Anemone – Les racines du mensonge
Note moyenne
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58 critiques spectateurs

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B M
B M

3 abonnés 26 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2026
Le consensus est d’apprécier la performance du père encore à hauteur de son génie naturel, toujours vert comme l’Irlande en dépit de ses cheveux blancs, puis de saluer les qualités du fils en regrettant les erreurs du syndrome 1er film.

Il y a du vrai, mais puisque d’une part Daniel a contribué au scénario et que Ronan affirme une belle mise en scène (principalement paysagère mais la danse dans la cabane avec la caméra qui s’éloigne m’a beaucoup plu), que d’autre part Daniel dans une de ses meilleures performances (There will be blood) parvient a créer avec son « duo » Paul Dano une authentique relation (même antagoniste et folle), je conclus que le défaut qui empêche le spectateur d’adhérer pleinement au film est à mon sens le mou dans la fraternité avec Sean Bean, en effet c’est un big Daniel Day-Lewis show du début à la fin, et sauf à tout mettre sur le dos de Bean (il ne mérite pas ça), c’est l’absence d’alchimie plus dense entre eux qui bloque un élan pourtant prometteur amorcé avec le premier plan des dessins enfantins dont celui coupant l’Irlande en 2 d’un trait rouge.

Par ailleurs la confession du traumatisme d’enfance de « Ray »-Daniel (dans 1 des deux quasi monologues qui justifient le déplacement en salle) est délaissé, mis de côté, dans le déploiement du scénario, par fausse pudeur je crois, alors que toute l’existence du personnage est évidemment basée dessus, l’emmenant directement vers son autre traumatisme adulte. Son frère était-il informé, le devinait-il, est-il vraiment passé entre les gouttes ? Fausse pudeur car même si un développement thématique digne des ouvrages de Bruno Clavier sur le sujet n’était pas le but, on élude vite ces essentielles sous-couches psychiques pour les enfouir sous la performance d’acteur qui ne réussit pas à leur donner sens pour nous.

Par ailleurs les aspects surnaturels fantastiques parfois reprochés chez la critique ne sont pas là tels des cheveux sur la soupe, mais intègre les phases hallucinatoires d’un individu chez qui le passé remonte à la surface en font plutôt respirer le récit.
selenie

7 506 abonnés 6 753 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2026
Le film impose d'emblée une atmosphère aussi austère qu'anxiogène, voir même assez glauque où en quelques minutes on nous présente un grand garçon clairement en dépression, qu'on pense ado mais qui va s'avérer être déjà adulte et soldat, une mère dépassée qui porte sur elle les stigmates d'une vie malheureuse, un homme qui part rejoindre son frère après deux décennies sans aucune relation ; le premier est un homme bon a priori, rien ne va vraiment transparaître de lui outre le fait d'être devenu l'époux de Nessa/Morton, puis Ray/Day-Lewis qui a tout de l'ermite rustre, misanthrope qui vit reclus comme un trappeur du siècle dernier... SPOILERS voir site ! Le jeune réalisateur choisit d'instiller dans son récit une dose d'onirisme ou de mysticisme complètement hors sujet et qui renvoie surtout à l'exposition de peinture du cinéaste nommé "That Summer We All Saw Them", une sorte d'auto-promo mal venue et peu inspirée. Le fiston se repose complètement sur son père, malin car évidemment c'est bel et bien Daniel Day Lewis qui emporte le morceau. Un premier film maladroit et bancal, un mélo poussif et peu subtil où la performance du père Day-Lewis sauve les meubles. Merci papa...
Site : Selenie
Prad Bitt
Prad Bitt

10 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2026
Visuellement et artistiquement captivant mais est-ce que le récit est à la hauteur ?
Pas franchement. C'est une myriade de monologues terreux dont on s'empêtre vite. Ceci dit Daniel Day Lewis est toujours aussi prenant !
L R
L R

13 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mars 2026
Même si j'adore Day-Lewis, le père, depuis My Beautiful Laundrette 1985, que j'ai adoré bcp de scènes sans mots maintenant dans Anémone... les images presque sauvages...ce n'est pas un carte blanche pour Day-Lewis, le fils. Contrairement aux images et personnages parfois choquants et presque répugnants... l'histoire elle-même, elle était plate comme une crêpe. Alors, tourner en famille... pas tjs recommandé. Mais bon, je ne me suis pas ennuyé. C'est déjà pas mal.
Yahnnot
Yahnnot

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2026
Un film à la plastique magnifique et au propos remuant. Du DDL comme d'habitude. Retrouver cet immense acteur entouré d'un casting 5 étoiles, le tout sous l'oeil de son fils, ça remue.
ithacante
ithacante

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2026
Ce qui est le plus obsédant et le plus beau dans ce film, ce n’est pas ce qui se passe, mais ce qui ne se passe pas. Le film s’attarde sur les pauses, les gestes inachevés et les respirations à demi retenues, comme si le réalisateur voulait nous faire vivre l’absence elle-même. L’écho émotionnel de quelque chose qui fut autrefois vivant.
"Anemone" traite de la beauté insupportable du souvenir. Il nous rappelle que la mémoire n’est pas seulement ce qui reste, c’est ce qui continue de vous hanter, comme une marée qui revient sans cesse sur le même rivage.
aurore lannister
aurore lannister

11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2026
ANEMONE n’est pas une histoire racontée avec des mots, c’est un courant émotionnel qui vous entraîne lentement dans l’océan du non-dit. Le film ne traite pas tant des deux personnages à l’écran que de l’espace invisible qui les sépare, ce champ fragile et électrique fait de souvenirs, de regrets et d’un amour qui n’a de sens que lorsqu’il est déjà trop tard.
Une belle surprise et un jeune réalisateur à suivre.
Jennifer J
Jennifer J

