Derniers Avis : Anemone – Les racines du mensonge - Page 3
Anemone – Les racines du mensonge
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2,5
Publiée le 25 mars 2026
Même si j'adore Day-Lewis, le père, depuis My Beautiful Laundrette 1985, que j'ai adoré bcp de scènes sans mots maintenant dans Anémone... les images presque sauvages...ce n'est pas un carte blanche pour Day-Lewis, le fils. Contrairement aux images et personnages parfois choquants et presque répugnants... l'histoire elle-même, elle était plate comme une crêpe. Alors, tourner en famille... pas tjs recommandé. Mais bon, je ne me suis pas ennuyé. C'est déjà pas mal.
Un film à la plastique magnifique et au propos remuant. Du DDL comme d'habitude. Retrouver cet immense acteur entouré d'un casting 5 étoiles, le tout sous l'oeil de son fils, ça remue.
Ce qui est le plus obsédant et le plus beau dans ce film, ce n’est pas ce qui se passe, mais ce qui ne se passe pas. Le film s’attarde sur les pauses, les gestes inachevés et les respirations à demi retenues, comme si le réalisateur voulait nous faire vivre l’absence elle-même. L’écho émotionnel de quelque chose qui fut autrefois vivant. "Anemone" traite de la beauté insupportable du souvenir. Il nous rappelle que la mémoire n’est pas seulement ce qui reste, c’est ce qui continue de vous hanter, comme une marée qui revient sans cesse sur le même rivage.
ANEMONE n’est pas une histoire racontée avec des mots, c’est un courant émotionnel qui vous entraîne lentement dans l’océan du non-dit. Le film ne traite pas tant des deux personnages à l’écran que de l’espace invisible qui les sépare, ce champ fragile et électrique fait de souvenirs, de regrets et d’un amour qui n’a de sens que lorsqu’il est déjà trop tard. Une belle surprise et un jeune réalisateur à suivre.
Ce film m'a profondément marquée. Daniel Day-Lewis incarne une fois de plus un homme austère et taciturne presque dans la continuité de son personnage de There Will Be Blood. Tout ici semble brut, froid et empreint d'une douleur intérieure. Ce n’est pas seulement une histoire de culpabilité et de pardon, c’est l’histoire d’un homme qui tente de se réapproprier son âme. Le retour de Day-Lewis est puissant et profondément personnel ; il joue comme s’il vivait sa propre purification. Anemone n’est pas un film pour tout le monde. Il demande de la patience et une ouverture émotionnelle, mais si vous le laissez se dérouler il vous transperce jusqu’à l’os.
Le réalisateur Ronan Day-Lewis parvient à nous transporter émotionnellement à travers des scènes à la fois choc et brutales, mais aussi grâce à des instants plus calmes mais pourtant profondément bouillonnants. C’est cette dualité qui fait de ce film une expérience cinématographique marquante. Mention spéciale pour la musique, un véritable coup de cœur.
Daniel Day-Lewis livre une performance saisissante. Anémone s’inscrit dans un univers apocalyptique à l’esthétique particulièrement marquante. Un film où les silences nous agrippent et nous bouleversent profondément. Un réalisateur à suivre de très près !!
Anemone : Les racines du mensonge de Ronan Day-Lewis s’inscrit dans une tradition de cinéma introspectif, où l’intime devient matière narrative. Le film s’appuie sur une construction lente, presque organique, pour explorer les conséquences d’un traumatisme et sa propagation au sein d’une cellule familiale. Porté par Daniel Day-Lewis, Sean Bean et Samantha Morton, le récit ne cherche pas à expliquer frontalement, mais à faire ressentir.
Le film installe une atmosphère pesante, nourrie par l’isolement et une forme de spiritualité austère. Les paysages, travaillés comme des espaces mentaux, participent à cette impression d’irréalité. Le passé ne s’énonce jamais pleinement, il affleure dans les silences, les regards, les gestes retenus. Ce choix donne au film une densité particulière, où le spectateur est invité à recomposer lui-même les fragments d’une histoire éclatée.
L’approche sensorielle renforce cette immersion. Le travail sonore, la place de la musique, et la gestion de l’espace donnent au lieu une dimension presque vivante. Le huis clos devient un territoire mouvant, où le réel se fissure progressivement. Le fantastique n’est jamais frontal, il agit comme une extension du trouble intérieur des personnages.
Ce qui frappe, c’est la cohérence de l’ensemble. Le film repose sur une écriture construite dans le temps, issue d’un travail familial entre Ronan Day-Lewis et Daniel Day-Lewis, où les personnages ont guidé le récit. Le casting s’impose avec justesse, chaque interprétation s’inscrivant dans cette tension entre retenue et intensité.
Le résultat est un film exigeant, qui privilégie la sensation à la démonstration, et qui interroge la manière dont les blessures invisibles façonnent les individus et leur rapport au monde.
Personnellement j’ai apprécié l’expérience et le retour de Daniel Day Lewis maintenant je dois avouer que je comprend que pas mal de monde n’apprécie pas le film. C’est très expérimental et très artistique. J’aime énormément les films ou les plans et les images parlent plus que les personnages. Ici c’est totalement ça, les personnages sont très silencieux et le silence en dit plus que les mots. Je dirais même que les plans sur la nature parle plus que les personnages et en dévoilent plus. C’est visuellement très beau, la musique était bonne, Daniel Day Lewis est toujours aussi fort et Sean Ben joue bien. Par contre c’est vrai que ça manque de rythme et c’est pas un film sans défauts par contre pour un premier film le films de Daniel Day Lewis montre vraiment qu’il a du talent pour iconisé son père et qu’il sait très bien filmé. Ça plairait pas à tout le monde mais moi j’ai trouvé le film très intéressant. C’est une bonne expérience à mes yeux mais le voir une fois suffit largement. Attention toute fois aux sujets du film qui sont parfois très cru et dur surtout si vous avez vécu des traumatismes.
Ce film est avant tout une quête de rédemption d'un homme hanté par son passé de militaire. Quand son frère Jem (Sean Bean) part à sa recherche, les deux hommes confrontés aux éléments vont s'apprivoiser tout doucement. Daniel Day-Lewis signe une magnifique performance pour son retour, tour à tour détestable ou touchant dans ce rôle de vétéran de l'armé ayant fui la civilisation. Parfois un peu déroutant par son côté hypnotique, l'ensemble, accompagné d'une bande son qui décoiffe accouche d'un résultat plutôt probant gonflé à la testostérone. D D Lewis sort de sa retraite pour une prestation remarquée.
Film vu en avant première, en présence de Daniel Day-Lewis.
Excellent film dans lequel chaque plan est puissant et nécessaire. Des acteurs qui donnent une profondeur immense à un texte réduit à ses linéaments. À voir absolument.
Vu en avp, en la présence de l'acteur principal. Un drame psychologique décousu et contemplatif. Le film traite de traumatisme, de culpabilité et de violences du passé mais le tout de façon symbolique et métaphorique. Les silences et gros plans sont nombreux, le film manque de rythme et de ligne directrice dans son scénario....et malheureusement on s'ennuie très vite devant le premier film de Ronan Day-Lewis. Les acteurs sont très charismatiques et les confrontations entre Daniel Day Lewis et Sean Bean accrochent mais c'est bien trop verbeux, conceptuel et théâtral qu'on décroche rapidement. Surtout que les dialogues sont ponctués de souvenirs, de rêveries et de nature. La photographie est cependant magnifique. L'impression que le réalisateur passe à côté d'un grand film. Il avait les cartes en main mais c'est raté.