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On peut dire que c'est un premier film très prometteur avec une forte dimension théâtrale. L'exploration de la relation entre la nature et la bestialité humaine est magnifiquement mise en scè Day-Lewis livre, comme toujours, une performance irréprochable.
Ray Stroker (Daniel Day-Lewis) vit reclus depuis des années au fond des bois quand son frère Jem (Sean Bean) vient le chercher pour le convaincre de quitter sa retraite. Leurs retrouvailles sont l’occasion de faire ressurgir des traumatismes enfouis.
Daniel Day Lewis a souvent annoncé sa retraite, en 1997 après "The Boxer" pour devenir cordonnier en Italie, en 2017 après "Phantom Thread". L’acteur tri-oscarisé pour "My Left Foot", "There Will Be Blood" et "Lincoln" (c’est un record à ce jour inégalé) en est sorti pour interpréter le rôle principal du premier film de son fils, Ronan, dont il co-signe le scénario. Cette entreprise familiale peut toucher : quoi de plus émouvant qu’un père qui veut mettre le pied à l’étrier à son fils ? Elle peut aussi déplaire, le public n’ayant pas à être mêlé aux épiphanies familiales.
Le malaise qu’avait inspiré l’affiche ne cesse de grandir pendant le film. Les traumatismes longtemps enfouis refont surface et sont lourdement prévisibles : traumatisés pendant leur enfance par un père violent et un prêtre abuseur, les deux frères ont combattu en Irlande du Nord les indépendantistes de l’IRA et Ray ne s’en est jamais remis. La morale du film est lourdingue : la violence se transmet de père en fils, du père de Ray à son fils et au fils de celui-ci, qui vient de s’en prendre violemment à un camarade d’école et qui risque de glisser sur cette pente dangereuse si son père ne quitte pas sa retraite pour assumer enfin sa responsabilité parentale.
Le fond du film est lourd. La forme l’est plus encore. Noblesse oblige, Daniel Day-Lewis se voit confier quelques brillants monologues dont il s’acquitte avec maestria. La soixantaine pourtant déjà amplement entamée, on le voit courir dans la toundra, nager dans l’onde glacée et scier des buches. On se croirait dans une pub pour Timberland ou un film à la gloire de Vladimir Poutine. Enfin le film s’achève par un climax apocalyptique censé témoigner de la confusion des sentiments qui traversent le héros.
Tout cela est inutilement pompeux. On conseillerait volontiers à Daniel Day-Lewis et à son fils de solder leur contentieux familial ailleurs que sur grand écran ; mais ce ne serait pas très aimable.
Daniel Day Lewis a souvent annoncé sa retraite, en 1997 après "The Boxer" pour devenir cordonnier en Italie, en 2017 après "Phantom Thread". L’acteur tri-oscarisé pour "My Left Foot", "There Will Be Blood" et "Lincoln" (c’est un record à ce jour inégalé) en est sorti pour interpréter le rôle principal du premier film de son fils, Ronan, dont il co-signe le scénario. Cette entreprise familiale peut toucher : quoi de plus émouvant qu’un père qui veut mettre le pied à l’étrier à son fils ? Elle peut aussi déplaire, le public n’ayant pas à être mêlé aux épiphanies familiales.
Le malaise qu’avait inspiré l’affiche ne cesse de grandir pendant le film. Les traumatismes longtemps enfouis refont surface et sont lourdement prévisibles : traumatisés pendant leur enfance par un père violent et un prêtre abuseur, les deux frères ont combattu en Irlande du Nord les indépendantistes de l’IRA et Ray ne s’en est jamais remis. La morale du film est lourdingue : la violence se transmet de père en fils, du père de Ray à son fils et au fils de celui-ci, qui vient de s’en prendre violemment à un camarade d’école et qui risque de glisser sur cette pente dangereuse si son père ne quitte pas sa retraite pour assumer enfin sa responsabilité parentale.
