysages somptueux. La caméra à l’épaule accentue encore l’immersion et crée parfois un inconfort volontaire, qui sert pleinement le film.
Un film intense, sensoriel et profondément immersif mais qui souffre de quelques longueurs.
C’est un acteur d’une puissance rare : ici, son intensité est presque organique. Il habite les silences, les micro-expressions, la tension contenue. Chaque regard, chaque respiration semble chargé de sens. Les deux acteurs principaux sont d’ailleurs remarquables.
La musique est excellente.
Il y a un véritable travail sur le son et les silences. La bande sonore structure l’expérience : respirations, bruits ambiants, sons naturels prennent parfois le pas sur les dialogues.
C'est immersif et presque tactile et renforce cette sensation d’enfermement même au cœur de paysages ouverts. Cela crée un véritable huis clos psychologique.
La photographie est très travaillée, les images sont magnifiques, les paysages somptueux. La caméra à l’épaule accentue encore l’immersion et crée parfois un inconfort volontaire, qui sert pleinement le film.
Un film intense, sensoriel et profondément immersif mais qui souffre de quelques longueurs.
De Ronan Day-Lewis (2026).
Titre original Anemone
L'attente a été assez longue et on attendait le retour de ce grand acteur qu'est Daniel Day-Lewis . Le plaisir de le revoir sur grand écran est donc un grand plaisir d'autant qu'il est de tous les plans du film ou presque . Ce filmé, au plus de son personnage . Quand au film ? De très beaux plans dans une nature sauvage et très bien filmée . Le jeu de Daniel Day-Lewis est appuyé , juste et fort . Pour autant le personnage qui devait lui faire face (son frère dans le film joué par Sean Bean , lui aussi un grand acteur !) semble effacé et ne permet pas d'équilibrer la confrontation des deux personnages . C'est dommage d'autant que l'histoire manque cruellement de cohérence et perd au long du film en tension . Trop long, le scénario se perd et les spectateurs avec . Car à trop s'étirer, à trop lentement distiller les raisons de cette disparition , les blessures on arrive à décrocher et oublier le fil du film . Une erreur de jeunesse vu que le réalisateur est le fils même de Daniel Day-Lewis ? Je ne sais ? Pour autant j'attendrais avec impatience son second long métrage .
Avec aussi Samantha Morton campant la mère et le jeune Samuel Bottomley , fils tourmenté et en attente de réponse .
Titre original Anemone
L'attente a été assez longue et on attendait le retour de ce grand acteur qu'est Daniel Day-Lewis . Le plaisir de le revoir sur grand écran est donc un grand plaisir d'autant qu'il est de tous les plans du film ou presque . Ce filmé, au plus de son personnage . Quand au film ? De très beaux plans dans une nature sauvage et très bien filmée . Le jeu de Daniel Day-Lewis est appuyé , juste et fort . Pour autant le personnage qui devait lui faire face (son frère dans le film joué par Sean Bean , lui aussi un grand acteur !) semble effacé et ne permet pas d'équilibrer la confrontation des deux personnages . C'est dommage d'autant que l'histoire manque cruellement de cohérence et perd au long du film en tension . Trop long, le scénario se perd et les spectateurs avec . Car à trop s'étirer, à trop lentement distiller les raisons de cette disparition , les blessures on arrive à décrocher et oublier le fil du film . Une erreur de jeunesse vu que le réalisateur est le fils même de Daniel Day-Lewis ? Je ne sais ? Pour autant j'attendrais avec impatience son second long métrage .
Avec aussi Samantha Morton campant la mère et le jeune Samuel Bottomley , fils tourmenté et en attente de réponse .
