Note moyenne
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Nolan est le digne représentant du naufrage de l'industrie du cinéma moderne.
Des dialogues d'une indigence rare, souvent chuchotés d'une voie gravillonneuse ponctuée des tambours du cringe. Une colorimétrie abominable, donnant lieu à une photo quelconque. Une réalisation infâme, au raz de tout, sans aucun allant. Une narration chaotique. Des acteurs sans aucun charisme, difficile de faire pire collection d'endives à l'écran.
On pourrait continuer longtemps sur la forme exécrable de ce pénible navet, et je n'ai même pas la force de m'attaquer au fond tant tout le sel de ce mythe est balayé.
Des dialogues d'une indigence rare, souvent chuchotés d'une voie gravillonneuse ponctuée des tambours du cringe. Une colorimétrie abominable, donnant lieu à une photo quelconque. Une réalisation infâme, au raz de tout, sans aucun allant. Une narration chaotique. Des acteurs sans aucun charisme, difficile de faire pire collection d'endives à l'écran.
On pourrait continuer longtemps sur la forme exécrable de ce pénible navet, et je n'ai même pas la force de m'attaquer au fond tant tout le sel de ce mythe est balayé.
Fan d'Homère, fan de Nolan, malgré tout ce qui s'était dit en amont je pensais passer 3 heures de plaisir à redécouvrir une œuvre épique, antique, mais au contenu universel. Quelle déception !
Quand je lis les commentaires le décrivant comme une œuvre exceptionnelle, peu d'arguments sont dignes d'intérêt et trahissent surtout une méconnaissance culturelle, artistique et sociale de ce qui a pu exister entre -5000 et +2000.
Ce qui lui était reproché d'avance s'est totalement confirmé, mais en plus rien ne va. Trop de choses trahissent le cahier des charges hollywoodien et non le projet personnel qu'aurait pu (dû) se permettre un réalisateur avec une telle aura.
Où est passé le budget ? Je ne parlerai pas des oublis essentiels de l'histoire,des costumes et armures (Dark Vador en figuration), des choix du casting, de la photographie, du découpage, ni de la musique (où est tu Hans ?), ni des bateaux vikings...
Mais comment peut-on rester crédible en racontant que des soldats sont morts à attendre dans le cheval à cause de marées... en Méditerranée ! Soit entre 5 et 25cm sur la côte Troyenne ? Cheval d'une qualité artisanale exceptionnelle cela dit, qui plus est équipé de la technologie du Tardis de Dr Who, plus grand dedans que dehors. Et ce n'est qu'un détail parmi tant d'autres
Ce film, diffusé en 2 parties sur une chaîne TNT un jeudi soir, fait par un réalisateur débutant et des acteurs peu connus, aurait eu toute ma sympathie et 4 étoiles.
Mais pas Nolan.
Quand je lis les commentaires le décrivant comme une œuvre exceptionnelle, peu d'arguments sont dignes d'intérêt et trahissent surtout une méconnaissance culturelle, artistique et sociale de ce qui a pu exister entre -5000 et +2000.
Ce qui lui était reproché d'avance s'est totalement confirmé, mais en plus rien ne va. Trop de choses trahissent le cahier des charges hollywoodien et non le projet personnel qu'aurait pu (dû) se permettre un réalisateur avec une telle aura.
Où est passé le budget ? Je ne parlerai pas des oublis essentiels de l'histoire,des costumes et armures (Dark Vador en figuration), des choix du casting, de la photographie, du découpage, ni de la musique (où est tu Hans ?), ni des bateaux vikings...
Mais comment peut-on rester crédible en racontant que des soldats sont morts à attendre dans le cheval à cause de marées... en Méditerranée ! Soit entre 5 et 25cm sur la côte Troyenne ? Cheval d'une qualité artisanale exceptionnelle cela dit, qui plus est équipé de la technologie du Tardis de Dr Who, plus grand dedans que dehors. Et ce n'est qu'un détail parmi tant d'autres
Ce film, diffusé en 2 parties sur une chaîne TNT un jeudi soir, fait par un réalisateur débutant et des acteurs peu connus, aurait eu toute ma sympathie et 4 étoiles.
Mais pas Nolan.
Merci Nolan , merci pour ta finesse ta touche personnelle et ton travail incroyable sur ce film , l'odyssée est pour moi le plus grand film de cette année et bien plus .