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2026
Ce film m'a profondément marquée. Daniel Day-Lewis incarne une fois de plus un homme austère et taciturne presque dans la continuité de son personnage de There Will Be Blood. Tout ici semble brut, froid et empreint d'une douleur intérieure. Ce n’est pas seulement une histoire de culpabilité et de pardon, c’est l’histoire d’un homme qui tente de se réapproprier son âme. Le retour de Day-Lewis est puissant et profondément personnel ; il joue comme s’il vivait sa propre purification.
Anemone n’est pas un film pour tout le monde. Il demande de la patience et une ouverture émotionnelle, mais si vous le laissez se dérouler il vous transperce jusqu’à l’os.
Claquetteman27
Claquetteman27

3 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2026
Le réalisateur Ronan Day-Lewis parvient à nous transporter émotionnellement à travers des scènes à la fois choc et brutales, mais aussi grâce à des instants plus calmes mais pourtant profondément bouillonnants. C’est cette dualité qui fait de ce film une expérience cinématographique marquante. Mention spéciale pour la musique, un véritable coup de cœur.
Lucien Bramard
Lucien Bramard

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2026
Daniel Day-Lewis livre une performance saisissante. Anémone s’inscrit dans un univers apocalyptique à l’esthétique particulièrement marquante. Un film où les silences nous agrippent et nous bouleversent profondément. Un réalisateur à suivre de très près !!
Joseph Haddad
Joseph Haddad

4 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2026
Le sound design et la musique sont peut-être ce qu’il y a de mieux. Daniel Day-Lewis et Sean Bean sont irréprochables. Mais alors, IN-TER-MI-NABLE!
Direct-actu.fr

410 abonnés 588 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2026
Anemone : Les racines du mensonge de Ronan Day-Lewis s’inscrit dans une tradition de cinéma introspectif, où l’intime devient matière narrative. Le film s’appuie sur une construction lente, presque organique, pour explorer les conséquences d’un traumatisme et sa propagation au sein d’une cellule familiale. Porté par Daniel Day-Lewis, Sean Bean et Samantha Morton, le récit ne cherche pas à expliquer frontalement, mais à faire ressentir.

Le film installe une atmosphère pesante, nourrie par l’isolement et une forme de spiritualité austère. Les paysages, travaillés comme des espaces mentaux, participent à cette impression d’irréalité. Le passé ne s’énonce jamais pleinement, il affleure dans les silences, les regards, les gestes retenus. Ce choix donne au film une densité particulière, où le spectateur est invité à recomposer lui-même les fragments d’une histoire éclatée.

L’approche sensorielle renforce cette immersion. Le travail sonore, la place de la musique, et la gestion de l’espace donnent au lieu une dimension presque vivante. Le huis clos devient un territoire mouvant, où le réel se fissure progressivement. Le fantastique n’est jamais frontal, il agit comme une extension du trouble intérieur des personnages.

Ce qui frappe, c’est la cohérence de l’ensemble. Le film repose sur une écriture construite dans le temps, issue d’un travail familial entre Ronan Day-Lewis et Daniel Day-Lewis, où les personnages ont guidé le récit. Le casting s’impose avec justesse, chaque interprétation s’inscrivant dans cette tension entre retenue et intensité.

Le résultat est un film exigeant, qui privilégie la sensation à la démonstration, et qui interroge la manière dont les blessures invisibles façonnent les individus et leur rapport au monde.
Farid MaLake
Farid MaLake

16 abonnés 47 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mars 2026
le film est profondément intime, même malgré une certaine lenteur au début, le jeu des acteurs est sincère.
LesBabes
LesBabes

13 abonnés 56 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mars 2026
Personnellement j’ai apprécié l’expérience et le retour de Daniel Day Lewis maintenant je dois avouer que je comprend que pas mal de monde n’apprécie pas le film. C’est très expérimental et très artistique. J’aime énormément les films ou les plans et les images parlent plus que les personnages. Ici c’est totalement ça, les personnages sont très silencieux et le silence en dit plus que les mots. Je dirais même que les plans sur la nature parle plus que les personnages et en dévoilent plus. C’est visuellement très beau, la musique était bonne, Daniel Day Lewis est toujours aussi fort et Sean Ben joue bien. Par contre c’est vrai que ça manque de rythme et c’est pas un film sans défauts par contre pour un premier film le films de Daniel Day Lewis montre vraiment qu’il a du talent pour iconisé son père et qu’il sait très bien filmé. Ça plairait pas à tout le monde mais moi j’ai trouvé le film très intéressant. C’est une bonne expérience à mes yeux mais le voir une fois suffit largement. Attention toute fois aux sujets du film qui sont parfois très cru et dur surtout si vous avez vécu des traumatismes.
mat niro

475 abonnés 2 212 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2026
Ce film est avant tout une quête de rédemption d'un homme hanté par son passé de militaire. Quand son frère Jem (Sean Bean) part à sa recherche, les deux hommes confrontés aux éléments vont s'apprivoiser tout doucement. Daniel Day-Lewis signe une magnifique performance pour son retour, tour à tour détestable ou touchant dans ce rôle de vétéran de l'armé ayant fui la civilisation. Parfois un peu déroutant par son côté hypnotique, l'ensemble, accompagné d'une bande son qui décoiffe accouche d'un résultat plutôt probant gonflé à la testostérone. D D Lewis sort de sa retraite pour une prestation remarquée.
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