Ronan Day-Lewis signe un premier long-métrage ambitieux, forcément scruté de près en raison de sa filiation avec Daniel Day-Lewis, qui partage ici l’affiche avec Sean Bean, tout deux devenus rares au cinéma. Le film s’articule autour d’un homme exilé au cœur d'une forêt qui se voit contraint de replonger dans un passé qu’il avait soigneusement enfoui. Cette quête intime, presque obsessionnelle, devient le moteur d’un récit centré sur la mémoire, la culpabilité et les héritages invisibles. Dès les premières scènes, "Anemone – Les racines du mensonge" impose une mise en scène contemplative, faite de silences, de regards et de temporalités étirées. Le talent est indéniable mais le film montre ses limites. Le rythme, beaucoup trop lent, finit par peser lourdement sur l’ensemble et l’émotion est absente.
FIlm hors norme, les 4 acteurs livre chacun(e) une interprétation à parler de la famille Day lewis ,qui nous livre un scenario audacieux et telement, malheuresement d’actualité.Le fils est largement à la hauteur de son daron réal forte et bande son bien gerrer image sublime er budget modeste .À aller voir sans aucune hésitation......
J'ai aimé la performance de Daniel Day-Lewis, comme à chaque fois. Il est capable de passer de la plus grande bonté à la folie la plus violente en une fraction de seconde. C'est génial !
Par moments, le scénario est un peu bancal, surtout vers la fin, mais cela est compensé par tout ce qui a précédé.
Et la bande son est vraiment superbe, qui renforce l'atmosphère étrange et pesante du film.
Par moments, le scénario est un peu bancal, surtout vers la fin, mais cela est compensé par tout ce qui a précédé.
Et la bande son est vraiment superbe, qui renforce l'atmosphère étrange et pesante du film.
Film assez long et bavard pour finalement une fin prévisible. La réalisation est très esthétique, surtout la façon dont est filmée la nature et les éléments climatiques déchainés
Avec ce premier film, Ronan Day-Lewis, affiche déjà une grande personnalité dans le style et la narration que Daniel Day-Lewis et Sean Bean, empoignent sur les accents théâtraux d’une vérité personnelle . Autour de la figure paternelle, l’histoire nous ramène au cœur d’un conflit qui mêle deux frères et « leur » grand garçon tiraillé entre le devoir et le savoir. Brian ne supporte pas que Ray son vrai père se soit retiré de sa vie, dès sa naissance, confiant à l’autre frère Jem le soin de remplir les vides. Mais aujourd’hui Jem met les pouces et veut que tout rentre dans l’ordre. Le face à face, au cœur d’une forêt perdue, est terrible, dans la dialectique, le corps à corps, autant physique que psychologique et les traumatismes de l’enfance . Un lourd secret les entache et Ray, culpabilisé à vie, ne tient pas à briser son silence. Dans une violence à peine contenue , un décor paradoxalement serein, les conflits internes et l’image du père se mêlent à la quête de ce concordat familial. Pourra-t-il se réaliser sans le consentements d’un homme enterré vivant dans son passé , et son fils emmuré dans son enfance ?
de très beaux moments, belle "camera" , bien interprêté, peut-être un peu long (mais je les trouve vite trop long)
Bon premier film. Je pense que le film est une excellente introduction à la carrière de Ronan Day Lewis et j’ai hâte de voir où il ira dans les dix prochaines années. Le jeu des acteurs est bon, mais ce n’est peut-être pas l’élément central du film. Je pensais que ça le serait. Je veux dire, c’est Daniel Day-Lewis, et bien sûr, il est parfait. Sean Bean aussi. Cependant, certaines scènes vous coupent le souffle tant le langage est percutant, mais on a l’impression que le cœur du film réside dans ses environnements. L’isolement. Les tempêtes. La musique qui accompagne le tout.
Ce film cherche à nous impressionner et il y arrive. Mais cherche-t-il à nous intéresser ? On finit par cerner les traumatismes qui amènent le sujet du film (religion, maltraitance, abus sexuel, guerre). Mais il faut être patient... Patient et ouvert. Et blindé, car la méthode est violente, très violente, voire insupportable (en paroles). Donc on est partagé au départ.