Du grand spectacle ! Normal, c'est Nolan.
Le film est très réussi. C'est une revisite de l'oeuvre d'Homère (hou pinaise !) adaptée à un large public. Certains se rejouiront du spectacle et des effets spéciaux très réussis quand d'autres savoureront le message politique sous-jacent sur les peurs et violences du monde contemporain.
Le divertissement fonctionne parfaitement. Les vrais fans de Christopher Nolan restent tout de même sur leur fin. C'est un Nolan classique - et même un peu trop classique avec l'interminable scène de combat finale - et on est loin des scénarios époustouflants d'Inception, Interstellar ou Tenet.
Un bon spectacle.
Le film est très réussi. C'est une revisite de l'oeuvre d'Homère (hou pinaise !) adaptée à un large public. Certains se rejouiront du spectacle et des effets spéciaux très réussis quand d'autres savoureront le message politique sous-jacent sur les peurs et violences du monde contemporain.
Le divertissement fonctionne parfaitement. Les vrais fans de Christopher Nolan restent tout de même sur leur fin. C'est un Nolan classique - et même un peu trop classique avec l'interminable scène de combat finale - et on est loin des scénarios époustouflants d'Inception, Interstellar ou Tenet.
Un bon spectacle.
Ceux qui s'attendent à voir un film qui se laisse regarder sans marquer les esprits seront surpris.
L'odyssée de Christopher Nolan est sans compromis et d'une beauté ainsi que d'une noirceur absolues, c'est un pur chef-d'oeuvre qui nous marque au fer rouge.
Bravo monsieur Nolan pour votre parti-pris concernant le design des monstres : fini les jolis monstres sortis des plus beaux films heroic fantasy...ici, place à de vrais monstres plus semblables à la réalité s'ils avaient existé.
Que dire du casting XXL où chacun joue son rôle à la perfection.
Film à regarder sans faute !
L'odyssée de Christopher Nolan est sans compromis et d'une beauté ainsi que d'une noirceur absolues, c'est un pur chef-d'oeuvre qui nous marque au fer rouge.
Bravo monsieur Nolan pour votre parti-pris concernant le design des monstres : fini les jolis monstres sortis des plus beaux films heroic fantasy...ici, place à de vrais monstres plus semblables à la réalité s'ils avaient existé.
Que dire du casting XXL où chacun joue son rôle à la perfection.
Film à regarder sans faute !
Très bon film même si il est impossible pour moi de mettre un score parfait. J'ai tout aimé : la musique, les décors, le casting, l'histoire, le rythme, mais malheureusement je n'ai ressenti aucune émotion pendant tout le film (seulement durant la scène finale de l'arc), et je suis ressorti de la salle avec un étrange sentiment de manque, comme si j'avais seulement regardé un bon documentaire avec une réal de fou. Toutefois cela reste un film à voir au cinéma
Je suis tres ambivalent avec ce film que je trouve genial pour l’ambiance la musique et bien sûr le theme
Un peu frustré de ne pas avoir vu de plans sur ce qui fascinait (sirenes par exemple) meme si je comprends que le real veut garder de l’imaginaire et du realisme.
La musique et top et les images et l’esthetique aussi.
Un peu frustré de ne pas avoir vu de plans sur ce qui fascinait (sirenes par exemple) meme si je comprends que le real veut garder de l’imaginaire et du realisme.
La musique et top et les images et l’esthetique aussi.
On est sur un bon gros triple À a savourer au cinéma. Casting XXL qui répond présent, l'histoire est connue est simple mais on est tellement bluffer par la réalisation et les effets spéciaux qu'on pardonne. J'ai pas vu le temps passé
L'histoire est évidemment condensée malgré les 3h du film mais il manque quand même beaucoup de choses importantes par rapport au récit d'Homère et d'autres sont survolées
spoiler:
(pas d'apparition de Poséidon et de Zeus, on voit les sirènes de loin à peine 20s et on n'entend pas leur chant, pas de dialogue avec le cyclope ou Ulysse dit qu'il s'appelle Personne pour le tromper, pas d'Eole et son outre avec les vents, le gouffre marin Charybde est passé en 10s, pas de Nausicaa et d'Alcinoos)
et c'est bien dommage car c'est remplacé par beaucoup de bavardages inutiles et stériles. Sinon les acteurs, la réalisation et les effets spéciaux sont plutôt bons. Tom Holland en Télémaque est de nouveau dans un rôle de jeune homme naïf qui a du mal à grandir. Tom! Laisse toi pousser du poil au menton et affirme toi que diable ;-)
et c'est bien dommage car c'est remplacé par beaucoup de bavardages inutiles et stériles. Sinon les acteurs, la réalisation et les effets spéciaux sont plutôt bons. Tom Holland en Télémaque est de nouveau dans un rôle de jeune homme naïf qui a du mal à grandir. Tom! Laisse toi pousser du poil au menton et affirme toi que diable ;-)
L'histoire vous gagne au fur et à mesure et quand on ressort, on pousse un wouah, vu ce magnifique spectacle.