Le fond du film est lourd. La forme l’est plus encore. Noblesse oblige, Daniel Day-Lewis se voit confier quelques brillants monologues dont il s’acquitte avec maestria. La soixantaine pourtant déjà amplement entamée, on le voit courir dans la toundra, nager dans l’onde glacée et scier des buches. On se croirait dans une pub pour Timberland ou un film à la gloire de Vladimir Poutine. Enfin le film s’achève par un climax apocalyptique censé témoigner de la confusion des sentiments qui traversent le héros.
Tout cela est inutilement pompeux. On conseillerait volontiers à Daniel Day-Lewis et à son fils de solder leur contentieux familial ailleurs que sur grand écran ; mais ce ne serait pas très aimable.
À souligner la performance de Daniel Day-Lewis dans le rôle de cet homme très renfermé et silencieux, la photographie de la Nature! Beau visuellement
Une BO plaisante mais assourdissante !
Un huis-clos sombre et âpre au rythme lent, sur les traumatismes de l’enfance, la solitude, la spiritualité et la rédemption et qui revient sur la guerre en Irlande du Nord.
Quelques longueurs, le film aurait gagné à être plus court. Une belle 1ère partie, une fin attendue, un film qui laisse le spectateur à distance. Dommage ! Un bon film malgré tout !
Une BO plaisante mais assourdissante !
Un huis-clos sombre et âpre au rythme lent, sur les traumatismes de l’enfance, la solitude, la spiritualité et la rédemption et qui revient sur la guerre en Irlande du Nord.
Quelques longueurs, le film aurait gagné à être plus court. Une belle 1ère partie, une fin attendue, un film qui laisse le spectateur à distance. Dommage ! Un bon film malgré tout !
Émouvant et magnifiquement réalisé. Malgré son ton froid et son rythme lent, le film captive par ses thèmes, son intensité silencieuse et sa mise en scène n'est pas seulement une histoire de culpabilité et de pardon mais un voyage vers la découverte de soi. Le retour de Daniel Day-Lewis est une véritable aubaine.
« Anémone » est un véritable régal pour les yeux et les oreilles, ponctué de moments émouvants sans oublier la performance incroyable de Daniel Day-Lewis qui comme toujours est parfait. Entre ces scènes puissantes se cache un travail de réalisation patient et réfléchi doté d'une mélancolie feutrée.
Nouveau grand retour (le dernier ?) de l’immense acteur Daniel Day-Lewis, toujours très impliqué dans son rôle. D’autant plus qu’Anémone est la première œuvre cinématographique de son propre fils, Ronan Day-Lewis. Difficile de parler de ce film dramatique sans en dévoiler trop. C’est une rencontre entre deux frères anglais qui ne se sont pas vu pendant 20 ans. Jem va s’enfoncer dans une lointaine foret du nord de l’Angleterre pour parler à Ray, son frère qui s’y est exilé et vit coupé du reste du monde et de sa propre famille. Isolés au cœur d’une forêt dense et inquiétante, Jem et Ray vont devoir affronter leur passé et Ray ses propres démons. Si le rythme demande un certain effort de concentration, la réalisation de Ronan Day-Lewis est prometteuse et distille une ambiance unique dans une nature rebelle et tourmentée, avec de belles visions phantasmagoriques et une photographie sublime. De toute évidence, un réalisateur prometteur est né.
J'ai trouvé la réalisation minutieusement construite et rehaussée par une super BO. Daniel Day-Lewis reste sans conteste le meilleur acteur de toutes les générations.
Que dire ? c'est long, contemplatif sans poésie, ennuyeux, abscons, abscons et abscons. Je n'ai rien ressentis au visionnage du film, l"exploitation des forces naturelles est ratée, trop de choses sont en non dits est est c'est trop irritant. En outre le casting est bancal, personne n'arrive au talon du talent de Daniel Day-Lewis.
Récit sombre et interminable, ce film laisse un parfait goût d’ennui sur fond de confrontation des souvenirs de deux frères qui se déchirent. Passez votre chemin !
malgré une remarquable mise en scène, une caméra et des jeux de lumière/ ralentis très maîtrisée le film peine à convaincre..un scénario beaucoup trop lent, beaucoup trop long, des dialogues qui s'étirent...