Car l'œuvre a une double signature : celle du réalisateur, dont le sens esthétique et dramatique (images et musique) frappera tout amoureux de la nature et des sensations fortes ; et celle du père (Daniel Day-Lewis) qui joue le traumatisé à merveille (le talent de l'acteur est connu). En revanche, côté histoire, c'est tellement chargé (de traumatismes) que c'en est lourd. Et de nouveau, double signature de cette lourdeur, puisque le père et le fils (Day-Lewis) sont à l'origine du scénario...
Il reste quand même que ce film est une pure création artistique. C'est hallucinatoire, onirique, intensément tendre, choquant, mais tellement humain. Il est comme exagérément expressif. Les lenteurs de la caméra forcent le trait. La nature (qui a ses folies) devient un miroir de l'homme (qui a ses folies). Cet homme qui finit par rire de son malheur, entrer en transe, danser ou se battre avec son frère, quand il réussit à partager des secrets.
Car l'œuvre a une double signature : celle du réalisateur, dont le sens esthétique et dramatique (images et musique) frappera tout amoureux de la nature et des sensations fortes ; et celle du père (Daniel Day-Lewis) qui joue le traumatisé à merveille (le talent de l'acteur est connu). En revanche, côté histoire, c'est tellement chargé (de traumatismes) que c'en est lourd. Et de nouveau, double signature de cette lourdeur, puisque le père et le fils (Day-Lewis) sont à l'origine du scénario...
Il reste quand même que ce film est une pure création artistique. C'est hallucinatoire, onirique, intensément tendre, choquant, mais tellement humain. Il est comme exagérément expressif. Les lenteurs de la caméra forcent le trait. La nature (qui a ses folies) devient un miroir de l'homme (qui a ses folies). Cet homme qui finit par rire de son malheur, entrer en transe, danser ou se battre avec son frère, quand il réussit à partager des secrets.
Un univers visuel maîtrisé, porté par une photographie somptueuse et une atmosphère sombre, presque suffocante, qui donne au film une identité forte. Cependant, un rythme lent, une tendance à la surenchère stylistique et une narration parfois opaque.
Le fils de DD Lewis a sans doute mis de lui-même dans ce film introspectif.
Le scénario se propose de mettre des images et des mots sur un besoin humain essentiel pour trouver son équilibre lorsqu'on est issu de famille dysfonctionnelle, parcourue par le trauma.
Invitation à la présence, nécessité de la connexion émotionnelle, de la réciprocité dans les échanges, la sincérité, leur profondeur pour permettre à un parent ( ici c'est le père) et à son enfant ( ici c'est le fils dont il s'agit ) de surmonter leurs blessures réciproques.
Le sujet est puissant, l'interprétation de DD Lewis irréprochable, mais la réalisation trop fade, n' est malheureusement pas à l'avenant. Manque de créativité, difficulté à émouvoir, pénalisent ce huis-clos en pleine nature.
Il reste une sincérité dans cette invitation pertinente au dialogue réparateur, loin d'être dépourvue d'intérêt.
Le scénario se propose de mettre des images et des mots sur un besoin humain essentiel pour trouver son équilibre lorsqu'on est issu de famille dysfonctionnelle, parcourue par le trauma.
Invitation à la présence, nécessité de la connexion émotionnelle, de la réciprocité dans les échanges, la sincérité, leur profondeur pour permettre à un parent ( ici c'est le père) et à son enfant ( ici c'est le fils dont il s'agit ) de surmonter leurs blessures réciproques.
Le sujet est puissant, l'interprétation de DD Lewis irréprochable, mais la réalisation trop fade, n' est malheureusement pas à l'avenant. Manque de créativité, difficulté à émouvoir, pénalisent ce huis-clos en pleine nature.
Il reste une sincérité dans cette invitation pertinente au dialogue réparateur, loin d'être dépourvue d'intérêt.
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