Très bon film mais je m’attendais à mieux. Heureusement qu’on en prends plein les yeux niveau décor et paysages. Mais sinon on survole beaucoup trop les aventures d’Ulysse du coup on arrive pas vraiment à entrer dans le film et à s’attacher au personnage. Dommage !
Monsieur Christopher Nolan à réaliser un Immense CHEF D'OEUVRE : je suis allée le découvrir au Pathé Odysseum.
Une expérience extraordinaire
Une expérience extraordinaire
Il fallait du cran pour s'attaquer à l'Odyssée. Honnêtement, je ne voyais personne de mieux armé que Nolan pour relever ce défi-là. Le pari était énorme, et la chute l'est tout autant. Au bout du voyage, un goût d'inachevé, un film étonnamment sage. Il y a quand même une vraie trouvaille dans son approche. Cet Ulysse-là rentre de Troie épuisé, endetté, avec sur le dos tout ce qu'il a détruit pour vaincre. On ne le connaît que par la bouche des autres, par la rumeur, pendant que l'écran, lui, ne montre que ses failles. Un homme qui se fabrique dans le récit qu'on fait de lui et pourtant un homme brisé par sa victoire qui a brisé la morale des Dieux.
Sauf que ramener l'épopée à hauteur d'homme, ça se paie. Athéna n'a droit qu'à 3 minutes et ne sert quasiment à rien. Poséidon, censé être le cœur battant du voyage, disparaît purement et simplement. Et cette « loi de Zeus » inventée de toutes pièces achève d'évacuer le merveilleux. Un cinéaste qui ne croit pas au surnaturel filme un traumatisme dans un décor mythologique, forcément, le souffle homérique s'en va avec ses dieux. L'Ulysse rusé, cruel, arrogant, s'efface derrière un vétéran stoïque rongé par un remords assez flou. J'avoue que la première heure m'a inquiété : tout va trop vite, le monde s'installe sur des bases bancales, et à force de vouloir tout expliquer, le film finit par sonner scolaire. Les allers-retours entre Troie et le présent hachent le récitet j'ai eu du mal à y entrer.
Circé, le Cyclope, les Enfers, les Sirènes : chaque épisode s'annonce, arrive, repart, sans jamais avoir le temps de se déposer. La camaraderie de l'équipage ? À peine effleurée. Prises séparément, ces scènes restent fidèles à Homère et gardent une vraie beauté, et mon grand regret vient justement de là. On ne leur accorde que quelques minutes chacune. la vraie questione est : peut-on tenir l'Odyssée en 2h50 ? Je ne crois pas. Deux volets auraient sans doute laissé une tout autre trace. Il y a aussi cette approche blockbuster qui étouffe l'émotion. Je n'ai ressenti que peu de choses, ni tension ni tristesse, alors que c'est justement le terrain où Nolan excelle d'habitude. Le rendu est mécanique, l'émotion arrive forcée, il manque ce supplément d'âme qu'il trouvait autrefois. Même la scène d'action finale retombe dans les codes sages du blockbuster, quand elle aurait pu gagner en profondeur et brutalité, plus proche de la boucherie décrite par Homère. Et les dialogues n'arrangent rien : les bouches parlent comme des plaques commémoratives. Il manque un truc quoi.