Un film unique et audacieux sur la culpabilité. Une vision cinématographique très visuelle et picturale dans laquelle DDL et SB incarnent des rôles délicats à contre-courant de leurs habitudes. Ronan Day-Lewis apporte au film une lenteur poétique presque méditative.
J’ai hésité entre 3 et 3,5 car c’est un premier film et pour un premier c’est vraiment pas si mal. Je suis sortie de la séance entre un sentiment mitigé : un peu long, musique omniprésente mais agréable, des scènes quasi muettes mais qui se suffisent, des photos splendides ; les 2 acteurs principaux sont excellents (qui pourrait en douter ?), les acteurs secondaires sont très biens également mais leur caractère n’est pas assez développé…
Quelques scènes un peu confuses, hâte toutefois de revoir ce réalisateur !
L’héritage Day-Lewis est bien là et on s’en ravit !
Quelques scènes un peu confuses, hâte toutefois de revoir ce réalisateur !
L’héritage Day-Lewis est bien là et on s’en ravit !
Avec trois Oscars, des choix artistiques quasiment toujours prestigieux et reconnus (la seule tâche sur son CV étant la comédie musicale all stars « Nine ») et une méthode d’acting décriée mais mythique issue de l’Actor’s Studio, Daniel Day-Lewis est devenu sans le vouloir l’un des acteurs les plus illustres et mythiques en plus d’être adoubé par ses pairs. De « There will be blood » à « Le dernier des Mohicans » en passant par « Gangs of New York », il a tourné avec les plus grands et livré des compositions monstrueuses. Pourtant, le maestro avait pris sa retraite il y a huit ans après le « Phantom Thread » de Paul Thomas Anderson. Il aura fallu que son fils souhaite se lancer dans la réalisation et qu’ils écrivent ensemble le scénario de son premier long-métrage pour que le comédien sorte finalement de sa retraite.
Et on ne peut qu’être satisfait de voir cet acteur intense et immense au regard perçant revenir aux affaires et nous éblouir de son art. Avec sa prestation d’ermite reclus au fin fond des bois à cause d’un lourd secret, on peut aisément constater que l’homme n’a pas perdu une once de son talent. Le moindre de ses gestes, la plus petite expression faciale et la façon dont il va poser sa voix sur les dialogues est un cours d’interprétation en soi. Le script lui octroie d’ailleurs deux monologues impressionnants, l’un monstrueux de haine et l’autre touchant d’émotion. Day-Lewis brille encore et nous gratifie d’une incarnation magistrale. En face, Sean Bean est davantage là pour lui servir la soupe mais il ne démérite pas. Bref, rien que pour l’acteur le film vaut la peine.
Bon, heureusement, il n’y pas que l’acteur qui puisse nous permettre d’aimer « Anemone ». Ronan Day-Lewis a écrit avec son père une œuvre aussi dense qu’elliptique qui parle de bien des sujets. Sujets que le scénario dévoile avec parcimonie, par petites touches au gré des séquences. Le mystère se dévoile doucement mais surement. Il est question de foi, de pêché, de culpabilité ou encore de filiation. Les thèmes sont lourds mais traités avec soin à défaut de puissance. Là où le film capte l’attention c’est sur son esthétique somptueuse. Peut-être un chouia prétentieux, il n’empêche que la mise en scène frôle plus que de raison le sublime. Rien que la colorimétrie nous enchante les yeux avec ces camaïeux de couleurs froides, entre les bleus, les gris et les verts et occasionne des plans mémorables. Du traveling sur une fête foraine de nuit à ses plans aériens sur les bois ou encore la manière dont est présentée une pluie de giboulés, c’est tout simplement admirable de beauté et agrémenté d’une bande sonore minérale en totale adéquation.
