Cinque secondi
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Cinque secondi" et de son tournage !

Une œuvre plus rugueuse

Après trois films choraux qui traitaient de la fin de quelque chose (Nuits magiques, Siccità, Un altro Ferragosto), Paolo Virzì a voulu réaliser, avec Cinque Secondi, une œuvre plus concise, plus rugueuse : "Le film s’ouvre sur une atmosphère mystérieuse et pesante, et installe une attente en livrant peu d’informations. Nous sommes dans une Toscane hivernale, sauvage, inhospitalière, une campagne laissée à l’abandon, loin du paysage de carte-postale."

"Adriano Sereni, un homme solitaire et taciturne, vit dans les anciennes écuries d’une villa inhabitée. Toutes ses journées se déroulent de la même manière. Il est incapable de quoi que ce soit, y compris de jardiner, il se laisse aller, se nourrit exclusivement de boîtes de conserve et fuit tout contact humain. Puis soudain, quelque chose se passe."

Les couleurs évoluent

La photographie évolue tout au long du film. Au début, l’image est froide et hostile, puis les couleurs deviennent plus chaudes, à mesure que les saisons se succèdent et rendent le paysage plus agréable et accueillant : "Adriano retrouve sa capacité d’écoute, il s’adoucit et semble renouer avec l’espoir d’une vie meilleure. Il devient une sorte de protecteur pour la jeune comtesse et facilite le rapprochement entre des êtres qui s’étaient éloignés, mais il sait que sa souffrance ne disparaîtra jamais", confie Paolo Virzì.

Choc des cultures

Le thème de la paternité revêt de plus en plus d’importance dans le cinéma de Paolo Virzì. Le réalisateur a souvent montré des pères dysfonctionnels et encombrants. Adriano est un bourgeois confronté à un groupe de hippies qui remettent en question certaines de ses convictions, notamment son attachement archaïque à la figure du père biologique.

"« Un père, c’est inutile », affirme la comtesse. À travers la découverte de ce nouveau monde, on comprend qu’Adriano est tourmenté par un douloureux secret. Un secret qui, sans rien dévoiler, est l’explication du titre du film", raconte-t-il.

Retrouvailles : et de 5 !

Valerio Mastandrea interprète le rôle d’Adriano Sereni. Il s'agit de la cinquième collaboration entre l'acteur et le réalisateur Paolo Virzì : "Après La prima cosa bella, où il jouait un fils explorant sa relation avec sa mère et son père absent, je voulais le voir dans un rôle de parent. Comme il est lui-même devenu père pour la première fois après ce film sorti en 2010, il se pose toutes sortes de questions sur la paternité. La maternité est quelque chose de naturel : la mère porte l’enfant en elle, le nourrit et l’élève. Pour le père, c’est quelque chose de plus complexe."

Le choix Galatea Bellugi

Paolo Virzì a vu et adoré Galatea Bellugi dans Gloria de Margherita Vicario. Mais ce n'est pas la seule raison ayant poussé le cinéaste à choisir l'actrice : "Elle a retenu mon attention car elle vient de Toscane : sa grand-mère paternelle est de Magliano. Elle y a passé de nombreux étés. Bien que de nationalité française, elle parle le toscan de la Maremme. Il y a chez elle quelque chose de naturel et de sauvage, comme si elle avait surgi des ronces. Elle passe facilement de la joie à la colère. Elle est parfaitement crédible dans ce rôle de jeune comtesse dont les cicatrices trahissent une vie tourmentée."

Les secrets de tournage des films les plus populaires lors des 30 derniers jours
  • La Vénus électrique (2026)
  • Michael (2026)
  • L’Abandon (2026)
  • Juste une illusion (2026)
  • Le Diable s'habille en Prada 2 (2026)
  • Star Wars: The Mandalorian and Grogu (2026)
  • Pour le plaisir (2026)
  • Histoires parallèles (2026)
  • Obsession (2025)
  • C’est quoi l’amour ? (2026)
  • Karma (2026)
  • L’Être Aimé (2026)
  • The Criminals (2026)
  • Vivaldi et moi (2025)
  • L'Objet du délit (2026)
  • Autofiction (2026)
  • Colony (2026)
  • Mata (2026)
  • Mortal Kombat II (2026)
  • Projet dernière chance (2026)