Reste la forme, qui est magistrale. Premier long métrage intégralement tourné en IMAX 70 mm, une lumière nostalgique et sublime, un Cyclope et une Circé qui touchent au sommet malgré leur brièveté. La musique de Ludwig Göransson m'a d'abord dérouté, avant de me convaincre complètement. Plutôt que les grandes symphonies façon Gladiator, il est allé chercher du côté des instruments de l'âge de bronze, une lyre en particulier, pour tailler quelque chose de nu, où l'on entend le regret d'Ulysse et la mélancolie d'un monde abandonné. Côté casting, ça reste inégal : à ce niveau de célébrité XXL, le grand écart est trop violent pour qu'on croie vraiment aux personnages. Matt Damon sort du lot, opaque et courageux en homme qui a mené les siens à la mort, il porte le film à bout de bras. Anne Hathaway bouleverse en Pénélope, plus de fureur que de patience, et John Leguizamo surprend en vieil Eumée aveugle. Le reste convainc moins, Tom Holland est fade, Zendaya n'a ni le temps ni l'envergure qu'exige Athéna, Pattinson se contente d'un rôle trop restreint.
Il faut quand même saluer les moyens déployés, des scènes qu'on a rarement vues à l'écran, un souffle épique qu'on n'avait peut-être pas retrouvé depuis vingt ans. Nolan est indiscutablement un géant du XXI siècle. Il respecte aussi l'oeuvre en tournant en Grèce, Maroc, Méditerranée, des décors réels plutôt que des fonds verts, une tempête fabriquée en studio plutôt que retouchée en post-production. Ce n'est pas nouveau chez lui, on pense forcément à Dunkerque ou à Oppenheimer, mais ça reste rare à ce niveau de budget, et ça mérite d'être dit. Pendant que le reste de l'industrie mise tout sur le numérique, lui continue d'inventer des solutions physiques, presque artisanales, pour obtenir la même ampleur à l'écran. C'est peut-être ça, au fond, sa vraie signature : faire avancer le cinéma par les moyens plutôt que par le sujet. Et cette obstination force le respect.
Mais depuis que son frère a quitté l'écriture, j'ai l'impression que Nolan tourne un peu à vide, prisonnier d'un cinéma où l'intellect écrase le sensible et où l'on soigne surtout l'emballage et le grandiose. On lui avait offert une liberté quasi absolue, l'un des creusets de notre imaginaire, et il en revient avec un divertissement très solide mais trop didactique. Rien de plus. Loin des chefs-d'œuvre des années 2010, un film que n'importe qui d'autre aurait pu signer sans qu'on s'en aperçoive. La déception vire au gâchis. Dire d'un Nolan que c'est « un super divertissement », ça aurait été impensable il y a dix ans. Une première défaite, en soi.
Sauf que ramener l'épopée à hauteur d'homme, ça se paie. Athéna n'a droit qu'à 3 minutes et ne sert quasiment à rien. Poséidon, censé être le cœur battant du voyage, disparaît purement et simplement. Et cette « loi de Zeus » inventée de toutes pièces achève d'évacuer le merveilleux. Un cinéaste qui ne croit pas au surnaturel filme un traumatisme dans un décor mythologique, forcément, le souffle homérique s'en va avec ses dieux. L'Ulysse rusé, cruel, arrogant, s'efface derrière un vétéran stoïque rongé par un remords assez flou. J'avoue que la première heure m'a inquiété : tout va trop vite, le monde s'installe sur des bases bancales, et à force de vouloir tout expliquer, le film finit par sonner scolaire. Les allers-retours entre Troie et le présent hachent le récitet j'ai eu du mal à y entrer.
Circé, le Cyclope, les Enfers, les Sirènes : chaque épisode s'annonce, arrive, repart, sans jamais avoir le temps de se déposer. La camaraderie de l'équipage ? À peine effleurée. Prises séparément, ces scènes restent fidèles à Homère et gardent une vraie beauté, et mon grand regret vient justement de là. On ne leur accorde que quelques minutes chacune. la vraie questione est : peut-on tenir l'Odyssée en 2h50 ? Je ne crois pas. Deux volets auraient sans doute laissé une tout autre trace. Il y a aussi cette approche blockbuster qui étouffe l'émotion. Je n'ai ressenti que peu de choses, ni tension ni tristesse, alors que c'est justement le terrain où Nolan excelle d'habitude. Le rendu est mécanique, l'émotion arrive forcée, il manque ce supplément d'âme qu'il trouvait autrefois. Même la scène d'action finale retombe dans les codes sages du blockbuster, quand elle aurait pu gagner en profondeur et brutalité, plus proche de la boucherie décrite par Homère. Et les dialogues n'arrangent rien : les bouches parlent comme des plaques commémoratives. Il manque un truc quoi.