Pour autant, « Anemone » n’est pas le chef-d’œuvre ou l’œuvre phare qu’on sent qu’elle voudrait être. Ronan Day-Lewis exagère de manière inutile la durée de son film. Pas que ce soit ennuyeux ou trop contemplatif, puisque les images définitivement magiques, mais deux heures et quinze minutes pour une telle histoire est beaucoup trop. Cette durée excessive pénalise durablement le film au lieu de mettre en avant les moments forts, ils se délitent quelque peu dans cet étirement vain. Ensuite, on a le droit de ne pas adhérer aux envolées oniriques du film (cette vision sur le lac dont on ne saisit pas le symbolisme par exemple), frôlant la prétention et les maladresses propres aux premiers films. Voilà donc une œuvre prometteuse pour son auteur et qui nous permet de retrouver un acteur essentiel mais qui n’est pas dénuée de défauts l’empêchant d’être excellente.
Plus de critiques sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Et on ne peut qu’être satisfait de voir cet acteur intense et immense au regard perçant revenir aux affaires et nous éblouir de son art. Avec sa prestation d’ermite reclus au fin fond des bois à cause d’un lourd secret, on peut aisément constater que l’homme n’a pas perdu une once de son talent. Le moindre de ses gestes, la plus petite expression faciale et la façon dont il va poser sa voix sur les dialogues est un cours d’interprétation en soi. Le script lui octroie d’ailleurs deux monologues impressionnants, l’un monstrueux de haine et l’autre touchant d’émotion. Day-Lewis brille encore et nous gratifie d’une incarnation magistrale. En face, Sean Bean est davantage là pour lui servir la soupe mais il ne démérite pas. Bref, rien que pour l’acteur le film vaut la peine.
Bon, heureusement, il n’y pas que l’acteur qui puisse nous permettre d’aimer « Anemone ». Ronan Day-Lewis a écrit avec son père une œuvre aussi dense qu’elliptique qui parle de bien des sujets. Sujets que le scénario dévoile avec parcimonie, par petites touches au gré des séquences. Le mystère se dévoile doucement mais surement. Il est question de foi, de pêché, de culpabilité ou encore de filiation. Les thèmes sont lourds mais traités avec soin à défaut de puissance. Là où le film capte l’attention c’est sur son esthétique somptueuse. Peut-être un chouia prétentieux, il n’empêche que la mise en scène frôle plus que de raison le sublime. Rien que la colorimétrie nous enchante les yeux avec ces camaïeux de couleurs froides, entre les bleus, les gris et les verts et occasionne des plans mémorables. Du traveling sur une fête foraine de nuit à ses plans aériens sur les bois ou encore la manière dont est présentée une pluie de giboulés, c’est tout simplement admirable de beauté et agrémenté d’une bande sonore minérale en totale adéquation.
Pour autant, « Anemone » n’est pas le chef-d’œuvre ou l’œuvre phare qu’on sent qu’elle voudrait être. Ronan Day-Lewis exagère de manière inutile la durée de son film. Pas que ce soit ennuyeux ou trop contemplatif, puisque les images définitivement magiques, mais deux heures et quinze minutes pour une telle histoire est beaucoup trop. Cette durée excessive pénalise durablement le film au lieu de mettre en avant les moments forts, ils se délitent quelque peu dans cet étirement vain. Ensuite, on a le droit de ne pas adhérer aux envolées oniriques du film (cette vision sur le lac dont on ne saisit pas le symbolisme par exemple), frôlant la prétention et les maladresses propres aux premiers films. Voilà donc une œuvre prometteuse pour son auteur et qui nous permet de retrouver un acteur essentiel mais qui n’est pas dénuée de défauts l’empêchant d’être excellente.
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Le film de Ronan Day-Lewis séduit par une mise en scène précise et élégante où chaque plan semble minutieusement composé. Porté par l’intensité de Daniel Day-Lewis, le film déploie une atmosphère immersive et profondément habitée. Une œuvre sensible, maîtrisée, qui marque par sa rigueur autant que par son émotion contenue.
Daniel Day-Lewis prouve une fois de plus pourquoi il est considéré comme l’un des plus grands acteurs de notre é prestation est tout simplement bouleversante : chaque regard, chaque geste et chaque réplique semblent imprégnés d’une authenticité et d’une humanité profonde. Il incarne son personnage avec une intensité rare qui nous captive, donnant ainsi tout son sens même aux scènes les plus 'est une véritable leçon de maîtrise et de puissance.
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