Reste la forme, qui est magistrale. Premier long métrage intégralement tourné en IMAX 70 mm, une lumière nostalgique et sublime, un Cyclope et une Circé qui touchent au sommet malgré leur brièveté. La musique de Ludwig Göransson m'a d'abord dérouté, avant de me convaincre complètement. Plutôt que les grandes symphonies façon Gladiator, il est allé chercher du côté des instruments de l'âge de bronze, une lyre en particulier, pour tailler quelque chose de nu, où l'on entend le regret d'Ulysse et la mélancolie d'un monde abandonné. Côté casting, ça reste inégal : à ce niveau de célébrité XXL, le grand écart est trop violent pour qu'on croie vraiment aux personnages. Matt Damon sort du lot, opaque et courageux en homme qui a mené les siens à la mort, il porte le film à bout de bras. Anne Hathaway bouleverse en Pénélope, plus de fureur que de patience, et John Leguizamo surprend en vieil Eumée aveugle. Le reste convainc moins, Tom Holland est fade, Zendaya n'a ni le temps ni l'envergure qu'exige Athéna, Pattinson se contente d'un rôle trop restreint.
Il faut quand même saluer les moyens déployés, des scènes qu'on a rarement vues à l'écran, un souffle épique qu'on n'avait peut-être pas retrouvé depuis vingt ans. Nolan est indiscutablement un géant du XXI siècle. Il respecte aussi l'oeuvre en tournant en Grèce, Maroc, Méditerranée, des décors réels plutôt que des fonds verts, une tempête fabriquée en studio plutôt que retouchée en post-production. Ce n'est pas nouveau chez lui, on pense forcément à Dunkerque ou à Oppenheimer, mais ça reste rare à ce niveau de budget, et ça mérite d'être dit. Pendant que le reste de l'industrie mise tout sur le numérique, lui continue d'inventer des solutions physiques, presque artisanales, pour obtenir la même ampleur à l'écran. C'est peut-être ça, au fond, sa vraie signature : faire avancer le cinéma par les moyens plutôt que par le sujet. Et cette obstination force le respect.
Mais depuis que son frère a quitté l'écriture, j'ai l'impression que Nolan tourne un peu à vide, prisonnier d'un cinéma où l'intellect écrase le sensible et où l'on soigne surtout l'emballage et le grandiose. On lui avait offert une liberté quasi absolue, l'un des creusets de notre imaginaire, et il en revient avec un divertissement très solide mais trop didactique. Rien de plus. Loin des chefs-d'œuvre des années 2010, un film que n'importe qui d'autre aurait pu signer sans qu'on s'en aperçoive. La déception vire au gâchis. Dire d'un Nolan que c'est « un super divertissement », ça aurait été impensable il y a dix ans. Une première défaite, en soi.
Film sans grand intérêt à mon sens.
J'ai trouvé ça long et brouillon. Autant j'ai adoré les Batman de Nolan, autant là je suis passé complètement à côté.
Les personnages ne sont pas attachants, les décors sont laids et durs (sûrement l'effet recherché par le réalisateur), toute l'histoire onirique est réduite au profil de la guerre de Troie (faut que ça pète) et des voyages en bateau (très réussis pour le coup).
spoiler: Mention spéciale pour le coup de testostérone à la fin du film avec l'épreuve de l'arc. C'est pas comme si on s'y attendait depuis le début.
J'ai trouvé ça long et brouillon. Autant j'ai adoré les Batman de Nolan, autant là je suis passé complètement à côté.
Les personnages ne sont pas attachants, les décors sont laids et durs (sûrement l'effet recherché par le réalisateur), toute l'histoire onirique est réduite au profil de la guerre de Troie (faut que ça pète) et des voyages en bateau (très réussis pour le coup).
spoiler: Mention spéciale pour le coup de testostérone à la fin du film avec l'épreuve de l'arc. C'est pas comme si on s'y attendait depuis le début.
J'ai bien aimé.
Belles interprétations, belles idées de mise en scène, magnifiques décors reconstitués. On ne s'ennui pas.
Belles interprétations, belles idées de mise en scène, magnifiques décors reconstitués. On ne s'ennui pas.
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